Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : Le Duché de Brunhild

Partie 2

L’histoire racontait qu’à une certaine époque un jeune seigneur bienveillant vivait dans un château fortifié au nord de Regulus. Il avait toute la confiance et le soutien de l’empereur, et les gens l’aimaient pour sa nature aimable, sa merveilleuse éthique de travail et ses politiques généreuses.

Mais un jour, tout avait changé. La femme du jeune seigneur était morte. Par la suite, il était devenu solitaire, s’enfermant à l’intérieur de son château. Peu de temps après, d’étranges incidents avaient commencé à se produire dans les environs...

Un par un, des gens avaient disparu. Et un jour, une jeune fille avait été vue emportée par le même seigneur qui s’était enfermé il n’y a pas si longtemps. Les gens du village étaient tous allés au château, voulant des réponses.

Bizarrement, il n’y avait personne pour garder les grandes portes du château. Plus étrange encore, ils trouvèrent le château complètement vide. Pas de domestiques, pas d’hommes d’armes, pas de gardes.

Les gens avaient continué, désespérés de retrouver leurs familles et amis disparus. Ce qu’ils avaient trouvé à la place... c’étaient des cadavres. Des tas de cadavres, des tas de morts, jetés nonchalamment et éparpillés. Le jeune seigneur avait commis les actes les plus ignobles. Il avait fait des recherches sur l’art de la nécromancie, tout cela afin d’obtenir le retour de sa femme bien-aimée dans le monde des vivants. Ceux qui vivaient à l’intérieur du château avaient été abattus comme des agneaux, utilisés pour ses expériences morbides. Et quand ils furent tous tués, le jeune seigneur commença tout simplement à aller chercher du nouveau bétail dans le village voisin.

Les gens, horrifiés, grimpèrent et s’enfuirent en courant du château. Ils s’étaient adressés directement à l’empereur et avaient témoigné. L’armée avait été envoyée, et le jeune seigneur avait été facilement attrapé. Il fut exécuté sans procès.

Mais cela ne s’était pas arrêté là. Peu de temps après, un nouveau seigneur fut nommé au château. Il mourut d’une maladie desséchante. Un autre avait été nommé, mais celui-ci tomba de cheval et se cassa le cou. Le troisième seigneur ? Poignardé à mort par sa femme dans une rage furieuse.

Des rumeurs se répandirent, le jeune seigneur avait laissé derrière lui une malédiction des plus diaboliques. Le quatrième seigneur affecté au territoire refusa de vivre dans le château, et celui-ci se délabra lentement, sans que les habitants n’aient pu s’y installer.

Naturellement, la structure abandonnée attirait la lie de la société. Brigands et bandits s’y étaient logés, y voyant une base parfaite. Mais aucun d’entre eux n’y était resté longtemps. Tous les voleurs capturés n’avaient qu’une chose à dire...

« Un esprit vengeur marche dans ces couloirs... »

« C’est ce château, n’est-ce pas ? »

« Eh bien, cette histoire date d’il y a plus de cent ans. »

Un château maudit... Ce genre de chose pouvait sembler très effrayant la nuit, mais le jour, ce n’était pas vraiment le cas. L’air était pur, et il n’y avait pas un nuage dans le ciel. Au contraire, c’était très agréable.

J’avais amené mon équipe habituelle, plus Lu, au château. Mon trio de monarque, composé de Kohaku, Sango et Kokuyou, était avec nous également. Devant nos yeux se trouvait un vieux château énorme et sinistre. J’avais inconsciemment croisé les bras. Ça donnait l’impression qu’une sorte de monstre allait en sortir.

« On a la permission de l’empereur, non ? »

« Oui, c’est vrai ! Détruisez-le, recyclez-le, reconstruisez-le, nous sommes autorisés à faire ce que nous voulons. »

Ça m’avait l’air bien. J’avais pensé que la meilleure solution serait d’enlever tout ça d’un coup. Le château était un peu plus grand que celui que nous avions conçu à l’atelier, donc il y avait même une chance pour que nous puissions obtenir tout le matériel dont nous avions besoin ici. Même si ce n’était pas assez, j’étais sûr que nous aurions les moyens d’acheter les éléments manquants dont nous aurions besoin.

« D’accord, je dois agrandir un portail sous ce truc pour tout transférer à Brunhild ? »

« Veuillez patienter un instant... On ne devrait pas s’assurer qu’aucun danger ne se trouve à l’intérieur avant de faire ça ? Il est possible que des voleurs, des monstres ou des morts-vivants habitent cet endroit en ce moment. »

« Peut-être même le fantôme, h-heh... »

Elze s’était soudainement interposée suite à la suggestion de Linze. Linze ne croyait certainement pas à cette vieille histoire, mais Elze avait l’air un peu nerveuse...

Quoi qu’il en soit, l’argument mis en avant était valide. Il était probablement important que nous vérifiions au moins l’intérieur avant de déplacer quoi que ce soit de potentiellement dangereux sur ma terre. J’espérais ne pas tomber sur ces slimes bizarres. (NDT Référence au chapitre bonus du tome 2 : le château des slimes)

Nous avions franchi les portes puis nous étions entrés dans le château, nous nous étions dirigés vers le hall d’entrée. L’intérieur était tout aussi sombre et oppressant que l’extérieur, la poussière et les toiles d’araignée étaient partout.

« Très bien, les gars, on se sépare et on cherche des indices. Nous pouvons nous mettre par deux, et que les Bêtes Célestes aillent avec chaque groupe qui n’est pas le mien. De cette façon, nous pourrons rester en contact télépathique au cas où quelque chose tournerait mal. Kohaku, tu vas avec Yumina et Lu, Sango et Kokuyou, vous allez avec Linze et Yae. Elze peut venir avec moi. »

« Quoi ? C’est bon... ? Alors, allons par là, Hahahah... ! »

Elze prit la parole bruyamment et effectua une marche rapide vers l’intérieur. Elle s’était brusquement arrêtée une fois qu’elle était allée assez loin puis elle se retourna pour me crier dessus.

« H-Hey, Touya ! Vas-y, elle est déjà loin ! »

Linze sourit soudainement tout en lâchant un petit rire. Je me demandais si elle savait qu’Elze finirait comme ça. J’avais marché vivement pour rattraper mon adorable partenaire, puis j’avais commencé à marcher à ses côtés. Les autres groupes s’étaient tous dispersés dans leurs directions respectives.

J’avais regardé à l’extérieur, j’avais vu une accumulation de nuages. C’était étrange, il faisait beau tout à l’heure, non ?

« Alors, Elze. Tu es du genre à avoir peur des fantômes, hein ? »

« Hein !? Attends, qu’est-ce que tu dis !? Des fantômes, où ça !? Les fantômes n’existent pas... »

« Alors c’est quoi ce truc blanc derrière toi ? »

« Eeeek !! »

Elze avait crié fortement tout en s’accrochant à moi.

Oh, aïe ! C’était censé faire du bien, ne me serre pas comme ça ! Cela ressemblait étrangement à un câlin fait par un putain d’ours !

« Désolé... c’était... le rideau... Je ne peux pas... respirer... »

« Le rideau ? »

Elze se retourna pour voir un vieux rideau légèrement jauni qui soufflait maintenant légèrement dans la brise. Après s’être assurée que ce n’était pas un fantôme, elle m’avait relâché.

Bon sang, j’avais vraiment cru qu’elle allait me briser la colonne vertébrale.

« Bien sûr que c’était juste un rideau... »

Une expression de soulagement était venue sur Elze alors qu’elle plaçait une main sur sa poitrine.

« Alors tu ne te sens pas bien avec eux, hein ? »

« Argh... »

Elze se tourna vers moi, ses joues étaient d’un pourpre brillant. Sa bouche s’ouvrait et se fermait comme un poisson. Honnêtement, je pensais qu’elle essayait de trouver une excuse.

« Il n’y a pas de honte à avoir peur, tout le monde à une ou deux phobies ! »

« Eh bien, je suppose que c’est le cas... Je ne m’attendais pas à ce que tu dises quelque chose comme ça. »

« C’est juste qu’on ne peut pas les frapper, alors c’est tout simplement pénible à affronter... »

Elze fronça les sourcils et me tourna le dos. Son visage était de toute façon encore rouge. Cette raison me semblait plutôt faible. Je ne pensais pas qu’Elze avait un problème avec les squelettes ou les zombies, donc les fantômes n’auraient pas dû lui faire si peur.

J’avais attrapé Elze par la main.

« Arhh ! »

« Tu n’as pas besoin de faire semblant avec moi. Si tu as peur, prends ma main. »

« ... O-Ok... »

Elze hocha la tête, juste un petit peu. Les mains jointes, nous avions commencé à chercher des choses suspectes. Nous avions commencé à jeter un coup d’œil dans les pièces pour confirmer s’il y avait quelqu’un autour de nous.

Comme on pouvait s’y attendre, le château était remarquablement grand, mais il était également couvert de poussière, ce qui montrait qu’il était largement inutilisé. Pour qu’il y ait une telle accumulation de poussière et de toiles d’araignées... on voyait bien qu’il n’y avait plus personne qui y vivait depuis longtemps. Juste au moment où je tombais dans cette confortable ligne de pensée, quelque chose bougea dans le coin d’une pièce que nous vérifiions.

« A-Agh ! »

Elze avait paniqué et avait plaqué tout son corps contre mon bras. Deux objets doux et ronds étaient aussi serrés contre mon bras.

Cela me convenait parfaitement.

Le porteur de ma bonne fortune, en l’occurrence un rat, s’était précipité dans un coin et avait quitté la pièce.

« C’était un rat... »

« Tu n’as pas peur des rats, n’est-ce pas ? »

Normalement, on s’attendrait à ce que les filles aient peur de choses comme les souris, les rats et les cafards, mais les filles de ce monde étaient très dures. Je ne pensais pas que ça l’ébranlerait autant.

« Va-t-on vérifier le deuxième étage ? »

En montant les escaliers, j’avais remarqué un portrait massif accroché en haut du palier. Il s’agissait d’une femme assez jeune, vêtue d’une jolie robe verte. Elle était assise dans une chaise plutôt luxueuse et regardait dehors avec un sourire.

C’était la femme du dernier seigneur qui avait vécu ici ? Elle était vraiment très belle. Et ils étaient aussi assez gros...

« Qu’est-ce que tu regardes ? »

« Hein !? Rien ! Rien du tout ! »

Elze m’avait surpris. Alors tout ce que j’avais pu faire, c’était de détourner le regard. Elle ne perdrait certainement pas contre Yumina ou Lu en ce qui concernait la taille de la poitrine, mais peut-être s’inquiétait-elle d’en avoir un peu moins que sa sœur. Ce n’était pas comme si je m’en souciais, mais c’était probablement ce qu’elle ressentait.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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