Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 3 – Partie 9

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Chapitre 3 : Troubles dans la capitale de l’Empire

Partie 9

L’empereur ordonna aux troupes restantes de se rendre dans les différentes villes du pays. Le maintien de la paix semblait être la priorité numéro une pour les jours à venir.

Les officiers captifs avaient également été libérés de leurs enfermements. Le général Romero ramena aussi le prince héritier au palais. Quand le garçon m’avait vu, il avait été surpris. C’était vraiment le gamin que j’avais sauvé pendant la crise.

Il s’était déguisé en chevalier pour fuir le château, mais à cause de cette tenue, il s’était retrouvé attaqué par les soldats rebelles.

Pour être honnête, je n’avais pas été très impressionné par ce que je voyais en lui. Il n’avait pas beaucoup de charisme... Mais il avait l’air d’avoir un cœur doux, alors j’étais sûr qu’il s’en sortirait bien.

« Nous vous sommes vraiment, vraiment redevables aujourd’hui. Touya, vous êtes un homme très digne..., vous m’avez non seulement sauvé la vie, mais aussi la vie de mon fils et de ma fille unique. S’il vous plaît, donnez-moi votre prix. Comment puis-je vous récompenser pour cet exploit ? »

« Ne vous inquiètez pas. Ça s’est passé comme ça, et franchement... c’était plus une coïncidence que de l’héroïsme. »

J’avais poliment décliné l’offre grandiose de l’empereur. Je ne voulais rien du tout de lui. Mais après avoir entendu cela, le roi de Belfast s’était mis à rire.

« De telles choses n’ont pas d’importance pour mon fils Touya. En effet, nous avons essayé de lui donner un titre de noblesse à Belfast, mais il a refusé cela aussi. En fin de compte, nous avions réussi à lui faire choisir une grande maison et une somme forfaitaire... Mais je préférerais qu’il s’occupe de ma fille ! Hohohoho ! »

« Ohohoho... Alors que dites-vous de ça ? Je serais honoré si vous acceptiez ma Lucia. Si les princesses de Belfast et de Régulus étaient unies au même homme, cela créerait la plus puissante des relations entre nos deux nations ! »

« Attendez un instant. »

La discussion avait commencé à prendre une drôle de tournure, alors j’allais leur dire d’arrêter. Au lieu de cela, c’était Yumina qui avait pris la parole. Je me demandais ce qu’elle allait dire.

« Ce n’est pas un simple arrangement politique, j’ai parlé avec la Princesse Lucia. Elle ressent la même chose que moi et les autres à propos de Touya, et elle serait donc plus qu’heureuse de devenir sa fiancée. Vous avez raison, cela améliorerait les relations entre nos nations, mais ce qui est important ici, c’est que c’est aussi ce qu’elle veut. »

J’avais été abasourdi. Qu’est-ce que Yumina avait dit ?

« Je... pense aussi que c’est une bonne chose..., » déclara Elze.

« Oui, tout comme moi », s’exclama Linze.

« Je n’ai aucune objection à un tel arrangement », dit Yae.

Toutes les autres filles qui voulaient m’épouser s’étaient prononcées en faveur de ce nouvel ajout.

Tout ce à quoi je pouvais penser à ce moment-là, c’était à la simple phrase : « Toi aussi, Brutus ? » J’avais été trahi au plus profond de moi-même ! Pourquoi ne tenaient-ils pas compte de mes sentiments !?

« Attendez une minute, n’ai-je pas mon mot à dire !? »

La conversation semblait se diriger sur une voie à sens unique, du genre : « Les opinions de Touya ne sont pas recevables », alors j’avais dû dire quelque chose ! En réponse, Lyon avait simplement haussé les épaules et m’avait souri avec ironie.

« Hmph... vraiment, Seigneur Touya... c’est de votre faute, d’une certaine façon. »

« Quoi ? Comment ça pourrait être ma faute !? »

« Dès le premier moment où je vous ai rencontré, Seigneur Touya, j’avais réalisé que votre pouvoir était anormal. Si un seul pays était lié un tel surhomme, cela ne serait perçu que comme une menace à l’échelle internationale. Essayez de voir les choses de notre point de vue. Si vous êtes considéré comme dangereux, alors Belfast serait considéré comme dangereux. Mais si vous étiez aussi fiancée à la princesse de Régulus ? Eh bien, alors nous pourrions dire que votre pouvoir n’est pas simplement consolidé en un seul endroit, et que vous n’allez pas déclencher une sorte de guerre horrible. »

« L’Empire est l’Empire, et le Royaume est le Royaume. Pas d’affaires politiques louches. C’est une simple alliance politique qui utilise le corps du seigneur Touya ! »

Le Chevalier Commandant Gaspar poursuivit là où Lyon s’était arrêté. Je pouvais comprendre ce qu’ils m’expliquaient, mais mon opinion devait quand même compter pour quelque chose !

J’avais jeté un coup d’œil à Lu, qui rougissait follement et jouait avec ses cheveux. De temps en temps, elle me jetait un coup d’œil. Ah, merde.

« Ahaha ! Touya, mon garçon ! Il n’y a pas vraiment de différence entre le numéro quatre et le numéro cinq, n’est-ce pas ? Pourquoi s’inquiéter, mon garçon ? »

« Eh bien ! Quand même, je ne sais pas... »

Le général Léon s’était pavané et m’avait tapé dans le dos comme d’habitude. Il avait l’air très optimiste à propos de tout ça. Je n’arrivais pas à trouver un moyen de sortir de cette situation.

On se connaît depuis seulement deux jours, n’était-ce pas un peu soudain !? C’était un engagement énorme... ! Attendez ! Je m’étais aussi fiancé à Yumina le jour où je l’avais rencontrée, n’est-ce pas... ? Je supposais que ça voulait dire... Était-ce bon... ?

« Et toi, Lucia, mon amour ? Es-tu contre l’idée d’épouser le courageux jeune Touya ? »

« Pas même un peu, mon Père ! Je suis si heureuse que je puisse m’enflammer de fierté et m’évanouir ! Je n’ai jamais été aussi excitée de toute ma vie ! Je veux être à lui et à lui seul ! »

Ses mains étaient serrées devant sa poitrine, ses yeux étaient pratiquement scintillants... il y avait de la vapeur qui sortait de son nez... !

Oh, bon sang... Il n’y avait donc aucun moyen que je m’en sorte, hein ?

Je n’arrivais pas à comprendre comment les gens dans ce monde voyaient le mariage. Dans mon monde, c’était plus une institution sacrée entre deux personnes, mais ici... ça semblait beaucoup plus léger. Une partie de moi avait un peu peur de voir à quel point ce monde était différent du mien sur le plan social.

« Alors, qu’en dites-vous ? Accepteriez-vous ma Lucie dans vos bras et la prendrez-vous pour épouse ? »

« Pouvons-nous au moins attendre que j’aie dix-huit ans avant d’avoir la cérémonie ? »

« Ce n’est pas un problème pour moi ! Alors c’est réglé. »

Ce n’était pas comme si nous devions attendre d’avoir dix-huit ans ou quoi que ce soit d’autre, mais j’avais besoin d’opposer une certaine résistance, sinon j’aurais l’air d’une vraie bonne poire.

Gah, Lu courrait déjà pour rejoindre les autres filles !? Elles étaient devenues très vite amies, hein... C’est quoi ça, un club « marions-nous à Touya » !?

« Très bien, alors. Je voudrais naturellement vous offrir une autre récompense supplémentaire, bien sûr. Maintenant que mon Empire et le Royaume de Belfast sont sur un pied d’égalité, je suis sûr que nous aurons une alliance durable. »

Ce que l’empereur avait dit était vraiment stupéfiant. Ainsi, presque toutes les grandes puissances occidentales seraient unifiées. Belfast, Mismede, Refreese, et maintenant Regulus, tous connectés pacifiquement...

« De plus, nous annoncerons officiellement vos fiançailles avec Lucia et ma Yumina dans les deux nations. Pour cette raison, il est prudent que nous t’accordions un titre véritable et approprié. J’ai parlé avec l’empereur de Régulus, et nous avons tous les deux accepté de nous séparer de certains de nos propres territoires et de t’accorder la gestion de l’ensemble. »

« Je suis désolé, quoi ? »

J’avais dû mal comprendre ce qui venait d’être dit. Me donner une partie du territoire de chaque pays ? Ça allait être chiant s’ils voulaient que je règne sur un endroit comme un seigneur ou quelque chose du genre...

« Il s’agit moins d’un don de terre que d’un transfert de territoire. En d’autres termes, nous avons l’intention de former un petit pays entre Regulus et Belfast. Le souverain de cette nation fraîchement encerclée sera vous, Touya. S’il vous plaît, soyez juste et gentil dans votre règne. »

« Excusez-moi !? »

Fonder un pays ? Attendez ! Souverain !? Moi, quoi !? Arrêtez !

« Nous disons que c’est un pays, mais il n’y a pas encore de population à gouverner. C’est une étendue de terre inhabitée, et sous ton règne, elle ne sera liée par aucune loi de Regulus où de Belfast. Nos deux pays, comme soutien de cette jeune nation, signeront naturellement un traité de paix avec toi. Quoi qu’il arrive dans ce pays, nous jurons de ne pas intervenir. Le pays sera à toi seul, Touya. Avec cela, la question de ton statut social est complètement invalide, et tu pourras épouser les deux princesses sans aucun souci ! »

Alors quoi, serait-ce un peu comme le Vatican ? Je supposais que cela ressemblait plus à un duché souverain ou à une principauté... Je n’étais pas bien informé sur ce sujet...

« Touya, mon garçon. Peux-tu remontrer cette carte ? »

« Hein ? Euh, bien sûr. Affichez la carte. »

« Compris. Affichage de la carte. »

Je n’étais pas sûr de ce que le roi voulait exactement, mais j’avais fait ce qu’il m’a demandé et j’avais laissé la carte se projeter dans les airs.

Belfast était à gauche et Regulus à droite. Le roi pointa du doigt la frontière qui les séparait.

« Maintenant, entre nos grandes nations se trouve la Cordillère de Melicia. Elle s’étend sur une bonne distance, mais à un certain endroit, il y a une forêt et une grande plaine. Bien que la terre soit fertile, il y a beaucoup de bêtes démoniaques qui infestent la région. C’est pourquoi aucun des deux pays ne s’est beaucoup impliqué dans ce territoire. Au sud de cette région se trouve une route qui deviendra le lien commercial entre les deux pays. C’est là que se trouvera ton pays ! »

Quoi !? Ne viens-tu pas de dire que cet endroit était infesté de monstres mangeurs d’hommes ?

« Vous voulez qu’on s’installe dans un endroit aussi dangereux ? »

« Maintenant, personne n’a dit qu’il fallait vraiment y vivre. Cela dit, cette région est maintenant complètement indépendante et hors de notre contrôle. Même si quelque chose se passait là-bas, ni Regulus ni Belfast ne pourraient rien faire. Même si un groupe de brigands s’y était retranché pour s’en servir comme base d’opérations, cette région reste hors de notre juridiction. Touya, mon garçon, tu en seras le grand-duc, donc la responsabilité de nettoyer le désordre t’incombe. »

L’empereur et le roi souriaient jusqu’aux oreilles.

Bande d’escrocs... Vous m’avez chargé de sécuriser votre nouvelle route commerciale, n’est-ce pas !? Après l’annonce de l’alliance, beaucoup plus de gens commenceront à prendre la seule route entre les deux pays. Voilà donc votre plan pour sécuriser le chemin, n’est-ce pas ? Espèces... de salauds !

Attends, était-ce leur plan depuis le début ? Est-ce qu’ils venaient de m’offrir Lu pour que je tombe entre leurs mains !? Ces types étaient vraiment effrayants... J’étais tombé dans le panneau !

« J’ai l’impression qu’on me trompe, mais... »

« Non, non, non ! Pardonnez cette pensée. C’est une région riche et abondante avec de vastes frontières. Les personnes qui passeront par là y trouveront la sécurité et la sérénité, et de leur part, vous recevrez un statut, des éloges et des accolades. N’est-ce pas bon en soi ? »

Alors c’était comme ça, hein... ? J’avais l’impression que ces deux-là se servaient de moi, mais peu importe. Ils étaient un peu trop de connivence à mon goût, mais je suppose que je pouvais le comprendre. Ils avaient tous les deux eu des problèmes avec leurs voisins dans le passé, alors m’avoir là-bas serait bon pour avoir l’esprit tranquille.

Hmph... Ce n’était pas une mauvaise affaire, j’imagine... Pour épouser les deux filles, j’avais besoin d’un poste convenable. De plus, ce n’était pas non plus comme s’il y avait des citoyens dont il fallait s’inquiéter... Sans parler du fait qu’avoir une grande étendue de terre sur laquelle je pouvais faire ce que je voulais était définitivement un plus. Eh bien, pourquoi pas ? Avoir mon propre pays pourrait être utile.

« Bien, dans ce cas, c’est entendu. Vous voulez juste que j’y sois pour sécuriser l’endroit, non ? Je vais le faire. »

« Toutes nos excuses, mon garçon. Dans ce cas, nous déclarerons formellement la formation d’une nouvelle nation ! Les deux pays reconnaîtront formellement ton droit de régner ! »

Le droit de régner, hein... Je ne pouvais même pas imaginer comment je serai en tant que chef d’État. Je suppose que je n’aurais pas réellement beaucoup de responsabilités à assumer. Vais-je devoir construire un château ?

« Tu as enfin pris une position royale, tu l’as fait. Notre futur époux est vraiment magnifique... »

« Mais je n’aurais jamais pensé qu’il aille aussi loin, c’est vraiment incroyable ! »

Yae et Elze avaient commencé à bavarder entre elles. En toute honnêteté, je ne m’attendais pas non plus à ce que quelque chose comme ça arrive. Je pensais que j’étais plus choqué qu’elles.

« Que veux-tu faire en ce qui concerne le nom de la nouvelle nation ? »

Linze me regarda, me posant une question importante à laquelle je n’avais pas vraiment réfléchi.

Uhhh... un nom ? Peut-être... Mochizukukiland ? Non, c’était bien trop embarrassant ! Impossible...

Nihon ? Eh, c’était un no, vraiment peu inspiré... Le Japon ? Japang... ? Argh... Je sentais bien qu’aucun de ses noms ne conviendrait réellement ! Oh... attendez, peut-être que...

« Brunhild... Je pense. Le Duché de Brunhild. »

« Brunhild n’est-il pas le nom que tu as donné à ton arme, Touya ? »

« Oui. Mais d’où je viens, c’est un nom dérivé d’une légendaire demoiselle protectrice. »

Oui, le Duché de Brunhild... Ça avait l’air sympa, si je peux le dire. De plus, comme ce que j’allais obtenir ressemblait plus à une micro-nation qu’un vrai royaume, je pensais donc que je pouvais donner un nom fantaisiste à mes terres.

« Le Duché de Brunhild, c’est ça ? C’est un nom plutôt splendide. Très bien, le Royaume de Belfast soutiendra formellement cette nation naissante dans une alliance ! »

« En effet. Comme le fera l’Empire Regulus. »

« Maintenant, allons-nous nous mettre au travail pour sécuriser cette terre ? »

Au fait, quelle était l’étendue du territoire ? Je ferais mieux d’utiliser mon téléphone pour vérifier, juste pour en être sûr. Alors je l’avais demandé, le téléphone en avait mesuré la taille exacte.

« Taille totale : Environ quatre cent dix kilomètres carrés. »

Pour le dire franchement, je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait... Laissez-moi comparer cela à la taille des 23 arrondissements de Tokyo... J’avais fait une recherche pour déterminer la taille de ce dernier, et le téléphone m’avait dit que cela faisait environ six cent dix-neuf kilomètres carrés.

Attendez, quoi !? Ce qui voulait dire que mon pays ferait environ les deux tiers de la taille des arrondissements de Tokyo !? N’était-ce pas un peu trop, non !?

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9 commentaires

  1. Touya, 1er duc du Brunhild, et ses innombrables épouses... 🙂

  2. Merci pour le chapitre.
    PS: Et merci aussi à Novel de glace, de m'avoir fait chercher le moi "connivence" dans le dictionnaire.

  3. Merci pour le chapitre !

  4. Merci pour le chapitre )

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