Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 3 – Partie 2

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Chapitre 3 : Troubles dans la capitale de l’Empire

Partie 2

« Possédez-vous vraiment... la magie du transport...  !? Si c’est le cas, pouvez-vous m’aider ? »

« Bien sûr, mais pourrais-tu me promettre de ne plus m’attaquer ? »

« Très bien. Je le jure, sur mes deux lames. »

J’avais annulé mon sort et elle s’était levée. Elle s’était débarrassée de sa torpeur et avait un peu bougé son corps, puis elle regarda vers moi en rengainant ses armes.

« Touya, c’est ça ? Je m’appelle Caroline Rillettes. Appelez-moi Carol, s’il vous plaît. J’appartiens au Tiers Ordre de l’Empire. Je suis un chevalier de deuxième classe. »

Je ne savais pas vraiment ce que ça voulait dire, mais j’avais quand même acquiescé.

Carol semblait s’être battue avec des soldats de l’armée, mais elle avait été terrassée par le poison dès qu’elle avait tourné le dos. Comme je m’y attendais, l’arme saisie dans la main du soldat mort était sans aucun doute une sarbacane d’un peu moins de dix centimètres de long.

« Nous devons rencontrer Sa Majesté l’empereur immédiatement ! Venez, je vais vous conduire à lui ! »

C’était alors que j’avais remarqué le symbole sur la poignée de sa lame. Un griffon, un bouclier, deux épées et des lauriers... J’avais l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part. Carol s’était dépêchée avant que je ne puisse m’attarder trop longuement sur la question, alors je m’étais précipité vers le château à ses côtés.

Des chevaliers et d’autres soldats étaient éparpillés dans la cour. Ils étaient tous morts, saignant dans un bain de sang collectif. La zone puait le sang frais. C’était mauvais... Si l’endroit était dans cet état, il était peu probable que l’empereur soit en sécurité.

J’avais continué avec Carol, mais mon esprit était déjà rempli des pires scénarios possible.

Après avoir monté les escaliers en courant pendant un certain temps, nous avions finalement atteint un grand couloir.

Carol s’était déplacée droit devant, mais je m’étais soudainement arrêté. J’entendais un léger cri.

Je m’étais arrêté un moment et je m’étais concentré. Les explosions... les cris des guerriers... les armes qui s’entrechoquaient et... elle était là... Une femme... non, une jeune fille... J’entendais la voix d’une fille !

« Recherche ! Une jeune fille dans un rayon de 100 mètres ! Et aussi quelqu’un qui pourrait essayer de lui faire du mal ! »

« ... Recherche terminée. Affichage. »

La carte affichait une pièce au fond du couloir. Compris... Droit devant !

J’avais ouvert la porte et j’avais fait irruption dans la pièce. J’avais inspecté la pièce, j’y trouvais un homme en uniforme militaire. Il chevauchait une jeune fille aux cheveux d’argent. Sa main gauche était enroulée autour de son cou, tandis que sa main droite était sur le point de lui percer la poitrine avec un couteau.

« Hein !? Qui sont... Gyuuuuh !! »

Mon entrée surprise avait fait hésiter l’homme, alors j’avais saisi cette occasion pour lui tirer une balle paralysante. C’était vraiment proche ! Elle serait morte si j’étais arrivé une seconde plus tard ! L’homme s’était effondré sur place, tombant sur la fille.

« E-Eek !? »

La fille avait poussé l’homme loin d’elle et s’était précipitée au coin de la pièce. Elle s’était recroquevillée sur elle-même, toute tremblante. Ce n’était pas vraiment surprenant. Elle venait après tout de survivre à une tentative de meurtre.

« Ça va ? »

Je voulais qu’elle soit calme, alors j’avais essayé de parler doucement. La fille réalisa mes intentions et me regarda dans les yeux.

Ses yeux étaient d’un jade plein et profond, et sa peau était blanche comme de la porcelaine. Elle portait une belle robe blanche, mais ses cheveux argentés étaient un peu sales. Elle avait l’air d’avoir le même âge que Yumina. Le fait que cet homme ait tenté de tuer une enfant était la chose la plus méprisable.

En regardant de plus près, j’avais remarqué que ses vêtements étaient légèrement déchirés. Il y avait des coupures sur sa peau exposée. Si je ne faisais pas quelque chose rapidement, elle finirait par avoir des cicatrices.

« Viens à moi, Lumière ! Confort apaisant : [Magie curative] ! »

J’avais soudainement invoqué un sort de guérison, mais sa réaction avait été effrayante. Heureusement, lorsque la lumière apaisante s’était enroulée autour de ses bras, son expression s’était transformée en une expression d’émerveillement.

« Qui êtes-vous... ? »

« Je m’appelle Mochizuki Touya. Je ne suis rien d’autre qu’un aventurier itinérant, non affilié à votre pays ou à l’armée. »

J’avais choisi mes mots un peu plus soigneusement. Je ne voulais pas qu’elle panique ou qu’elle m’attaque comme ce qui s’était passé avec Carol.

« M-Mochizuki... Touya. »

« Pouvez-vous marcher ? »

« Je... je le peux. »

Je l’avais prise par la main et je l’avais aidée à se relever. Hm ? Je n’y avais pas pensé jusqu’à maintenant, mais... qui était cette fille, exactement ? Ses vêtements étaient de très bonne qualité... Se pourrait-il que... non, c’était impossible ?

Ses yeux étaient fixés sur les miens. Elle ne clignait même pas des yeux, elle regardait simplement... cette sensation était un peu familière.

« ... Qu’est-ce qui se passe ? »

« Quoi ? Quoi !? R-rien ! Ce n’est rien du tout ! »

Les joues de la fille rougissaient d’un rose pâle.

« D’habitude, je n’ai pas l’occasion d’interagir avec des messieurs comme vous... Alors, s’il vous plaît, pardonnez-moi si j’ai l’air plutôt tendu... »

« ... Ne vous en faites pas. »

Il semblerait que la jeune fille était quelqu’un de surprotégé, ce qui ne faisait que rendre mes soupçons plus concrets... Juste au moment où j’allais lui demander son nom, j’avais entendu quelqu’un charger à travers la porte ouverte que j’avais laissé dans mon sillage.

« Princesse ! »

« Carol ! »

Carol avait fait irruption dans la chambre et avait couru vers la fille. C’était comme je m’y attendais. Cette fille était la princesse de l’empire.

« Êtes-vous en sécurité !? Êtes-vous blessée !? Qui est-ce ? »

Carol se dirigea vers l’homme en uniforme au sol.

« Il était là pour me tuer ! Mais Touya m’a sauvé la vie... »

« Il voulait faire quoi !? Impardonnable... même poser la main sur la princesse est un crime de haute trahison ! Je vais le tuer ! »

« Hé, attends une seconde ! »

Carol avait dégainé sa lame et l’avait rapprochée du cou de l’homme inconscient. Je l’avais attrapée par le col et je l’avais ramenée. C’était une personne frustrante qui ne réfléchissait pas avant d’agir.

« Alors c’est vous la princesse ? Ça explique votre attitude générale. »

J’avais appelé la princesse en traînant Carol. J’avais le sentiment que ça finirait comme ça.

« Je suis la troisième princesse de l’empire Regulus. Lucia Leah Regulus... Mes excuses, mais vous n’avez pas l’air très surpris, Touya. Beaucoup de gens changent d’attitude en apprenant que je suis de la royauté. »

« J’ai rencontré deux autres princesses en plus de vous, je crois qu’en ce moment je m’y suis habitué. »

Ouais, l’une était ma fiancée, et l’autre était cette auteur bizarre.

« Connaître autant de membres de la royauté... qui êtes-vous ? »

Cette fois, c’était Carol qui avait été surprise. En toute honnêteté, je n’avais aucune idée de comment me définir à ce stade. J’avais l’impression que ma position sur la scène politique n’était pas vraiment bien établie. Temporairement, j’étais affilié à Belfast en raison de mes fiançailles avec Yumina, mais... Je ne voulais certainement pas en devenir le roi.

« Je vous expliquerai les détails plus tard. Pour l’instant, pouvons-nous continuer ? Je peux utiliser la magie du transport pour envoyer la princesse Lucia en lieu sûr, si vous le voulez. »

« Je pense que ce serait sage. »

Carol avait commencé à réfléchir, j’avais supposé qu’elle pensait à des endroits sûrs pour l’envoyer, mais la princesse elle-même avait refusé.

« J’irai plus tard. Je m’inquiète plus pour mon père et mon frère aîné en ce moment. Allons-y tous ensemble. »

Lucia avait parlé avec bravoure et détermination. Je pensais que c’était un peu dangereux, mais j’avais probablement besoin d’elle avec moi pour que le prince héritier et l’empereur me fassent aussi confiance. J’avais décidé qu’une fois qu’on aurait trouvé sa famille, on se téléporterait tous chez moi et on s’y réfugierait.

J’avais laissé la sécurité de Lucia à Carol et je m’étais concentré sur les environs. Nous étions retournés dans le couloir principal, là où j’avais quitté Carol, puis nous avions continué notre route.

« Nous n’avons qu’à sauver l’empereur et le prince héritier, n’est-ce pas ? »

« C’est exact. Mais j’aimerais aussi garder un œil sur le ministre d’État et les assistants. »

Carol m’avait répondu en courant. Ça m’avait rappelé que Lucia se disait la troisième princesse, mais où étaient les deux autres ? Je l’avais demandé, et apparemment sa sœur aînée s’était mariée à l’étranger, alors que son autre sœur étudiait à l’étranger. Pour l’instant, ils étaient en bons termes avec Regulus, mais... Mais selon ce qui devrait arriver à l’empire après le coup d’État, tout pourrait arriver. Les princesses à l’étranger pourraient même être forcées de rentrer chez elles et se soumettre à qui sait quoi.

On avait couru dans le couloir et on avait tourné au coin. Cinq soldats nous attendaient avec des épées dégainées.

« C’est Lucia ! Attrapez... non, massacrez cette petite salope ! »

Les soldats avaient tourné leurs lames contre nous et avaient chargé à l’unisson.

« C’est dangereux, tu sais. »

J’avais sorti mon Brunhild, je tirais une salve de balles paralysantes. Avec un ra-ta-tat-tat-tat, les hommes étaient tombés les uns après les autres. C’était assez simple.

« Vous avez tué ces cinq hommes si rapidement... »

« Ce n’est pas vraiment ça. Je les ai seulement paralysés. L’empereur est-il dans les parages ? »

Carol était un peu surprise, alors j’avais posé une question à Lucia.

« Oui, la pièce de devant est la chambre de mon père. Il est malade, donc je n’ai pas pu le voir beaucoup... »

« Est-il malade ? C’est contagieux ? »

« Non... il est juste très vieux et malade. Je pense qu’il ne veut pas que je le voie comme ça. J’ai entendu dire qu’il est devenu très fragile et faible ces derniers temps. »

C’était inquiétant... Je ne savais pas comment procéder. Le fait qu’il y avait cinq ennemis qui nous attendaient si loin n’était pas vraiment de bon augure pour nous. Il était tout à fait possible que l’armée s’y soit rendue et avait déjà tué le vieil homme. Je ne voulais pas être responsable d’exposer quelqu’un d’aussi jeune au cadavre potentiellement brutalisé de son père. Lucia remarqua mon hésitation, et me saisit rapidement par la manche.

« Je suis prête à aller jusqu’au bout, quelles qu’en soient les conséquences. Si je ne vois pas mon père de mes propres yeux, même maintenant... Je le regretterai vraiment. Par conséquent, je viendrai avec vous. »

La détermination de la jeune fille était tout simplement admirable, alors je ne pouvais pas lui dire non après cela. Tout en me préparant, j’avais ouvert la porte.

La chambre était très spacieuse, clairement construite pour un membre de la royauté. Plusieurs hommes se tenaient autour d’un grand lit près du mur du fond, mais ils s’étaient tournés vers nous lorsque nous étions entrés.

Ils portaient tous des uniformes de style militaire. Trois soldats réguliers, deux hommes qui ressemblaient à des officiers et un général. Il y avait aussi plusieurs cadavres éparpillés autour. Ils étaient vêtus d’une armure, donc probablement ils étaient de la garde royale.

Il y avait un homme âgé parmi eux tous, couché dans le lit. Il ne semblait être ni membre de l’armée ni de la garde royale. C’était probablement l’empereur de l’Empire Regulus lui-même. Si c’était le cas, il était trop tard.

« Et qui êtes-vous ? Vous n’êtes pas de la garde royale. »

L’homme qui semblait être le général avait pris la parole. Il avait des yeux aiguisés et un nez crochu, cela me faisait penser au visage d’un faucon. Il avait l’air d’avoir une quarantaine d’années.

« Général Bazoar ! Avez-vous levé vos mains contre Sa Majesté l’empereur !? »

« Père... ! »

Carol rugit furieusement contre l’homme, et j’entendis Lucia haleter d’horreur. C’était donc un général. Je me demandais s’il était le cerveau derrière le coup d’État.

« Tiens, la princesse Lucia et la stupide fille de la maison des Rillettes. Comme c’est vexant. Je suis sûr d’avoir ordonné votre mort à toutes les deux. »

Le général avait froncé les sourcils. Il semblait ennuyé par leur survie. Je me demandais si Carol avait une réputation... Je lui avais jeté un bref coup d’œil avant de regarder le général en arrière.

« C’est toi qui es derrière tout ça, alors ? Dis-moi au moins ceci. Pourquoi ? Pourquoi fais-tu ça ? »

J’avais posé ma question directement au général Bazoar. En fin de compte, j’étais totalement étranger dans cette affaire. Je devrais l’écouter pour savoir quel côté était le bon.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre. Bon je m'attendais un peu de l'arrivé de la princesse.

  2. Merci pour le chapitre ! C'est moi ou la princesse à les traits de visage de Libze et Elze ?

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