Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 2 – Partie 6

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Chapitre 2 : Le Lecteur Lunatique, café littéraire

Partie 6

Ce matin-là, je m’étais réveillé avec une pression sur les lèvres et une sensation d’humidité sur la bouche. Juste en face de moi se trouvait le visage d’une autre personne. Rosetta. Ses yeux étaient fermés.

« Mmmph !? »

« Hoho ! Je t’ai réveillé, affirmatif, monsieur ! »

Qu — Hein !? C’était quoi ce bordel !? Pourquoi Rosetta était-elle là !? Pourquoi m’embrassait-elle afin de m’éveiller !? Qu’est-ce... !?

« Enregistrement génétique terminé ! Je ne faisais que stocker tes gènes, maître ! Maintenant, c’est officiel ! La propriété de l’atelier et ma charmante personne t’a été transférée, Mochizuki Touya, affirmatif, monsieur ! »

Hein ? Euh... ? Oh, c’était vrai... la gestion à l’atelier. Je ne l’avais pas encore fait, si j’avais... J’étais si occupé que j’avais complètement oublié. Malgré tout... cette méthode d’enregistrement était problématique. C’était mauvais pour ma santé.

Je n’étais pas sûr si Rosetta était devenue une servante comme Cesca, mais de toute façon elle ne portait pas d’uniforme. Elle portait ce qui ressemblait plus à une combinaison de mécanicien. Je me demandais si c’était ce que devrait porter un directeur industriel, mais je n’avais pas pris la peine d’y penser trop sérieusement.

D’après ce que j’avais compris, elle fabriquait quelque chose dans l’atelier. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais pensé que ça avait quelque chose à voir avec le fait qu’elle essayait de faire ses preuves.

Eh bien, ça ne me dérangeait pas. Elle était libre de faire ce qu’elle voulait.

« Maître, monsieur ! Je voudrais plus de fer et d’argent, monsieur ! »

« Encore ? Qu’est-ce que tu fais exactement ? »

« C’est un secret, monsieur ! Pas besoin d’en savoir plus, monsieur, oui, monsieur ! »

Toujours cette même réponse... Eh bien, peu importe. Je le saurai bien assez tôt. J’avais remis de la monnaie à Rosetta pour qu’elle puisse aller acheter le matériel nécessaire. Elle avait accepté l’argent avec un petit sourire mignon. Franchement, c’était un peu comme donner de l’argent de poche à un enfant.

« Oh, état de la situation, monsieur ! Un invité est venu au manoir ! »

« Un invité... ? Je me demande qui c’est. »

J’avais vite enlevé le pyjama et j’étais descendu. En entrant dans le salon, j’avais été accueilli par Laim et le général Léon.

« Ah, Touya, mon garçon ! Désolé d’être passé si tôt. »

« Je suis surpris de te voir général. Quelque chose ne va pas ? »

« Non, je suis venu pour affaires personnelles. Je voudrais quelque chose de toi ! »

Hm ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir de moi ?

« Tu as fait pour Lyon une arme intéressante, n’est-ce pas ? Une qui prend la forme d’une lance et d’une épée. »

Oh, celle que je lui avais donnée après avoir tabassé ces enfoirés d’enfants nobles...

« Exactement. Pourquoi, il y a un problème ? »

« Au contraire, c’est génial ! C’est pourquoi je suis venu te demander. Peux-tu me faire une paire de gantelets avec des fonctions similaires ? »

« Hein ? »

« Aujourd’hui, l’Ordre des Chevaliers et l’Armée Royale s’engagent dans une session d’entraînement conjointe. Ce serait très embarrassant pour un père de perdre contre son fils. Je suis sûr que tu comprends. »

C’était le but de ta venue... ? C’était dur à croire qu’un type comme lui puisse élever Lyon.

« Mais tes gantelets sont déjà imprégnés de magie, n’est-ce pas, Général ? »

Pendant que je parlais, le général enleva les gantelets attachés à sa taille et les posa sur la table.

« C’est comme tu dis, ceux-là sont imprégnés de magie du feu. Mais il n’y a pas d’effet réel au-delà de cela. Si possible, j’aimerais un enchantement qui renforce ma force offensive. J’aimerais aussi demander un enchantement défensif, si ce n’est pas trop. »

« Je... vois... »

Eh bien, si je l’imprégnais de [Gravité], je pourrais augmenter la puissance destructrice à coup sûr... Et je pourrais probablement aussi faire un programme qui le transformerait en bouclier.

« D’accord, je vais y travailler pour toi. Tu veux que j’applique les effets à ceux-là ? Ou bien devrais-je juste te procurer un nouvel ensemble ? »

« Ces gantelets ont une valeur sentimentale pour moi. Je préférerais qu’elles restent inchangées, donc je préférerais que tu me fasses une nouvelle paire. »

« D’accord. »

J’avais utilisé [Stockage] pour retirer un autre morceau de mithril. Je l’avais ensuite moulé en deux gantelets. Je l’avais doublée avec la peau d’un monstre puissant, et j’avais demandé au général de les essayer pour que je puisse faire des ajustements de taille pertinents. Le général était droitier, alors j’avais fait en sorte que le bouclier soit à gauche. Après cela, j’avais appliqué les enchantements [Programmation] et [Gravité] pertinents.

« Est-ce que ça ira pour l’instant ? »

« Wôw ! Tu l’as fait ! »

J’avais remis les nouveaux gantelets en mithril. Le général les mit tous les deux et leur donna une tape sur les mains avec un sourire sur le visage.

« Hoho, comme on peut s’y attendre du mithril, c’est vraiment léger. »

« Je vais t’expliquer comment on doit les utiliser au combat, si tu veux te joindre à moi ailleurs. »

J’avais ouvert une [Porte] vers la zone où j’avais combattu le Crabe Sanglant. Un endroit aussi isolé était après tout le meilleur endroit pour tester les capacités destructrices.

« Très bien... tout d’abord... Le gantelet gauche peut devenir un bouclier. Tu dois dire la phrase “Bouclier activé” pour le déclencher, et la phrase “Bouclier désactivé” pour le ramener à la normale. »

« Ohohoho... Bouclier activé. Ohohohooo !! »

Le gantelet gauche avait répondu à la voix du général et s’était transformé en un bouclier de taille moyenne. J’avais pensé que ça pourrait être utile contre des ennemis armés de lames.

« Ensuite, il y a les capacités offensives. Quand tu dis le mot “Impact”, ton gantelet droit augmente son poids d’environ deux cents fois la norme pendant environ une seconde. Si tu le dis au bon moment de l’attaque, tu devrais avoir un coup extrêmement puissant entre tes mains. C’est extrêmement dangereux, alors ne l’utilise pas contre des gens légèrement équipés ou des gens mollassons. »

« Deux-cent-deux cents fois !? »

Un gantelet pesait environ cinq kilogrammes. Je m’étais dit qu’il suffirait d’amplifier le poids de deux cents fois, mais c’était peut-être un peu trop extrême... C’était un peu comme se balancer sauvagement autour d’un gros marteau.

Tandis que je me perdais dans mes pensées, le général prit une position de combat devant un gros rocher. Il avait reculé sa main droite... Et avait frappé la masse avec une vitesse étonnante.

« Impact ! »

Au moment où sa main avait heurté le rocher, il s’était fracassé en petits fragments sous mes yeux.

Il était vrai que j’étais le seul à pouvoir faire quelque chose comme ça, mais peut-être lui en avais-je donné un peu trop...

« Ohohoho ! C’est superbe, mon garçon ! Je pourrai sûrement m’occuper de fantassins lourds et de grands monstres sans aucun souci maintenant ! »

C’était le général, donc j’étais sûr qu’il n’en abusera pas.

« À part cela, il y a l’expression “Mode paralysant” pour paralyser tes ennemis, et l’expression “Mode brûlant” pour brûler tes ennemis. Dites simplement “Mode désactivé” pour le remettre dans son état normal. »

« Ooh, tu l’as aussi enchanté par le feu ? Je te suis si reconnaissant, maintenant je peux garder mon surnom de Léon le Poing de Feu. »

Le général avait souri. Il avait vraiment l’air très excité. Il avait tout de suite mis en marche le mode brûlant et avait commencé à faire des mouvements de boxe. Après avoir frappé dans le vide jusqu’à ce qu’il soit satisfait, il avait désactivé les gantelets et les avait regardés avec une expression heureuse.

« Ah, c’est merveilleux... Quand Lyon m’avait montré son arme, j’avais été très surpris. Tu es sûr que tu ne serais pas mieux comme maître forgeron ? »

« Je n’ai pas l’intention de faire ça sur le plan professionnel, non. »

Les armes que j’avais fabriquées étaient plus adaptées contre les bêtes que contre l’homme. Ils pourraient être trop facilement maltraités. Les faire pour des amis était assez bien pour moi. Je ne voulais pas non plus vraiment leur prendre de l’argent. Mais chaque fois que j’en parlais, on me disait toujours : « Ça ne suffira pas, laisse-moi au moins te donner quelque chose pour compenser. » J’avais au moins toujours eu tendance à accepter des substituts que de l’argent comptant. La nourriture était la meilleure option.

Le général était excité à l’idée de battre son fils... ou plutôt, excité à l’idée de s’entraîner avec son fils, alors nous avions ouvert un portail vers les terrains d’entraînement.

Le général était parti à la recherche de Lyon, en claquant joyeusement ses gantelets l’un contre l’autre. Pardonne-moi, Lyon...

Ma mission accomplie, je pensais rentrer chez moi, mais j’avais remarqué une paire de visages familiers. C’était Will, et Neil. On aurait dit qu’ils s’entraînaient.

Will avait fait une frappe en direction de Neil, mais l’homme plus âgé s’était esquivé assez facilement et avait donné un coup de pied au garçon, le faisant trébucher.

« L’adversaire est peut-être un épéiste, mais cela ne veut pas dire qu’il ne peut utiliser que son épée ! Les attaques peuvent venir de beaucoup d’endroits, mon garçon. Ne jamais rompre la posture ! »

« Oui, monsieur ! »

Heheh... On dirait que ces deux-là travaillaient dur. J’avais posé mon coude sur la clôture qui entourait le terrain d’entraînement et je les avais vus s’en approcher. Par rapport à la dernière fois, Will s’améliorait nettement. J’étais content. On aurait dit que Neil lui faisait faire un sacré entraînement. J’avais confiance en ce que le gamin serait capable de devenir un vrai chevalier.

« Hm ? Touya ? »

« Hein ? Elze ? »

Elze s’était pointée, essuyant un peu de sueur sur son front avec une serviette.

« Qu’est-ce qui se passe ? Tu t’es levé tôt. Normalement, tu ne te lèves pas avant que je rentre à la maison... »

De la manière dont elle venait de la dire, elle m’avait fait passer pour un paresseux fainéant. À mon avis, il était trop tôt pour se lever.

« J’ai été réveillé par une visite du général. Il voulait que je lui fasse une nouvelle arme. »

« Hmm, je t’ai eu. »

Si j’avais été plus honnête, j’aurais dit que j’avais été réveillé par le baiser de Rosetta, mais je n’avais pas ressenti le besoin de mettre de l’huile sur le feu.

« Oh, c’est vrai, Touya ! Si tu rentres chez nous avec une [Porte], on peut passer par la Lune d’Argent d’abord ? Je veux utiliser les sources chaudes ! »

Elze avait soudain évoqué quelque chose d’inattendu. Dans le passé, nous avions déjà fait quelques excursions de groupe aux sources chaudes. On y était allés nous aussi plusieurs fois le matin. Je pouvais comprendre pourquoi Elze était si impatiente. Elle suait énormément et avait probablement travaillé dur.

« D’accord, alors on s’en va ? »

« Ouais ! »

J’avais ouvert une [Porte] vers Reflet, sortant devant la Lune d’Argent. Elze s’était rapidement dirigée vers l’intérieur et avait appelé Micah, qui s’occupait de la réception. Comme on était propriétaire du terrain utilisé pour les sources, nous avions pu entrer gratuitement.

« Alors j’y vais ! »

« Bien sûr, prends ton temps ! »

Elze ramassa joyeusement sa serviette et son linge de toilette sur le comptoir, puis se dirigea vers le côté féminin des sources. Je n’étais pas en sueur, donc je ne tenais pas particulièrement à y aller moi-même.

J’avais décidé de bavarder un peu avec Micah, pour m’assurer que tout allait bien en ville. Apparemment, il n’y avait jamais eu de pénurie de clients, donc les sources étaient plus rentables que l’hébergement à ce moment-là. Je me demandais si la Lune d’Argent ne devenait pas plus un sauna qu’une auberge.

« Salut, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus. »

« Oh ! Zanac ? Tu es là pour un bain matinal ? »

Zanac, propriétaire de la boutique : le roi de la mode Zanac, se promenait hors du côté des hommes avec une serviette sur la tête.

« Hmm, dans un sens, je peux dire que oui. Si je ne viens pas ici le matin et le soir, mon humeur a tendance à empirer... Je suis un habitué ! Ha ! »

Zanac fit un rire éparpillé. Quelque chose m’était soudain venu à l’esprit. Avec les effets de la [Récupération] infusée dans le bain, les gens dans les sources se sentiraient toujours bien.

Mais c’était un peu comme le fait d’administrer une drogue à quelqu’un... peut-être qu’il ressentirait un sentiment de sevrage s’il n’avait pas pris sa dose régulière. J’avais décidé en tout cas de ne pas trop m’attarder sur cette pensée.

« Maintenant que j’y pense, j’ai réalisé un nouveau design de vêtements basé sur le concept que tu m’as donné. Je pense qu’au final ça s’est plutôt bien passé. »

« Eheheheh... c’est vrai ? »

Pendant qu’il parlait, des pensées malicieuses s’étaient formées en moi. Je demanderais à Micah de coopérer avec moi pour ce petit projet, après avoir bien sûr acheté la tenue de Zanac. Ce serait vraiment amusant.

« E-Eh, qu’est-ce que c’est ? »

« C’est un cadeau de ma part, bien sûr. »

Elze avait un peu tiré sur l’ourlet de la tenue dans laquelle elle s’était changée. C’était une robe rouge avec une fente au milieu et un col boutonné en diagonale. C’était une robe cheongsam. Bien que la partie inférieure soit un peu plus courte, je supposais donc que c’était un mini-cheongsam. Une paire de chaussures à talons hauts avait également été prévue pour elle. J’avais dans l’ensemble basé la taille de la tenue sur Micah.

« Oui, ça te va bien. Tu es très mignonne. »

« Qu’est-ce que tu dis tout d’un coup !? Et ne change pas mes vêtements sur un coup de tête ! »

Elze baissa soudain les yeux, son visage rougissait. Son expression était extrêmement timide. Linze et elle se ressemblaient plus que vous ne le pensiez.

C’était pareil à l’époque où je lui avais fait porter cette tenue gothique. Pour une raison ou une autre, en dépit de ses jolis vêtements, Elze n’avait jamais voulu les porter. J’étais convaincu qu’elle ne le voulait pas parce qu’elle pensait qu’ils ne lui convenaient pas. Par conséquent, j’avais été forcé de créer une situation dans laquelle elle devait porter ces vêtements.

J’avais demandé à Micah de lui enlever ses vêtements habituels et de les échanger contre cette nouvelle tenue. Au début, Elze était furieuse, mais elle avait vite semblé plus heureuse.

« Alors, accepteras-tu mon cadeau ? »

« ... O-oui. Merci... »

Quand elle avait dit cela et qu’elle m’avait regardé avec ses yeux de chiot, j’étais rempli du désir de la câliner ! Mais... il y avait des gens dans le coin, donc j’étais bien trop gêné pour faire quelque chose comme ça. Nous avions mis ses vieux vêtements dans un sac, j’avais ouvert une [Porte], et nous avions quitté la Lune d’Argent.

Après être sortie de l’autre côté, dans le jardin de notre maison, Elze avait un peu tremblé. Elle n’avait pas l’habitude des talons. Elle s’était accrochée à mon bras pour se soutenir.

« C’est... c’est bon si je reste comme ça un moment ? »

Je n’avais aucune raison de refuser. Mieux encore, j’avais senti une certaine douceur contre mon bras.

Premier arrivé, premier servi comme on dit. Aujourd’hui était un grand jour. Cela serait très bien si la journée se terminait même maintenant !

***

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre. Me demande pourquoi au manoir il fait fait pas des bain pour éviter allez à la Lune d'argent vu qui paye rien comme sa tout le monde en profite du manoir gratuitement et il applique des effet plus élevé de régénération comme sa ses encore mieux Je pense

    • J’ai eu la même pensée en tête. Peut-être qu’il n’y a pas pensée, ou alors qu’il veut éviter d’être trop centré sur son manoir, et qu’il veut ainsi pouvoir voir du monde.
      Comme il a ses portes, c’est quasi comme si c’était à la maison d’à côté.

      • C'est vrai que avec ses porte le monde entier et dans sa poche après je pense que le manoir et juste une excuse pour rassembler toute les fille dedans il fallait qui introduise je pense

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