Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 1 – Partie 5

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Chapitre 1 : Rencontres dans le désert

Partie 5

« Alors c’est ça l’atelier... c’est ça. »

« ... Ne m’énerve pas maintenant, affirmatif ! »

Un regard menaçant de Rosetta s’était immédiatement manifesté face à la déception de Leen.

« Cet endroit est bien plus utile que le jardin, oui, c’est vrai ! Cet endroit n’est bon que pour être jolie. »

« Excuse-moi ? Le jardin est un lieu de guérison, un lieu pour aider à retrouver la paix de l’esprit, un lieu de soutien moral pour notre maître ! Comment oses-tu mal comprendre son utilisation ? »

Je sentais que cela pouvait aller au-delà de la dispute, alors je me tenais entre les deux gynoïdes.

« Cela mis à part, peut-on relier le jardin et l’atelier ? »

« Ouais. Maintenant que le maître possède aussi l’atelier, ce serait une bonne idée. »

« Nous pouvons abaisser la barrière et nous relier au jardin. Nous pouvons même combiner les systèmes de contrôle des deux installations maintenant, affirmatif. »

Il y avait un monolithe terminal, un peu comme celui du jardin, situé dans le coin de l’atelier. Rosetta y avait conduit Cesca.

« Que devons-nous faire, Maître ? »

« Envoyons le jardin à Belfast. Nous pouvons aussi y déménager l’atelier. Après ça, on pourra s’amarrer pendant qu’on y est. »

« S’amarrer... ? »

Les deux gynoïdes semblaient confuses.

Quoi ? Quoi ? J’avais dit quelque chose de bizarre ? Pourquoi me regardez-vous comme ça ?

« Comme c’est indécent... »

« Faites-le, c’est tout ! »

Super, nous avons maintenant une autre personne gênante dans l’équipe... C’était l’une des raisons pour lesquelles je n’avais pas voulu faire ça en premier lieu ! Ces deux-là étaient probablement semblables à l’ancien professeur en ce qui concernait la personnalité.

En porte-t-elle !? Celles-là !?

« De quelle couleur est-elle !? »

« Aucune couleur... Elle est transparente... »

« Affirmatif ! Je te reconnais comme une personne compatible. Désormais, la Gynoïde numéro vingt-sept, désignation “High Rosetta” te sera attribué. Puissions-nous travailler ensemble pour toujours, monsieur, affirmatif ! »

Rosetta m’avait salué, mais franchement, je m’en fichais. Elles n’avaient pas été tout à fait claires, surtout au niveau du packaging du produit, mais... Elle aurait dû avoir plus honte ! Elle était transparente...

Goutte à goutte, goutte à goutte... Mon saignement de nez refusait de lâcher prise.

« Ça s’est déjà arrêté ? »

« D’une façon ou d’une autre... »

Le torrent de sang s’était finalement calmé. J’avais réussi à éviter la mort par saignement de nez. C’était un soulagement.

Rosetta s’était changée avec des sous-vêtements ordinaires. Ce n’était pas bon pour ma santé de la voir se promener comme ça. Cela dit, je n’avais pas vu la preuve qu’elle avait faite ce que je lui avais demandé. Bien que je n’avais pas non plus été capable de la regarder directement à ce moment-là.

« Alors, commençons la visite de l’atelier. Oui, monsieur, allons-y. »

Rosetta avait parlé avant de se lancer dans une marche rapide. Elle m’avait regardé en réponse.

... Qu’est-ce qu’il y avait maintenant ?

« Ne veux-tu pas voir la culotte que j’ai mise quand je me suis changée ? »

Rosetta avait gloussé, puis avait attrapé l’ourlet de sa jupe.

« Certainement pas ! Dépêche-toi de me faire la visite ! »

« Affirmatif, monsieur ! Au fait, préfères-tu les grosses ou les petites poitrines ? »

« Continue la visite ! »

« Affirmatif ! »

D’où elle sortait ça !? Si les parents se comportaient comme des adultes, les enfants ne devraient-ils pas rester des enfants ? S’il vous plaît, lâchez-moi un peu...

J’avais marché derrière Rosetta, en m’approchant du bâtiment en forme de matrice. Comme c’était un atelier, je m’étais dit que c’était un endroit où ils avaient créé des choses.

Le bâtiment blanc mesurait une cinquantaine de mètres de haut de chaque côté. C’était à peu près la même taille que l’Arc de Triomphe en France, mais ce bâtiment était cubique. Il était à peu près de la même longueur et de la même hauteur.

Pourtant, il ne semblait pas y avoir de fenêtre... En fait, il n’y avait pas de portes non plus. Nous étions arrivés au bord de la bâtisse et Rosetta avait posé doucement ses mains contre le mur.

Dans l’instant qui avait suivi, plusieurs lignes étaient apparues le long du mur blanc, puis s’étaient transformées en un petit cube. Cela s’était transformé en une entrée en un clin d’œil.

Ce bâtiment est fait de petits cubes ou quoi !? Un bâtiment composé de petits cubes qui pouvaient se réformer selon les ordres de Rosetta, peut-être ? Cet atelier était vraiment quelque chose.

Nous étions passés par l’entrée nouvellement construite, puis nous avions monté plusieurs volées d’escaliers jusqu’à ce que nous entrions dans un grand espace dégagé. Quel était cet endroit... ?

C’était un espace complètement blanc. Il n’y avait rien dans le coin. Il n’y avait littéralement rien, car c’était un espace vide et blanc. Des murs blancs, un sol blanc et un plafond blanc. C’était large et vaste. Beaucoup trop vaste, et beaucoup trop large, en fait. C’était plus grand à l’intérieur, alors... l’espace était-il réparti par des moyens magiques ?

« Quel est cet endroit ? »

« C’est l’atelier, oui, monsieur. C’est une installation équipée de tous les outils d’artisanat imaginables, d’un établi sophistiqué et de capacités de production en série. »

Pendant qu’elle parlait, Rosetta avait touché un panneau du plancher, ce qui avait fait germer une table blanche devant mes yeux. La table semblait également avoir un tas d’outils en saillie sortant d’elle.

Je vois... Ainsi, les petits blocs blancs qui composaient le bâtiment pouvaient se transformer en outils et équipements.

« Seuls toi et moi pouvons diriger l’atelier ! Tu peux construire des objets originaux ici, mais aussi produire en série des copies d’autres objets ! Tant que tu as les matières premières, affirmatif ! »

C’était logique. S’il ne s’agissait que de faire des choses, alors j’avais déjà [modélisation], mais la production en série d’articles en était une autre. Par exemple, je pourrais produire des bicyclettes en série et commencer à les vendre... je pourrais alors sérieusement commencer à faire des affaires.

Cependant, créer quelque chose de plus complexe comme un smartphone ne serait probablement pas faisable. Je n’avais aucune idée de ce qu’ils contenaient.

Je m’étais dit que je serais capable de faire la forme générale, peut-être même ce qu’il se trouvait à l’intérieur, mais si je le faisais en quelque chose comme du fer, elle ne fonctionnerait évidemment pas.

Mais vraiment... cet endroit aurait mieux valu être nommé l’usine de production de Babylone... Le nom était totalement trompeur.

J’avais décidé de faire une expérience. J’avais sorti mon Brunhild et demandé à Rosetta de le reproduire. J’avais retiré un morceau de mithril de [Stockage], puis je lui avais demandé de l’utiliser comme matériau.

Rosetta posa mon Brunhild sur la table blanche, posa sa main dessus et récita une incantation.

« Scanner. »

Une lumière vert terne clignota brièvement sur la table. Une fois la préparation terminée, Rosetta avait retiré Brunhild de la table et avait placé la masse de mithril là où il se trouvait.

« Copie. »

La table s’ouvrit légèrement, avalant la masse de mithril dedans. Le voyant vert clignota à nouveau. Puis, un trou s’était ouvert et le produit fini était sorti. C’était rapide ! L’excès de mithril était dispersé sur les côtés, mais le produit au milieu était sans conteste mon Brunhild. Sauf que celui-ci brillait d’un éclat argenté.

« Regarde un peu ça. »

Une image du Brunhild argentée avait été projetée devant Rosetta. Elle avait placé son doigt le long de l’image, changeant et ajustant les traits les plus fins.

En même temps, le Brunhild d’argent sur la table s’était tordue et s’était modelée en une forme à peu près similaire, mais certainement différente de ce qu’elle était auparavant. Il avait été modifié pour correspondre à la forme que Rosetta avait créée sur la projection à l’écran.

« Tu peux librement changer la conception de ce que tu produis par ce moyen, affirmatif. »

J’avais pris l’arme dans ma main et j’avais essayé d’activer le mode lame, mais elle ne s’était pas étendue. Cela m’avait intrigué pendant un moment. Puis j’avais réalisé qu’il n’était pas capable de copier la programmation que j’avais appliquée à l’objet de base.

J’avais appliqué toute la programmation de combat que j’avais mise sur mon Brunhild original au nouveau modèle, puis j’avais rangé l’ancienne en utilisant [Stockage]. Après tout, je me sentais plus à l’aise avec du Mithril.

« Si tu notes un nombre exact pendant la copie initiale, il continuera à les produire automatiquement après cela. Oui, monsieur. »

« C’est vraiment pratique. »

Je sentais que ce n’était pas équivalent à une production de masse, mais je savais que ce serait certainement utile plus tard. Oh, c’est vrai...

« Rosetta. Cesca a parlé d’une arme qui pourrait s’opposer à la phrase... »

« Monsieur oui, monsieur ! C’est le Frame Gear, monsieur ! Tu peux certainement les produire ici. J’avais aidé le professeur à le faire, monsieur ! »

C’était comme je l’avais pensé. Les Frame Gear avaient été construits dans l’atelier, puis stockés dans le hangar après cela. Tout ce que j’avais à faire, c’était...

« Rosetta, on peut faire un Frame Gear ? »

« Monsieur, non, monsieur ! Pour l’instant, le mieux que je puisse produire, c’est de l’équipement et des choses similaires. Les schémas des Frame Gear ne sont pas sur place. Tu auras plus de chance de les trouver dans l’entrepôt, oui, monsieur ! »

Bon sang... Donc nous devrions trouver soit le hangar, soit l’entrepôt... Je suppose que je n’avais pas le choix...

« Je vais appeler les autres ici pour le moment. Cesca sera également probablement heureuse de te voir. »

« J’ai hâte d’y être, oui, monsieur. »

J’avais complètement oublié les amis que j’avais laissés dans le désert. J’avais ouvert une [Porte] à la hâte, là où se trouvaient les autres.

{Maître ? Le jardin semble avoir bougé de manière inexplicable.}

Kokuyou m’avait envoyé un message télépathique. Oh, j’avais failli les oublier.

{Ne t’inquiète pas. On l’emmène à Belfast d’ici. Nous avons trouvé l’atelier.}

J’avais ouvert une [Porte] et tout le monde avait déménagé dans le jardin. Il semblerait que les deux établissements se dirigeaient sans problème vers Belfast, alors j’avais ouvert un autre portail, j’avais pris mes familiers et j’avais ramené tout le monde à la maison, au manoir.

Nous avions traversé la terrasse et étions entrés dans le salon. Rebecca, Logan et Will étaient là. Dès qu’ils nous avaient vus, ils s’étaient levés de leurs sièges et s’étaient agenouillés devant nous.

« Hé, ne fais pas ça ! Ça suffit ! »

« Non, non, non ! Mlle Cécile nous a tout dit ! Pardonnez notre impolitesse. Demandez au roi de nous pardonner ! »

Qu’est-ce que cette bonne leur avait dit exactement... ? J’avais regardé Cécile et elle m’avait tiré la langue. En plus, elle m’avait aussi fait un petit sourire méchant. Ne crois pas que je te pardonnerai pour ça !

« Vraiment, ne t’en fais pas tant pour ça. Les formalités ne sont pas nécessaires ici. »

« Mais... »

Le trio s’était levé avec hésitation. Je leur avais dit de s’asseoir sur leurs chaises, et ils l’avaient fait.

« Eh bien, on va prendre un bain. »

Elze et les autres filles étaient parties dans leurs chambres respectives. Leen et Paula étaient retournées au palais royal pour parler de la Phrase et d’autres sujets. Je m’assurais de lui dire que toute mention de Babylone était cependant interdite.

Cesca et Rosetta se dirigeaient vers ma chambre. Cela m’avait rappelé le fait que je ne savais pas si Rosetta allait devenir l’une de nos servantes.

« Où sont les anciennes esclaves ? »

« Elles sont très... fatiguées, oui. Alors, elles sont allées se reposer et... se rétablir. »

« Rebecca, je ne suis pas un noble. Tu n’as pas besoin de te forcer à parler formellement. »

Rebecca avait clairement l’air tendue et mal à l’aise en raison de son statut social inférieur, alors elle avait fait un sourire ironique et avait avalé l’eau que Renne avait apportée.

« C’est vrai ? Alors je ne m’inquiéterai pas pour ça. »

« H-Hey, tu es sûr que c’est bon... ? »

« Il a dit que c’était bon, n’est-ce pas ? Il n’y a pas de problème, Logan. »

Rebecca avait ignoré la remarque de Logan et m’avait fait un sourire. Ça ne me dérangeait pas tant que j’étais sûr qu’il finirait par s’en remettre.

« Alors, qu’est-ce que vous allez faire après ? Vous trois pouviez facilement travailler avec la guilde, mais qu’en est-il des filles ? »

« Eh bien, c’est le problème... ces filles sont originaires de villages pauvres. Elles n’ont pas de compétences spécialisées à proprement parler, et leur capacité de combat est minime. Nous ne les abandonnerons pas tant que nous n’aurons pas tous un travail stable, je le sais bien, mais... »

« Hm... Je comprends. »

Le travail, hein... J’avais pensé à produire des vélos en série dans l’atelier et à les faire vendre par les filles, mais ce serait un peu difficile...

J’avais préféré garder l’atelier secret de toute façon, et j’aurais préféré demander à un professionnel de la distribution et de la vente plutôt que de le faire moi-même. Ce marchand de Mismede, Olba. De mémoire, c’était le père d’Olga, le chasseur de renards.

Quand il s’agissait de travailler autrement, j’envisageais de tenir une sorte de stand de nourriture, mais il y avait le coût des ingrédients à prendre en compte. De plus, cela ne générerait pas beaucoup de revenus pour sept personnes.

Hmph, je ne pouvais pas vraiment penser à quelque chose de bien. Les affaires étaient plus difficiles que vous ne le pensiez...

Je me demandais quoi faire.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le travail, donc, l'atelier est un système d'impression 3D.

  2. Merci pour le chapitre !

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