Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 4 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : Rencontres dans le désert

Partie 4

« C’est beaucoup trop suspect », conclut Leen, les bras croisés.

Je m’étais dit à peu près la même chose.

Après cela, j’étais retourné dans le jardin et j’avais parlé à tout le monde d’Ende.

« Il avait cette monnaie d’il y a cinq mille ans, et il a réussi à abattre en un seul coup une créature que nous ne pouvions même pas égratigner. En outre, il en savait beaucoup sur le monstre et portait une écharpe qui lui donnait un air stupidement sexy. Même l’attaque qu’il a faite était super énorme et dramatique aussi. »

Je ne pensais pas que ce dernier point était particulièrement important, mais cela ne changeait rien au fait qu’il était suspect. Qui donc pouvait bien être ce type ?

« Il a traité cette créature de cristal de Phrase. Mais c’était quoi exactement ? »

Elze avait mis en évidence le point principal. Ce n’était clairement pas un monstre ordinaire.

Ce que je savais, c’était que la Phrase était venue ravager le monde il y a 5000 ans. Mais les seuls qui le savaient étaient Cesca et moi. Et pour être honnête, je ne savais pas vraiment si le dire à tout le monde était la bonne chose à faire.

Le fait de se demander s’il fallait ou non leur dire, et donc leur causer de l’anxiété indue, ne faisait que compliquer encore plus la tâche que je leur confiais.

Fiiiiiiiixe...

Argh. Ça faisait longtemps que Yumina ne m’avait pas agressé avec ses yeux. Mes propres yeux avaient commencé à s’agiter. Merde. Je ne pouvais pas mentir à Yumina si je devais l’épouser !

« Tu sais quelque chose, n’est-ce pas, Touya ? »

« Argh... »

Yumina vit clair dans mon comportement suspect, je n’avais d’autre choix que de transmettre à tout le monde le message que j’avais reçu du docteur.

« Pourquoi garderais-tu le silence sur quelque chose d’aussi important ? »

« Eh bien, j’allais en parler tôt ou tard... »

Leen m’avait grondé, et j’avais désespérément essayé de me trouver des excuses.

« Une invasion de dizaines de milliers de phrases. C’est la raison pour laquelle l’ancienne civilisation a été détruite. Ils étaient donc si nombreux il y a 5000 ans, mais il n’y a presque plus de témoins oculaires aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, bien sûr. Maintenant qu’ils réapparaissent. Qu’est-ce qui se passe ici... ? »

« C’était peut-être un survivant, ou un survivant qui s’est enfui ? »

Leen semblait inquiète, mais elle avait présenté ses idées à Linze. La créature en forme de cricket que nous avions rencontrée semblait à moitié morte, donc cette façon de penser avait du sens...

« J’ai réfléchi à ce que ce type, Ende, a dit sur la frontière dimensionnelle... La créature à forme de serpent semblait sortir d’une fissure dans l’espace. Cela me fait penser que peut-être les Phrases sont scellées dans une autre dimension... »

« Donc ça voudrait dire... que quelqu’un est en train de franchir la frontière ? »

« Mais je n’ai aucune preuve. »

Paula croisa les bras et hocha la tête entre les pieds de Leen. Est-ce que cet ours comprend vraiment ce qui se passe ? Ce qui me préoccupait davantage, c’est que nous n’avions aucune méthode pour lutter contre la Phrase. Ende avait appelé celui que nous avions combattu une construction intermédiaire. Cela signifie qu’il y avait aussi des constructions inférieures et des constructions supérieures.

La créature en forme de cricket et de serpent était probablement « des constructions inférieures ». Cela signifiait donc que nous ne pouvions même pas battre une Intermédiaire. Et si une construction supérieure était apparue... Je n’avais aucune idée de ce qu’on ferait.

On dirait qu’on avait vraiment besoin de chercher les autres Babylones.

« Cesca. L’humanité a-t-elle lutté contre la Phrase il y a 5000 ans ? »

Cesca s’était tournée vers moi de devant le monolithe.

« Oui, ils se sont battus. Mais ça ne s’était pas trop bien passé pour eux. Le docteur avait finalement réussi à créer une arme anti-Phrase, mais les Phrases avait complètement disparu avant qu’elle ne soit terminée. »

« Quel genre d’arme anti-Phrase ? »

« Le docteur a créé des armes qui sont contrôlées par une personne hébergée en eux. Elle les appelait “Frame Gears”. »

Quoi !? On dirait des robots géants ! Le docteur avait vraiment réussi à les créer !? Eh bien, elle avait réussi à fabriquer des robots plus petits, de la taille de Cesca, donc je supposais que faire des robots géants n’était pas trop compliqué...

« Que leur est-il arrivé ? »

« Ils étaient entreposés dans le hangar de Babylone. »

Cesca avait répondu à la question d’Elze. Ce qui voulait dire que si les ruines vers lesquelles nous nous dirigeons finissent par mener au hangar... nous pouvions nous procurer des robots géants !? Putain de merde. Ça me rendait tout excité. Je voulais dire, c’étaient des robots ? Des robots à l’intérieur desquels vous pouviez entrer et vous promener ! Tous les hommes en rêvaient ! Personne ici ne comprendrait, puisque c’étaient des filles...

« Il semblerait que nous soyons arrivés à destination. »

« Mais je ne vois rien. »

« Apparemment, il est enterré sous le sable. »

Kohaku m’en avait informé en regardant l’écran du monolithe. Les coordonnées étaient précises, mais je ne voyais rien d’autre que le désert dehors.

« Eh bien, allons jeter un coup d’œil. »

Laissant Kokuyou et Sango dans le jardin au cas où quelque chose se produirait, j’avais utilisé la [Porte] pour aller au sol. Le désert s’étendait aussi loin que je pouvais voir, avec rien d’autre en vue. J’avais de nouveau regardé les ruines sur mon smartphone, mais l’épingle était placée sur la carte exactement là où je me tenais.

« Juste en dessous de nous... »

Eh bien, que faire pour... On ne pouvait pas commencer à creuser dans le sable. Nous n’avions après tout aucune idée du temps qu’il faudrait pour creuser avec une pelle.

« J’utiliserai la magie du vent pour souffler le sable. Reculez. »

Leen avait eu cette idée avant moi, puis elle s’était avancée. J’avais fui, comme on me l’avait dit.

« Souffle fort, Ô Vent ! Qu’une tempête déchaînée balaye tout : [Ouragan] ! »

Une tornade avait aspiré tout le sable, le faisant tourbillonner dans le ciel. Cela s’était envolé sous notre vent alors qu’une sorte de bassin s’ouvrait dans le désert en contrebas.

Finalement, les ruines étaient apparues. C’était un dôme fait d’une sorte de pierre ou de béton. Il y avait une porte à un endroit qui semblait être l’entrée. Pas une double porte, mais une seule.

La tornade s’était calmée, alors nous nous étions dirigés vers le bassin, mais il n’y avait pas de poignée sur la porte.

Je me demandais si c’était automatique, mais elle n’avait pas réagi à ma présence. Il n’y avait pas non plus de détecteurs. J’avais tendu la main pour toucher la porte, mais ma main ne s’était pas arrêtée là. Je l’avais directement traversé.

« Quoi !? »

« Touya !? »

J’avais fait un pas en avant pour ne pas tomber, ce qui m’avait fait arriver dans les ruines. Six piliers se tenaient au centre, éclairés par une faible lumière.

J’avais encore touché la porte, mais cette fois-ci elle était froide et solide. J’avais essayé d’utiliser [Porte] pour sortir, mais ma magie n’avait pas fonctionné. Hein ? Étais-je piégé ici ?

{Vous allez bien, maître !?}

{Kohaku ? Ouais, je vais bien. Il ne se passe rien de spécial. Mais je vois un cercle de piliers, comme la dernière fois... Je vais continuer, alors dis à tout le monde de ne pas s’inquiéter.}

{Très bien. S’il vous plaît, soyez prudent.}

Au moins, je pouvais encore utiliser le lien télépathique...

Je m’étais dit qu’il devait y avoir un truc sur la porte, pour empêcher les gens d’entrer et de détruire le cercle. Par exemple, il ne laisserait entrer que les détenteurs de tous les attributs, ou une seule personne à la fois. Je ne savais pas pourquoi il ne me laissait pas sortir.

J’avais repensé à toutes ces choses énigmatiques que le docteur avait dites.

Je ne pouvais rien faire ici. Je ne sortirai pas tant que je n’aurai pas fait bouger ce cercle, alors il était temps de travailler.

J’avais envoyé de la magie dans chaque pilier à tour de rôle, un attribut à la fois. Quand les six étaient remplis de magie, le centre du cercle avait commencé à briller. Voyant que c’était mon signal, je m’étais dirigé vers le centre. J’avais laissé la magie Néant s’échapper de moi, et j’avais commencé à me sentir téléporté. S’il vous plaît, faites que celui-ci soit le hangar...

La lumière tourbillonnait autour de moi, rayonnante, couvrant ma vision, jusqu’à ce que je me retrouve dans un endroit qui ressemblait un peu au jardin. La seule différence était l’énorme bâtiment qui se dressait devant moi. Le bâtiment était une sorte de cube, comme un énorme dé blanc.

J’avais commencé à me diriger vers lui, quand une fille m’avait soudainement sauté dessus et m’avait bloqué le chemin.

« Arrêtez-vous là ! Affirmatif ! »

Elle avait levé la main droite, m’arrêtant sur mon chemin. Les cheveux orange de la fille étaient attachés dans un chignon de chaque côté. Ces petits pains étaient enveloppés soigneusement sous des couvertures à chignon avec des rubans qui les entouraient. Sa peau blanche et ses yeux dorés m’avaient immédiatement fait penser à Cesca.

Ses vêtements étaient similaires à ceux que Cesca portait quand je l’avais rencontrée pour la première fois, néanmoins cette rouquine avait des manches longues et des chaussettes noires. Les boutons de manchette portaient le numéro vingt-sept.

Elle devait être la gérante de cet endroit. Elle semblait plus jeune que Cesca. Surtout parce qu’elle avait l’air plus petite, cependant...

« Bienvenue à l’atelier de Babylone. Je suis High Rosetta, la Gynoïde du Terminal chargé de gérer cette installation. Je suis une personne assez gentille, donc je serai assez gentille pour vous permettre de m’appeler Rosetta, affirmatif. »

Je le savais. Attends, elle vient de dire qu’elle est gentille. C’est donc une fille ? C’est une fille, non ? Je veux dire, elle porte une jupe. C’est une fille... non !? Attends, c’est du Docteur dont on parle ! Je ne peux pas lui faire confiance ! Ça ne pourrait pas être un piège !?

« Rosetta ? Tu es... une fille... non ? »

« Hmm ? Je ne comprends pas la raison qui vous pousse à me poser cette question, mais oui, c’est ce que je suis. Affirmatif. »

Ouf, je supposais que c’était juste une erreur de sa part. Je voulais dire, Cesca avait dit que le docteur n’avait pas fait d’hommes. C’était donc l’atelier, hein... Ce n’était pas la bibliothèque que Leen espérait ou le hangar que je voulais.

« Devant nous se trouve le centre de l’atelier. Il y a actuellement une interdiction d’entrée pour tous ceux qui sont jugés incompatibles ! »

« Eh bien, Cesca a dit que j’étais compatible, donc... »

Je m’étais dit qu’elles étaient sœurs, alors j’avais essayé de mentionner Cesca par son nom.

« Cesca... comme dans Francesca ? Je vois. Vous avez donc déjà obtenu le jardin. Ça accélère les choses, oui, c’est vrai. Vous devez me permettre de vous faire passer un test pour vérifier que vous en êtes digne. »

Un test... ? J’avais un mauvais pressentiment.

« Devinez la couleur de ma culotte sans bouger de cet endroit. »

« Es-tu stupide !? »

Je savais que cela ne sentait pas bon ! Rien de fait par ce docteur ne pourra jamais être bon ! Est-ce qu’elle me demandait vraiment de relever sa jupe !? Qu’est-ce que c’était que ça !?

« Vous n’avez droit qu’à une seule réponse. Le temps imparti est de cinq minutes, affirmatif. De quelle couleur est-elle ? »

Tch ! Pourquoi était-elle de si bonne humeur ! Le temps avait commencé à s’écouler, car je m’inquiétais de ce que je devais faire. Eh bien, je vais devoir faire les choses à ma façon !

« Souffle, Vent ! Qu’un vent tourbillonnant monte vers les cieux : [Tourbillon] ! »

Le vent s’était levé autour des pieds de Rosetta, faisant flotter les rubans sur sa poitrine et sa frange dans la brise. Cependant, sa jupe n’avait pas bougé d’un pouce. Quoi !?

« Cette jupe résiste à la magie du vent. »

Rosetta sourit.

Grrrrrr... Donc ça n’allait pas être si facile, hein ? Alors je me dois me débarrasser complètement de la jupe !

« Brûle fortement, ô Feu ! Crémation totale : [Souffle de feu] ! »

J’avais invoqué la magie du feu, avec l’intention de brûler sa jupe, mais elle ne n’avait pas brûlé. Je ne savais pas pourquoi ça ne marchait pas.

« De même, cette jupe résiste à la magie du feu. »

C’était quoi, la jupe la plus forte du monde !? C’était inutilement puissant ! Tch, ne pense pas que c’est fini, Rosetta. Quand je deviens sérieux, je peux regarder la culotte que je veux ! Attends, c’est idiot. Pourquoi suis-je si désespéré de toute façon... ?

J’en avais eu assez. J’avais décidé de jeter un coup d’œil directement. Tout ce que j’avais à faire était d’envoyer mon champ de vision sous sa jupe.

Je n’avais pas d’autre choix. C’était la seule façon d’avancer... Je me cherchais des excuses, mais peu importe.

« [Détection lointaine] ! »

J’avais placé ma vue sous sa jupe, puis j’avais ouvert les yeux. Il faisait un peu sombre... Je ne voyais pas très bien... Attends, qu’est-ce que... ?

... C’est quoi ce bordel !? Je m’étais accroupi sur place, tremblant, en essayant de retenir le sang qui coulait de mon nez.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre ! Bravo elle en porte pas !! XD

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