Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 7

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Chapitre 3 : La vie au jour le jour III

Partie 7

« Hm... après tout, ça n’est pas affiché en 3D, hein ? »

Je regardais pensivement l’image projetée. Je m’attendais à une image en trois dimensions, mais ce n’était pas le cas.

C’était le résultat d’un sortilège récemment acquis nommé [Mirage]. Pour le résumer brièvement, c’était un sortilège qui m’avait permis de faire des illusions.

Je l’avais d’abord testé en faisant une version illusoire de Kohaku, et cela correspondait effectivement à la réalité sous tous les angles. J’étais également capable de contrôler les mouvements de l’image, mais je ne pouvais pas la toucher physiquement. Après tout, c’était juste de la lumière. Je pensais l’utiliser pour projeter un fantôme, mais cela aurait été bien trop effrayant. Si l’un d’entre eux vous regardait à travers un mur, cela aurait été effrayant.

J’étais curieux de savoir ce qui se passerait si j’enchantais le lecteur vidéo de mon smartphone avec [Mirage], alors j’avais tenté ma chance.

« Hmm... eh bien, ça va vers l’avant. »

Mon téléphone projetait maintenant comme par magie une image au milieu de la pièce. Quand j’avais regardé la projection de côté, ce n’était pas bon du tout. C’était juste un peu de lumière. Il semblerait qu’enchanter l’application vidéo de mon téléphone avec [Mirage] ne servait qu’à le transformer en projecteur. Mais c’était quand même un exploit impressionnant en soi.

« Hmm... alors ça ne scanne pas toute la vidéo et cela ne permet pas de faire quelque chose comme une scène en 3D... C’est dommage. »

Je supposais que c’était juste un vieux projecteur ordinaire. Juste au moment où je me perdais dans mes pensées, j’entendis un grand coup sur la porte.

« Touya, frangin. Je t’ai apporté du lin... Mais qu’est-ce qu’il se passe ici !? »

Renne entra dans la pièce, s’arrêtant soudainement pour regarder le dessin animé suspendu dans les airs. Kohaku était venu à ses côtés, et lui aussi semblait curieusement émerveillé. Eh bien, je n’étais pas trop surpris par leur choc.

« Oi, ois Frangin, qu’elle est cette chose ? »

« Oh, euh... c’est un spectacle de photos en mouvement. Je le projette dans les airs avec de la magie. »

« Wôw...! »

Je pouvais presque voir des étoiles dans les yeux de Renne alors qu’elle regardait l’hologramme. La bande dessinée présentée était une vieille exposition étrangère sur une paire d’animaux qui se poursuivaient. Il y avait peu ou pas de dialogue, donc c’était assez simple de rester assis et d’en profiter.

Renne s’était alors assise sur une chaise, les yeux fixés sur le dessin animé. Elle était déjà tombée dans la posture « Je ne bouge pas de cette position de sitôt ». Les épisodes étaient brefs, alors je ne pensais pas que c’était grave de faire une petite pause. Je m’étais soudainement tourné vers Kohaku, il avait la bouche ouverte et les yeux écarquillés, regardant aussi le dessin animé. Quel tigre stupide !

Ils semblaient tout à fait à l’aise avec des choses comme des aspirateurs et des réfrigérateurs apparaissant dans la bande dessinée, mais je supposais qu’ils n’avaient pas besoin de savoir ce qu’ils devaient comprendre. Les gens de ce monde les considéreraient probablement comme des « outils magiques » ou quelque chose comme cela.

Peu de temps après, à la fin de l’épisode, j’avais entendu un autre coup à la porte. J’avais un mauvais pressentiment à ce sujet...

« Heyyy monsieur. Avez-vous vu la petite Renneeee par ici — wôw ! Wooow ! Qu’est-ce que c’est que çaaaa !? »

Cécile avait ouvert la porte et était rapidement entrée dans la pièce. Eh bien, cela ne pouvait que finir bien. Comme je l’espérais, Cécile s’était installée à côté de Renne et avait commencé à regarder le spectacle.

Une fois l’épisode terminé, Kohaku était bien celui qui s’était tourné vers moi avec l’expression la plus suppliante. C’était un visage qui disait « Plus, s’il te plaît ». J’avais posé à contrecœur le téléphone pour qu’il joue automatiquement de nouveaux épisodes lorsque le précédent s’était terminé, puis j’étais allé préparer un déjeuner. Il n’y avait pas de problème à laisser mon smartphone seul, car j’avais appliqué une [Programmation] qui me permettait de l’avoir dans ma main à volonté. C’était un enchantement combiné qui utilisait [Porte] et [Apport]. Une mesure antivol simple, mais efficace.

Tout le monde sur la terrasse avait déjà commencé à manger. Le déjeuner du jour était une soupe à l’oignon, des sandwichs club et une salade végétarienne avec du fromage.

J’étais arrivé à table, prêt à manger. Bien sûr, tout avait l’air savoureux. La première chose que j’avais attrapée était un sandwich, que j’avais fourré dans mes joues, savourant la saveur. C’était aussi bon que ça en avait l’air. Le poulet était juteux et la tomate était savoureuse. Il n’y avait pas beaucoup plus que je puisse demander, vraiment.

« Que font Renne et Cécile ? »

Lapis avait réfléchi à l’endroit où se trouvaient les deux absents alors qu’elle versait du jus dans mon verre. Je ne voulais pas qu’elle se moque d’elles, alors j’avais décidé de la faire tomber dans le même piège dans lequel elles avaient succombé.

« Elles m’aident un peu à tester ma magie. En fait, Lapis, puisque tu as fini ici... tu devrais aller dans ma chambre et les voir. »

« Hm...? »

Lapis rentra à l’intérieur avec un regard empli de curiosité. Je savais que dès qu’elle jetterait un coup d’œil sur le dessin animé, elle ne pourrait pas échapper à mon piège.

« Alors Touya, que fais-tu aujourd’hui ? »

Me demanda Elze tout en sirotant son thé après le repas.

« Eh bien, je vais aller un peu à Eashen parce que l’arme de Yae devrait être finie aujourd’hui. Je vais aussi parler à ses parents pendant que je serais là-bas. Après cela, je vais aller voir ton oncle. »

« Oh, tu peux te sentir libre de reporter la visite à notre famille, Touya. Si notre tante découvrait que nous allions nous marier au même homme que la princesse de Belfast, elle aurait une crise cardiaque. »

Elze et Linze étaient originaires de l’Empire Refreese, un pays situé à l’ouest de Belfast. Elles avaient été élevées dans une ferme par leur tante et leur oncle dans le village de Saletto, dans la partie orientale de Refreese. Comme je l’avais compris, leurs vrais parents étaient morts de maladie alors que les deux filles étaient jeunes...

« Ne sois pas stupide, je vais devoir leur parler par la suite. Nous apporterons aussi des fleurs à la tombe de vos parents pendant que nous y sommes. »

« ... Merci, Touya. »

Linze sourit de l’autre côté de la table, se sentant apparemment à la fois timide et heureuse.

« Maintenant, allons-nous voir ce que fait notre beau trio de femme de chambre ? »

Après le repas, j’avais emmené les autres dans la chambre. Comme je m’y attendais, les trois femmes de chambre étaient complètement absorbées par le dessin animé. Kohaku était recroquevillé sur les genoux de Renne, ronronnant doucement alors que l’action se déroulait.

Elze et les autres s’étaient rapidement collés à l’écran. Je l’avais éteint après la fin de l’épisode. Après tout, cela devait finir.

Tout le monde avait commencé à se plaindre, mais j’avais rapidement calmé la tempête naissante en promettant d’en remettre après le dîner de ce soir. Cela, heureusement, les avait apaisées.

Il était devenu de plus en plus clair pour moi que les gens de ce monde étaient affamés de divertissement. En effet, après l’âge adulte, le travail était beaucoup plus important et le jeu beaucoup moins. Mais dans un monde comme celui-ci, il y avait beaucoup de choses à faire pour survivre. Il se pourrait donc que tout simplement ils n’aient pas le temps de s’amuser.

Après cela, j’avais emmené Yae à Eashen, et nous avions approché la forge que nous avions visitée la dernière fois.

« Hey là, nous sommes ici pour récupérer un katana ? »

« Oh, hé là ! Oui, comme promis, votre commande est prête et vous attend. »

Le forgeron était sorti du fond du magasin, tenant un katana dans une main et une courte lame dans l’autre. Ils étaient tous deux gainés de belles gaines cramoisies.

Yae avait accepté les armes, puis les avait rapidement dégainées. Il semblerait qu’elle avait hâte de les regarder. La lame brillait d’un brillant argent et je pouvais voir un motif finement décoré danser le long de la lame.

« C’est extrêmement léger... Je suppose que c’est ce que vous attendiez d’une arme en mithril, exact ? »

Yae fit quelques mouvements standard avec l’arme afin de bien la prendre en main, puis elle rengaina la lame. Elle s’était soudainement accroupie, avait affaissé son centre de gravité et avait dégainé la lame de sa hanche dans un mouvement en diagonale. Elle était rapide !

« Ça se déplace très bien. C’est réellement une lame merveilleuse. »

« Merci beaucoup. »

Le forgeron avait souri un peu face au compliment de Yae. Il semblerait qu’après tout c’était un homme très talentueux.

J’avais ouvert [Stockage] et sortis un morceau de mithril pour le payer. J’avais sorti environ deux fois la quantité de mithril que je lui avais initialement donnée pour fabriquer l’armement. Alors que je le déplaçais pour le lui remettre, le forgeron me regarda avec un grand choc.

« Hé, hé... n’est-ce pas un peu trop ? »

« Ne t’inquiète pas pour ça. Je souhaiterais peut-être utiliser à nouveau tes services à l’avenir, alors travaille comme tu l’as fait cette fois-ci et nous nous entendrons très bien. »

« ... C’est suffisant. Dans ce cas, si ça ne vous dérange pas, je le prendrai. »

Le forgeron laissa échapper un rire jovial, son morceau de mithril à la main. Yae et moi lui avions fait nos adieux, puis nous étions partis.

Une fois de retour au manoir, il était temps de dîner. Une fois que nous avions avalé notre nourriture, c’était l’heure de la séance holographique. Les filles s’étaient toutes précipitées dans ma chambre, mais j’avais encore assez de volonté pour les limiter à trois heures.

J’avais éteint toutes les lumières pour que le public puisse mieux voir la projection. Le spectacle que j’avais choisi cette fois était une animation, un peu comme avant, sauf que celle-ci durait environ une heure. J’avais choisi une histoire fantastique plutôt qu’un drame moderne, car il serait plus facile pour les citoyens de l’autre monde de s’identifier.

Elze, Linze, Yae, Yumina, Lapis, Cécile, Renne, Cesca, Julio, Créa et Leim étaient tous dans ma chambre. Mon trio bestial, composé de Sango, Kokuyou et Kohaku, avait également décidé de participer à la projection. Je les avais trouvé presque mignons, c’était comme un petit cinéma. Malheureusement, Tom et Huck avaient ​​dû rester à leurs postes, ils avaient donc été incapables d’y assister. J’avais pris une note mentale afin de les y faire assister tous les deux plus tard.

Tout le monde était complètement captivé par ce qu’ils regardaient. J’avais toujours pensé que cet autre monde avait peu de divertissement, mais je n’y avais jamais vraiment réfléchi. Ils n’avaient probablement même pas de sports d’équipe comme le football ou le baseball. Ils n’avaient certainement rien comme des jeux vidéo ou des dessins animés. Bien sûr les chevaliers de Belfast avaient droit à leurs batailles simulées, mais c’était plus à des fins de formation que de divertissement.

En y pensant... s’ils n’avaient pas une grande culture sportive, cela signifiait-il qu’ils n’avaient pas non plus de festivals sportifs ou de journées sportives ? Les enfants de la ville faisaient parfois des échanges, donc ils connaissaient au moins ce genre de choses... Mais je me demandais s’ils avaient déjà connu une course de relais, un parcours d’obstacles ou un concours à deux ! Ils pourraient même faire ce jeu où trois gars soulevaient un autre gars et essaient de renverser l’ennemi. Comme une charge de cavalerie simulée... En fait, les gens ici pourraient probablement organiser une véritable charge de cavalerie. Ce serait bien si les citadins pouvaient organiser quelque chose comme ça, faire participer tout le monde... Nous pourrions aussi diviser les équipes en rouge et blanc...

Avant que je le sache, j’étais absorbé par cette pensée, veillant sur le public captivé.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Tiens, je pense que c'est la première fois que l'on donne l'origine des jumelles (ou j'ai simplement zappé le paragraphe qui en parler).

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