Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 6

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Chapitre 3 : La vie au jour le jour III

Partie 6

Il semblerait que les chevaliers se chargeaient de protéger la capitale, de protéger les citoyens du royaume, de protéger la famille royale et d’escorter des personnes importantes. La plupart étaient des fils de familles nobles, mais généralement les seconds ou troisièmes nés. Les fils les plus âgés étaient les successeurs et, par conséquent, ils étaient trop importants pour risquer leurs vies au cours de l’exécution de leurs devoirs. Apparemment, ces fils ne s’étaient enrôlés que pour se vanter de leur famille et de leur classe sociale, plutôt que de devoir faire preuve de sens du devoir.

« En vérité, je suis le second fils de ma famille. Mais contrairement à d’autres familles nobles, nous serions frappés par la honte si nous faisions quelque chose de mal comme ces merdeux... »

Lyon affichait un sourire ironique en me parlant. Eh bien, tu as Léon pour un père... Lyon n’avait certainement pas été comme moi un enfant gâté, ce qui était probablement une bonne chose. Neil avait également expliqué qu’il était le deuxième fils d’un comte plutôt riche.

« C’est une minorité, c’est vrai, mais malheureusement, il y a ceux qui s’accrochent à leur héritage comme si c’était tout ce qu’ils avaient. Une recrue de la maison d’un comte peut refuser d’écouter son commandant né dans la maison d’un vicomte, ou un capitaine peut faire de la lèche à un débutant simplement parce qu’il est issu d’un meilleur milieu social. C’est n’importe quoi, si vous voulez mon avis. »

L’expression de Neil était celle d’un dégoût pur et sans limites. On aurait dit qu’il y avait toujours des fauteurs de troubles, peu importe où vous regardiez.

« Eh bien, c’est terminé pour ce groupe-là. Ce sont que de pathétiques nuisibles dans notre fier régiment ! Jusqu’à présent, ils avaient réussi à l’éviter grâce à leurs liens familiaux, mais cela ne se produira pas cette fois-ci. Après tout, ils ont attaqué l’homme engagé auprès de la princesse de ce royaume... Ils devraient se considérer comme chanceux si leur tête est toujours attachée à leur cou à la fin de l’affaire. »

Il avait dû nous observer depuis le début. Je serais prêt à parier qu’il les avait laissés faire juste pour pouvoir les punir de cette manière... Bon, je les avais quand même battus, donc ce n’était pas grave.

« À part ça... Cette arme à votre hanche, qu’est-ce que c’est exactement ? »

Neil posa un regard empli de curiosité vers mon Brunhild, qui était en mode canon.

« Oh, cette chose ? Il s’agit de mon arme personnelle. Je suis le seul à pouvoir la manier, et je suis également le seul qui peut la créer. Je peux l’utiliser pour un combat rapproché ou pour toucher une cible de loin. En fonction de son mode, elle peut devenir soit une épée, courte ou longue, soit une arme qui peut aussi tirer des balles paralysantes. »

« Hmhm... C’est en effet une arme formidable. Pourrais-je vous déranger afin d’en faire une pour moi ? Naturellement, je vous paierais suffisamment pour ça. »

« Désolé, mais je ne pense pas que ce soit une si bonne idée... »

Je devais absolument faire attention aux armes à feu. Il s’agissait d’armes qui pouvaient tuer des personnes très facilement. Je devrais faire attention à ne les donner qu’aux personnes en qui j’avais totalement confiance.

« Je vois... c’est dommage. »

« Oh, je pourrais vous fabriquer une autre sorte d’arme transformante ou une arme paralysante ! Si vous vous sentez à la hauteur, c’est... »

« Franchement !? J’en serais absolument ravi ! »

Au moment où Neil avait fini de parler, j’avais déjà ouvert [Stockage] et avait sorti un lingot de fer. Le mithril était robuste, mais il était beaucoup trop léger pour en faire une arme classique. Elle était beaucoup trop légère pour être efficace. En fait, sa légèreté ne le rendait vraiment approprié que pour une épée à base de poussée, comme un estoc, ou une épée conçue principalement pour les attaques rapides.

« Alors, Neil, quel genre d’arme préférez-vous utiliser ? »

« Eh bien, mon arme de prédilection est la lance, mais une lame standard me conviendra aussi. »

Hmm... cela fait deux formes, mais peut-être devrais-je ajouter un mode poignard, juste pour faire bonne mesure.

J’avais utilisé [Modelage] pour fabriquer une lance d’environ deux mètres de long. Je m’étais basé sur une lance de style occidental que j’avais vue auparavant dans un jeu vidéo, mais j’avais changé la pointe de la lame pour qu’elle ressemble plus à un poignard. Pour être franc, c’était plutôt un poignard avec un manche très long.

J’avais conçu la poignée elle-même pour qu’elle soit creuse, ce qui lui permettait de déplacer la masse en remplissant l’intérieur à mesure qu’elle se réduisait en mode poignard.

Comme mon Brunhild, l’épaisseur de la lame de poignard pourrait se réduire, ce qui lui permettrait probablement de se prolonger en une épée longue d’un mètre. J’avais enchanté l’épée avec [Modelage]. Et le tour était joué ! C’était achevé.

« Début de la [Programmation]/Condition de départ : le porteur dit “Mode lance”, “Mode épée” ou “Mode poignard”Action au démarrage : [Modelage] se lance sur l’arme, la transformant dans la forme spécifiée par l’utilisateurFin de la [Programmation]. »

Oh, j’avais presque oublié de lui donner l’effet de paralysie. J’avais rapidement enchanté le nouveau produit avec [Paralysie].

« Début de la [Programmation]Condition de départ : Le porteur dit “Mode paralysie”Action au départ : émousse la lame de l’arme et utilise le sortilège de paralysie pour lui donner la capacité d’assommer les personnes touchées par la lame./Fin de la [Programmation]. »

« Euh, je suppose que c’est à peu près tout. »

J’avais essayé de faire tourner la lance. Mais, tout comme celle d’Eashen, l’équilibre était terrible. Je manquais sûrement de pratique.

« Dague Mode » (mode poignard).

La poignée avait soudainement disparu et avait été raccourcie, laissant place à la lame d’un poignard d’environ 40 centimètres de long. Je lui avais donné quelques frappes pendant le test, et il avait très bien répondu. J’avais le sentiment que cette forme serait la plus facile à garder en place.

« Mode épée. »

La lame s’est élargie cette fois-ci, devenant une épée d’un mètre de long. La poignée s’étendit également, ce qui permettait de la saisir des deux mains si nécessaire. Je l’avais tenue devant moi et j’avais fait quelques essais. Ouais, pas mal du tout.

« Mode lance. »

Elle était revenue à son état initial sans problèmes. OK, la transformation fonctionnait assez bien... Maintenant, allons tester l’autre partie...

« Mode paralysie. »

« Hein ? »

J’avais fait un sourire stupide alors que je tapotais Lyon sur l’épaule avec la pointe de la lance. En un instant, il s’effondra comme une marionnette ayant ses cordes coupées.

« Hahaugh !? »

« Ouais, la paralysie semble fonctionner très bien. »

« Hé maintenant... », déclara Daniel.

Franchement, il semblait un peu furieux. Quoi ? Je devais la tester, n’est-ce pas ? Le mode paralysie avait émoussé la lame, il n’y avait donc pas eu de mal. Eh bien... frapper avec la lance ferait probablement encore mal. J’y avais mis la paralysie, mais l’effet était moindre, mais Lyon mettra encore une heure avant de se relever. Je ne voulais pas attendre si longtemps, alors je l’avais dissipé avec [Récupération].

« Hé, pourquoi avez-vous fait cela !? »

« Désolé, je devais être sûr que tout fonctionnait correctement. »

Je m’étais excusé auprès d’un Lyon plaintif lorsque j’avais remis l’arme en mode lame et l’avais donné à Neil.

« Elle est fabriquée à la main, donc l’équilibre n’est pas particulièrement bon, mais je pense que vous devrez bien vous débrouiller une fois habitué. »

Neil m’avait pris la lance, l’avait tournée, l’avait poussée vers l’avant et avait fait des balayages. Ses mouvements étaient à la fois propres et rapides. Je supposais que je n’aurais pas dû m’attendre à autre chose d’un général adjoint.

Il avait essayé les différentes transformations, effectuant des mouvements propres similaires avec les formes poignard et épée. Il l’avait ensuite transformée en mode lance et en avait dirigé l’extrémité vers Lyon.

« Mode paralysant. »

« Wôw, wôw, attendez une minute ! »

« Hé, je ne fais que déconner. »

Neil eut un petit rire et remit son arme sous la forme d’un poignard. Il semblerait qu’il n’avait aucun problème à la prendre en main.

« L’effet de paralysie en mode paralysie ne fera rien à un ennemi ayant un charme protecteur, alors gardez cela à l’esprit. Oh ! Et faites attention lors de son utilisation. Toute personne touchée ne se lèvera pas avant environ une heure, alors ce serait gênant si vous frappiez l’un de vos alliés. »

« Très bien. Merci. » Neil regarda son poignard, semblant tout à fait heureux. J’étais content de lui avoir rendu service.

« Vous avez certainement de la chance d’avoir une telle chose, général adjoint. »

« Hm ? Je peux en faire une pour vous aussi, Lyon. Je veux dire, si vous en voulez une. »

« Vraiment, Touya !? Le pensez-vous vraiment !? »

J’avais rapidement fabriqué une autre arme de conception similaire et l’avais transmise à Lyon. Il avait commencé à essayer les différentes formes et à balancer l’arme autour de lui. Il semblait qu’il s’amusait.

« Vraiment, c’est un travail magnifique. Combien vous dois-je ? »

« Rien. Ne vous inquiétez pas pour ça. Aidez-moi si ces plaisantins me causent des problèmes. »

« Alors, très bien. C’est promis. »

Neil laissa échapper un léger rire en parlant. Eh bien, j’étais sûr que ces gars-là ne seraient pas assez stupides pour essayer quoi que ce soit.

***

« ... Vous aviez été prévenus de cela hier ! » Je m’étais trompé. Ils étaient encore plus stupides.

Le clair de lune éclairait le jardin devant chez moi, mettant en lumière une cinquantaine d’intrus armés qui étaient maintenant à plat sur le sol. Le blondin, le châtain et le rouquin étaient avec eux. Le reste des hommes étaient assez grands et avec de larges carrures. C’était probablement des mercenaires ou des soldats personnels.

Lapis m’avait informé qu’une foule d’individus suspects se dirigeait vers ma maison, alors j’avais demandé à Tom de faire semblant de dormir à la porte. Après tout, Lapis était dans la troupe des espions, un espion d’élite qui répondait directement à la famille royale. Ses informations étaient pertinentes, alors j’étais prêt quand la foule avait envahi le jardin sous la nuit.

Ils avaient été surpris de me voir les attendre. Mais il ne leur avait pas fallu longtemps pour essayer de me sauter dessus quand ils avaient réalisé que j’étais tout seul. À ce moment-là, il avait suffi de tirer cinquante balles paralysantes. Franchement, j’avais été extrêmement déçu. Même les loups à cornes solitaires avaient des mouvements plus impressionnants que ceux-ci.

« As-tu ignoré complètement ce que Neil t’avait dit ? »

Je m’étais approché du blondin, qui était pour ainsi dire collé au sol. Je m’étais ensuite accroupi et j’avais frappé son épaule avec Brunhild à quelques reprises. Il ne pouvait pas bouger à cause de la paralysie, mais il était toujours conscient, alors il pourrait entendre mes paroles. C’était clair en vue de la peur que je pouvais voir dans ses yeux.

« Comprends-tu vraiment ta situation ? Vous tous, vous avez vos armes suspendues à vos côtés. C’est clairement un raid, n’est-ce pas ? Donc, ce que vous faites ici, c’est une tentative de vol, une tentative d’agression, et très probablement une tentative de meurtre, non ? Eh bien, ce n’est plus vraiment ça qui importe en ce moment. »

« Touya, est-ce que tout va bien maintenant ? »

Yumina était sortie sur la terrasse et les yeux du blondin s’écarquillèrent en raison de la confusion. Hehehe... Je suis content que même un imbécile comme ce type puisse reconnaître Yumina. C’est bien, ça va rendre les choses plus faciles.

« Eh bien, vous l’avez compris maintenant ? Ce que vous avez commis est un crime de haute trahison, un crime contre la royauté ! Et à cause de vos idioties, vos nobles maisons vont toutes s’écrouler. Des décapitations pour tous ! Bon travail, les gars. Franchement, vous avez vraiment assuré. »

Blondin m’avait écouté jusqu’à ce qu’il ne puisse plus en supporter et qu’il s’évanouisse, sa bouche écumant légèrement. C’était juste une menace, mais... Je ne pouvais toujours pas croire qu’il avait réagi comme ça.

J’avais demandé à Tom de prendre le vélo et d’envoyer un message à l’ordre des chevaliers en mon nom.

« Qu’allez-vous faire d’eux ? »

« Eh bien, personne n’a été blessé, alors je ne pense pas que leur exécution soit vraiment justifiée... Pourtant, ce crime retombera sans aucun doute sur leurs familles. Ils pourraient même être dépouillés de leur statut de noble. Indépendamment de ce qui se passe, ces personnes n’auront plus jamais un statut élevé ni de nouveaux éloges dans leur vie. »

Si vous me le demandiez, alors je dirais qu’ils avaient eu ce qu’ils méritaient, et leurs familles aussi. Le fait était que leurs parents étaient au courant de leurs méfaits et qu’ils continuaient à les protéger malgré tout. Neil avait même essayé de les avertir, mais ils l’avaient complètement ignoré... Ils n’auraient jamais dû essayer de m’attaquer à nouveau. Bandes de crétins.

Je pensais qu’ils avaient l’intention de frapper de nuit afin de prendre l’avantage. Puis, le matin venu, ils auraient fait semblant que ce qui s’était passé était juste un vol qui avait mal tourné ou quelque chose comme ça.

Ils étaient comme des enfants acerbes qui ne pouvaient pas voir les conséquences de leurs propres actions. Est-ce que leurs parents ne leur avaient jamais enseigné le respect ? C’était probablement leur faute d’avoir élevé ces enfants stupides. S’ils avaient été de meilleurs parents, peut-être que leurs enfants ne se seraient pas révélés être de tels idiots.

Tous les intrus avaient été appréhendés lorsque Tom était revenu avec un groupe de chevaliers. Bon débarras, avais-je pensé. J’espérais que je ne les reverrais plus jamais.

Quelques jours plus tard, certaines des maisons nobles avaient été dépouillées de leurs terres et de leur statut. C’était apparemment un décret direct du roi.

L’ordre des chevaliers avait été humilié avec cet incident et s’était engagé à prendre des mesures disciplinaires. À partir de ce jour, le statut social était sans importance dans leurs rangs.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre. 🙂

  2. Merci pour le chapitre !

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