Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 5

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Chapitre 3 : La vie au jour le jour III

Partie 5

« Qui es-tu, sale chien ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Je m’étais tourné pour faire face à la voix. Je m’étais retrouvé face à un groupe de jeunes hommes. Il semblait y en avoir une dizaine. On avait approximativement tous le même âge. Eh bien, peut-être qu’un ou deux d’entre eux étaient un peu plus âgés. Je ne pouvais pas vraiment le dire avec certitude. Je me demandais s’ils étaient aussi des chevaliers.

« Oui, chien bâtard, je parlais de toi. Je ne reconnais pas ton visage. De quelle maison es-tu le serviteur ? Tu sais que ce terrain d’entraînement est une zone exclusive, n’est-ce pas ? Tu devrais vraiment faire plus attention à là où tu te promènes. »

« Oh non. Ça n’a rien à voir. Je cherche juste une amie. Je pensais qu’elle était là. »

Un jeune homme à la tête du groupe, celui avec de courts cheveux blond doré, avait pris la parole. Il parlait avec un ton de voix hautain et arrogant, comme si, pour une raison quelconque, il me toisait. Il m’avait vraiment fait une mauvaise impression. Je pensais que la meilleure chose à faire serait de le corriger et d’aller de l’avant.

« Et quelle amie pourrait-elle être ? »

« Oh ! Ne penses-tu pas qu’il parle de cette femme à faible revenu ? Celle qui accompagne si souvent le général Léon ces jours-ci. »

Un garçon roux à l’arrière répondit à la question du blond. Cela sonnait bien. Après tout, Elze aurait préféré rester avec Léon plutôt que d’aller s’entraîner avec d’autres personnes.

« Oh. Cette fille... Haaa... elle essaye de gagner la faveur du général, n’est-ce pas ? Franchement, ceux qui sont de basses naissances n’ont aucune intégrité. C’est vraiment pathétique... »

Celui qui parlait cette fois-ci était un garçon aux cheveux bruns, à côté du rouquin. Il avait un sourire suffisant sur son visage.

« Je vois. Celui-ci doit essayer de rejoindre l’armée également. Il utilise cette fille comme un pied dans l’étrier. »

« Cette armée n’aboutira à rien si personne ne la remet sur le bon chemin. Franchement, ce serait mieux si nous ne permettions pas aux roturiers de servir. Ils n’ont aucun sens de la chevalerie, contrairement à nous, fiers fils des maisons nobles. »

Le groupe de chevaliers tourna la tête en riant. J’avais tourné les talons pour partir, car ils commençaient sérieusement à m’ennuyer.

« En fait... est-ce que la fille est ta femme ? »

« Que t’importe si elle l’est ? »

Je m’étais arrêté pour répondre à l’adolescent aux cheveux bruns, qui avait décidé de crier derrière moi. Son rire aigu me rendait fou d’irritation.

« Dans ce cas, si tu la cherches, pourquoi ne pas regarder dans le lit du général ? Je suis sûr qu’elle est là maintenant, en train de gémir comme le chien qui est à ses pieds ! »

Je ne l’avais pas laissée continuer sa tirade naissante. Avant qu’il ne le sache, mon poing était dans son visage. Il était tombé au sol, se mettant en boule. Du sang sortait de son nez et quelques-unes de ses dents avaient été dispersées sur le sol. Je m’étais retourné et lui avais donné un coup de pied sur le côté, juste pour faire bonne mesure.

« Ghaugh ! Whhuh... qu’est-ce que tu fais ? »

« Je suis clairement en train de te battre. Tu as besoin de moi pour que je te le dise ? » Le chevalier était sur le sol, roulant de douleur alors qu’il tentait de se protéger avec ses bras. Il avait quand même réussi à me crier dessus. Je lui avais donné un autre coup de pied. Plus fort.

S’il venait de se moquer de moi, j’aurais pu le laisser faire. Mais je n’étais pas le genre de personne qui pouvait rester inactif et laisser être calomniés par des gens prétentieux pour lui. C’était comme mon grand-père l’avait toujours dit. Si tu dois battre quelqu’un, bats-le sauvagement sans hésiter.

« Sale merdeux ! C’est le deuxième fils de la famille distinguée Barrow ! Tu oses poser la main sur lui. »

« Fermes là. Tu fais trop de bruit. Pourquoi sa famille est-elle importante en ce moment ? Ce n’est pas comme si lui, ou toi-même aviez quelque chose de bien en tant qu’individu. Vous êtes juste des petites merdes paresseuses qui se reposent sur les lauriers de leurs armoiries familiales, non ? »

« Comment oses-tu ! »

Les jeunes chevaliers m’entourèrent rapidement en cercle. Ils avaient tous dégainé leurs épées. Je pourrais dire qu’ils n’étaient pas là pour plaisanter. Ils voulaient clairement me faire du mal, voir me tuer.

« Alors vous avez sorti vos épées contre moi. Vous comprenez ce que cela signifie, non ? Les seuls qui devraient chercher à tuer sont ceux qui sont eux-mêmes prêts à être tués. »

« Silence, roturier ! »

L’un des garçons m’avait attaqué tout à coup, mais sa technique était mauvaise. Bon sang, c’était presque gênant. Est-ce que l’un de ces gars a suivi une formation ?

« Mode de sécurité ».

Conformément à mes paroles, Brunhild s’était étendu en une épée longue avec une lame émoussée et arrondie. Rien de tranchant sur ce mauvais garçon. C’était une nouvelle forme que j’avais ajoutée à mon arme, à des fins de sécurité. Eh bien, peut-être que la sécurité n’était pas tout à fait le bon terme. Si je décidais de le faire tourner à plein régime, cela pourrait à tous les coups broyer les os de quelqu’un. Quoi qu’il en soit, j’avais foncé sur un autre épéiste tout en brandissant mon Brunhild.

« Gah! »

Le garçon trébucha et s’effondra sur le sol. Trop d’ouvertures, minables, je pourrais te battre les yeux bandés.

Les « chevaliers » avaient vu leur ami tomber et avaient commencé à hésiter dans leurs mouvements. Pathétique.

« Tout le monde, chargez en même temps ! Frappez-le en même temps ! »

Le Blond donna un ordre. Qu’est ce que leur leader avait fait là ? Était-il encore un crétin total ? Quel genre de chef aurait crié sa stratégie avant de l’utiliser ?

J’avais décidé de les attaquer avant qu’ils ne bougent. Leurs attaques étaient tellement télégraphiées que l’esquive était triviale. J’étais facilement capable de frapper trois d’entre eux dans le ventre, la poitrine et le bras dans le temps d’un battement de paupières. Ils étaient tombés comme des sacs de briques.

Les autres avaient vu mon mouvement et la peur avait commencé à s’emparer d’eux. Ils étaient absurdement misérables.

J’avais frappé avec mon arme sans y mettre trop d’effort et, bientôt, ils avaient tous été éliminés. Tous sauf Blondie. C’était le dernier homme debout.

« E-Eek ! Auuuugh !! »

Blondin avait commencé à crier comme une petite fille. Puis, il avait tourné les talons avant de s’enfuir aussi vite qu’il le pût. Un peu de chevalerie et d’honneur, tu sais ce que c’est ? Voilà comment tu abandonnes tes alliés et tu tournes le dos à l’ennemi.

« Mode Fusil. »

J’avais transformé mon Brunhild en arme, puis j’avais tiré une balle. Pow

« Gwuhh!? »

Je ne pouvais pas prendre la peine de le pourchasser, alors j’avais juste tiré un tir paralysant dans son dos. Blondie était tombé au sol avec un grand bruit, puis avait complètement cessé de bouger. Je supposais que c’était ça... Maintenant, où en étais-je ?

« Eek! »

Le seul encore conscient était le châtain, couché dans une flaque de ses propres fluides. Je ne pouvais pas lui pardonner d’avoir dit ce qu’il avait dit à propos d’Elze.

« Pouvez-vous en rester là, s’il vous plaît ? »

Je levai les yeux afin de trouver la source de la voix soudaine et aperçus deux vieux chevaliers se tenant à proximité. J’avais reconnu l’un d’eux, mais l’autre était un homme plus âgé avec des cheveux argentés. Il avait environ quarante ans.

« Lyon... ! »

« Bonjour, Touya. Ça faisait longtemps. »

Le bel homme leva la main vers moi. Il s’agissait de Lyon, le bon chevalier qui nous avait accompagnés à Mismede. Le fils du général Léon.

« Général adjoint, Sire ! Ce bâtard est sorti de nulle part, et il... il... ! »

Le châtain me pointa du doigt, s’adressant apparemment à l’homme aux cheveux argentés à côté de Lyon. Général adjoint ?

« ... Garçon. Pensez-vous que mes yeux sont aveugles face aux problèmes que vous et vos amis causez aux citadins ? Pensez-vous que mes oreilles sont sourdes face aux préoccupations concernant vos noms ? »

L’homme aux cheveux argentés laissa échapper une voix profonde, sans émotion. Il regardait directement l’enfant aux cheveux bruns. En réponse, le garçon se raidit de peur et se tut. Il semblerait que ce genre d’attitude n’était pas nouveau pour eux. Donc, ils étaient certainement ce genre de personnes qui pensaient pouvoir faire ce qu’ils voulaient... J’avais trouvé ce genre de personne très irritante.

« Je comprends que votre famille vous a couvert en utilisant son nom, mais cela ne vous sauvera plus. Maintenant, je vois que vous vous mettez à plusieurs pour attaquer un seul homme, malgré cela vous avez été battus à cause de vos stratégies bon marché. Et votre petit “chef” s’est enfui comme un animal en voyant ses amis vaincus. Répugnant. Aucun d’entre vous n’est apte à être appelé chevalier. »

Lyon avait déclaré ses mots avec une intensité surprenante. Je pouvais dire qu’il ressentait beaucoup de honte que ces garçons s’appelaient Chevaliers Belfastien.

« Vous serez bientôt informé de vos sanctions et expulsions. Dites-le à vos amis inconscients. Et avant de vous faire de mauvaises idées, ne pensez pas à la vengeance. Si vous posez une seule main sur cet homme, vos familles nobles subiront des niveaux élevés de disgrâce. Ça, je vous le promets. »

Le Général adjoint détourna son attention du chevalier châtain et me regarda. Une fois que nos yeux se croisèrent, il avait baissé la tête.

« Je suis vraiment désolé pour les actes de ses mécréants. Sachez que leur comportement n’est pas quelque chose qui représente les chevaliers de Belfast. »

« ... Non, ne vous inquiétez pas pour ça. Moi aussi j’ai un peu dépassé les bornes. »

Calme-toi, Touya. Tu l’as vraiment fait cette fois-ci... Tu n’avais certainement pas eu besoin de renverser ces gars avec ton épée ! Il y avait beaucoup d’autres façons de les neutraliser, non ? Gah ! Ce n’est pas de ma faute... Quand ce connard a mal parlé d’Elze, je suis juste devenu en colère... J’avais vraiment besoin de plus de sang-froid.

« Ah, vous êtes bien trop gentil... Je suis le général adjoint de l’Ordre des Chevaliers de Belfast, Neil Suleiman. »

« Mochizuki Touya. Ravi de vous rencontrer. »

« Oh, je sais très bien qui vous êtes, jeune homme. Vous êtes réellement une célébrité dans mes cercles sociaux. »

J’avais... des sentiments mitigés à ce sujet, mais je secouais simplement la main de l’homme avec un sourire sur le visage.

Après m’être excusé auprès du vice général Neil, Lyon avait parlé de l’état actuel de l’ordre des chevaliers.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre

    Avant de vouloir bizuté quelqu'un, faut au moins demandé son nom....

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