Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 2 – Partie 7

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Chapitre 2 : L’héritage de Babylone

Partie 7

Quelque temps s’était écoulé depuis la confession de Linze. Nous étions tous troublés au-delà des mots, alors nous avions pris Cesca avec nous et étions rentrés chez nous.

J’avais rapidement demandé à Laim de s’occuper de Cesca. Puis j’étais retourné précipitamment dans ma chambre, j’avais mis mes mains sur ma tête et je me laissais tomber sur mon lit. J’étais dans un état de panique totale.

Dans quel genre de situation suis-je entré ? Linze est-elle amoureuse de moi ? « Amour », comme dans... ce genre d’amour ? Oh franchement... Peut-être que je ne devrais pas trop y penser. Linze est mignonne, il n’y a aucun doute à ce sujet. C’est une fille gracieuse et calme, toujours en train de penser aux autres. Un peu timide, bien sûr, mais elle le compense largement par le fait qu’elle travaille dur. Elle est vraiment le genre de fille pour laquelle beaucoup de gens seraient fiers de l’appeler leur petite amie... Mais je suis toujours fiancé à Yumina. Yumina est aussi une fille adorable, et je ne peux m’empêcher d’admirer le sang-froid et la fiabilité qu’elle a à un si jeune âge. Là encore, je trouve cela plutôt attachant quand elle agit aussi selon son âge. Étais-je juste ému par le décalage entre sa personnalité normale et ses actions juvéniles ? Hm ? Attends, est-ce vraiment un écart si ses actions correspondent à son âge ? Oh franchement, comment est-ce que je dois gérer ça... ?

J’avais enfoui mon visage dans mon oreiller et j’avais soupiré quand j’avais soudainement entendu quelqu’un frapper à ma porte.

« Touya, c’est moi, Yumina... »

« H-Huh? »

J’avais ouvert ma porte pour voir Yumina, debout, là dans ses vêtements décontractés.

C’était super bizarre... Mais pourquoi ? Je n’avais rien fait de mal. Était-ce ainsi que les maris se sentaient quand leurs femmes découvraient qu’ils les trompaient ? Attends, nous n’étions même pas encore mariés, alors ce n’était clairement pas de la tromperie ou quoi que ce soit du genre ! Yumina était après ça entrée dans la pièce et puis elle s’était assise sur le canapé au milieu. Je m’étais assis nonchalamment devant elle, mais je ne pouvais pas la regarder dans les yeux. Je ne savais pas si ce que je ressentais était de la culpabilité.

Conteeempler...

Conteeeempler...

Conteeeeempler...

Conteeeeeempler...

Guh... Elle me faisait ce vieux regard hétérochromique. Pourquoi l’atmosphère était-elle si lourde ?

« Touya. »

« O-Oui ? »

« Je suis vraiment en colère, tu sais ? »

Comment étais-je censé réagir à ça... ? Il se trouvait que nous étions fiancés, alors il devrait être évident que tu n’aimerais pas voir une autre fille me déclarer son amour.

Je trouvais sa manière de froncer les sourcils et de bouder un peu adorable, mais cela ne faisait absolument rien pour enlever le poids de la situation.

« Même si je n’ai pas encore eu un baiser, et maintenant deux filles ont eu le leur avant moi !? »

« Attends, est-ce ça le problème ? »

Eh bien, c’était très bien, mais ce n’était pas moi qui les avais embrassés ! Elles m’avaient embrassé ! Je m’en foutais si cela ressemblait à une excuse bon marché, je voulais juste qu’elle comprenne déjà cela !

« Tu n’es pas fâché que Linze me confesse son amour ? »

« Pourquoi le serais-je ? Quiconque a des yeux ouverts pouvait voir que Linze t’aime, Touya. »

Eh bien, merde. Je viens d’apprendre que mes yeux étaient en panne. Je m’étais senti un peu déçu de moi-même.

« C’est une opportunité, alors laisse-moi te dire ceci. Je me fiche du nombre de maîtresses que tu as. Cela peut être dix ou même vingt, et cela ne me dérange pas tant que tu ne les rends pas malheureuses. C’est juste quelque chose de naturel pour les hommes, et ça ne me dérange pas du tout. »

Sérieusement ? Je savais que la polygamie n’était pas rare dans ce monde, mais ce genre de chiffres me semblait un peu déraisonnable. C’était un peu effrayant, en fait !

« Toutefois ! TOUTEFOIS ! Tu ne peux pas être si négligente au point de te faire embrasser quand tu n’as même pas embrassé ta première femme ! Tu as trop d’ouvertures ! Sois plus défensif ! Non, deviens imprenable ! »

« Bien, mais — »

« Pas de mais ! »

« D’accord... »

Une grande partie de moi pensait qu’elle était folle à propos d’une chose insignifiante, mais apparemment, c’était très important pour elle.

« Donc, tu dis que tu n’aurais aucun problème avec ça si je t’embrassais avant ? »

« Eh bien, j’admets que je serais un peu jalouse, mais je ne serais pas contre. Tant que de toute façon tu me chéris correctement. »

La personne qui me parlait avait-elle vraiment douze ans ? C’était un peu comme si son point de vue sur les choses était un peu trop objectif, n’est-ce pas ? Est-ce qu’elle m’aimait vraiment autant qu’elle le prétendait... ?

« ... Tu viens juste de penser à quelque chose de grossier, n’est-ce pas ? »

« Euh... »

Pourquoi étais-je entouré de filles si perspicaces ? Yumina se leva du canapé, contourna la table avec détermination et s’assit juste à côté de moi.

« Touya. Je suis prête à te prendre comme mon mari et à vivre toute ma vie comme ton épouse. C’est parce que je t’aime. Parce que je t’aime autant, sinon plus que Linze. Je ne veux pas que tu en doutes. »

« ... Désolé. »

Mes excuses ne pouvaient pas être plus sincères. Être si douteux de ses sentiments était le comble du manque de courtoisie. J’étais fautif de ne pas avoir été assez clair pour elle.

« ... Je suis vraiment désolé. »

« ... Je te pardonnerai si tu me serres dans tes bras et que tu m’embrasses. »

Whoa! Parlez d’un pic de difficulté ! La situation était déjà assez difficile, n’est-ce pas !? Là encore, il ne me semblait vraiment pas qu’elle reculerait jusqu’à ce qu’elle obtienne ce qu’elle voulait. J’atteignis timidement ses épaules et je me rapprochai d’elle de plus en plus. Je l’avais serrée dans mes bras, le haut de sa tête reposant sous mon menton. La douceur de son corps et l’odeur féminine de ses cheveux faisaient trembler mon cœur.

Bon, d’accord. Je n’avais pas d’autre choix que d’admettre ce que je ressentais pour elle. Yumina s’éloigna légèrement de moi, puis ferma lentement les yeux et inclina son visage vers le haut. C’était un signe clair qu’il n’y avait pas de retour possible ! Même moi j’étais au courant de ça ! Je m’étais endurci et j’avais embrassé Yumina sur ses petites lèvres douces. Ce n’était pas beaucoup plus qu’un léger contact.

Je reculais rapidement, tirant mon visage loin du sien. Elle m’avait donné un sourire éclatant et avait étroitement serré ses bras autour de moi.

« Eheheh. Tu m’as embrassé ! Ça fait de moi la première personne que tu as embrassée, n’est-ce pas ? »

« Euh, eh bien... Oui. Je suppose que c’est vrai... »

J’avais déjà été embrassé deux fois, mais c’était la première fois que c’était moi qui l’avais fait. Attends, était-ce son objectif depuis le début !? Une partie de moi avait commencé à croire que tout ce qui venait de se passer faisait partie de son plan global, mais cette pensée était effrayante, alors j’avais choisi de ne pas m’y attarder.

Cela mis à part, que penserait la société d’un garçon de seize ans embrassant une fille de douze ans... ? Je n’avais aucune idée de comment c’était dans ce monde, mais dans le précédent, ce serait en gros un lycéen de seconde embrassant une élève de sixième... Et cela semblerait être un énorme crime. Ce qui était un peu étrange. Je voulais dire, vu qu’il n’y avait qu’une différence de quatre ans entre nous, ce n’était pas si mal...

« Que penses-tu de Linze, Touya ? »

« Eh bien, je... je pense qu’elle est mignonne et, honnêtement, j’étais plutôt heureux quand elle m’a avoué son amour. Mais je ne peux même pas décider de ce que je ressens pour toi, et maintenant je dois aussi penser à Linze, ce qui est très éprouvant pour les nerfs. Eh oui, je sais que ça me rend pathétique. »

« Et si tu devais dire si tu l’aimes ou si tu la détestes ? »

« Bien, évidemment je l’aime. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Elle m’est précieuse. »

Yumina sourit, toujours enroulée dans mes bras. Quoi ? Qu’y avait-il avec ce sourire rusé sur son visage... ?

« Tu as entendu ça, Linze ? »

« Quoi !? »

Yumina parla vers l’un des coins de la pièce. J’avais regardé dans cette direction, et un moment plus tard, Linze était apparue de nulle part, ses joues rouges comme des betteraves. Attend quoi !?

« Nous avons demandé à Leen de lui lancer ce sort. Sans cela, Linze n’aurait jamais pu venir ici. »

Attends, elle utilisait [Invisibilité] !? Elle était dans la pièce tout le temps ? Cela signifiait qu’elle avait entendu tout ce que j’avais dit et... bon sang, comme c’était embarrassant !

« C’est de ta faute, tu sais ? Tu viens de t’enfermer dans ta chambre sans rien dire. Linze pleurait réellement parce qu’elle pensait que tu la détestais. Elze était sur le point de venir et de te donner des coups de poing. »

« Ahh... Je suis reconnaissante qu’elle ne l’ait pas... »

Bon sang, j’étais tellement submergé par mes propres sentiments que je ne considérais personne d’autre. J’étais totalement désespéré...

« U-Uhm, je, je suis désolée pour ce que j’ai fait. Quand j’ai vu Cesca t’embrasser, je ne voulais tout simplement pas te perdre... Et c’est arrivé avant que je m’en rende compte... Je n’ai même pas considéré tes sentiments... Je suis tellement désolée... »

Je m’étais rapproché de Linze et lui avais pris la main. Elle tremblait, des larmes coulaient sur sa joue.

« Ah... »

« Comme je suis sûr que tu viens de tout entendre, je ne te déteste pas. Je pense que tu es mignonne et oui, je t’aime bien. Je ne sais pas comment je devrais m’y prendre, mais je sais que je te chéris. »

« Touya... »

Linze souriait faiblement. Oui. Un sourire lui allait mieux que n’importe quelle larme. Et j’étais celui qui avait causé ces larmes. Elze pourrait me faire sauter mes dents et ce serait justifié.

« Maintenant que tu as mis de l’ordre dans tes sentiments... que dis-tu de cela ? Veux-tu prendre Linze comme ta seconde femme ? »

« E-Excuse-moi ? »

Yumina dit nonchalamment quelque chose d’incroyable. Une autre femme ? Linze ? Je regardais la fille et la vis s’agiter. Son visage était toujours rouge comme une tomate.

« Il est assez courant pour les membres de la royauté, pour la noblesse, et pour les riches de prendre une deuxième ou une troisième épouse. Le seul problème est ta fiabilité en tant qu’homme. Si tu es en mesure de prendre soin de nous correctement, personne ne va se plaindre. Je suis sûre que tu es d’accord avec ça, n’est-ce pas, Linze ? »

« Je-je veux être ta femme, Touya. »

Sérieusement... ? Eh bien, cela me rendait heureux, bien sûr, mais il y avait beaucoup d’autres aspects à considérer ici.

« ... N-Ne veux-tu pas de moi ? »

Linze avait l’air d’être sur le point de pleurer.

Merde, je ne pouvais pas laisser ce sourire disparaître. La rendre triste n’était tout simplement pas une option. Bien ! Peu importe ! Advienne que pourra !

« Tu veux bien être ma deuxième femme ? Es-tu sûre de cela ? »

« ... Je-je pense que je peux m’entendre avec Yumina. Si nous pouvons toutes les deux trouver le bonheur en aimant la même personne, rien ne me rendra plus heureuse. »

« ... Très bien alors. Si vous êtes vraiment contente avec ça... Je vous accepterai toutes les deux. »

Soudainement, Linze avait fait un sourire éclatant et elle se serra fort contre moi. Sachant qu’elle était habituellement si docile, cette action m’avait rendu temporairement confus. Yumina se leva et bondit sur moi aussi. Ceci était vraiment embarrassant !

« Alors, à partir de maintenant, Linze est comme moi — une fiancée ! »

Yumina avait l’air vraiment heureuse. Le visage de Linze était toujours un peu rouge, mais à la façon dont elle hochait la tête, il était clair qu’elle était aussi heureuse.

Il était déjà assez tard, alors je leur avais dit de retourner dans leurs chambres. Elles avaient répondu en me demandant un baiser de bonne nuit. Je n’avais pas encore le courage de les embrasser sur les lèvres, alors je les avais amenés à faire des compromis, aussi étrange que cela puisse paraître, avec un baiser sur le front. Yumina était heureuse, tandis que Linze était embarrassée.

Après qu’elles avaient quitté ma chambre, j’avais poussé un long soupir. Beaucoup trop de choses s’étaient passées aujourd’hui. J’avais besoin de mettre de l’ordre dans mes sentiments. Comme toujours, je m’allongeais sur mon lit.

Alors, comment étais-je censé gérer ça... ? J’avais suffisamment d’argent pour prendre soin de toutes les deux, j’avais une maison convenable pour elles. Est-ce que j’avais même de réels problèmes ? Oh, c’était vrai, j’allais devoir rendre visite aux parents de Linze... Tout ce qui comptait maintenant, c’était ma détermination. Je devais être prêt à vivre le reste de ma vie avec elles. Je devais réfléchir à cela... Après tout, je voulais qu’elles soient heureuses.

Je m’étais lentement endormi, avec de nombreuses pensées qui rebondissaient doucement dans mon esprit.

*BRUIT SOURD !*

La porte de ma chambre s’était effondrée, me faisant sursauter. Euh ! Qui, quoi, pourquoi !? Était-ce le matin ? La pièce était lumineuse... Je regardais autour de moi, à moitié endormi, pour voir une personne debout près de mon lit. C’était une fille. Elle me surplombait, la lumière du matin brillait sur elle.

« On doit parler. Maintenant... »

C’était la sœur jumelle aînée de la fille qui était devenue ma deuxième fiancée la veille. La lumière du matin faisait briller légèrement les gantelets sur sa hanche.

Eh bien, ce n’était pas inquiétant. Les ennuis pourraient-ils éviter de venir si tôt le matin ? Juste une fois, s’il te plaît ?

***

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Il va falloir aller chez le bijoutier et demandé un prix de gros pour les bagues de fiançailles 🙂

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