Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 1 – Partie 6

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Chapitre 1 : La nation divine, Eashen

Partie 6

Avec la barrière détruite, j’avais sorti mon smartphone, allumé l’application de carte, et j’avais fait une recherche pour les soldats aux masques Oni.

Ouais, ça marche. Je pouvais utiliser à nouveau les fonctions de mon téléphone.

J’avais sélectionné tous les soldats aux masques Oni, en projetant de tous les supprimer.

« H-Hey, qu’est-ce que c’est  !? »

Yamagata et les deux autres levèrent les yeux dans le ciel nocturne, les yeux écarquillés. Ils regardaient les petits cercles magiques de [Multiplication]. Leen les regardait aussi.

« Tu fais encore ça ? »

« C’est une bonne idée de se débarrasser de tous ceux qui pourraient nous barrer la route, n’est-ce pas ? Les choses tourneraient mal si nous nous téléportions là et que nous étions instantanément encerclés. »

J’avais levé la main vers le ciel, je concentrais ma magie et j’activais tous les cercles magiques [Multiplication].

« Ta force, Lumière ! Lance scintillante : [Javelot brillant] ! »

La lumière était tombée du ciel pour la deuxième fois dans l’histoire récente. Ces morts réalisés au cours de la nuit nous avaient procuré une belle vue, un peu comme une pluie de météores.

Mais franchement, je n’étais pas parmi les forces ennemies la dernière fois, donc je n’avais aucune idée que c’était si fort et que ça ferait trembler le sol...

Des lances de lumière tombèrent dans toute la forteresse, détruisant un à un les soldats aux masques Oni. Peu importe s’ils étaient dehors ou à l’intérieur, les lances atteignaient leurs cibles même si elles devaient percer des tuiles. Merde... Je n’y avais pas vraiment réfléchi.

Une fois la pluie de lumière arrêtée, j’entendais les soldats normaux commencer à crier qu’ils étaient attaqués, alors j’avais sélectionné tous les « soldats ennemis de Takeda », tout en lançant [Paralysie], rendant la zone calme.

« Okay, allons-y. »

« Hé... As-tu vraiment fait tout ça ? »

Le vieux Baba regarda autour de lui tout en clignant des yeux, incrédule. Pendant un bref moment, les bouches des deux autres s’ouvrirent à cause du choc, mais ils prirent rapidement la parole.

« Mon dieu... C’est incroyable... »

« D’accord, tu ne penses pas que tu t’es occupé de Kansukay avec ça ? »

C’était une possibilité, étant donné que les « soldats ennemis de Takeda » l’incluaient aussi. Cependant, je ne m’attendais pas à l’avoir blessé. Non seulement [Paralysie] était faible contre toute personne qui avait des talismans, mais cela n’avait pas beaucoup d’effet sur quiconque ayant une grande aptitude magique.

« Je pense que Kansukay va bien. Cependant, ce n’est pas un problème. Cela signifie simplement que nous devrons le prendre de front. Alors, finissons-en. »

J’avais ouvert une [Porte] au quartier central, où se trouvait Kansukay.

Une fois après avoir traversé le portail de lumière, j’avais vu un homme basané et borgne debout dans le grand jardin. Il était entouré des soldats de Takeda immobilisés. L’homme au bandeau remarqua notre apparition soudaine et nous regarda droit dans les yeux, son ombre dansant à cause des deux feux à côté de lui.

« Je vois. Donc les quatre Élites sont responsables de ça, alors ? Vous m’avez vraiment surpris. Comment avez-vous accompli cela ? »

« Tu n’as pas besoin de savoir ça. Maintenant, tais-toi et meurs ! »

Yamagata avait brandi sa grande épée et chargea Kansukay. Ouah, putain ! Maintenant, il y avait quelqu’un qui agissait vite ! Mais je supposais que son apparence ne cachait pas cela. Yamagata Massakage — le capitaine des troupes de choc de Takeda — balançait sa lame droit vers le cou de Kansukay. Cependant, il avait été bloqué par le katana d’un samouraï blindé qui avait surgi depuis le côté.

« Quoi !? » Il était vêtu d’une armure rouge et d’un casque avec une décoration de lion. Les cheveux blancs du samouraï dansaient autour de lui pendant qu’il déviait la longue épée de Yamagata.

Un masque Oni rouge couvrait son visage. Il mesurait près de deux mètres et avait des muscles si grands qu’il semblait qu’ils allaient éclater. Attends... ça ne pouvait pas être...

« S-Seigneur...? »

La voix rauque qui échappa d’une manière ou d’une autre aux lèvres du vieux Baba confirma mon hypothèse sur le samouraï en armure.

C’était Takeda Schingen. Lui qui était autrefois le seigneur de Takeda. Maintenant réduit à une simple marionnette sous le contrôle total de Kansukay.

« Kansukay, sale ordure ! Tu oses utiliser le Seigneur Schingen comme bouclier !? »

« Un bouclier ? Je ne ferais jamais. Lord Schingen m’a simplement protégé. C’est tout. Cependant, je regrette de le pousser dans une situation qui l’ai rendu nécessaire. J’appellerai plus tard un remplaçant. »

De la magie s’était rassemblée autour de Kansukay, formant un grand cercle au milieu du jardin. L’élément de ce cercle était... Ténèbres ! Il appelait quelque chose !

« Venez à moi, O Ténèbres. Je cherche le service des squelettes : [Guerriers Squelette] ! »

Un squelette avait rampé hors du cercle magique. Il portait une épée incurvée dans sa main droite et un bouclier rond dans sa gauche. Franchement, ce soldat de Kansukay semblait avoir quelque chose comme des pouvoirs liés aux morts-vivants.

« Mode lame, » j’avais sorti mon Brunhild et l’avais instantanément transformé en une épée longue. Le squelette chargeait sur moi, alors j’avais frappé horizontalement et avais divisé en deux le squelette.

Mais le squelette commença lentement à se déplacer et à se régénérer, semblant ignorer mon coup fatal. Sa colonne vertébrale s’était remise en place et il s’était levé, prête à me charger à nouveau. C’est quoi ce bordel !?

« Sors, O lumière ! Duo lumineux : [Flèche de lumière] ! »

J’avais entendu Leen lancer un sort, et un instant plus tard, une flèche de lumière avait percé le squelette devant moi. Les os s’étaient brisés en fragments, pour ne plus jamais se régénérer. Huh? Pourquoi cela avait-il marché ?

« Tu sais sûrement que les morts-vivants sont faibles face à la magie de la Lumière, n’est-ce pas ? Les entailles inutiles ne te mèneront nulle part, andouille. »

Oh, d’accord. J’avais remis mon Brunhild en mode pistolet et l’avais rechargé. J’avais choisi d’utiliser des balles magiques de Lumière.

Je visais le crâne d’un autre squelette qui venait vers moi et appuyais sur la gâchette. Le coup de feu était accompagné d’un éclat de lumière qui brisait les os, l’empêchant de se régénérer.

J’avais regardé sur le côté et je vis Tsubaki, le vieux Baba, et Naito combattant vaillamment les soldats squelettiques, dont la régénération rendit la lutte infructueuse.

« C’est énervant. Je vais tout finir en une fois. »

Leen lâcha sa magie, faisant apparaître un cercle magique sous ses pieds. Il avait commencé à s’élargir jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour couvrir tout le jardin.

« Viens, O lumière ! Exil Lumineux : [Banissement] ! »

Juste après avoir prononcé son sortilège, tous les squelettes du jardin avaient éclaté en particules lumineuses et avaient disparu. Qu’est-ce que c’était ? C’était génial ! J’imaginais que je n’aurais pas dû en attendre moins de la matriarche des clans des fées douées pour la magie.

« Hmph... La magie de purification des éléments lumineux. Pas mal du tout. Cependant... »

Le samouraï blindé rouge se tenait devant Kansukay, prêt à le protéger. Il dirigea son katana à Yamagata, bloquant son chemin et l’empêchant d’avancer.

« Milord ! S’il vous plaît, éloignez-vous ! »

« Schingen-sama ! Fais-moi sauter ce misérable ! »

« Regarde comment il marche sur nos sentiments... Quel salaud ! »

« Hehehehe, c’est inutile. Notre cher seigneur me protège. Je sais très bien que vous êtes incapable de croiser le fer avec le chef dont vous êtes si reconnaissant. Cela signifie que vous ne pouvez pas mettre la main sur m... »

Avant que Kansukay puisse terminer sa phrase, le masque de Schingen se brisa soudainement. Les choses traînaient un peu, alors j’avais tiré avec mon fusil.

Le samouraï blindé tomba sur le sol, face cachée. Le marionnettiste n’avait plus aucune emprise sur lui. Cool. Détruire le masque l’avait vraiment arrêté. Une fois l’acte fait, j’avais déplacé mon Brunhild dans ma main.

« Qu, — Quoi — !? »

Avec une expression de surprise sur son visage, Kansukay regarda entre le corps immobile de Schingen et moi.

« Minus, tu... »

« Hey, je ne le connaissais même pas. »

« C’est vrai... Pourtant, j’aimerais que tu considères aussi nos sentiments... » Le vieux Baba et Naito me regardaient tous les deux avec des expressions choquées, mais je ne savais vraiment pas comment réagir.

« H-Heheheh, impressionnant. Mais j’ai toujours ça ! »

Kansukay enleva le cache-œil de son œil gauche. Il y avait un œil rouge et brillant — non, une gemme — à l’intérieur de la pupille. Il avait brillé d’une manière mystérieuse, horrible, sinistre, comme s’il battait comme un cœur. Était-ce la gemme dont on nous avait parlé ?

« Tant que je possède le “Joyau de l’Immortalité”, je ne peux pas mourir ! Tu peux même me décapiter, je vais tout de suite me régénérer ! »

« Donc tu as utilisé le pouvoir du bijou pour accorder l’immortalité aux soldats aux masques Oni ? »

« Hehehe, c’est ce que j’ai fait ! Le côté négatif est que je ne peux que donner les ordres les plus simples quand les soldats sont trop loin de moi, mais cet Artefact compense largement avec la grande puissance magique et l’immortalité qu’il procure ! »

Kansukay répondit fièrement à la question de Leen. Il devenait très clair que cette chose était la cause de toute cette situation troublante.

« Hoo-ahhh !! »

Avec un puissant cri de guerre, Yamagata balança sa grande épée sur Kansukay. L’attaque lui coupa net le bras, mais il se transforma rapidement en une brume noire et disparut dans le néant. Quelques instants plus tard, l’épaule de Kansukay devint un bras parfaitement neuf.

« Quoi — !? »

« Je t’ai dit que ça ne marcherait pas ! Je peux me régénérer, peu importe combien de fois tu m’auras coupé ! Et tout cela grâce à ce bijou ! »

« [Apportez]. »

J’avais lancé un sort, et un petit objet rond était apparu dans ma main.

Eh bien, il avait juste dit qu’il ne se régénérerait pas sans le bijou, non ? J’avais fait venir le joyau rouge brillant dans les airs et l’avais attrapé, juste au cas où Kansukay n’aurait pas réalisé ce qui venait de se passer.

« N-Non ! »

Il avait rapidement placé sa main contre son œil gauche. De toute évidence, le bijou n’était plus là. Attendez. Il m’était venu à l’esprit que cette chose se trouvait dans l’orbite de ce méchant vieux pendant je ne sais combien de temps... Arg. Berk. Wash. c’était dégueulasse !

« T-Toi bâtard ! Quand as-tu — !? »

« Mon Dieu, en voilà des mains baladeuses. Est-ce un autre sort de Néant ? »

« Oui. Le sort de [Apportez] me permet de m’apporter instantanément de petits objets. C’est bien utile dans des situations comme celle-ci. »

Leen jeta un coup d’œil au bijou dans ma main, le prit rapidement entre ses doigts et l’examina avec des yeux plissés. Son front se plissa alors que son regard devenait intense. Cette chose était franchement assez grossière.

« Hmph, celui-ci est vraiment mauvais. Il a une malédiction qui rassemble l’énergie négative de l’environnement et rend le cœur du propriétaire impur. Il a probablement été appliqué par un sorcier maléfique. De toute façon, c’est la raison pour laquelle cet homme a perdu sa raison. Bien que, considérant qu’un cœur propre entrave la façon de contrôler les cadavres, je ne peux m’empêcher de trouver cela pratique. »

« Je suis impressionné que tu puisses dire tout cela juste en le regardant. »

« Ne sous-estime pas les yeux d’une fée. »

Elle avait fièrement gonflé sa poitrine.

Je supposais que je n’aurais pas dû en attendre moins de la matriarche du clan des fées. Je n’oubliais pas qu’elle était une personne importante...

« Les artefacts sont des outils magiques des civilisations anciennes. Ils sont tous extrêmement précieux, mais celui-ci a absorbé tellement de malice qu’il est maintenant possible de l’appeler un désastre concentré. Il est préférable de le détruire. »

Leen leva la main droite, tenant toujours le bijou, et visa un mur à proximité.

« Qu’est-ce que tu fais !? Arrête ça ! »

« Je ne le ferai pas. »

Leen souriait malicieusement face à un Kansukay désespéré. Franchement, elle aimait vraiment faire des choses que les gens ne voulaient pas...

Leen jeta le bijou avec tout ce qu’elle avait en force, le faisant entrer en collision avec le mur. Cela se brisa en plusieurs morceaux.

« GHaahgHGHhh !! »

Avec un hurlement sanglant, Kansukay était tombé au sol. Après s’être tordu pendant un moment, il arrêta de bouger et commença à se dessécher graduellement en une forme tordue et momifiée.

Il devint rapidement de la poussière, et un doux vent souffla toute cette poussière dans le ciel nocturne.

« Merci... vous... »

Hein ? Avais-je entendu une voix tout à l’heure... ou était-ce mon imagination ?

« Quoi ... Qu’est-ce qui vient de se passer ? »

« Cela signifie que Yamamoto Kansukay est déjà mort. Il interagissait à travers le bijou qui avait probablement absorbé sa magie, sa volonté et son endurance, entre autres choses. »

Après que Kansukay ait disparu et n’ait laissé que ses vêtements, Yamagata posa une assez bonne question. Heureusement, Leen était là pour tout clarifier. Ainsi, avec le bijou détruit, le corps était incapable de se soutenir ? Cela signifiait qu’il était lui-même un mort-vivant, hein ?

« Ah, Seigneur Schingen ! »

Tout comme Kansukay, les soldats aux masques Oni s’étaient transformés en poussière et avaient disparu dans le ciel nocturne. Je ne pouvais qu’espérer que cela leur permettrait de reposer en paix.

L’élite des quatre et Tsubaki avaient joint leurs mains et avaient envoyé des prières pour les morts. Peut-être que c’était parce que j’étais japonais, mais je ne pouvais pas m’empêcher de les rejoindre.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

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