Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 3 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : La nation divine, Eashen

Partie 2

Nous nous tenions sur la crête surplombant la forteresse. C’était clairement un assaut qui se déroulait là, libérant la fumée noire dans le ciel.

J’avais utilisé le sort Néant [Détection lointaine] pour regarder de plus près la situation. La forteresse sur la colline retardait quelque peu l’invasion des forces ennemies, mais les feux çà et là faisaient qu’une partie des défenseurs se concentrait sur leur élimination, ce qui signifiait moins d’hommes pour repousser l’ennemi.

Les flèches enflammées ne s’arrêtaient pas non plus. Elles avaient continué à pleuvoir à mesure que les nouveaux soldats se rassemblaient autour des murs et grimpaient.

J’avais sorti mon smartphone et j’avais lancé une recherche sur « le frère de Yae ». Ce n’était pas la première fois que je le cherchais, donc ça devrait marcher... Voilà, il était dans la forteresse, allant et venant le long des murs. Il ne semblait pas blessé, à en juger par son rythme.

« Ton frère a l’air bien pour l’instant. Cependant, je ne sais rien pour ton père. »

« Nous devons nous dépêcher à l’intérieur... ! »

« Arrête-toi. Est-ce que tu penses vraiment que tu peux juste marcher et entrer ? »

Leen arrêta Yae qui chargeait inconsidérément vers la forteresse. Elle était entourée par l’ennemi, donc entrer n’était pas une tâche facile. Mais cela ne signifiait pas que nous n’avions plus d’options.

« Je jette [Détection lointaine], j’examine la zone à un kilomètre et j’utilise une [Porte] pour y arriver. Si je continue à faire cela, je serais dans la forteresse en un rien de temps. J’y vais d’abord seul, donc on ne se fera pas repérer. Une fois que je serais dans la forteresse, j’ouvrirais une [Porte] pour vous y connecter, alors attendez-moi ici. »

« Je vois. Cela semble ce que soit la voie la plus sûre. »

Leen plaça sa main sur son menton et commença à méditer quelque chose. Oh, attends une seconde...

« Hé euh... Est-ce que tu ne peux pas voler avec ces ailes sur ton dos ? »

« Hm ? Oh non, c’est impossible. Contrairement aux oiseaux, nos ailes ont été transférées. Nous pouvons les battre, mais elles ne nous laissent flotter que pour un court instant. Sans oublier que c’est très fatigant. »

C’était une honte... Ce serait plus facile si elle pouvait faire en sorte que je volais au-dessus de la forteresse... Là encore, les défenseurs pourraient penser que j’étais dangereux et ils essayeraient de me tirer dessus, donc je supposais que ce serait une chose stupide à faire indépendamment...

Par conséquent, j’étais retourné à mon plan original.

« Kohaku, prends soin d’eux. Contacte-moi si quelque chose arrive. »

« Très bien. »

« Quoi !? Le tigre parle ? »

Les yeux de Leen s’élargirent de surprise.

Attends, je ne te l’avais pas déjà dit... ? Oh, c’était vrai... c’était censé être un secret puisque tu étais une Mismédiene importante... Eh bien, elle avait dit qu’elle ne parlerait à personne de mes pouvoirs, alors je suis sûr qu’elle gardera celui-ci secret aussi.

J’avais utilisé [Détection lointaine] et j’avais regardé un kilomètre devant moi. J’avais trouvé un bon endroit... J’avais ouvert une [Porte] dans un bosquet près de la forteresse.

« Bon, je m’en vais. » Je traversai le portail et sortis dans le bosquet. Je pouvais entendre des cris de guerre et des rugissements à proximité, et l’atmosphère était carrément anormale. L’odieux mélange de feu et de sang créait une puanteur nauséabonde.

J’avais levé les yeux vers la forteresse et réfléchi à ce que mon prochain mouvement devrait être. Juste deux téléportations de plus pourraient me faire entrer dans le château, mais je préférais entrer sans être repéré par l’ennemi.

Je lançais [Détection lointaine] une fois de plus. Et, bien sûr, avec tous les soldats qui l’entouraient, il n’y avait aucun moyen pour moi de me laisser passer inaperçu. Alors, aucune autre option ne s’offrait à moi. Je devais atteindre un endroit avec seulement quelques ennemis, m’occuper d’eux, puis me téléporter dans la forteresse...

J’avais cherché un endroit avec un nombre relativement faible de soldats, mais cela avait pris pas mal d’utilisations de mon sortilège. Assez rapidement, je trouvais un endroit pas trop éloigné d’un côté de la forteresse. Je pourrais gagner beaucoup de temps après avoir abattu les deux archers présents là.

« [Rechargement] »

J’insérais des balles en caoutchouc imbibé de [Paralysie] dans mon nouveau modèle d’arme Remington, accroché sur ma hanche droite et j’avais mis des balles réelles dans ma mitrailleuse Brunhild, qui était accrochée sur mon dos. Je devais être préparé au cas où ils auraient des amulettes magiques.

« [Porte]. »

En sortant mon nouveau modèle d’arme, j’avais ouvert un portail à un endroit où les deux ennemis ne pouvaient pas me voir. De là, je les avais pris pour cible et tirais des balles paralysantes sur leurs dos. Cela semblait être assez facile...

Ils avaient été touchés et étaient tombés au sol, mais au lieu d’être paralysés et de rester ainsi, ils s’étaient lentement levés et avaient sorti leurs katanas.

Que se passait-il !? Ce qui m’avait surpris n’était pas le fait qu’ils n’étaient pas paralysés. C’était leur apparence étrange.

Des armures de style japonais sur leurs corps, des heaumes sur la tête, des épées à la main — tout cela était bien. Mais les masques couvrant leurs visages étaient absolument bizarres.

C’étaient des masques Oni. Des masques Oni rouges avec des cornes et l’expression la plus angulaire possible sculptée sur eux. Le couvre-chef japonais avait des visières semblables à des masques qui protégeaient le porteur contre les dommages faciaux, mais ces masques n’étaient pas du tout comme ça. Ils portaient des masques Oni, portant le même visage que ces monstres. Il n’y avait aucun doute à ce sujet.

Il y avait une autre chose contre nature à leur sujet. Je pouvais voir quelques traces de peau à travers leurs vêtements endommagés et sous leurs heaumes, et tout était aussi rouge que le masque. C’était comme s’ils étaient eux-mêmes rouges, portant des masques pour cacher le fait.

Poussé par cet état anormal, je remis à la hâte le pistolet avec des balles en caoutchouc dans l’étui et sortis mon Brunhild. Ensuite, je visais les jambes du plus proche et je tirais quelques vraies balles. Je devais les immobiliser. Je ne voulais vraiment pas avoir un meurtre sur ma conscience.

Cependant, comme pour montrer à quel point mon sentiment n’avait pas d’importance, le soldat haussa les épaules et me chargea avec son katana. Oh, merde !

« [Glissade] ! »

Le frottement du sol sous ses pieds était tombé à zéro, l’amenant à perdre son équilibre et à s’affaisser sur le sol. Ouais ! Cette bonne vieille [Glissade] était venue à la rescousse ! J’en avais profité pour marcher sur son bras tenant l’épée avec ma jambe gauche et pour ôter son masque de l’autre. Le masque s’était brisé et le visage en dessous avait été révélé. Il était rouge, c’était sûr, mais c’était néanmoins un visage humain standard. L’homme avait soudainement cessé de bouger. Ah merde, est-ce que je l’avais frappé trop fort ?

Attendez... étaient-ils contrôlés par les masques !? J’avais sorti à nouveau le nouveau modèle d’arme et j’avais tiré une balle en caoutchouc dans l’autre soldat alors qu’il s’apprêtait à me charger avec son épée.

L’impact de la balle en caoutchouc dur avait fait craquer le masque et s’était scindé en deux. Quand il était tombé au sol, le soldat était tombé avec lui, s’effondrant comme une marionnette avec ses ficelles coupées.

Donc, c’étaient les masques...

« Mais qu’est-ce qu’ils étaient, d’ailleurs... ? »

Je m’étais rapproché du soldat effondré.

Arg... ça pue. Attends... il était mort ! Est-ce que ces masques contrôlaient les cadavres et faisaient en sorte qu’ils se battent !? Pouviez-vous même faire ça !? Attends... le gars sur qui j’avais tiré dans la jambe avait à peine saigné... C’était logique quand j’avais réalisé qu’ils étaient déjà morts. Ils n’avaient pas de sang qui coulait dans leurs veines.

« Contrôler les cadavres... Comme les nécromanciens des jeux vidéo ? »

Cependant, ils ne ressemblaient pas à des zombies. Ils allaient trop vite pour ça. Être attaqué par ces gars-là pourrait gâcher la journée de quelqu’un assez rapidement... Je devais me rendre dans la forteresse et décider de la suite de mes actions en fonction de la situation.

En utilisant [Détection lointaine], j’avais jeté un coup d’œil à l’intérieur de la forteresse. Je ne voulais pas qu’ils supposent que j’étais un ennemi et qu’ils m’attaquaient. Trouver le frère de Yae et le faire m’écouter était la meilleure option.

Euh... Oh, ça devait être ce type. Des cheveux noirs, des yeux noirs, une cicatrice sur la joue droite et une armure noire. Il avait l’air plutôt gentil, mais il devait être un dieu de la bataille ! L’homme encourageait ses camarades tout trempés du sang de leurs ennemis.

« [Porte]. »

Si je me précipitais là-dedans, je courrais le risque de les surprendre et de les faire m’attaquer, alors j’avais gardé le portail ouvert à une petite distance du groupe. Il devrait déjà y avoir un portail de lumière de leur côté... alors j’y vais maintenant. Je traversais lentement et apparus devant le frère de Yae.

« Qui êtes-vous !? Êtes-vous avec Takeda !? »

Il avait préparé son épée et avait demandé mon identité. Les soldats qui l’entouraient brandissaient aussi leurs lames.

« Attendez. Je ne suis pas votre ennemi. Vous êtes Kokonoe Jutaro, le frère de Kokonoe Yae, n’est-ce pas ? »

« En effet, je suis Jutaro... Comment connaissez-vous Yae !? »

J’avais levé les mains pour exprimer mon manque d’hostilité. Mais le nom de Yae rendit Jutaro d’autant plus en alerte. Il me regardait avec des yeux perçants.

« Je suis son ami. Nous nous sommes rencontrés dans le Royaume de Belfast. Nous avons découvert que vous étiez en difficulté, alors nous sommes venus vous aider. »

« Êtes-vous avec Yae !? »

« Exactement. Elle est aussi proche d’ici. Puis-je l’emmener avec mon sort de téléportation ? »

Les soldats qui entouraient Jutaro commencèrent à murmurer, regardant l’homme comme s’il lui demandait quoi faire ensuite. De la façon dont ils avaient réagi à l’idée de l’arrivée de Yae, j’avais supposé qu’ils étaient des adeptes du dojo.

Bientôt, Jutaro baissa sa lame et acquiesça légèrement.

« [Porte]. »

Une fille avait rapidement sauté à travers le portail de lumière nouvellement ouvert. Elle regarda autour d’elle, remarqua Jutaro et courut vers lui à toute vitesse.

« Frère ! »

« Yae... ? Est-ce vraiment toi ? »

« C’est moi ! » Alors que le frère et la sœur fêtaient leurs retrouvailles sincères, Elze et les autres la suivirent à travers le portail.

« Et qui sont-ils ? »

« Mes chers amis. Ce sont des gens fiables et gentils. »

Être présenté comme ça avait fait ressortir un peu de ma timidité.

« Où est Père ? Est-il en sécurité ? »

« Oui, il n’y a pas besoin de s’inquiéter pour lui. Il protège actuellement Ieyahsu-sama. Tu pourras le voir plus tard. »

Ah... le frère aîné parlait doucement à sa jeune sœur inquiète. Quelle belle scène ! Mais mec... c’était assez sombre.

J’avais regardé autour de moi et j’avais vu un certain nombre de blessés dispersés, ils étaient clairement incapables de bouger. Certaines de leurs blessures auraient pu être mortelles. D’accord, c’était probablement ma meilleure opportunité pour l’essayer.

J’avais sorti mon smartphone et l’avais allumé. L’application cartographique était déjà enchantée avec [Multiplication], donc tout ce qui restait était la [Programmation].

« Début de la [Programmation]/Condition de départ : Une cible sur l’écran est touchée/Action au démarrage : Dès que la cible est touchée : Utiliser [Multiplication] pour marquer chaque cible correspondante/Fin de la [Programmation] »

Avec ceci, je n’aurai pas à m’ennuyer sur chaque cible individuelle. Une seule touche devrait suffire.

La recherche « soldats blessés » marquait également les ennemis blessés, alors j’avais cherché « soldats Tokugawa blessés ». Les points avaient commencé à apparaître sur l’écran, indiquant toutes les cibles pertinentes. Il y avait plus que ce à quoi je m’attendais. J’avais fait un zoom arrière sur la carte pour que toute la forteresse soit visible sur l’écran.

Je m’étais accroché à une seule cible en la touchant, ce qui avait également permis de marquer toutes les autres cibles sur l’écran. Je regardais à mes côtés et vis un petit cercle magique suspendu au-dessus d’un soldat blessé qui se tordait. C’était le cercle magique [Multiplication]. Tout va bien, les préparatifs étaient terminés.

« Venez à moi, Lumière ! Confort apaisant : [Magie curative] ! »

Le cercle magique avait commencé à cracher quelques étincelles brillantes. Elles avaient couvert les blessés ci-dessous, faisant disparaître les blessures de chaque individu ciblé.

Quelques instants plus tard, j’entendais des acclamations de partout autour du château. Les soldats blessés dans la pièce s’étaient levés et avaient déplacé leurs corps. Ils avaient l’air extrêmement confus.

« Attends... qu’as-tu fait ? Je peux dire que tu as utilisé de la magie de guérison, mais est-ce que tu l’as fait... »

« J’ai guéri tout le monde dans la forteresse. Je suis heureux que cela ait marché, wôw... »

Mes mots firent que Leen me regarda comme si j’étais un cinglé. Je pouvais totalement comprendre son sentiment.

« Les blessés sont... Qu’est-ce qui se passe... ? »

« C’est la magie de guérison de Touya-dono. »

Yae pointa du doigt vers moi alors que son frère restait là, les yeux écarquillés et abasourdis.

« Cela a seulement fermé leurs blessures, alors ne leur imposez pas trop de choses. Tout le sang qu’ils ont perdu n’est pas revenu. »

« T-Très bien, je comprends. Je vais m’assurer de les prévenir. »

Jutaro me répondit, mais il semblait toujours étourdi.

D’accord, on avait pris soin des blessés. Maintenant occupons-nous des attaquants ennemis.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

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