Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 3 – Partie 2

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Chapitre 3 : La vie au jour le jour II

Partie 2

Très bien, voyons ce que ce nouveau sort Néant peut faire...

« [Stockage] : [Stocker]. » Un cercle magique apparut sur le sol, et la chaise que j’avais placée au-dessus s’enfonça rapidement dedans. Génial, la partie de stockage semblait fonctionner très bien.

« [Stockage] : [Déstocker]. » Je jetais le sort inverse tout en pensant à la chaise. Un cercle magique était apparu une fois de plus, mais cette fois, une chaise en était sortie avec force en son centre.

« Ouah ! » J’avais attrapé la chaise avant qu’elle ne puisse tomber au sol. Affiner la puissance de ce sort n’allait pas être facile...

Le sort Néant [Stockage] avait fait exactement ce qu’il devait effectivement faire — il stockait des objets. Il n’avait pas fonctionné sur les créatures vivantes, animées ou non, mais il avait semblé fonctionner parfaitement sur des objets. Apparemment, le nombre d’objets que l’on pouvait stocker dépendait de la puissance magique de l’utilisateur. Donc, si je devais deviner, je dirais que ma limite devait être probablement une maison entière et quelques autres en plus.

Les objets stockés avaient également ignoré l’écoulement du temps. Des soupes et des choses semblables sortaient aussi chaudes qu’elles étaient lorsqu’elles étaient prises, même après une journée de stockage. C’était vraiment un sort très utile pour moi.

Après tout, la chose la plus ennuyeuse à propos du voyage était la gestion de nos bagages. Le miroir que nous avions pris à Mismede, la corne de dragon que nous avions obtenu... des choses comme ça étaient une vraie plaie à transporter.

Même lors de la récente création de vélos, je ne pouvais pas m’empêcher d’être frustré par le fait que je devais transporter des matériaux dans les deux sens.

C’était pour cette raison que j’avais appris ce sort. C’était pour que je puisse enfin dire au revoir aux problèmes de gestion des bagages.

Maintenant, ce ne serait même plus un problème si les filles me demandaient de porter toutes leurs affaires ! Si je l’utilisais aux côtés de la [Porte], je pouvais mener une vie confortable en tant que service de livraison à domicile ou autre. Et sur cette note, il était temps de faire des achats ! Peu importe combien j’achetais, plus rien ne me retiendra ! Hahaha !

J’avais pris mon portefeuille, quittais ma chambre et descendis les escaliers jusqu’au premier étage, ma bonne humeur resplendissait tout le temps. J’avais vu Kohaku dans le salon, étendu sur le canapé et dormant sans soucis dans ce monde. Tu ressembles de plus en plus à un chat domestique, mon tigre duveteux...

J’avais traversé la terrasse et j’étais sorti dans le jardin. Assez rapidement, j’avais vu Julio et sa femme, Créa, regarder par-dessus notre potager.

« Hey, les récoltes vont-elles bien ? »

« Ah, c’est bon de vous voir, monsieur ! » Répondit Créa.

« Bien sûr que oui, monsieur, elles poussent magnifiquement. Pour l’instant, je n’ai planté que des cumbers et des tomates, et il semblerait qu’il ne faudra pas attendre longtemps avant que nous puissions les récolter. » Julio semblait plutôt content de son travail. Il avait raison d’être fier, bien sûr, étant donné qu’il allait être responsable de nos produits frais.

Juste au cas où ce n’était pas évident, les « cumbers » étaient des concombres. Ce monde avait des légumes avec les mêmes noms que ceux de mon monde précédent, mais il y en avait aussi des légumes complètement différents. Eh bien, au moins les tomates étaient encore des tomates. Pourtant, je n’étais pas sûr si elles n’étaient pas différentes de celles que je connaissais.

Franchement, si nous étions capables de récolter des légumes frais, nous devrions aussi avoir des fruits... Peut-être devrais-je planter des châtaigniers ou des kakis... Attends, est-ce qu’un marronnier donnait des fruits ?

« Monsieur, avez-vous des demandes pour le déjeuner ? » Créa m’avait interrogé quant au menu du jour. Je l’avais surtout laissée faire tout ce qu’elle avait envie de faire. Sa nourriture était toujours bonne.

« Eh bien, il fait un peu chaud aujourd’hui, alors j’aimerais quelque chose de rafraîchissant... comme des nouilles chinoises refroidies. »

« Chinoises de nouilles réfrigérées ? (NdT Encore une fois un personnage ne comprend pas du tout) Je n’avais jamais entendu ça. Est-ce un autre plat de votre patrie !? »

Ses yeux se mirent à briller de joie. Créa ne semblait pas connaître un seul des repas que je voulais manger, alors je devais toujours lui donner une recette. La cuisine exotique que je lui avais présentée n’avait jamais manqué d’éveiller sa curiosité.

« Eh bien, c’est évidemment un plat à base de nouilles. Il se compose d’une soupe froide et aigre, des légumes, de la viande et parfois un œuf. Je vais vous donner une recette détaillée, alors essayez de la faire. »

« Oui monsieur ! Je suis impatiente d’y être ! »

L’excitation était certainement bonne, mais nous nous trouvions dans un monde différent. Elle ne serait probablement pas en mesure d’obtenir tous les ingrédients nécessaires. Peu importe, Créa était tellement bonne que je n’avais aucun doute qu’elle préparerait quelque chose de délicieux. Ce n’était pas la première fois que je lui faisais faire des nouilles, donc c’était évident que l’on puisse s’attendre à quelque chose de vraiment bien.

J’avais couru à la recherche de nouilles chinoises réfrigérées et j’avais utilisé [Dessin] pour obtenir la recette de Créa. Heh, j’avais hâte de déjeuner maintenant.

D’accord, il était temps de partir ! J’avais ouvert une [Porte] et étais allé à la périphérie de la capitale. Le quartier sud, pour être précis. Il était axé sur le commerce, donc il y avait beaucoup de magasins et de services alignés les uns à côté des autres. À l’ouest, vous pouviez trouver des magasins d’élite comme Berkut, tandis que l’est avait un secteur de divertissement, plein de tavernes, de théâtres et d’autres installations.

Le quartier ouest, où nous habitions, était la zone résidentielle des riches, tandis que les roturiers habitaient le quartier opposé à l’est.

Comparé au quartier ouest, il était assez dangereux. J’avais entendu dire qu’il y avait même des zones ressemblant à des bidonvilles. Parmi toutes les rumeurs, j’avais entendu dire que des gens qui avaient perdu leur emploi et des orphelins y avaient formé des gangs criminels. J’avais même entendu des rumeurs de pickpockets itinérants. Je supposais qu’il était naturel pour une grande ville d’avoir des zones sombres.

Après avoir traversé ma [Porte] à l’allée arrière dans le quartier sud, je m’étais rendu à la route principale animée. J’avais décidé que ma première tâche était de me diriger vers la guilde pour retirer de l’argent. Sur le chemin, j’avais vu un certain nombre de colporteurs et d’artistes.

Ouah, la manière dont ce type jongle avec des couteaux ! Ça me rappelait le temps où ma grand-mère avait essayé de m’apprendre comment jongler avec des balles, mais je n’arrivais pas à comprendre... Comme de telles pensées me traversaient l’esprit, j’avais oublié de regarder où j’allais et accidentellement j’étais entré dans quelqu’un. C’était un jeune garçon. Il était vêtu d’une veste usée, d’un pantalon déchiré et d’une grosse casquette crasseuse, qu’il enfilait d’une manière qui lui couvrait les yeux.

« Oh désolé à propos de ça ! Je ne regardais pas... »

« Oh frangin, surveille ton pas. Assure-toi que cela ne se reproduise plus, d’ac ? »

Après avoir dit cela, il s’était enfui puis disparut dans la foule. Quel gamin ! Il avait l’air encore plus jeune que Sue. Ses parents étaient probablement des bons à rien...

J’étais entré dans la guilde, qui était aussi animée que jamais. Divers aventuriers se tenaient devant le panneau de quête et jetaient un regard noir sur les nombreuses missions postées là. En les ignorant, je m’étais approché de la réceptionniste et lui avais demandé si je pouvais retirer une partie de mon argent.

« Certainement. Puis-je avoir votre carte de guilde, s’il vous plaît ? »

Tout va bien, laissez-moi juste... Oh ? Poche avant, poche poitrine, poches latérales, poches arrière... Attendez... quoi-quoi ? Où était mon portefeuille ? Est-ce que je l’avais laissé dans ma chambre ? En aucune façon. Est-ce que je l’avais laissé tomber ? Non, je... Oh. Merde. C’était probablement le gamin. Ce gamin avait volé mon portefeuille ! Nom de Dieu ! Je n’avais pas beaucoup d’argent là-dedans, bien sûr... mais il était parti avec ma carte de guilde !

Je quittais précipitamment la guilde, sortis mon smartphone, soupirais le plus grand soupir de soulagement que je pouvais faire sur le fait qu’il n’avait pas volé mon smartphone, puis cherchai « mon portefeuille ». Super, il était toujours dans ce quartier.

Hmm... à en juger par la vitesse de cette marque, je suppose qu’il courait. Oh, il s’était arrêté dans une ruelle... Probablement en train de piller le contenu et d’y jeter le portefeuille. Eh bien, si cela se produisait, j’allais juste lancer une recherche pour « ma carte de guilde. » Je ne me souciais pas vraiment s’il prenait l’argent. Pour l’instant, je devais juste me rendre dans cette ruelle.

Une fois arrivé, j’avais vu deux hommes à l’air grossier qui donnaient des coups de pied au petit garçon, qui était blotti au sol dans une position fœtale.

« Tu fais encore tes affaires dans notre région, n’est-ce pas, petite merde !? C’est ta faute si les patrouilles s’intensifient, tu piges !? »

« Oh, tu nous écoutes !? Tu nous as niqué toute notre opération ! Prépare-toi à nous servir de bons desserts, merdeux ! » L’un d’eux avait sorti un couteau et le planta dans un des bras du garçon contre le sol. Le sang s’écoula du visage du garçon, et son expression devint une pure terreur.

« Je-Je suis désolé ! Je suis vraiment désolé, s’il vous plaît laissez-moi partir ! » Le garçon pleura et supplia avec eux, mais les deux hommes se contentèrent de le railler, n’ayant manifestement pas l’intention de le libérer.

« Ce n’est plus le temps de s’excuser, sale petit nabot ! En tant que compagnon de métier, on te laissera partir avec un doigt. Et j’espère que l’on ne te recroisera plus dans notre région, d’ac ? Parce que la prochaine fois nous allons juste te tuer. Bwahaha. »

« N-Non...! S’il vous plaît ! Non ! Que quelqu’un m’aide !! »

« Et si vous vous arrêtiez maintenant. »

Les deux voyous jetèrent un regard collectif dans ma direction. Le garçon, qui avait fermé ses yeux larmoyants de peur, les ouvrit et regarda dans ma direction aussi.

« Qu’est ce que t’en as à foutre ? Ce n’est pas ton affaire. Dégage ou on va te tuer ! »

« D’où je viens, il est normal de gêner les gens qui font du mal aux enfants. À en juger par ce que vous avez dit, je pense qu’il est sûr de supposer que vous êtes des voleurs, aussi, non ? »

« Ouais ? Et alors ? »

« Eh bien, pas grand-chose... Ça veut dire que je n’ai pas à hésiter. »

J’avais sorti la Remington New Model Army et j’avais tiré sur eux comme si ce n’était rien.

« Pourquoi !? »

« Argh ! » Les balles en caoutchouc imbibées de [Paralysie] avaient atteinte leur cible. Les hommes s’effondraient sur le sol comme des sacs de papier humides. J’avais rangé mon arme et j’avais couru vers le garçon.

« Vas-tu bien ? »

Son visage baigné de larmes, le garçon hocha la tête. Je pouvais voir un certain nombre d’ecchymoses et de blessures sur lui.

« Viens à moi, Lumière ! Confort apaisant : [Magie curative] ! »

Le sort de guérison avait rapidement fait disparaître les blessures. Le garçon avait observé les changements dans son corps avec de la surprise dans ses yeux.

Une fois fini avec ce sort, j’avais sorti un petit cube d’acier, utilisé [Modélisation] pour le transformer en fil, et ligoté les deux voyous pour qu’ils ne puissent pas bouger. Bien sûr la [Paralysie] était censé rester actif pendant quelques heures, mais vous ne pouviez pas être trop prudent. Je pensais appeler des gardes pour les appréhender de toute façon.

« Puis-je récupérer mon portefeuille maintenant ? »

« Ah... »

Il chercha rapidement ses côtés, prit ce qui m’appartenait et me le rendit avec des mains tremblantes. J’avais regardé à l’intérieur pour confirmer le contenu. Très bien, il y avait ma carte de guilde.

« Eh bien, j’ai mon portefeuille, donc je ne te remettrais pas aux gardes cette fois. À plus tard ! »

« H-Hey ! » Alors que je me tournais pour partir, le garçon m’avait appelé. Hm ? Que voulait-il ?

« Merci à toi de me sauver là-bas... »

« Si tu es vraiment reconnaissant, arrête simplement de voler. Tu pourrais te faire attraper la prochaine fois... »

Soudainement, j’entendis un grondement étrange et bas. C’était son estomac. En fait, il avait fait un bruit assez fort pour m’interrompre. Le silence avait régné pendant quelques instants.

« ... As-tu faim ? »

« Je n’ai pas mangé depuis trois jours... »

Le garçon laissa pendre sa tête. Il avait l’air plutôt pitoyable. Eh bien... merde. Je supposais que je n’avais pas la capacité mentale de comprendre que sa faim n’avait rien à voir avec moi. Je dois vraiment être qu’un pauvre idiot, hein ? Bien alors, si ça devait être comme ça...

« Viens, petit. Si tu viens avec moi, je te donnerai de la nourriture. »

« Pour de vrai !? » Attends, ne suis-je pas en train de me faire passer pour un kidnappeur. Mais il semblerait que si j’étais en fait un kidnappeur stéréotypé, ça aurait très bien fonctionné. L’enfant était clairement un idiot et courait avec empressement vers moi. Soudainement, le vent printanier avait fait tomber sa casquette. Il bougea légèrement sur sa tête, révélant une longue chevelure en dessous.

Une fois que le garçon avait réalisé cela, il avait récupéré sa casquette, ce qui était par coïncidence le moment où ma perception de lui était passée de « c’était sûrement un garçon » à « c’était vraiment une fille ».

Quoi ? Elle avait des cheveux beige clair qui tombaient sur ses épaules. L’image entière que j’avais eue de cet enfant avait été brisée en un instant.

« Attends... tu es une fille !? »

« ... Ouais. »

Ses yeux verts s’étaient levés vers moi comme s’ils me disaient que j’étais qu’un débile pour avoir toujours supposé le contraire. Et c’était ainsi que j’avais rencontré la voleuse, Renne.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre )

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