Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 8

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Chapitre 2 : Dans le royaume des Hommes-Bêtes

Partie 8

Pourquoi une telle agitation ? J’avais regardé à l’entrée de la salle, où j’avais vu Sa Majesté, Olga, Yumina, et le reste des filles.

Olga était vêtue d’une robe de soirée tape-à-l’œil de Belfast, tandis que Yumina et les autres portaient des costumes qui me rappelaient les saris indiens. Elze était vêtue de rouge, Linze de bleu, Yae de violet et Yumina de blanc. Bien que de couleur différente, elles avaient toutes l’air vraiment belles. Kohaku marchait à côté d’elles.

« Oh, resalut, mon gars. Tu as l’air en forme. Je t’ai presque confondu avec un noble mismédien. »

« Euh, merci... je suppose. » Le roi m’avait regardé avec un sourire. Cela me semble un peu bizarre... Je ne sais pas vraiment comment faire face à des situations comme celle-ci.

Je regardai à mes côtés pour voir Lyon regardant attentivement Olga dans sa tenue. Oh mon dieu... Je pouvais voir un ornement de cheveux familier qui brillait dans ses cheveux. Je pense qu’il est raisonnable de dire qu’il a au moins un coup à jouer avec elle.

« J’adore ta tenue, Touya. Tu es magnifique, » dit Yumina, me prodiguant des louanges.

« Ouaip. C’est parfait. »

« ... On constate un côté charmant différent de l’ordinaire... » marmonna Linze.

« Incroyable, Touya-dono ! Ce costume est vraiment fait pour vous. »

« Tout le monde a l’air de penser que je suis plutôt séduisant... Vous feriez mieux d’arrêter ou je rougirai ! »

« Vous avez toutes aussi l’air vraiment jolies. Oh hé, puis-je prendre une photo ? » J’avais sorti mon smartphone et j’avais ouvert l’appareil photo. Une fois que je les avais toutes eues dans le cadre, j’avais pris la photo. Mon téléphone avait produit un petit flash.

Surpris par l’éclat de la lumière, les soldats mismédiens postés à côté des murs du palais avaient placé leurs mains sur leurs épées. Euh-oh, je suppose qu’il est interdit d’utiliser un flash.

« Qu’est-ce que c’était ? » Sa Majesté avait regardé le smartphone dans ma main. Eh bien, je suppose que je devrais l’expliquer tôt ou tard...

« Désolé, c’est un de mes sorts Néant. Je peux l’utiliser pour enregistrer ce que je vois et y revenir plus tard. »

« Réellement ? Désolé, je ne comprends pas vraiment. » Je lui avais montré la photo que je venais de prendre. Les quatre filles étaient dessus, alignées et souriantes.

« Oh ! Un sort qui vous permet de dessiner des images tout de suite, hein ? J’ai entendu parler de quelqu’un avec un sort similaire dans l’Empire Refreese ! Cependant, est-il possible de sortir cette photo ? »

Hmm... donc l’Imperium a quelqu’un qui peut faire quelque chose de similaire à moi ? Maintenant, je suis un peu curieux de savoir quel genre de personne cela pourrait être... En mettant ces pensées de côté, j’avais décidé qu’il n’était pas nécessaire de donner une explication complète du fonctionnement des photos.

« Oui, je peux vraiment la sortir ! J’ai juste besoin d’un morceau de papier et de quelque chose pour écrire. » Le roi avait ordonné à quelqu’un de m’apporter ce que j’avais demandé. J’avais regardé la photo que j’avais prise et j’avais lancé [Dessin] pour la transférer sur le papier. Assez rapidement, le papier blanc présentait une version décolorée, semblable à un sépia, de la photo montrant les quatre filles. C’était comme une de ces vieilles photos monochromes. J’aurais pu la coloriser, mais c’était suffisant pour faire passer le message.

« Incroyable ! C’est incroyable, mon garç — euh, Monsieur Touya ! Pourrais-tu aussi dessiner une photo de moi ? »

« Bien sûr, sans problème. » Comme il était là, je n’avais pas eu besoin d’utiliser l’appareil photo. J’avais simplement lancé [Dessin] en l’utilisant comme modèle.

Quand je lui avais donné une photo... eh bien, une sorte de photo, de lui faisant une pose cool, il était totalement ravi. Mais ça avait très vite échappé à tout contrôle. Pris dans le flot de la situation, j’avais dessiné la famille d’Olba, après quoi d’innombrables invités au hasard m’avaient demandé d’aussi les dessiner.

Un seul dessin prenait moins de dix secondes, donc je n’avais eu aucun scrupule à le faire encore et encore, mais il y avait un certain nombre de personnes qui n’étaient pas satisfaites de leurs poses et cela avait pris plusieurs essais pour les satisfaire. Que suis-je, un appareil Polaroid !? Je suis fatigué... Allez en voilà d’autres.

Lyon avait profité du chaos et m’avait fait attiré à côté d’Olga. Je n’avais aucune raison de refuser, bien sûr. Mais quand je l’avais fait, je me sentais comme si je ressemblais plus à un photomaton qu’a un appareil Polaroid.

Après avoir fini avec les demandes des invités les plus importants, j’étais sorti de la salle des fêtes pour me reposer. J’avais remarqué un canapé dans le coin du couloir, alors je m’étais laissé tomber et j’avais essayé de me détendre. C’était plutôt facile, vu le silence de l’endroit comparé à la réception.

Alors que je regardais fixement le couloir en avant, quelque chose d’étrange traversa l’endroit où les couloirs se croisaient.

« Qu’est-ce que... » Une expression d’incrédulité passa sur mes lèvres.

Il y avait une chose que j’avais remarquée à propos de... la chose qui marche dans le couloir au loin. Pour être franc, c’était un ours. Bien sûr, le pays des semi-humains devait avoir des hommes-ours. En fait, j’en avais vu pas mal à la fête. Le problème n’était pas ça, mais le fait que la chose que je voyais n’était pas un homme-bête. C’était un ours en peluche.

Je ne pouvais pas le dire avec certitude, mais il semblait mesurer environ cinquante centimètres de haut. Peu importe le nombre de fois que j’avais réexaminé ce que je regardais, c’était clairement un ours en peluche... Pourquoi y a-t-il un ours en peluche... étais-je plus fatigué que je ne le croyais ?

Soudainement, il s’était arrêté et avait regardé dans ma direction. Oh la vache, il a l’air de me regarder dans les yeux !

Dévisaaager...

Dévisaaaager...

Dévisaaaaager...

Dévisaaaaaager...

Était-ce comme la première fois... ? Quoi ? L’ours bougeait son bras, me faisant clairement signe.

Était-il en train de m’inviter à me joindre à lui ? Devrais-je le suivre ? J’avais réfléchi un moment et avais décidé de lui rendre service. Je m’étais dit que si les choses commençaient à mal tourné, je pourrais utiliser [Accélération] et sortir de là.

L’ours qui se dandinait m’avait emmené dans une pièce pas très loin de la salle des fêtes. Il était court et trapu, donc il ne pouvait pas atteindre la poignée de porte. Sans se décourager, il sauta habilement et fit tourner la poignée pour ouvrir la porte. Il s’était dirigé à l’intérieur, mais pas avant de me faire signe de nouveau.

Je suppose qu’il voulait que je continue de le suivre... J’étais entré dans la pièce faiblement éclairée et j’avais vu la lumière de la lune rayonnant à travers la fenêtre. La chambre était spacieuse et bien meublée.

« Oh ? Paula, cette fois-ci, tu as fait venir un visiteur assez singulier. » Perplexe devant la voix soudaine, je commençai à regarder autour de moi. Quelques instants plus tard, j’avais remarqué une fille assise sur une chaise rouge devant la fenêtre.

Elle semblait avoir le même âge que Yumina et Arma. Elle avait les cheveux blancs attachés en deux nattes et les yeux d’or. Vêtue d’une robe noire à froufrous, de bottes noires et d’une coiffe noire, elle ressemblait à une lolita gothique. Normalement, mes yeux auraient été fixés sur ses vêtements, mais je ne pouvais pas les empêcher de regarder aux choses derrière son dos.

Un ensemble d’ailes fines et semi-transparentes qui scintillent au clair de lune. Elles n’étaient pas comme ceux que vous verriez sur les oiseaux, plus comme ceux d’un insecte. Il était probable qu’elle soit une fée.

« Alors ? Qui peux-tu être ? »

« Ah, je suis Touya. Mochizuki Touya. Touya est mon prénom. »

« Je suppose que tu es né à Eashen ? » Oh, comme j’aimerais tant que ça s’arrête. Eh bien, c’était suffisamment proche, donc je ne pouvais vraiment pas dire grand-chose de plus...

« Je vois. Donc tu es un invité de cette fête. Le célèbre tueur de dragons ? »

« Tueur de dragons ? Eh bien, je veux dire... Je suppose que ce n’est pas faux. Et tu es ? »

« Oh, pardonne-moi. J’ai oublié de me présenter. Je suis Leen, la Matriarche du Clan de toutes les fées. Et cette poupée ici se nomme Paula. » Matriarche d’un Clan !? Cette fille !? La surprise avait fait qu’aucun mot ne sortit de ma bouche, ce qui fit pouffer de rire Leen, clairement amusée.

« Malgré les apparences, je suis beaucoup plus âgée que toi. Après tout, la longévité n’est qu’une des principales caractéristiques de la race des fées. »

« Tu es plus âgé que moi !? Comment ça ? » — attends, je ferais mieux d’arrêter là. Il n’était certainement pas approprié de demander ça à une femme son âge. Leen, cependant, ne semblait pas dérangée par ma manière de penser.

« Eh bien, je ne suis pas trop sûre... J’ai au moins six siècles d’existence, c’est certain. »

« Six siècles !? »

« Réfléchir à cela est d’un tel ennui, alors supposons que j’ai six cent douze ans. » A-Attendez, c’est une hypothèse assez incroyable... Je ne peux pas croire que cette petite fille a plus de six siècles... je suppose que dans ce monde, tous les coups sont permis. Cela dit, maintenant que je connais son âge, il est plus facile d’accepter qu’elle est la matriarche du clan.

« Les fées vieillissent-elles lentement ? »

« ... Ce n’est pas le cas, non. Nous arrêtons simplement de vieillir lorsque nous atteignons un certain âge. Normalement, cela arrive quand nous atteignons l’apparence d’un humain à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine, mais c’est arrivé plus tôt pour moi. C’est aussi simple que cela. » Je pouvais la voir faire la moue alors qu’elle murmurait ces mots. Je m’étais dit qu’elle n’était pas trop contente du corps avec lequel elle était coincée pour l’éternité. Franchement, peu importe comment je la regarde, je ne peux pas la voir comme autre chose qu’une personne de l’âge de Yumina.

Comme pour réconforter Leen, Paula grimpa derrière elle et lui tapota la tête.

« Alors, à propos de Paula... est-elle une sorte de familier contracté ? »

« En fait, elle ne l’est pas. C’est un authentique ours en peluche. Elle ne peut bouger que grâce à mon sort Néant [Programmation]. »

« [Programmation] ? »

Tu veux dire comme un programme informatique ? Est-ce que c’est un robot !? 

« Le sort Néant [Programmation] permet à l’utilisateur de donner certains ordres aux objets inorganiques et de les faire agir en conséquence. Par exemple... » Elle avait pris une chaise d’un côté de la pièce et me l’apporta. Leen avait tenu sa main devant la chaise et avait concentré son pouvoir, en faisant une sorte de cercle magique en dessous.

« Début de la [Programmation]/Mouvement : Deux mètres en avant/Condition de départ : Quelqu’un est assis/fin de la [Programmation]. »

Le cercle magique sur le sol s’était rapidement éteint. Une fois que Leen s’était assise sur la chaise, elle s’était déplacée lentement d’environ deux mètres avant de s’arrêter.

« Oh, j’ai oublié de régler la vitesse. Mais tu as vu l’essentiel. Cela me permet de donner des ordres magiques aux objets. »

Oui, je pense que je comprends maintenant. Un nom comme [Programmation] est plus qu’approprié pour celui-ci. Même si c’est limité par la programmation, la possibilité de faire bouger un objet par lui-même est super utile.

« Alors, peux-tu faire voler Paula en ajoutant un ordre qui l’en oblige ? »

« J’ai bien peur que quelque chose comme ça soit impossible. Ce n’est pas un si grand pouvoir. [Programmation] ne permets que des mouvements simples. Bien que le vol fonctionnerait probablement bien pour les petits oiseaux mécaniques. »

D’accord, je pense que je comprends mieux maintenant. On dirait que le sort a des limitations raisonnables. Néanmoins, cela ne le rendait pas inutile pour autant.

« Je vais essayer. »

« Pardon... ? » Je concentrai ma magie sur la chaise. Un cercle magique s’était formé sur le sol et j’avais commencé à préparer ma [Programmation].

« Début de la [Programmation]/Mouvement : Cinq mètres en arrière/Vitesse de marche : marche normale/Condition initiale : Quelqu’un assis/fin de la [Programmation]. »

Une fois le cercle magique disparu, j’avais rapidement testé le programme en m’asseyant sur la chaise. Il avait commencé à reculer à une vitesse légèrement plus élevée qu’auparavant et s’était arrêté après cinq mètres. Ouais, c’est utile.

« Qu’est-ce que... qu’est-ce que tu viens juste là de faire ? » Leen me regardait, et clignait des yeux lentement.

« Eh bien... n’est-ce pas le sort [Programmation] que je viens d’utiliser ? »

« Pourquoi es-tu en train de le formuler cela comme une question... ? Non, oublie ça pour le moment. Tu étais donc capable d’utiliser [Programme] aussi facilement ? »

« Euh... Hahaha, je suppose que oui... » Elle me regarda avec beaucoup de suspicion dans son regard.

Dévisaaager...

Dévisaaaager...

Dévisaaaaager...

Dévisaaaaaager...

C’était ce qui s’était produit avec Paula ! On disait que les animaux domestiques ressemblent à leurs propriétaires, mais je ne sais pas si c’est l’expression qui convient dans ce cas... Assez vite, elle poussa un soupir et croisa les bras.

« Il y a beaucoup de choses que j’aimerais te demander, mais je vais laisser tout cela pour une prochaine fois... J’ai dit à Paula de m’apporter des êtres intéressants, et elle ne m’a jamais déçu dans ce domaine. Tu pourrais même être une meilleure découverte que Charlotte. »

« Charlotte ? » Je ne pouvais pas m’empêcher de réagir à ce nom familier.

Ça ne peut pas être la même Charlotte, n’est-ce pas ? « Oui, c’est l’une de mes disciples. J’ai entendu qu’elle est maintenant la magicienne de la cour à Belfast. Oh. Je suppose que ça pourrait. Attendez, alors, tiens... Cela signifie... ! »

« Ah ! Donc tu es cette prof démoniaque qui lui a fait lancer des sorts jusqu’à ce qu’elle s’effondre, puis que tu as restauré sa magie et l’as obligée à lancer plus de sorts jusqu’à ce qu’elle s’effondre à nouveau, est-ce exact ? »

« Quoi !? »

Oh mec, elle me fait peur. S’il te plaît, ne me regarde pas comme ça, je suis fragile. Et d’abord je ne suis pas celui qui l’a dit ! D-désolé ? Devrais-je dire désolé !? Je devrais dire désolé !

« Eh bien, ça ne fait rien... Charlotte va recevoir une gifle la prochaine fois que je la verrai. Cela mis à part, Touya, tes talents magiques sont vraiment remarquables. En plus de Néant, pour quels autres éléments as-tu l’aptitude ? »

« Tous. »

« ... Bon, au moins, plus rien ne me surprendra, » après un long soupir, Leen avait réfléchi à quelque chose avant d’ouvrir lentement ses yeux dorés. Elle m’avait regardé et avait joint ses mains.

« Très bien alors. Tu seras mon nouveau disciple. »

« Pardon ? » La lolita gothique à deux nattes avait fait frémir ses ailes alors qu’elle souriait dans ma direction.

 

 

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