Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 6

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Chapitre 2 : Dans le royaume des Hommes-Bêtes

Partie 6

« Ha... il ressemble à ça... » C’était tout ce que je pouvais dire en apercevant le palais royal épuré de couleur blanche dans la capitale de Berge. Pour être franc, cela m’avait rappelé le Taj Mahal. Le tombeau tout en marbre qu’un certain empereur avait construit pour sa bien-aimée. Cet immense bâtiment blanc avec un nom qui signifie « Palais de la Couronne ».

Eh bien, j’avais dit que cela me le rappelait, mais il y avait aussi un certain nombre de petites différences. En comparaison avec le paysage urbain, construit principalement de briques séchées au soleil, le palais s’était vraiment démarqué. Si je devais le décrire, j’aurais dit que c’était le croisement entre un palais indien et celui du monde des contes populaires des Mille et une Nuits.

Alors que notre charrette traversait la ville, je ne pouvais m’empêcher de remarquer à quel point elle était peu développée par rapport à Belfast. Malgré tout, les habitants n’étaient pas inférieurs quand il s’agissait d’entrain. De nombreuses espèces marchaient dans les rues, créant une belle agitation. Différentes cultures mélangées fusionnaient et se développaient dans une seule direction. Je ne pouvais que supposer que c’était la façon dont la ville était censée apparaître.

Nous avions quitté les rues, toutes bordées de grands bâtiments, et avions traversé le long pont vers le palais. Une fois que nous avions franchi le cours d’eau de la ville, nous étions entrés dans le parc du palais.

Tous les cinq, avec Olga, nous avions quitté la charrette pour rejoindre Garm, Lyon et leurs huit soldats avant de traverser le jardin. C’était une belle vue. Je pouvais voir des oiseaux qui gambadaient, et j’avais même remarqué des écureuils qui nous regardaient de haut dans leurs arbres soigneusement alignés.

Nous avions gravi un long escalier et étions entrés à l’intérieur du palais. La lumière du jour passait à travers des fenêtres arrondies, seulement pour devenir encore plus lumineuse en frappant le sol en marbre blanc.

Entourés de piliers ornés, nous avions suivi le couloir qui traversait le milieu de la cour jusqu’à ce que nous ayons atteint une grande porte ornée.

Les soldats postés à côté de la porte nous l’avaient ouverte avec fracas.

La lumière du soleil brillait à travers les fenêtres et tombait sur un grand tapis rouge. Debout de chaque côté de ce tapis se tenait une audience royale de divers semi-humains. Tous étaient vêtus de vêtements voyants, alors je l’avais supposé qu’ils fussent les ministres du pays ou quelque chose du genre. Certains étaient cornés, d’autres étaient ailés, donc ils étaient véritablement un groupe expressif.

Au-dessus des autres, assis sur son trône élevé, j’avais vu le souverain du pays.

Le Roi-Bête de Mismede, Jamukha Blau. Apparemment, il appartenait à la sous-espèce animale des léopards des neiges. À première vue, je pensais qu’il avait une cinquantaine d’années. Son visage, entouré de cheveux blancs et d’une barbe, dégageait une aura majestueuse de pouvoir et de crainte. De ses yeux vifs et félins, je pouvais sentir une force indescriptible et même un peu de malice.

Nous nous étions rassemblés devant le Roi, en veillant à plier les genoux et à baisser la tête.

« Mon Seigneur... moi, Olga Strand, j’ai fait mon retour du Royaume de Belfast. »

« Hum. Bravo à vous. » Le roi lui avait fait un léger hochement de tête. Puis, il avait parlé à Garm et à Lyon, qui étaient agenouillés juste derrière Olga.

« Garm... et vous, chevalier belfastien. Je suis très heureux de votre succès quant à la protection d’Olga. »

« Merci de votre bonté ! » « Merci, Votre Majesté ! » à la suite de leurs réponses, le roi avait regardé vers moi et les filles, avait plissé les yeux, et avait adopté un sourire timide.

« Donc, je présume que vous êtes ceux envoyés par le roi de Belfast ? Il m’a été dit que, en dépit d’être peu, vous aviez été capable de tuer le dragon qui faisait des ravages dans Eld. Est-ce vrai ? »

« Oui. Vous avez bien entendu. J’étais incapable de participer, mais les quatre autres étaient en fait ceux qui ont abattu le dragon noir attaquant Eld. » Yumina s’était levée avec confiance et avait répondu fermement à la question du roi.

« ... Et qui êtes-vous donc ? » La jeune fille ne montrait aucun soupçon d’appréhension d’être en présence de la noblesse. De plus, elle regardait le souverain avec des yeux inébranlables, si naturellement que cela rendait quelqu’un comme lui légèrement suspicieux.

« Pardonnez ma présentation tardive. Je suis Yumina Urnea Belfast, fille de Tristwyn Urnes Belfast, le roi du Royaume de Belfast. » Ses mots avaient causé de l’agitation parmi presque toutes les personnes présentes. Ce qui était tout à fait normal. La princesse de la couronne venait d’apparaître, apparemment sortie de nulle part. Olga et Lyon étaient au courant de la situation, mais Garm n’avait pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux sous le choc.

« Mon Dieu... qu’est-ce qui fait que la princesse de Belfast soit dans mes terres ? »

« C’est pour montrer à quel point nous considérons cette alliance avec Mismede. Voici un message de mon père. Je demande humblement que vous lisiez ce qu’il a écrit. » Pendant qu’elle parlait, Yumina avait pris une lettre et la lui avait tendue.

Quand a-t-elle eu ça… ? Ah oui... elle l’a probablement obtenu quand je l’ai fait retourner au palais de Belfast pendant l’attaque.

Avec une dignité respectueuse à son égard, l’un des aides de camp du roi avait pris la lettre et la lui avait apportée. Après avoir enlevé le sceau et parcouru ses yeux sur le papier, le souverain de Mismede regarda Yumina et sourit.

« Intéressant... Je pense que je comprends la situation. Donnez-moi le temps de réfléchir à ce que je viens de lire. Ne vous inquiétez pas, je serai sûr de vous donner ma réponse assez rapidement. Jusque-là, sentez-vous libre de faire comme chez vous dans mon palais. » La bête passa la lettre à son aide.

« Bon, maintenant mettons toutes ces formalités de côté... Il y a quelque chose que je voulais vous demander. » Le ton de la bête devint soudainement plus léger alors qu’il regardait Kohaku. Eh bien, il est logique qu’il s’intéresse à lui...

« Est-ce que ce tigre blanc est avec toi ? »

« C’est correct. C’est en quelque sorte le serviteur de Touya. »

« Rawr. » Kohaku avait fait une réponse courte, comme pour affirmer ce qu’elle avait dit. À Mismede, les tigres blancs étaient considérés comme sacrés. Il y avait une chose ou deux à dire sur le fait d’appeler Kohaku un « serviteur », mais comme je n’utilisais pas de collier ou de laisse ou quelque autres ustensiles, personne ne semblait trop s’en soucier.

La bête avait passé un moment à regarder Kohaku avant de déplacer lentement son regard vers moi.

« ... C’est très intéressant. Ainsi, un héros apprivoise un tigre blanc et a tué un dragon, hein ? Heheheh, il y a bien longtemps que mon sang n’a pas bouilli si fort ! Alors, mon gars ! Veux-tu te battre contre moi ? »

« ... Huh? » Un petit bruit coula de ma bouche, signalant ma confusion. Les ministres qui nous entouraient avaient aussi poussé un soupir collectif de résignation. C’est quoi ça !?

Il y avait une arène gigantesque derrière le palais blanc. Cela m’avait rappelé un peu le Colisée romain. Mec, ce pays est trop incohérent.

J’avais été inexplicablement amené là pour un duel avec le roi. Comment cela s’était-il produit ?

« Pardonnez-nous, Monsieur Touya. Sa Majesté est une personne qui ne peut résister à combattre contre une personne qu’il pense forte. En toute honnêteté, nous en sommes également troublés. » Le chancelier Glatz s’était retourné pour s’excuser. C’était un homme-oiseau avec des ailes grises. Par son apparence, je dirais qu’il était dans la fin de la quarantaine. Il était vêtu d’une robe aussi terne que ses ailes. Sa moustache ressortait également.

« Je serais vraiment reconnaissant si vous lui donniez une blessure sérieuse ! Combattez de toutes vos forces, s’il vous plaît. »

« Quel est le problème ! N’est-il pas votre roi ? Êtes-vous sûr que c’est correct de me demander de faire ça ? » J’avais regardé Glatz avec une confusion évidente dans les yeux. Assez rapidement, les gens à côté de lui avaient commencé à le soutenir.

« Cela ne nous dérange pas. Combattez comme vous le voulez. Sa Majesté a toujours dénigré l’importance des affaires de l’État ! Il y a des moments où il disparaît et nous le voyons s’entraîner avec les soldats, dominant chacun d’entre eux ! »

« Il y avait aussi le jour où il a eu une idée pour concevoir une nouvelle arme et est parti chez le forgeron ! Cela a gâché notre emploi du temps et m’a causé tellement de problèmes ! »

« N’oublie pas le moment où il a annoncé quelque chose à propos d’un grand tournoi... Est-ce qu’il a seulement pensé au budget ? » Merde... les ministres de Mismede ont vraiment du mal, n’est-ce pas ? Je suppose que le roi de ce pays est un peu étrange. Eh bien, ce n’est pas comme si le roi de Belfast était meilleur à cet égard, mais quand même...

Repoussant ces pensées, j’avais une épée de bois et je m’étais dirigé vers le centre de l’arène. Le public était composé de mes amis, des ministres mismédiens, et d’un certain nombre de soldats mismédiens, tous étaient des capitaines et de grade supérieur.

Le roi brandissait une épée de bois et un bouclier. J’avais aussi eu l’occasion de prendre un bouclier, mais je l’ai refusé. Je ne savais pas bien l’utiliser et de toute façon j’ai préféré misé sur l’agilité, donc c’était bien.

« Le combat durera jusqu’à ce qu’un camp reçoive une blessure qui serait fatale avec de vraies armes ou si un camp admet une défaite. L’utilisation de la magie est également autorisée. Cependant, la magie offensive visant directement votre adversaire est interdite. Est-ce que les deux adversaires sont d’accord avec ces règles ? » L’arbitre, un homme à cornes à la peau foncée, nous avait expliqué les règles.

Pas de magie offensive sur l’adversaire, hein ? Hm... ça rétrécit un peu mes options. Pourtant, les ministres d’État m’ont dit de tout faire, alors je suppose que je ne devrais pas me retenir.

« Hey euh... êtes-vous sûr que vous voulez vous battre ? »

« Heheheh. Bien sûr, et n’osez pas vous retenir ! Considérez ceci comme une vraie bataille. Utilisez tout ce que vous avez et essayez de gagner ! » Je lui avais demandé confirmation, et Sa Majesté m’avait répondu avec un grand sourire. Mec, est-il vraiment sérieux ici ? Son corps est vraiment bien formé... franchement, ce n’est pas du tout ce que je m’attendais pour un homme de son âge. Il a probablement suivi une formation sévère.

Je suppose que je n’ai pas d’autre choix. S’il est si sérieux à ce sujet, il serait impoli de ne pas aller trop loin. Je vais juste prendre la liberté de traiter cela comme une vraie bataille.

L’arbitre à cornes avait levé le bras en l’air et avait regardé les deux combattants avant de baisser rapidement le bras.

« Premier round. Commencer ! »

« [Glissade]. »

« Quo — !? » La bête était tombée d’une manière presque magnifique. J’avais rapidement raccourci la distance entre nous et avais placé mon épée de bois contre son cou.

« Bien. C’est terminé. »

« A-A-Attendez une seconde ! Ce n’est pas juste ! Qu’est-ce que c’était que tout ça !? »

« C’était mon sort de Néant, [Glissade]. N’est-il pas jute que la magie non offensive n’était pas contre les règles ? »

« Non non Non ! C’est de la triche ! Ce n’est pas autorisé ! Ce n’était même pas un vrai duel ! » Sa Majesté avait protesté comme un enfant. Il semble qu’il était incapable d’accepter le résultat.

Eh bien, il marque un point... Mais tout bien considéré, n’est-ce pas le moyen le plus efficace d’abattre un ennemi ? Eh bien, tant que je suis contre un ennemi qui ne peut pas voler.

« Je veux une revanche ! Pas de magie cette fois ! »

« Hmm, eh bien... qu’en pensez-vous, Chancelier ? » J’avais regardé Glatz et les ministres qui l’entouraient. Au début, ils semblaient assez confus, mais une fois qu’ils avaient compris pourquoi je les avais amenés dans la conversation, certains d’entre eux avaient développé des sourires rusés.

« Eh bien... Nous préférerions que vous vous absteniez de retarder plus longtemps les affaires gouvernementales. »

« G-Glatz! Ne dites pas ça ! Cela ne prendra pas longtemps ! Je vous le promets ! Donnez-moi juste un moment, d’accord !? »

« Hmm... je ne suis pas sûr si je devrais... » Sa Majesté avait couru vers le chancelier et ils avaient commencé à parler de quelques choses. Je pouvais entendre la bête dire des choses du genre : « Je serai plus sérieux, je le jure ! » Et « Je vais être là où je le dois, promis ! » Encore et encore.

En réponse, les ministres lui avaient donné plusieurs conditions, ce qui lui avait fait baisser les épaules en signe de démission. Pourtant, il avait fini par accepter les termes qu’ils avaient donnés. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal... ?

« Monsieur Touya. Si cela ne vous dérange pas, nous aimerions que vous ayez une autre bataille avec Sa Majesté ! » Le roi avait pris position en face de moi alors que Glatz avait demandé un autre round. Il semblait beaucoup plus heureux cette fois... Est-ce juste moi ou le roi a-t-il l’air un peu agacé ?

« Ce sort est interdit cette fois. Compris ? »

« J’ai compris. » Nous nous étions préparés une fois de plus. Et encore une fois, l’arbitre avait levé son bras droit avant de le baisser.

« Sortez, Sable ! Tempête de sable obscure : [Sable aveu — ]. »

« Trop lent. » La bête m’avait rejoint à la vitesse d’une balle et m’avait frappé avec son bouclier, me forçant à me repositionner. Merde, il avait interrompu le sortilège ! J’avais paré son épée de bois, lancé une feinte, et reculé encore.

Mais c’était inutile. Il avait prédit mes mouvements et s’était précipité là où je m’étais retiré. Il était allé taper dans ma poitrine. J’avais évité d’une manière ou d’une autre à son attaque, mais il l’avait fait suivre d’une attaque contre ma gorge.

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