Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 5

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Chapitre 2 : Dans le royaume des Hommes-Bêtes

Partie 5

« Pff, je suis fatigué. » Je m’étais étendu sur l’herbe et m’étais mis à l’aise. Le soleil se levait du ciel de l’est, aveuglant mes yeux par sa lumière. Était-ce déjà l’aube... ?

Après avoir battu le dragon noir, nous avions dû courir dans tous les sens autour du village. Linze avait utilisé sa magie d’eau pour éteindre les feux, Elze avait cherché les blessés et je les avais soignés en utilisant la magie curative. De plus, au moment où je m’étais rendu compte que je pourrais juste lancer une recherche cartographique avec pour terme : « personne blessée », nous avions déjà terminé. Personne n’était mort dans la catastrophe, mais le village avait été essentiellement réduit en cendres. Réparer l’ensemble coûtera excessivement cher.

« Ah, Monsieur Touya. C’est donc ici que vous étiez. »

« Ah, Lyon. Excellent travail aujourd’hui. » Le bon chevalier s’était approché de moi. Apparemment, la situation se calmait. Je pouvais même sentir que de la nourriture avait été préparée pour les victimes.

« Je dois dire que pouvoir vaincre un dragon avec seulement quatre personnes... Je suis loin d’être surpris. En fait, je suis simplement plongé dans ce sentiment où vous perdez la capacité de faire le moindre commentaire. »

« Eh bien, c’était seulement un jeune dragon, donc il n’était pas encore super fort. C’est probablement la seule raison pour laquelle nous avons gagné. » Je lui avais expliqué tout ce qui s’était passé, mais j’avais tout simplement laissé de côté tout ce qui concernait le dragon rouge. Soudainement, le capitaine des loups, Garm, était venu vers nous.

« Oh, monsieur Touya. Qu’avez-vous l’intention de faire avec le dragon ? »

« Que voulez-vous dire ? »

« Eh bien, pensez seulement aux ingrédients. La vente vous rapporterait une grande quantité de pièces de monnaie. Cependant, le transporter serait un problème... »

« Vous me dites que je peux vendre le cadavre du dragon ? » Apparemment, les écailles des dragons, les griffes, les cornes, les crocs et les os étaient de bons matériaux pour les armes et les armures, alors que la viande était plutôt délicieuse. Il semblerait que les dragons morts étaient des marchandises extrêmement chères. Et puisque j’étais le seul à avoir vaincu le dragon noir, j’avais le droit de décider comment l’utiliser. Hmm, dans ce cas...

« Les villageois peuvent l’avoir. Cela devrait les aider à se remettre sur pied. »

« Tout !? Pour eux !? »

« Monsieur Touya, savez-vous ce que vous dites !? Le prix d’un dragon est stupéfiant ! Cette carcasse seule ne se vendrait jamais à moins dix pièces royales ! » Dix pièces royales ? Franchement ? Cela valait plus que cent millions de yens !? Impressionnant ! Je devrais certainement le garder dans ce c — Oh. Zut. Alors que j’étais sur le point de revenir sur ma décision, j’avais vu les villageois blottis ensemble dans mon champ de vision. Merde, ils m’avaient entendu.

« ... C-C’EST UN PETIT PRIX À PAYER POUR AIDER CE BEAU VILLAGE. J’ESPÈRE VRAIMENT QU’ILS L’UTILISERONT BIEN. » Je ne pouvais pas revenir sur ma déclaration, alors j’avais lâché une phrase qui m’avait fait paraître beaucoup plus bienveillant que je ne l’étais en réalité. Cependant, je parie que la vérité se lisait sur mon visage.

« Je pense que je parle au nom du Royaume de Mismede quand je dis ça. Merci, monsieur Touya. »

« Haha... en effet. Tout comme mon père me l’a dit, vous êtes vraiment un homme d’excellente réputation. Je ne peux pas m’empêcher de vous admirer, Monsieur Touya. » Les regards d’appréciation et de respect convergeaient vers moi. Sans arrêt. Je devais sauver les apparences... Je ne pouvais qu’espérer que les filles toléreraient cette erreur.

J’avais utilisé le faux miroir de téléportation pour ramener Olga, Arma et Yumina, et Olga n’avait pas hésité avant de me remercier. La plus grande partie de sa gratitude était pour avoir vaincu le dragon et sauvé le village, mais je n’avais presque rien à voir avec le fait qu’il n’y avait eu aucun mort. C’était probablement dû au fait que nos escortes faisaient du bon travail.

En parlant d’eux, ils étaient complètement épuisés et ils profitaient d’un repos bien mérité à côté des charrettes. Et franchement, je voulais vraiment les rejoindre. Cependant, comme s’il était écrit que je n’aurais pas le luxe de le faire, un vieux homme-bête était venu devant nous, se soutenant avec un bâton.

« Je suis Solum, le chef du village. Je tiens à vous remercier sincèrement d’avoir vaincu le dragon qui a attaqué notre village et d’avoir apporté une si grande contribution à nos efforts de restauration. » Par « contribution », vous voulez dire mon généreux don, n’est-ce pas ? Mec, est-ce que je vais tout foutre en l’air si je vous demande de tout me remettre ? Mais avec le village dans cet état de désolation, ils auraient besoin de tout ce qu’ils peuvent obtenir. Ah ! Quoi qu’il en soit, cela ne sert à rien de pleurer.

Le chef avait appelé certains villageois qui transportaient quelque chose. Qu’est-ce que c’est ? On dirait environ un objet d’un mètre et demi de long... Un gros cône incurvé noir ? Oh, ne l’ai-je pas déjà vu quelque part ?

« C’est l’une des cornes du dragon. S’il vous plaît, prenez-la pour vous. »

« Hein ? Mais je... »

« Nous avons entendu dire que votre arme s’est brisée. Vous pouvez l’utiliser pour en fabriquer un nouveau, ou le vendre et acheter quelque chose qui a déjà été fabriqué. » Eh bien, il n’a pas tort. Alors je suppose que je devrais le prendre. Une fois que le chef me l’avait donné, je ne pouvais pas cacher ma surprise quand à son poids si léger. Malgré cela, j’avais entendu dire que c’était beaucoup plus résistant que le meilleur acier. J’avais commencé à comprendre pourquoi une créature aussi grande pouvait effectivement décoller du sol.

Autant que je sache, les seuls matériaux plus forts que les morceaux d’un dragon étaient hihi'irokane, mythril et orichalcum.

De toute façon, j’avais accepté la corne et j’avais quitté le chef du village et le reste. Pour être honnête, j’étais plus proche de l’effondrement que de l’épuisement. Mais par miracle, j’avais pu me traîner jusqu’au chariot. Alors que je regardais à l’intérieur, j’avais vu Elze, Linze et Yae dormir paisiblement. Je ne pouvais pas vraiment les rejoindre, alors je m’étais simplement effondré et je m’étais étendu sur l’herbe à côté de la charrette.

« Ici, Touya. Une couverture. » Un instant plus tard, Yumina était arrivée avec quelque chose dont j’avais vraiment besoin. Un minutage parfait... Je lui avais fait mes remerciements et je m’étais recouvert de cette couverture, tout en essayant d’empêcher mes paupières de tomber.

Ah, cette douce chaleur... Je ne pouvais plus me retenir. Mes yeux se fermèrent et je m’étais ainsi endormi.

Je m’étais réveillé pour voir Yumina avec le grand ciel derrière elle. Toujours pas tout à fait conscient de ce qui m’entourait, je la regardai dans les yeux alors qu’elle fixait les miens.

 

 

« Tu es enfin réveillée ? » Je pouvais sentir quelque chose de mou sous ma tête alors que je l’entendais dire ça... Attends, est-ce que ma tête est sur ses cuisses ou quelque chose comme ça ? J’avais roulé au sol pour m’enfuir. Combien de temps dormais-je comme ça !? Je m’étais levé à la hâte et j’avais remarqué les villageois et les gardes maintenant réveillés qui souriaient et me regardaient comme si j’étais quelque chose de séduisant. Wôw, c’est embarrassant tout cela. Se reposer sur les cuisses d’une fille devant un groupe de personnes... !? Je mentirais si je disais que je n’ai pas trouvé cela plaisant, mais c’est encore trop embarrassant, mec !

« Oh. Il est réveillé. »

« ... O-On dirait que tu as bien dormi. »

« Effectivement. Il avait l’air plutôt satisfait, il l’a fait. »

Des frissons me coulaient le long de la colonne vertébrale. J’avais craint de me retourner pour voir la raison de cela. Trois filles se tiennent là, silencieusement, le sourire aux lèvres. Leurs yeux, cependant, ne reflétaient aucune joie. A-Attendez une seconde, sont-elles en colère contre moi ?

« Euh... est-ce que j’ai raté quelque chose ? »

« Non. » « Non... » « Tu n’as rien raté. » Elles mentaient à coup sûr. Je pouvais le voir sur leurs visages râleurs.

« Maintenant, mesdames. Laissons ça de côté ! Les résultats du pierre-feuille-ciseaux sont sacrés. Bon, c’est sans rancune ? »

« Bon sang, je sais ça... »

« Mhm... »

« C’est plutôt vexant... » Yumina avait fait un petit applaudissement et avait prononcé des mots qui avaient fait que les trois filles avaient détourné le regard et s’étaient apaisées. Qu’est-ce qui était si important à leurs yeux pour avoir autant à se plaindre d’avoir perdu au jeu du pierre-feuille-ciseaux ?

« Monsieur Touya, vous devriez commencer à vous préparer à partir. Nous devons rapporter ce qui s’est passé ici dans la capitale. » Garm était venu avec Olga dans son sillage, nous disant de nous préparer. Il avait brisé la mauvaise ambiance, alors j’avais profité de l’occasion pour me diriger vers la charrette. Les regards ennuyés dans mon dos me distrayaient, mais je faisais semblant de ne pas les remarquer.

« Kohaku, que s’est-il exactement passé pendant que je dormais ? » J’avais parlé par télépathie à Kohaku, qui semblait être dans la charrette. Je pensais que le tigre pourrait peut-être savoir quelque chose, après tout.

« Eh bien... Comment devrais-je dire ça... ? Je suppose que je pourrais vous dire qu’il y avait un crêpage de chignons. »

« Huh? » Je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait, mais il était clair que personne d’autre que Yumina n’était de bonne humeur. Je devais faire quelque chose à propos de ça... Aha!

Frappé par une idée soudaine, j’étais allé chez le chef et j’avais fait un petit achat pour acquérir quelque chose.

Alors que la charrette s’était mise à s’agiter et à vibrer, j’avais éprouvé un soupir de soulagement en regardant les filles satisfaites. Des bracelets d’argent brillaient sur les poignets d’Elze, de Linze, de Yae et de Yumina.

Ils avaient été faits par moi, bien sûr. J’avais acheté des objets en argent du chef et j’avais utilisé le [Modelage] pour les transformer en bracelets. Le design était basé sur l’un des plus sobres que j’avais trouvés sur Internet. Une fois mon travail terminé, j’en avais donné un à chacune d’entre elles, pour exprimer mes remerciements pour tout ce qui avait été fait jusqu’à présent.

Elles semblaient plutôt surprises au début, mais aucune des filles n’avait hésité à prendre le sien. De la façon dont elles regardaient les bracelets de temps en temps, je pouvais facilement dire qu’elles les aimaient. Cependant, en toute honnêteté, leurs sourires occasionnels étaient un peu dérangeants.

« Olga, combien de temps cela nous prendra-t-il pour arriver à la capitale ? »

« Nous devrions atteindre Berge dans un peu plus de deux jours. Touya, vous devriez vous procurer une arme dans l’une des villes le long du chemin. »

C’était un bon conseil. Garm m’avait dit que le meilleur endroit pour obtenir une arme fabriquée à partir d’une corne de dragon était la capitale. Mais être désarmé jusque-là n’était probablement pas une bonne idée. Je voulais dire que bien sûr, je pouvais me battre avec ma magie uniquement, mais être désarmé me rendait un peu impuissant. Hm ? Attendez. Est-ce que je ne peux pas simplement utiliser le [Modelage] pour façonner la corne moi-même ? Non, attends, je ne devrais pas risquer ça...

« Eh bien, ce n’est que deux jours, alors je vais me contenter de la magie. » Cela ne servait à rien d’acheter une arme si je l’utilisais uniquement pendant deux jours. Berge était de toute façon la capitale, donc il y aura des armes de meilleure qualité. Olga avait semblé soudainement se souvenir de quelque chose et avait sorti un objet enveloppé de tissu de son sac.

« Je venais juste de me souvenir que le chef du village me l’avait donné. » Olga me l’avait donné et j’avais immédiatement réalisé que c’était un couteau enveloppé de tissu. Il était noir, à simple tranchant, légèrement courbé et avait une longueur d’environ vingt centimètres.

« Qu’est-ce que c’est ça... ? »

« Hm ? J’ai entendu dire qu’il a été trouvé dans l’œil du dragon... N’est-ce pas le tien ? » Oh, c’est cette arme. Donc le chef l’a récupérée, n’est-ce pas ? J’avais pris le couteau d’Olga, je l’avais enveloppé de nouveau et j’avais essayé de le donner à Yae.

« Tiens, Yae. »

« Hm ? Mais ce couteau ne m’appartient pas. » Huh...? S’il n’appartient pas à Yae, alors peut-être est-il celui d’Elze ? Ce n’était pas celui d’Elze non plus. Linze ? Non, elle ne pouvait même pas tenir une arme comme celle-là. Alors, à qui est ce couteau ? N’étions-nous pas les seuls là-bas ? Quelqu’un nous a-t-il aidés de l’ombre ? Cela signifie qu’ils n’étaient pas notre ennemi, mais c’est quand même super effrayant...

« Kohaku. Est-ce que quelqu’un d’autre que nous était présent pendant ce combat ? »

« Il y avait quelqu’un d’autre là-bas. Je pouvais sentir une présence au sommet d’un arbre dans le bosquet. Non, il y en avait probablement deux, en fait... Je ne ressentais aucune intention de tuer, donc j’avais supposé qu’ils devaient être de simples villageois. » Je l’avais ainsi confirmé par télépathie avec Kohaku. Apparemment, il était certain que quelqu’un observait notre combat contre le dragon. Cependant, pourquoi ? Je m’étais soudain rappelé que quelqu’un regardait Yumina et moi à Langley. Cela aurait-il pu être les mêmes personnes ?

Ce n’était pas quelque chose que je pourrais comprendre juste en y pensant. J’avais examiné le couteau, mais il ne semblait pas que quelque chose en particulier se démarque.

Pour l’instant, j’avais décidé de garder la lame sur moi. Cependant, ne pas avoir sa gaine était une vraie peine.

Franchement..., qui cela aurait-il être ?

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