Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 3

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Chapitre 2 : Dans le royaume des Hommes-Bêtes

Partie 3

Une fois que nous avions quitté Langley, les environs s’étaient révélés étonnamment différents. Contrairement à Belfast, il y avait beaucoup de plantes envahissantes partout et la route était difficile. Nos chariots se frayaient lentement dans un chemin qui ressemblait beaucoup plus à une jungle qu’à un bois.

Je pouvais totalement voir pourquoi les gens disaient que Mismede avait beaucoup plus de monstres que Belfast. Les terres boisées comme celle-ci étaient l’habitat parfait pour eux. De temps en temps, je pouvais entendre les hurlements de créatures que je ne pouvais pas espérer identifier, mais il semblait que cela fasse partie de la vie quotidienne dans ce pays.

D’après ce que j’avais entendu, le nombre élevé de monstres n’avait pas vraiment d’impact sur la vie dans les villages. C’était ainsi, car les forêts étaient déjà pleines de créatures aptes à être la proie des plus fortes. Les monstres n’avaient pas besoin de creuser dans les champs des gens pour trouver quelque chose à manger.

Cependant, de temps en temps, les villageois qui sortaient à la chasse finissaient par faire une rencontre malheureuse avec un monstre ou deux. Dans ces cas, c’étaient les intrus, alors ils devaient être prêts à être attaqués. Je me demande s’il y a une alarme anti-ours qui pourrait les éloigner ou quelque chose du genre...

« Je ne pense pas que nous arriverons au village d’Eld avant le crépuscule. » J’avais vérifié sur mon application cartographique et j’avais vu Eld sur la route menant de Langley à la capitale, juste au-delà de cette forêt. Comme Olga l’avait dit, à la vitesse à laquelle nous voyagions, c’était trop loin pour l’atteindre avant le coucher du soleil. De plus, je n’aimais pas l’idée d’aller là-bas en pleine nuit non plus.

« Mismede est comme une colonie composée de plusieurs clans individuels. Les villes et les villages ici sont toujours tenus par des clans séparés qui font ce qu’ils veulent. Et, tout comme il y a des clans qui ont des relations amicales entre eux, il y en a aussi qui ne peuvent pas se supporter les uns les autres. Sa Majesté incluse, il y a sept patriarches de clan chargés de rassembler les races différentes. »

Selon Olga, les sept patriarches représentaient chacun un type de demi-humain : il y avait les hommes-bêtes, les races ailées, les races à cornes, les dragons, les nymphes, les races aquatiques et aussi les fées. Et, comme les choses l’étaient, le patriarche des hommes-bêtes — le Roi des bêtes — était le dirigeant actuel de ce pays. C’était peut-être parce que les hommes-bêtes étaient la race majoritaire, donc c’était plus facile pour faire fonctionner ce pays.

Aussi, même si le siège du roi était héréditaire, les autres patriarches détenaient une grande quantité de pouvoir. Je suppose qu’ils étaient comparables aux nobles influents. En tout cas, Mismede, étant une nation émergente, semblait avoir un certain nombre de problèmes en cours.

Le soleil s’était lentement caché derrière l’horizon. J’avais réalisé que c’était une bonne idée de commencer à faire un camp pendant qu’il faisait encore jour. Nous n’irions pas plus loin sans nous reposer d’abord.

Nous avions arrêté nos charrettes sur une partie plus large de la route et avions commencé à installer notre campement. Une fois que le bois de chauffage avait été ramassé et qu’un groupe de roches bien placées avait transformé notre feu de camp en un petit poêle, nous avions commencé à faire de la nourriture. J’avais contribué en cuisinant une grande marmite de soupe aux légumes. Du minestrone, pour être précis.

Quand le soleil s’était complètement couché et que la nuit nous avait vraiment couvert, nous avions entendu beaucoup de bruits venant de la forêt. Il y avait probablement beaucoup d’animaux nocturnes.

« J’ai un peu peur..., » Yumina s’était rapprochée de moi alors qu’elle mangeait nerveusement ma soupe.

« Les animaux communs ne se rapprocheront pas tant que Kohaku est là. Bon sang, même les monstres devraient le remarquer, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. Néanmoins, il en est tout autrement pour les insectes géants et les limons, » Kohaku m’avait transmis ces mots dans ma tête, alors je ne faisais que citer ce qu’il m’avait dit. En réponse, Yumina avait attrapé le petit tigre et elle l’avait serré fortement.

« Merci, Kohaku. »

« Ne vous inquiétez pas, Maîtresse. Tout ira bien tant que je serai là, » murmura Kohaku de telle sorte que personne d’autre que Yumina ne puisse l’entendre. En réponse, Yumina avait eu un large sourire et elle avait tapoté la tête du tigre.

Certaines personnes se relayaient pour surveiller, pendant que nous mangions, et comme les terres étaient inconnues, les chevaliers belfastiens semblaient vraiment tendus.

« Je vais aller chercher Yae et Elze. Kohaku, veille sur Yumina et Linze. »

« J’ai compris. » Je m’étais éloigné de tout le monde près du feu de camp, j’étais entré dans la grande charrette et j’avais utilisé une [Porte] pour retourner chez moi à Alephis, la capitale royale de Belfast.

J’étais apparu dans le salon pour trouver Elze et Yae profitant d’un moment de détente. Debout, pas trop loin d’elles, se trouvait notre super-majordome, Laim.

« Oh, est-ce déjà l’heure ? »

« Pourquoi cette précipitation, Touya-dono... ? Mes cheveux ont encore besoin de sécher. » Eh oui... elles étaient rentrées à la maison pour pouvoir prendre un bain. Nous leur avions donné trente minutes, pour que les autres ne se méfient pas et ne prennent pas conscience du fait que je pouvais me téléporter.

Nous étions capables de créer de l’eau avec de la magie, alors nous avions juste dit aux autres que nous remplirions une baignoire et la chaufferions avec des pierres chaudes, mais en réalité, elles prenaient un bain ordinaire à la maison. Elles avaient décidé d’aller ensemble pour que l’une puisse surveiller l’autre pendant que celle-ci se baignait, disaient-elles.

« Allez, revenons avant que quelqu’un remarque que quelque chose cloche. Que s’est-il passé aujourd’hui, Laim ? »

« Rien qui mérite d’être mentionné, monsieur. Ah, si, j’ai presque oublié. Julio pensait faire un potager. Qu’est-ce que vous en dites ? » Un potager, hein... consacrer des terres pour cultiver des légumes frais me semble bon...

« Entendu, il a ma permission. Laissez-le faire ce qu’il veut. »

« Comme vous le désirez, monsieur. » Ceci étant réglé, j’avais bientôt réalisé que je ne voyais nulle part Lapis ou Cécile. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire... ? Je l’avais demandé à Laim, qui m’avait répondu que Lapis s’était déjà endormi après avoir fait les courses au marché tôt ce matin, tandis que Cécile était allée voir un ami qui visitait la capitale.

« Y a-t-il quelque chose que vous souhaitez que je leur dise, monsieur ? »

« Non, j’étais juste curieux. Bon, vous deux, allons-y. »

« D’accord ! »

« Bien. » J’avais ouvert une [Porte] et étais retourné à notre charrette avec les filles. Il ne m’avait fallu qu’un moment pour réaliser que quelque chose n’allait pas. La forêt débordait des cris d’innombrables animaux. C’était totalement différent par rapport à quant j’étais parti. Les sons avaient franchi un tout autre niveau. J’avais couru hors de la charrette, trouvant rapidement tout le monde. Les soldats et les chevaliers brandissaient leurs lames et se méfiaient du moindre danger. Qu’est ce que j’ai manqué !?

« Touya ! »

« Que se passe-t-il ici ? »

« Nous ne savons pas. Les animaux dans la forêt ont soudainement commencé à paniquer, » Yumina avait couru vers moi, complètement embarrassée. Peu de temps après, l’homme-lapin, Lain, leva les yeux.

« En haut dans le ciel... Q-Quelque chose d’énorme se dirige vers nous ! » Tout le monde avait suivi son regard. Alors que de brusques rafales faisaient bruisser la cime des arbres, j’avais vu quelque chose de grand glisser dans le ciel nocturne. Qu’était cet animal extraterrestre ? Je ne pouvais distinguer qu’une silhouette sombre, mais les hommes-bêtes, ayant des yeux qui pouvaient voir dans l’obscurité, voyaient clairement ce que c’était.

« Un dragon... comment se fait-il que parmi tous les endroits possibles il se trouve là !? » Garm avait prononcé des mots qui avaient transmis un trouble manifeste alors qu’il regardait droit dans le ciel. Ses yeux étaient grands ouverts, montrant clairement son incompréhension.

Un dragon ? Un géant, ailé... un lézard ? Un dragon nous a survolé tout à l’heure ?

« M-Mais pourquoi y aurait-il un dragon ici ? » Olga s’était précipitée vers sa sœur, parlant d’une voix frénétique en berçant la petite fille.

« Hein ? N’est-il pas normal de voir des dragons dans cette zone ? » Arma avait l’air effrayée au-delà de l’inimaginable, mais je devais obtenir une réponse de sa sœur.

« L-Les d-dragons... Ils habitent normalement les Terres Sacrées au milieu de ce pays. C’est leur territoire. Personne n’est autorisé à y aller, et les dragons ne terrorisent pas les gens tant que personne n’intervient là-bas. C’est comme ça que c’est supposé être régi, mais... »

« Est-ce que quelqu’un est entré dans le Sanctuaire ? » Les mots d’Olga avaient rendu la voix de Garm rude. Donc, cela pourrait être la réaction des dragons face aux intrus dans leur antre... C’était mauvais. À leurs yeux, c’était probablement une colère justifiée. S’ils croyaient que leur terre était envahie, ils agissaient seulement comme on s’y attendait...

Cependant, Olga avait secoué la tête, rejetant clairement cette idée.

« Non, ce n’est pas la seule explication. Ces dernières années, de jeunes dragons apparaissent dans nos villages et font des ravages. Même si nous tuons les adolescents qui sortent du Sanctuaire, les autres ne viennent jamais pour les venger. C’est parce qu’ils sont les intrus dans cette situation. Cela étant dit, cependant... »

« Pouvez-vous battre un dragon ? » Garm s’était tourné vers moi pour répondre à ma question.

« Si nous avions une centaine de nos meilleurs combattants, comme les soldats royaux d’élite, cela pourrait être possible. Mais toute attaque qui ne les blesse pas gravement ne fait que les rendre encore plus furieux. »

 

 

« Quoi ? Une centaine parmi les meilleurs soldats de Mismede ? Et même dans ce cas, cela “pourrait” être possible...? Les dragons sont-ils vraiment si forts ? Cela dit, si ce dragon n’est vraiment qu’un adolescent qui vole à toute allure, cela veut dire que même les fiers dragons ont des marmots indisciplinés parmi eux, hein ? Je ne peux pas penser à quelque chose de plus irritant. C’est au fond une calamité naturelle vivante, du même niveau que les tornades, les tsunamis et les éruptions volcaniques en termes de potentiel de sinistre. »

J’avais sorti mon smartphone, avais lancé l’application cartographique et avais effectué une recherche sur « dragon ».

Un certain nombre d’épingles étaient tombées quelque part au milieu de Mismede sur la carte. Je suppose que ce sont les Terres Sacrées... Donc ça veut dire que cette épingle solitaire localisée ici est le dragon qui était juste au-dessus de nous. Hum... ça avance progressivement vers... Oh. Merde.

« Hé ! Le dragon vole directement vers Eld... ! »

« Quoi !? » Tout le monde avait été choqué par mes paroles.

« Pourquoi parmi toutes les villes possibles, se décide-t-il à aller vers Eld !? »

« Il y a un grand pâturage au sud du village. Peut-être vise-t-il le bétail ? » Je pensais que peut-être si le dragon mangeait des vaches ou des moutons, il serait assez satisfait pour épargner le village. Cependant, Garm avait dissipé rapidement cette théorie avec une dure vérité...

« Une fois qu’il aura un avant-goût de la viande, le dragon va frapper à nouveau. Et quand il s’agit de nourriture de dragon, nous sommes aussi bons que n’importe quelle bête. Eh bien, je suis sûr que certains dragons ont des goûts personnels, mais mes arguments tiennent toujours. »

Au rythme où allaient les choses, le village serait rayé de la carte. Hmm, les attaques via mon smartphone ont une portée limitée... Avec autant de distance entre nous, tout ce que j’essaierai ne marchera pas.

« Qu’est-ce qu’on fait ? Notre mission est de protéger l’ambassadeur. Nous ne pouvons nous permettre de ne laisser aucun mal se présenter à elle ».

« Khh... » Les mots de Lyon avaient fait grincer les dents de Garm. Pour un homme qui servait son pays, les ordres des supérieurs étaient absolus. Si nous allions au village et que quelque chose arrivait à Olga, cela deviendrait un incident diplomatique. Cependant, laisser la moitié de nos gardes à l’arrière et faire envoyer les autres pour sauver les villageois n’étaient pas non plus une bonne idée. Et je n’avais jamais visité Eld, donc je ne pouvais pas créer une [Porte] pour y aller vite. Qu’est-ce que je suis supposé faire ?

« Touya-dono, ne pouvez-vous pas faire quelque chose... ? »

« C’est exactement cela le problème Yae. Je ne peux rien faire. » J’avais croisé les bras et avais commencé à réfléchir. Contrairement aux soldats ici, nous n’étions pas obligés de faire quoi que ce soit. Nous n’étions sous aucun ordre ; nous avions simplement pris une quête de la guilde. Et protéger Olga ne faisait pas partie de cet arrangement. Notre seul rôle ici était de livrer le faux miroir de téléportation à Mismede...

« Attends... ! » Bon, c’est notre devoir ! J’avais pris le miroir de la voiture intérieure et l’avais appuyé contre l’extérieur du chariot. Le miroir lui-même était aussi grand que la porte, il était donc difficile de le sortir rapidement.

« Touya, qu’est-ce que c’est ? » Lyon l’avait regardé avec une expression perplexe. En fait, à peu près tout le monde penchait leur tête dans la confusion.

« Euh... c’est vrai. C’est mon miroir de téléportation. C’est l’un des deux. L’autre est dans le palais royal de Belfast, et vous pouvez y arriver en un instant en utilisant celui-ci, comme une porte. J’avais l’intention de laisser Olga et Arma se réfugier dans le palais pendant que nous nous occupions de cette situation. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

« Je ne savais pas que tu avais quelque chose de si puissant..., » marmonna Olga.

« Notre travail est de le faire parvenir au Royaume de Mismede. Le roi Belfast lui-même nous a donné la permission de l’utiliser en cas d’urgence. » J’avais raconté toutes sortes de mensonges qui passaient par ma tête. Je leur avais dit qu’il ne pouvait être utilisé que pour un aller-retour par jour et qu’il ne pouvait pas le faire pour beaucoup de monde. La plus grosse part de mes déclarations consistaient à les convaincre sur la sécurité de cet objet. Le plus gros de mes exhortations avait été dirigé vers les soldats mismédiens.

« Bon, j’ai compris. Nous allons l’utiliser pour nous réfugier dans le palais royal. Tant que nous serons partis, faites de votre mieux pour protéger les villageois d’Eld. »

« Très bien, madame. Touya, fais ce que tu as à faire, » Garm acquiesça en entendant la décision d’Olga.

« Entendu. Maintenant, Olga, Arma, Yumina, et... Garm, voulez-vous confirmer de vos propres yeux ce qu’il y a de l’autre côté ? »

« M-Moi ? Je ne sais pas si je..., » Garm semblait un peu inquiet. J’avais placé ma main sur le miroir.

« [Porte]. »

Prenant garde qu’ils ne m’entendaient pas, j’avais prononcé ma parole magique. Le portail de lumière était apparu à quelques centimètres devant le miroir. C’était en fait une bien meilleure méthode que d’avoir à utiliser [Enchantement] sur la chose aussi tôt. Nous n’étions après tout pas encore dans le palais de Mismede.

La première à entrer avait été Yumina. Elle avait été suivie par Garm, Arma, Olga, et moi-même, après quoi le portail s’est fermé en silence. Debout dans la chambre de Yumina à l’intérieur du palais, je m’étais retourné pour voir le miroir de téléportation. C’était une bonne chose que nous ayons préparé cela.

« Alors... cet endroit est... ? »

« Le palais royal de Belfast, oui. Bon, Yumina. Va et explique la situation à Sa Majesté. »

« Très bien. Fais attention, Touya... » j’avais brièvement clarifié où nous étions à Garm, qui était si stupéfait que sa bouche était ouverte, et j’avais dit à Yumina de s’occuper du reste.

« Bon, Garm. Cela vous a-t-il un peu apaisé ? Nous devons maintenant nous dépêcher. »

« Ah... bien sûr. Vous avez raison, le temps passe vite ! » Comme je l’avais fait la première fois, j’avais créé une [Porte] à quelques centimètres devant le miroir du château et je l’avais traversé.

Au moment où nous étions retournés dans la forêt, tout le monde était prêt à partir.

« Très bien, merci ! L’ambassadeur est en sécurité maintenant ! Nous allons maintenant protéger les villageois d’Eld contre le dragon ! » Voyant que leur capitaine était revenu sain et sauf, les hommes-bêtes lançaient un rugissement enthousiaste en réponse à ses ordres. Je les regardais alors que je marchais vers Lyon.

« Qu’en est-il de vous et de vos chevaliers, Lyon ? Les Belfastiens ne sont pas obligés de nous aider ici... »

« Si je devais prétendre que cela ne me concernait pas, mon père me frapperait sûrement de son poing fougueux. Naturellement, nous aiderons aussi. Je suis certain que Sa Majesté le voudra aussi, » Lyon avait déclaré sa résolution avec aucun soupçon d’hésitation dans sa voix. Apparemment, les soldats avaient déjà discuté de la question. Ça marche pour moi.

Ma carte montrait qu’il faudrait encore un peu de temps au dragon pour atteindre le village. Néanmoins, nous devions nous dépêcher. Heureusement pour nous, cette bête semblait être un peu lente. Si nous allions aussi vite que nos charrettes pouvaient le faire, nous y arriverions environ une heure après que le dragon y soit arrivé.

Espérant réellement que nous serions en mesure d’éviter toute perte humaine, nous avions sauté dans les charrettes et étions partis à toute vitesse.

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