Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 2

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Chapitre 2 : Dans le royaume des Hommes-Bêtes

Partie 2

« Vous plaisantez, n’est-ce pas ? Ce n’est pas une rivière, c’est un gigantesque océan... » De l’eau. Du bleu marine à perte de vue... Cependant, je distinguais le contour de la rive opposée si je plissais assez fort les yeux. Cela m’avait rappelé quand j’étais allé à Aomori étant gamin et que je pouvais voir Hokkaido du Cap Omazaki. Donc, cette rivière était à peu près aussi large que le détroit de Tsugaru...

Après six jours de voyage, nous étions finalement arrivés à Canaan, la ville la plus méridionale du royaume de Belfast. Le plan était de prendre un bateau et de passer à la ville mismédienne de Langley.

Naturellement, étant une ville à la frontière des deux royaumes, Canaan avait un nombre significatif de demi-humains. Avec les hommes-chiens et les hommes-chats, certains avaient aussi des ailes qui poussaient sur leur dos ou des cornes qui ornaient leur tête. Sans parler des dragons dont les écailles recouvraient certaines parties de leur corps et d’épaisses queues qu’ils traînaient derrière eux. D’après ce que j’avais pu voir, les humains et les demi-humains coexistaient très bien par ici.

En passant, nous avions vu un grand nombre de bateaux. Cependant, tous étaient assez petits. Je pouvais voir des péniches de taille moyenne, mais aucune ne se démarquait vraiment par sa taille.

C’étaient tous des bateaux à voile, mais aucun n’en possédait plus d’une, les rendant tous très simples. On m’avait dit que les passagers étaient toujours rejoints par des utilisateurs de la magie du vent qui pouvaient amener le bateau de l’autre côté en deux heures environ, de sorte que ces créations aussi simples étaient effectivement les meilleures. Vu la faiblesse du courant de la rivière, j’en comprenais parfaitement la logique.

Bien, nous allions donc laisser les calèches ici et passer à Mismede en bateau. Apparemment, il y avait une autre qui nous attendait de l’autre côté.

Nous avions laissé à Olga, Garm et les autres mismédiens le soin de nous trouver un bateau. Sur le bord de la route, pas très loin du bateau, il y avait un marché en plein air.

« Oh, c’est l’étal d’un artisan. »

« Et celui-ci vend des fils de soie... Wôw, vous pouvez trouver beaucoup de choses ici. » Arma et Yumina regardèrent les marchandises vendues. Eh bien, après tout, c’était le point de sortie du royaume de Belfast avant d’entrer en Mismede... Je suppose qu’il était logique qu’il y ait un groupe de marchands y vendant des souvenirs.

« Ho ho ? Touya, regarde ça... »

« Hum ? » J’avais suivi le regard d’Yumina et j’avais vu Lyon debout devant un étal de bijoux. Il vendait divers accessoires tels que des broches, des bagues et des colliers. Il avait une expression tendue et pensive alors qu’il regardait leurs marchandises. Je pensais qu’il envoyait une lettre au palais royal.

Au lieu de cela, il semblait sérieusement considérer quel accessoire il pourrait acheter. Mais ces bibelots étaient faits pour les filles, alors... Ohhh, je comprends. Alors c’est comme ça...

« Hey, Lyon. Voulez-vous acheter quelque chose pour votre famille ? »

« Eh ? M-Monsieur Touya !? E-Eh bien, j’étais juste, euh, m-ma mère, elle est... Oui ! Je pensais trouver un présent pour ma mère... »

« Hehe... » Son teint ô combien splendide montrait très clairement que ce n’était pas pour un membre de sa famille ! En outre, il y avait vraiment quelque chose d’étrange : pourquoi un belfastien achèterait-il des souvenirs à Belfast, plutôt que d’attendre que nous soyons arrivés à Mismede pour le faire ? Mais, au moins pour le moment, j’avais décidé de lui épargner l’embarras et de garder de tels commentaires pour moi.

« Mon garçon, il y a effectivement un large assortiment ici. Oh, en fait... Arma, qu’en penses-tu ? Je vais l’acheter pour toi. Ce sera un petit cadeau pour te souvenir de Belfast. »

« Vraiment !? Wôw ! » Arma avait choisi rapidement une des broches avec joie. Elle avait la forme d’une grappe de raisin, mais les « raisins » eux-mêmes avaient été remplacés par des cristaux violets soigneusement placés. Le renard et les raisins... Mec, cela me rappelle cette vieille fable.

« Ça te va vraiment, Arma. »

« Ehehe... merci beaucoup ! » Arma avait largement souri alors que je payais l’article. D’accord, voici ma chance d’aider Lyon.

« Est-ce que Olga aime les broches comme ça, aussi ? »

« Hmm... Soeurette préfère les dessins fleuris. Comme, euh, elle aime vraiment les fleurs d’Elius. Je l’ai vue en acheter un tas. » Pendant qu’elle parlait, Arma désigna l’un des accessoires exposés. Il était décoré de fleurs en forme de fleurs de cerisier. Un peu simple, mais quand même assez beau.

Lyon, qui nous écoutait, avait un peu souri. Bingo.

« Bon, je vais y aller maintenant. Lyon, ne prenez pas trop de temps pour revenir au bateau. Nous partons bientôt. »

« Ah, bien sûr. J’arrive tout de suite. » Quelques instants après notre départ, nous nous étions retournés pour voir Lyon acheter l’ornement de cheveux en question et le faire emballer dans du papier cadeau.

« Excellent travail, Touya. » Yumina m’avait félicité. Je suppose qu’elle avait remarqué mon travail. La sœur de la bien-aimée du jeune chevalier, cependant, semblait complètement désemparée.

« Mais, Touya, j’aurais aimé que tu m’achètes aussi un cadeau. »

« ... Pardon. »

« Eh bien, je serai entièrement satisfaite dès lors que j’aurai une bague sur mon annulaire gauche. » Avec un sourire éclatant sur son visage, Yumina enroula ses mains autour des miennes. Bon sang, Touya. Tu aurais dû lui acheter quelque chose ! Cette alternative est trop effrayante...

Pendant que de telles pensées me traversaient la tête, nous étions retournés au bateau.

« La traversée était rapide. »

« Elle ne prenait après tout que deux heures. » Elze et Yae quittèrent le bateau en portant la boîte contenant le grand miroir destiné au Royaume de Mismede. Elles avaient été suivies par Arma et Yumina, qui avaient porté nos bagages. Puis vint Kohaku et finalement il y avait moi, portant Linze.

« ... Je suis tellement désolée, Touya. »

« C’est bon, pas de soucis. Cela ne me dérange pas du tout. » Elle avait eu le mal de mer après une heure de voyage. Cela venait probablement du fait qu’elle lisait. Après tout, le bateau en lui-même était assez stable. J’avais essayé d’utiliser [Restauration] sur elle, mais cela n’avait pas semblé avoir beaucoup d’effet. Étrange, puisque c’était clairement un état de santé négatif.

Je me demande pourquoi ça n’a pas fonctionné... Cela mis à part, comment ça se passe, car elle se porte bien avec le tremblement de la charrette, mais pas lorsque le bateau tangue !? Là encore, je connais des gens capables de conduire des voitures, mais qui avaient encore le mal de mer, donc c’est probablement similaire.

Une fois sorti du bateau, j’avais jeté un coup d’œil autour de Langley. Nous étions maintenant dans le pays des semi-humains — le Royaume de Mismede. Ce n’était pas comme si un simple voyage de deux heures avait entraîné un changement en profondeur, mais comparé à Canaan, la ville de Belfast, avait nettement plus de semi-humains que les humains.

Il y avait des stands, comme de l’autre côté, mais à peu près tous les marchands étaient des semi-humains. Et ils étaient aussi si variés. C’était très beau.

« La ville est plus grande que ce à quoi je m’attendais. »

« ... C’est probablement parce qu’elle est fortement influencée par Belfast. » Toujours sur mon dos, Linze avait répondu à mes marmonnements. En regardant la ville, Olga nous avait conduits à trois charrettes, qui ressemblaient à peu près à celles que nous avions laissées à Canaan.

« Que faisons-nous maintenant, Touya ? Si Linze ne va pas bien, on peut toujours rester ici pour la nuit et partir demain. » Je pouvais discerner quelques inquiétudes dans la voix d’Olga.

« Ah, je-je vais bien maintenant. Je me sens beaucoup mieux depuis que nous avons quitté le navire. » Linze était descendue de mon dos. Soudain, Elze s’était approchée d’elle et elle lui avait murmurée à l’oreille.

« Tu pouvais toujours lui demander de te porter un peu plus, Linze. »

« Qu’est-ce que tu dis Sœur !? » Elle devint brusquement troublée, hurlant qu’elle n’en avait jamais eu l’intention elle détournait les yeux de moi, donc je ne pouvais pas les voir nettement, mais je pouvais dire que ses oreilles étaient rouges. Je suppose que se faire porter doit être embarrassant, ou un truc dans le genre.

« Alors, partons dans une heure. J’enverrai une lettre à Sa Majesté la Bête. »

« Ah, alors je t’accompagnerai. On ne sait pas ce qui pourrait arriver, madame ! »

« Vous avez raison en effet. Rejoins-moi, Monsieur Lyon. » Elle lui avait souri et les deux s’éloignèrent. Eh bien, c’est assez pour que tout le monde se sente confus. J’avais l’impression que je pouvais enfin comprendre ces personnes obligeantes qui trouvaient leur vocation dans l’organisation d’entretiens formels de mariage.

« Monsieur Touya, une fois que nous partirons, nous ne rencontrerons pas de grandes villes pendant longtemps. Vous devriez acheter tout ce dont vous avez besoin ici. » Garm, le capitaine mismédien, m’avait expliqué la situation. Nous avions décidé de passer une heure à faire le plein pour le voyage.

Kohaku, Yumina et moi étions allés acheter un assortiment de nourritures, comme des rations d’urgence et des feuilles de thé. Mais c’était quoi ça... ? J’avais regardé autour de moi et aiguisé mes sens. Est-ce que c’était juste mon imagination... ?

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » Mon étrange comportement avait attiré l’attention d’Yumina.

« Rien... en quelque sorte. C’est comme si quelqu’un nous espionnait. Cependant, je pense que c’est le fruit de mon imagination. »

« Bien sûr, n’est-ce pas seulement quelqu’un qui est curieux au sujet de Kohaku ? » Dans Mismede, les tigres blancs étaient considérés comme sacrés. Même les capturer était une infraction grave, et encore moins les chasses. Si je mettais un collier sur Kohaku et traînais la petite boule avec une chaîne, je serais envoyé à la potence sans autre forme de procès. Nous devions donc rendre évident qu’il nous suivait de son plein gré. Cependant, c’était un peu gênant aussi.

« Non, mon seigneur... Tu as raison. Il y a quelqu’un qui nous observe. Plus précisément, vous deux et non pas moi. Cependant, ils ont complètement dissimulé leur présence maintenant. »

Les paroles de Kohaku m’avaient fait inspecter les alentours une nouvelle fois. Alors, qui pourrait-il être... ? Je devrais être sur mes gardes juste au cas où.

Nous avions continué à acheter une dizaine de fruits que je n’avais jamais vus auparavant. Ils ressemblaient à des poires, mais étaient de couleur orange et avaient l’odeur des pommes. Après cela, nous étions retournés au groupe. Tous les autres s’étaient déjà rassemblés devant les charrettes, nous étions donc les derniers à arriver.

« Tout le monde est présent, alors. Allons-y. » Aux mots d’Olga, les chevaliers et les soldats entrèrent dans les charrettes à l’avant et à l’arrière. Le reste d’entre nous emplissait celle du milieu. Elze et Yae s’étaient assises devant, et quand nous étions sur le point de monter dans la voiture, j’avais remarqué l’ornement de cheveux en forme de fleur de cerisier qui brillait dans les cheveux d’Olga.

« Oh, c’est un beau bijou. Ça te va vraiment, Olga. »

« Eh ? V-Vraiment ? Merci beaucoup. » Yumina le remarqua aussi, et quand elle le loua, Olga avait timidement souri. Je suppose que Lyon lui avait donné quand ils étaient sortis ensemble. Tant mieux pour lui.

« J’aimerais recevoir quelque chose comme ça de mon bien-aimé. Je crois que l’expression des sentiments à travers de telles babioles fait partie de l’éducation d’un vrai gentleman. Bien sûr, je n’ai rien contre ceux qui préfèrent le montrer dans leur comportement, comme à travers une étreinte, ou... »

« Très bien, allons-y ! » La conversation prenait un virage dangereux, alors je me précipitai dans la voiture.

Yumina pourrait en fait être du genre à garder des rancunes, je ne m’attendais pas à ça... Bon sang, j’avais vraiment foiré en achetant quelque chose pour Arma, mais pas pour elle. Pourtant, je ne pouvais pas me résoudre à l’enlacer à la place... Je devais penser à une alternative. Attends, non... si je lui apporte quelque chose, alors les autres filles le remarqueront aussi. Ça ne va pas être bon s’ils le prennent comme preuve de mon amour ou de quelque chose de la sorte. Peut-être que ça marcherait si je leur donnais toutes les cadeaux et que je les présentais comme des remerciements pour tout jusqu’à maintenant ?

Quand j’étais entré dans la voiture, j’avais sorti mon smartphone et j’avais commencé une recherche d’images pour les derniers accessoires dans mon monde d’origine. J’avais pensé que je trouverais de l’inspiration pour faire quelque chose avec [Modelage].

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