Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 6

Bannière de Dans un autre monde avec un Smartphone ***

Chapitre 1 : La vie au jour le jour I

Partie 6

Finalement, le jour du grand déménagement était venu. Nous avons dit au revoir aux personnes qui s’occupaient de nous pendant que nous étions dans la ville. Micah et Dolan de l’Auberge de la Lune d’Argent, Aer du Café Parent, M. Barral de la « Boutique d’Armement aux Huit Ours »... et aussi aussi Zanac de « Zanac le roi de la mode ». Avec cela, nous avons dit au revoir à la ville de Reflet elle-même.

C’était le premier endroit que j’avais considéré comme ma maison dans ce nouveau monde. J’avais beaucoup de sentiments à ce sujet. Même si je pouvais revenir chaque fois que je voulais à travers le sort [Porte], c’était toujours un adieu émouvant.

Dolan avait déclaré une prophétie concernant Reflet tout en la pointant sur la carte, il disait comme quoi elle allait être l’authentique « ville Shogi ». Étant donné la façon surprenante dont était passionné le Roi à propos du Shogi, dans l’ensemble, le plan ne me semblait pas trop improbable.

Comme cadeau d’au revoir à Zanac, j’avais imprimé quelques feuilles avec différents dessins d’uniformes sur elles. Qui sait, peut-être qu’il aurait en conséquence officiellement développé une tenue d’infirmière sexy ou l’uniforme de marin de l’école... Je ne les avais pas formellement suggérées, mais j’avais l’impression que Zanac pourrait mordre à l’hameçon.

Pour Aer, j’avais donné un recueil composé de quelques nouvelles recettes, ainsi que des outils de cuisine que j’avais formés avec mon sort [Modelage]. C’était juste de petits ustensiles comme une cuillère à crème glacée, un trancheur à gâteaux circulaire, et des emporte-pièces assortis en forme de cœurs, d’étoiles, et de cercles. J’avais déjà décidé de revenir manger un morceau une fois qu’elle aurait compris leurs usages.

De même, j’avais donné à Micah un couteau de cuisine, un éplucheur, un presse-fruits manuel, une râpe et quelques recettes que j’avais sous le coude. Avec cela, j’étais sûr que la Lune d’Argent verrait son pouvoir culinaire croître exponentiellement et férocement.

Après que nous ayons dit au revoir, nous étions revenus à la capitale royale. Plusieurs chariots étaient stationnés à l’extérieur du manoir. Il semblait qu’ils déplaçaient déjà nos meubles. Yumina était dehors, dirigeant les ouvriers alors qu’ils y transportaient des objets. Quand elle avait remarqué que nous étions de retour, elle avait couru pour nous saluer.

« Touya, tu arrives juste à temps. Il y a un homme qui cherche un emploi comme majordome, peux-tu venir le rencontrer ? »

« Hein ? Tout de suite ? » Un homme plus âgé vêtu d’un costume noir formel marcha dans ma direction. Il avait les cheveux blancs et une moustache robuste. Hm... ne l’ai-je pas déjà vu quelque part ? Oh, c’est vrai, c’est lui qui m’a remis la clé sur un plateau quand on m’a accordé mon manoir.

« Enchanté de faire votre connaissance, même si nous nous sommes déjà rencontrés. Je m’appelle Laim. Tout le plaisir est pour moi. » L’homme qui s’appelait Laim baissa la tête vers moi. Ce gars doit avoir, quoi... dans la soixantaine ? Malgré ses regards, ses mouvements étaient étonnamment vifs.

« Il a personnellement servi mon père pendant de nombreuses années. Ne penses-tu pas qu’il ferait un bon majordome ? »

« Quoi ?! » Ce type s’est occupé du roi lui-même ?! Nous avons ferré une personne d’un standing incroyable !

« Comment avons-nous pu vraiment obtenir quelqu’un comme lui ? »

« Ah, j’ai depuis transmis mon ancien poste à mon fils. Il se trouve que la princesse m’a envoyé une invitation peu de temps après. Je pensais que ce serait un honneur de servir l’homme qui a sauvé la vie de mon jeune frère. »

« Frère cadet ? »

« Oui, il s’appelle Leim. Il sert le vénérable duc Ortlinde et sa famille. »

« Oh ! Leim, le majordome qui était avec Sue ! » Pas étonnant que je lui trouvais un air familier, ils étaient quasiment les mêmes. Les deux frères servaient donc le roi et le duc, qui étaient aussi frères. Un duo de frère majordome, hein ?

« Eh bien, qu’en est-il ? Allons-nous l’engager ? »

« Eh bien, ce n’est pas que je n’aime pas l’idée, mais... est-il vraiment d’accord ? N’y a-t-il pas de meilleurs endroits où travailler ? »

« Pas du tout. Je vais travailler ici à partir de maintenant. Merci beaucoup de votre compréhension. » Laim inclina légèrement la tête. Eh bien, il n’y avait aucune raison de refuser cette offre généreuse. Nous avons décidé de le mettre à la tête des autres employés et à l’administration du manoir. Fondamentalement, nous lui avions confié toutes les responsabilités de gestion.

« Eh bien, j’aimerais faire une demande, monsieur. »

« Ce n’est pas la peine de m’appeler monsieur ! »

« Au contraire. Je suis maintenant un employé ici, donc il est très important que nous établissions qui est le maître de la maison, et qui est l’humble serviteur. Donc, maintenant que ces choses sont réglées, monsieur, il y a quelques employés compétents que je voudrais voir à l’œuvre ici. Voudriez-vous les rencontrer ? » Je voulais qu’il mette un terme à ce « monsieur » déjà, mais cela semblait futile. Il était ferme, donc il n’y avait pas d’affrontement possible. C’était un maître d’hôtel professionnel entre tous.

Laim quitta le manoir aussi vite que le vent. On aurait dit qu’il allait rassembler les futurs employés pour moi. Il n’avait pas traîné...

« Nous avons embauché un majordome merveilleux. » Elze porta ses bagages dans le manoir. Linze et Yae avaient suivi peu de temps après, et Yumina était retournée diriger l’ameublement des pièces.

J’étais allé dans ma propre chambre pour déposer mes bagages, puis j’étais retourné en bas pour aider les autres.

Ma chambre était la plus spacieuse du deuxième étage, pour le moment au moins. Cela était honnêtement dû en grande partie au fait qu’il n’y avait qu’un placard et un lit dedans. Je n’avais même pas de literie sur ce lit. Pourtant, les meubles devaient arriver aujourd’hui, alors ma chambre aura bientôt une commode, un bureau, des chaises et des étagères pour exposer mes livres. Naturellement, j’aurais une literie incluse dans tout cela aussi.

Maintenant que j’y pense, est-ce que je ne pourrais pas faire mes propres chaises et tout mon mobilier avec [Modelage] ? Cela m’éviterait probablement une tonne de dépenses ainsi... Attends, non, si je faisais ça, tout le monde voudrait que je leur fabrique des meubles. Je ne voulais vraiment pas de tracas supplémentaires. Ce serait vraiment pénible... J’avais ainsi décidé que les choses étaient très bien comme elles l’étaient.

Hm... quel sort serait le mieux pour décharger des meubles ? J’avais eu cette pensée alors que je porterais le lourd mobilier. Après tout, j’étais le seul homme de la maison. Je devais vraiment montrer mon côté fiable au moins une fois de temps en temps.

Pendant que je réfléchissais profondément, Elze passa, ayant déjà lancé [Renforcement] sur elle-même. La fille déplaçait les meubles à une vitesse incroyable. H-Huh ? Avez-vous besoin de mon aide ? Hum, je ne me laisserai pas battre ! C’était soudain devenu une question de fierté masculine. J’avais lancé [Renforcement] et j’avais commencé à porter des meubles aussi vite qu’Elze.

Après que tout le mobilier avait été porté à l’intérieur, nous nous étions réunis sur la terrasse pour une pause thé.

Nous avions fini avec succès de mettre nos meubles dans nos chambres à coucher, et nous avions équipé toutes les autres pièces principales comme la cuisine, le salon, et la suite pour l’invité. Il ne me restait plus qu’à organiser mes vêtements et divers livres.

Elze et moi avions un peu rivalisé pour voir qui pourrait le mieux utiliser le sort [Renforcement], mais la victoire avait été remportée par Elze. Le [Renforcement] lui-même est un sort Néant qui amplifiait ses capacités physiques, mais il utilisait la force physique du lanceur comme base.

... C’était assez embarrassant de perdre dans un concours de force physique contre une fille, j’avais alors pensé que je devrais probablement m’entraîner beaucoup plus. Voilà, à partir de demain, je vais courir dehors.

Je ne pouvais pas égaler Elze en force physique ni Linze dans les connaissances magiques et la patience, je ne tenais pas la comparaison dans le maniement de l’épée avec Yae, et les capacités de tir à l’arc d’Yumina ainsi que ses bonnes manières éclipsent complètement les miennes... déprimant.

« Les choses s’installent finalement... »

« Il reste encore divers petits articles ménagers à acheter. »

« Nous pouvons simplement acheter les choses dont nous allons vraiment en avoir besoin et mon équipe les réceptionnera, c’est bien naturel, » déclara le majordome.

« D’accord. Bon, terminons-en ici pour aujourd’hui, » avait déclaré Yumina. Cependant, il était vrai que nous étions à court de biens ménagers à usage domestique. Des ustensiles pour les besoins quotidiens comme les accessoires de table et les produits de nettoyage. Une baignoire aussi, pensez-y. Avons-nous des produits d’hygiène personnels en ce moment ? Je ne le pense pas... Oh, nous aurions aussi besoin d’une poubelle. Nous avions à acheter plus que je ne le pensais au départ.

Tout le monde avait dit ce qu’il pensait en ce qui concerne l’équipement du manoir et nous en avions dressé une liste. Nous avions tous décidé que nous allions sortir et les acheter plus tard. Après que tout le monde ait fini de donner son opinion, Laim était venu à l’avant avec un groupe d’hommes et de femmes.

« Salutations, monsieur. Ce sont les individus que j’ai mentionnés plus tôt. Ils ont tous mon approbation personnelle et ont fait l’objet d’une enquête approfondie. Ce sont les meilleures recrues que vous pourriez obtenir. » ... Je ne pouvais pas m’habituer à ce terme « monsieur ». J’aurais aimé qu’il m’appelle d’une autre manière. Quand il utilisait un terme comme « monsieur », ça me faisait me sentir vieux. J’avais l’impression que ça me conviendrait peut-être dans dix ans ou plus, mais certainement pas maintenant.

« Salutations, je viens de la guilde des servantes. Je m’appelle Lapis. C’est un plaisir de vous rencontrer. »

« Saaalut, je viens aaaaaussi de la Guilde des servantes. Je m’appelle Cécile. Ce sera un plaaaaaisir de travailler pour vous. » Les deux filles se tenaient devant moi et baissaient la tête. Elles portaient des uniformes de femme de chambre classiques. Lapis avait pour elle un air digne et tenait ses cheveux noirs foncés frisés dans une coupe au carré. Cécile, d’un autre côté, avait les cheveux bruns clairs et un doux sourire peint sur son visage. Elles semblaient toutes deux avoir environ vingt ans. Les deux filles portaient des tenues de domestique françaises stéréotypées, avec des coiffes à froufrous.

Attends, il y a une guilde de femme de chambre ? Là encore, il serait assez facile de commettre un délit en tant que domestique. Le vol serait probablement facile dans ce genre de métier. Avoir un système formel où toutes les servantes étaient soumises à des vérifications d’antécédents stricts et à une bonne éducation me semblait très logique. De plus, les servantes enregistrées auraient aussi un dossier public.

Laim m’avait informé que les deux filles seraient chargées de nettoyer la maison, et aussi de l’aider dans l’administration du ménage en cas de besoin.

« Je m’appelle Julio, votre jardinier ! Ah, et voici Créa, ma femme. »

« Je m’appelle Créa. Je vais m’occuper de la cuisine. » Ensuite, pour se présenter, se trouvait un couple marié qui, je crois, était dans la fin de la vingtaine.

Le duo était composé d’un jeune homme décontracté aux cheveux blonds dorés et d’une jeune femme à l’air calme et aux cheveux roux. Ces deux-là semblaient être assez similaires en termes de personnalité. Ils semblaient tous deux assez décontractés.

Julio était apparemment le fils de l’un des amis de Leim. Il devait être chargé des arrangements floraux, de la culture des légumes et des tâches générales de jardinage. Créa, sa femme, devait être notre cuisinière personnelle.

Il semblerait qu’elle avait travaillé depuis longtemps comme apprentie cuisinière pour l’élite aristocratique du royaume. J’avais décidé de lui montrer les recettes que j’avais imprimées pour Micah quand j’en avais eu le temps.

« Mon nom est Thomas. Jusqu’à récemment, j’étais dans l’infanterie lourde. »

« Tu peux m’appeler Huck. J’ai passé la majeure partie de ma vie à servir dans la Cavalerie légère. » Un gros garde et un garde léger, hein...

Leurs silhouettes correspondaient aussi à leurs titres. Tous les deux semblaient être dans la cinquantaine. Laim les avait contactés parce qu’ils avaient récemment pris leurs retraites de l’armée du royaume. Il semblait qu’ils allaient alterner entre le devoir de gardiennage et la sécurité générale du manoir. La porte devait être occupée la nuit aussi. Est-ce qu’ils allaient effectuer des rotations ou cette sorte de chose ?

Deux personnes seraient-elles suffisantes ? J’avais pensé que je devrais peut-être en embaucher quelques autres. Je pensais que c’était dans le domaine d’expertise de Laim.

Cela mit à part, Thomas et Huck..., ils s’appelaient sérieusement Tom et Huck ? Je serais prêt à parier qu’ils avaient eu une tonne de préjudices dans leur enfance.

Ils me semblaient bien, alors j’avais accepté la suggestion de Laim et je les avais embauchés.

« Thomas et Huck habitent dans la capitale, ils n’ont donc pas besoin d’arrangements particuliers... Cependant, les autres et moi-même préférerions loger sur place. Est-ce acceptable pour vous, monsieur ? » J’avais accepté les conditions de Laim, car elles me semblaient bonnes. De toute façon, nous avions beaucoup de chambres, donc ce n’était pas un problème.

Je sentais que Julio et Créa méritaient un peu leur propre espace, étant un couple marié, alors j’avais demandé que leur chambre soit la plus éloignée des autres pour qu’ils puissent passer du temps ensemble. Cela dit, comme nous vivions tous dans le même bâtiment, j’avais senti pour commencer qu’on ne leur donnait pas vraiment beaucoup de « temps seul ». Je préfère laisser le couple heureux profiter de bons moments ensemble.

J’avais donné de l’argent à chacun des nouveaux employés et je leur avais dit de sortir et d’acheter les accessoires nécessaires. J’avais donné une somme distincte à Lapis et Créa, et je leur avais donné des instructions spécifiques à chacune. Lapis devait acheter les marchandises générales de la liste précédente, et Créa devait acheter de la nourriture et des ustensiles pour la cuisine.

Tout le monde avait fini par aller faire des achats, à l’exception de Laim, qui avait dit qu’il voulait inspecter minutieusement le manoir. Il avait dit qu’il voulait connaître son nouveau lieu de travail jusque dans les moindres détails. Honnêtement, je lui tirerais mon chapeau si j’en portais un.

« Les choses semblent finalement s’apaiser... » Je n’étais toujours pas habitué à ma nouvelle maison, et nous avions déjà sept serviteurs ajoutés à la liste. L’argent que j’avais reçu du roi devrait être suffisant pour le moment... Je commençais à m’inquiéter un petit peu de ma situation financière. Mais pour être honnête, cela ne servait à rien de s’en inquiéter de toute façon.

« Ce sera bien si nous laissons tout dans les bonnes vieilles mains de Laim. Il y a une raison valable pour laquelle mon père l’a gardé en poste depuis qu’il était jeune. »

« Je n’arrive toujours pas à croire que nous ayons fini par embaucher le vieux majordome du roi. »

« Je suis sûre qu’il s’attend à de grandes choses de la part de Touya. » Yumina sirota son thé pendant qu’elle parlait, d’un ton neutre. Ne me fais pas sentir d’avantage de pression...

« ... Je ne crois pas que nous serions en mesure de gérer tout cela par nous-mêmes. Donc je suis très reconnaissante que nous ayons un majordome aussi compétent à notre service, » marmonna Linze en attrapant un biscuit sur la table et en le donnant à Kohaku, qui était étendu sur ses genoux. Elle n’avait pas tort. Il nous aiderait certainement beaucoup dans le futur.

Hm ? Ai-je juste entendu le bruit d’un chariot s’approcher jusqu’à la porte d’entrée ? Est-ce que Lapis et les autres sont déjà revenus ? Y avait-il vraiment tellement de sacs qu’ils avaient besoin d’un chariot ?

En y repensant, Laim était soudainement sorti de l’intérieur du manoir.

« Monsieur, nous avons des visiteurs. C’est le bon duc Ortlinde et sa fille, la jeune Lady Sue. »

« Hein ? Sue et le duc sont là ? » Ah, mon manoir a déjà ses premiers visiteurs... Je me demande ce qui les amène ici.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire

  1. Contrat à durée indéterminée ou non ? conditions de travail ? à quel taux horaire ? mutuelle ? Taxes patronales ? charge sociale ? Et ben, il n'y à vraiment aucune contrainte administre dans ce royaume 🙂 Mais que font les syndicats ?

Laisser un commentaire