Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 5

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Chapitre 1 : La vie au jour le jour I

Partie 5

... D’une certaine façon, j’ai un manoir...

Avant que je ne le sache, j’avais accepté une propriété et je suppose que c’était celle-là. Vous pourriez vous demander quelle personne saine d’esprit m’a donné ce manoir. Eh bien, c’était le roi.

Le jour de ma cérémonie d’anoblissement, les choses se passaient exactement comme prévu.

« Oh, grand aventurier, vous qui avez sauvé mon existence même, permettez-moi de vous conférer un titre de noblesse. »

« J’en suis indigne, Votre Majesté. Je ne faisais tout simplement que mon devoir d’aventurier. »

« Très bien, je ne vous forcerai pas si vous voulez vraiment refuser. » Jusqu’à ce moment-là, tout se passait comme prévu.

« Cela dit, permettre à celui qui a sauvé ma vie de retourner les mains vides serait un grand manque de courtoisie. Par conséquent, au lieu de vous faire entrer dans les rangs de la noblesse, j’ai préparé une récompense en plus d’un manoir que je pourrais souhaiter voir servir comme votre base d’opérations au milieu de vos nombreuses aventures. »

Quoi !? Alors que le roi parlait, un homme âgé s’avança. Il tenait un plateau d’argent avec un sac d’argent et un jeu de clés dessus. Perturbé par les paroles du roi, j’acceptai distraitement les choses sans même y penser.

J’étais revenu à moi quand j’avais senti le poids du sac dans mes mains, mais le vieil homme avait déjà reculé ! Bon sang... j’ai raté ma chance de les rendre.

« Ce n’était qu’une manière de sauver les apparences. J’attends avec impatience de voir ce que tu pourrais accomplir dans les jours à venir. » Je n’avais pas pu faire autrement que de renoncer à ce stade...

« Quartier ouest... Avenue Palaran, 2 A... Même l’anneau extérieur du quartier est clinquant... » murmura Yumina en vérifiant la documentation.

La capitale était divisée en deux anneaux, l’un extérieur et l’autre intérieur, qui entouraient le château. La royauté, les aristocrates, les marchands importants et les gens de haut rang avaient tendance à vivre dans le cercle intérieur autour du château, puis le cercle extérieur était de l’autre côté de la rivière.

Beaucoup de gens de différents horizons vivaient dans le cercle extérieur, et il était divisé en quartiers est, ouest et sud. Il n’y avait pas de quartier nord, car le lac Palette occupait l’espace dans cette région. Il semblait que le secteur ouest du district extérieur était celui où vivaient de nombreuses personnes aisées. C’était dans ce secteur de l’Ouest que ma nouvelle propriété m’attendait.

« Alors, on fait quoi maintenant ? » Après avoir lavé la sueur qu’elle avait accumulée depuis l’entraînement du jour avec le général, Elze me le demanda avec une curiosité apparente dans les yeux. Honnêtement, c’était un peu trop pour quelqu’un de ma stature.

« Je suppose que le rendre n’est même pas une option. »

« Retourner quelque chose que tu as déjà accepté est très très impoli. Cela fait mal à l’honneur de celui qui tu l’as donné. » En effet, aucune personne décente ne reprendrait jamais un cadeau pour ensuite dire « Non, je ne l’aime pas, garde-le. » Linze avait complètement raison. Je n’avais pas d’autre choix que de l’accepter.

Je m’étais étendu sur l’herbe dans l’un des coins des terrains d’entraînement du château. Des nuages blancs coulaient doucement à travers le ciel bleu clair. Cela rappelait le ciel que j’avais vu quand j’étais arrivé en ce monde.

« Je n’ai pas reçu uniquement une propriété, mais aussi beaucoup d’argent... Je n’ai aucune idée de quoi faire avec tout ça. »

« Combien avez-vous reçu, Touya-dono ? » Yae me regarda alors que je continuais à me détendre.

« ... Vingt pièces royales. »

« Vingt pièces de monnaie royales ?! » Les voix d’Elze, de Linze et d’Yae retentirent de façon spectaculaire et résonnèrent. Leur surprise était totalement raisonnable.

Les pièces royales étaient des pièces de plus grande valeur que celle en platine. Dix fois plus, pour être exact. J’avais entendu dire que leurs valeurs étaient tellement grandes qu’on avait rarement la possibilité de les utiliser dans des magasins classiques.

Selon les normes du monde où j’habitais autrefois, une pièce royale serait d’environ dix millions de yens. Donc, le montant que j’avais eu était d’environ deux cents millions. Fondamentalement, cet argent en plus la maison était la valeur de la vie du roi. Je ne pouvais même pas dire si c’était beaucoup. Apparemment, c’était simplement de l’argent de poche pour le roi. J’aurais dû demander pourquoi il les gardait...

Attends, et si c’était juste de l’argent pour les fiançailles ? Et si prendre tout cela signifiait que j’étais condamné à épouser Yumina ? Cependant, l’argent des fiançailles ne devrait-il pas aller du marié à la mariée, et non l’inverse ? Peut-être que c’était une dot et... franchement, c’était une souffrance terrible rien que d’y penser.

Quoi qu’il en soit, garder cet argent sur moi était effrayant, alors j’avais laissé le duc le prendre.

« De toute façon, maintenant que j’ai une maison, alors peut-être que je devrais prendre ma retraite ? »

« Faire ça, ça va te transformer en un échec personnel en un rien de temps... » Elze soupira, et au lieu de répondre, je levai le haut de mon corps. Avoir de l’argent ne signifie-t-il pas ne plus avoir à travailler ? Il y avait quelque chose de louche à ce propos. Avoir un portefeuille vide ne seras jamais plus un problème, quoi que...

« Et si on allait y jeter un coup d’œil ? Ce n’est qu’à une trentaine de minutes. » Nous n’avions aucune raison de refuser la proposition d’Yumina, alors nous nous étions rassemblés et étions allés jeter un coup d’œil au manoir.

« Hm ? Est-ce ici... ? » Je ne pouvais pas me retenir de dire ça.

La résidence se trouvait sur un terrain surélevé dans la partie ouest du quartier extérieur, donnant l’impression d’avoir une belle vue sur l’horizon. Des murs peints en blanc et un toit rouge... Un immeuble raffiné à trois étages de style occidental... Tout était beau et élégant. Je n’avais rien de négatif à dire sur la conception, et j’avais bien aimé le fait qu’elle était dans un endroit isolé, loin des zones résidentielles. Quoi que...

« C’est trop vaste... » Eh bien, c’était plus petit que les domaines du Duc Ortlinde ou du vicomte Swordrick. Cependant, c’était encore plus que suffisant pour accueillir des personnes de cette qualité.

J’avais utilisé ma clé pour ouvrir les portes et pénétrer dans les jardins. Ce qui se dessinait devant mes yeux était une grande pelouse, un parterre de fleurs avec toutes sortes de plantes éclatantes, et un étang avec une petite fontaine à l’intérieur. Un peu plus loin, j’ai même vu une écurie.

Nous avions ouvert la double porte et étions entrés dans le hall d’entrée. Ce qui nous avait accueillis était un tapis cramoisi et un escalier menant au deuxième étage.

« C’est une jolie maison. Je l’aime, » avec Kouhaku dans ses bras, Yumina — la seule d’entre nous qui était habituée à de tels environnements — entra calmement dans le couloir. Après l’avoir rattrapée, je ne pouvais m’empêcher de dire à haute voix mes pensées honnêtes.

« Une maison aussi grande sera difficile à nettoyer... même si nous vivons ici tous les cinq. »

« Quoi ?! » Elze, Linze et Yae me regardèrent, complètement stupéfaites. Je n’en comprenais pas la raison.

« Hum... Touya-dono. Cinq ? Devons-nous aussi vivre ici ? »

« Hein ? Comment peux-tu encore en douter ? N’est-ce pas naturel ? » De toute façon pourquoi avons-nous encore besoin d’en parler ? Avec une maison aussi grande, accueillir autant de personnes fiables que possible est tout à fait naturel. Alors que cette pensée me traversait l’esprit, Elze parla timidement.

« M-Mais cette maison vous a été donnée par le roi. N’est-ce pas pour la partager avec Yumina ? » Eh bien, j’avais soudainement tout compris. Cette maison était la manière pour le roi d’aider Yumina dans ses efforts. Il semble que j’avais accepté un vrai cadeau empoisonné...

Je ne détestais pas Yumina ou quoi que ce soit du genre, mais je ne pouvais pas la voir comme quelqu’un que j’épouserais. Jusqu’à présent, elle avait l’impression d’être plus comme une petite sœur que n’importe quoi d’autre.

Linze me parla tranquillement encore une fois.

« S-Si c’est une maison destinée à deux personnes qui s’aiment, je ne pense pas que nous devrions vivre ici... »

« S’aimer l’un l’autre ? J’aime chacune de vous de la même manière. Vous êtes toute ma famille, alors il n’y a absolument rien de mal à vivre avec moi — » Hm ? Le visage de Linze était un peu rouge. Pourquoi ? En fait, Elze et Yae semblaient avoir aussi le teint très rose.

« Je-je vais faire le tour du deuxième étage ! »

« M-Moi aussi ! Je-je vais regarder la mansarde ! »

« Je-je-je m’intéresse vraiment à la cuisine ! » Trois filles se dispersèrent dans toutes les directions. Pourquoi ?

« Je vois... Donc, vous nous aimez quatre à peu près de la même manière et tu nous vois comme une famille. Je dirais que j’ai fait un pas de plus dans la bonne direction. » Les voyant partir, Yumina sourit.

« Je veux devenir ta femme et passer ma vie avec toi, Touya. Cependant, je n’ai pas l’intention de te monopoliser, alors cela ne me dérange pas du tout. Je vais avoir une conversation avec elles. Attends-moi juste dans le salon. » Hein ? Quoi ? Excusez-moi ? Me laissant avec Kohaku, Yumina avait commencé à monter les escaliers.

Je n’avais pas vraiment compris la situation, mais j’avais décidé de faire ce qu’on m’avait dit et j’avais marché vers le salon. Sur le chemin, j’avais regardé la salle de bain, le salon, le grenier et la cave à vin, et ils étaient tous complètement vides. Pas une seule étagère...

J’avais ouvert l’avant-dernière porte au premier étage et finalement trouvé le salon. Aussi évident que cela puisse être, c’était spacieux. Bien qu’il semblait probablement bien plus vaste qu’il ne l’était réellement parce qu’il n’y avait rien d’autre qu’une cheminée et des rideaux. J’allais devoir acheter beaucoup de meubles et d’accessoires. Le roi avait probablement considéré cela quand il m’avait donné l’argent.

La fenêtre sur l’un des murs avait une entrée sur une terrasse qui donnait une belle vue sur l’ensemble de la propriété et le reste du quartier ouest.

J’étais sorti dans le jardin, où j’avais été accueilli par un vent agréable.

« C’est un joli jardin. Faire la sieste ici serait géniale. » Kohaku s’étendit sur l’herbe.

« Aimes-tu ? »

« Oui, beaucoup. » Je m’étais dit que c’était une raison de plus pour envisager de vivre ici. S’installer serait assez compliqué, mais...

« Touya. » En entendant mon nom appelé, je m’étais retourné pour voir Yumina debout avec toutes les autres. Cependant, les trois autres évitaient mon regard. Qu’y a-t-il avec elles ? Leurs visages sont encore un peu rouges...

« H-Hum, Touya... pouvons-nous vraiment vivre ici avec vous deux ? » Marmonna Linze.

« Hm ? Bien sûr que vous pouvez. »

« ... Tu ne nous diras pas de partir plus tard, n’est-ce pas ? » demanda Elze, clairement rongée par le doute.

« Ne sois pas stupide ! »

« Tu vas, hum... nous traiter exactement comme tu traiterais Yumina-dono, d’accord ? »

« Bien sûr ! » Pourquoi me demandait-elle cela ? Je n’avais pas de famille dans ce monde, donc elles étaient les personnes les plus proches. C’était tellement évident.

... Pourquoi avaient-elles toutes l’air si troublées ? Bien sûr, vivre dans un tel manoir pouvait être écrasant, mais c’était déjà le mien, alors elles n’avaient aucune raison de se retenir.

Ah, j’ai trouvé. Elles étaient gênées de vivre sans payer de charges, devenant essentiellement des profiteuses. Cela ne me dérangeait vraiment pas du tout.

« Bien, c’est tout. Nous vivrons tous ici à partir de maintenant. Il n’y a pas d’urgence. Sentez-vous libre de décider quand vous aurez remis vos sentiments dans l’ordre, » avait proclamé Yumina au trio rougissant.

« Très bien... »

« O-Oui... »

« Compris, je le ferais. » En réponse aux paroles d’Yumina, les trois autres acquiescèrent, leurs visages toujours rouges. De l’ordre dans leurs sentiments ? Je n’avais pas vraiment compris.

« De quoi parlez-vous ? »

« « « C’est un secret. » » » Encore une réponse à l’unisson... Très bien, alors. Attends, est-ce que je suis celui qui a la position la plus basse dans le ménage ?!

« Eh bien, allons-nous choisir nos chambres ? » Suggéra Yumina.

« Je veux celle au coin du deuxième étage. »

« Je serais heureuse de prendre celle qui se trouve à côté de la bibliothèque au troisième étage, » avait déclaré nerveusement Linze.

« Je voudrais une chambre au premier étage qui fait face au jardin. » Les filles se réjouirent et commencèrent à parler entre elles. En tant qu’homme, je m’étais senti comme un exclu. Eh bien, avec toutes les chambres que nous avions, les voir choisir les chambres qui leur convenaient m’allait très bien. Après tout, peu importe, nous aurions toujours beaucoup de pièces vides...

« Hmm, je ne suis pas tout à fait sûr si nous sommes tous les cinq capables de nous occuper de l’endroit... »

« C’est impossible. »

« Eh bien, tu es direct... » Il n’y avait aucune hésitation dans la réponse d’Yumina. Même le nettoyage serait trop pour nous. Nous avions notre travail à la guilde, donc nous ne pouvions jamais faire quelque chose comme le jardinage.

« Nous allons devoir embaucher quelqu’un. Heureusement, j’ai déjà certaines personnes en tête. » On aurait dit que je pouvais tout lui laisser, alors... Nous avions vraiment besoin de plus d’aide, c’était vrai. Un membre de la famille royale comme Yumina avait probablement de bonnes méthodes pour acquérir des ressources humaines de qualité.

De toute façon, il était temps de se préparer à déménager. Cependant, cela impliquait seulement d’apporter nos affaires ici à travers une [Porte]. Ensuite, tout ce qu’on avait laissé était des meubles et des choses similaires. La maison n’avait absolument rien, après tout.

Nous devrions également saluer nos amis dans Reflet.

Avec la recherche de domestiques et d’autres affaires que nous avions, nous avons décidé de déménager trois jours plus tard. Je sentais que les choses allaient prendre un virage mouvementé.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre. Avec un tel manoir, gare à la taxe d'habitation 🙂

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