Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : La vie au jour le jour I

Partie 4

Un moment plus tard...

« C’est une lettre de mon père. Il demande de lire ceci et de se diriger immédiatement vers le palais royal. » Une lettre arriva à la Lune d’Argent, livrée par une calèche. Yumina avait expliqué ce que c’était après l’avoir regardée. Quelque chose me donne ici un mauvais pressentiment... mais je suppose que je ne peux pas l’ignorer.

« Alors, que dit-elle ? »

« En signe de gratitude et de reconnaissance de la façon dont Touya Mochizuki a géré l’incident il y a peu, je voudrais lui accorder un titre de noblesse. »

« Un titre !? » Elze et les autres hausseront la voix en raison de la surprise. Oh, alors c’est ça, alors... Eh bien, je ne suis pas entièrement surpris que cela soit arrivé.

Il était logique que celui qui était fiancé à la princesse Yumina soit un noble. Étant donné que ses fiançailles n’avaient pas encore été annoncées au public, ils étaient probablement en train d’arranger les choses en coulisses afin de projeter l’image qui me convenait lorsque j’aurai finalement été révélée à la population.

« Écoute, puis-je refuser le titre ? »

« Oui, tu peux refuser si tu le souhaites vraiment. Je demande simplement que tu le rejettes officiellement en personne. »

« Refuser !? » Les filles avaient de nouveau fait entendre leurs voix alarmistes. Eh ben, vous, les filles, vous faites un raffut.

« Le mariage à part, tu ne devrais pas refuser le titre ! C’est une perte totale ! » Elze avait annoncé son opinion, honnête comme toujours. Mais franchement... prendre ce titre me ferait être le chef d’une maison noble, non ? Cela ne me convenait pas du tout...

« Si tu rejoins les rangs de la noblesse, cela signifie que tu serais au service du pays... Tu aurais des devoirs et des responsabilités à assumer, comme gouverner une région, » marmonna doucement Linze en passant ses mains dans la fourrure de Kohaku. Comme je le pensais, c’est une vraie plaie... Je vais vraiment le refuser.

« Touya-dono, quelle raison donneras-tu pour te justifier ? »

« Euh... je vais probablement dire que la vie d’aventurier me convient mieux. »

Présenter les choses de cette manière m’avait même donné l’impression que je mentais à ce sujet. Pourtant, je voulais éviter la colère des parents d’Yumina, donc c’était probablement la meilleure façon de s’y prendre.

« Ça ira, ne t’inquiète pas. Mon père ne voudra pas non plus te forcer la main. »

« D’accord, allons-y. » Il semble qu’il voulait qu’Elze et les autres viennent aussi au palais. Ce n’était pas comme des accompagnateurs officiels à la cérémonie de titre, on aurait davantage dit qu’il voulait rencontrer et remercier les filles qui s’occupaient assidûment de sa fille. Les trois filles étaient au début trop terrifiées par la perspective d’accepter, mais après y avoir réfléchi, elles avaient réalisé les avantages de rencontrer le roi en personne.

« Oh, Kohaku. Veux-tu rester ici cette fois-ci ? »

« Si tu l’ordonnes, je resterai — . »

« Pas possible. »

Oh. Rejet unanime par les filles.

« Nous ne pouvons pas laisser Kohaku derrière, crétin ! »

« Oui, ce serait trop triste... »

« Kohaku est aussi notre précieux compagnon »

« Ne t’inquiète pas Touya, Kohaku peut venir avec nous. Je vais garder un œil sur lui. » Ma parole, Kohaku est très apprécié. J’étais un peu jaloux, mais en vérité, même si je comprenais que la douceur de Kohaku n’avait pas d’égal en termes d’attrait.

J’avais tout de suite ouvert une [Porte], et nous étions au palais royal en un instant. Nous étions dans la chambre d’Yumina pour être exactes.

Eh bien, j’avais dit la chambre d’Yumina, mais ce n’était pas une chambre ou un salon. C’était une pièce faite pour accueillir les invités. Le roi m’avait donné la permission d’utiliser cette pièce pour mon sort [Porte] pour chaque fois que j’amènerais Yumina.

Quand nous avions quitté la pièce, le garde extérieur avait semblé perplexe pendant une seconde, puis son expression s’était transformée en suspicion, mais il s’était vite calmé après avoir vu Yumina.

Nous avions marché pendant un moment, puis Yumina avait ouvert une porte au bout d’un couloir. À travers la porte, nous avions vu le roi, le général Léon, et l’Ambassadrice de Mismede Olga prendre le thé ensemble.

« Père ! »

« Oh, Yumina ! » En voyant sa fille, le roi se leva de sa chaise et se précipita pour l’embrasser.

« Tu sembles heureuse et en bonne santé, je m’en réjouis. »

« Je marche au côté de Touya, Père. Je ne peux pas être malheureuse. » Argh... tu m’embarrasses...! Mes joues rougirent tandis qu’Yumina parlait, puis le roi se tourna vers moi.

« Ça fait un moment, jeune Touya. »

« Effectivement. »

« Les gens avec toi sont-ils tes compagnons ? Vous n’avez pas besoin de vous inquiéter des formalités ici, les amis. Levez la tête, » je me retournai pour voir de quoi le roi parlait et je vis que les filles derrière moi faisaient d’abondantes révérences, la tête sur le sol. Bon sang... c’est pire qu’au moment où vous avez rencontré Sue. Cependant, j’avais noté qu’elles ne s’étaient pas inclinées pour Yumina. Mais c’était probablement parce qu’elles étaient si choquées quand elle serait revenue à l’auberge avec moi.

« Touya. » Olga s’était approchée de moi. Son combo époustouflant d’oreilles et de queue était toujours aussi séduisant. Des pensées inappropriées passaient dans mon esprit... J’ai besoin de toucher la queue touffue... Quel est la plus douce, sa fourrure ou Kohaku ?

« J’ai besoin que vous sachiez que vous avez ma plus profonde gratitude. Non seulement vous avez sauvé Sa Majesté, mais vous avez aussi sauvé le Royaume de Mismede. Si jamais vous visitez notre beau royaume, je vous assure que vous recevrez un accueil chaleureux. »

« Comment va Arma ? Se porte-t-elle bien ? »

« Elle va très bien, merci. En fait, si j’avais su que vous viendriez ici aujourd’hui, je l’aurais amenée avec moi. » Olga rit avec ironie, mais elle se figea soudainement et fixa quelque chose derrière moi. Intrigué par ce qui n’allait pas, je m’étais retourné et j’avais vu qu’elle regardait Kohaku.

« ... Touya, qu’est-ce que c’est ? »

« Oh, c’est Kohaku, un petit tigre dont je m’occupe. Tu veux dire bonjour à la dame, Kohaku ? »

« Rawr ! » Nous avions décidé que pour des raisons de simplicité, Kohaku devrait juste prétendre être un tigre tout à fait normal. Avoir un tigre qui se promène avec nous serait bien trop spectaculaire. Aussi, l’expliquer à tout le monde tout le temps me ferait devenir vieux beaucoup plus vite.

Olga continua à regarder Kohaku avec méfiance, plissant les yeux et inclinant légèrement la tête.

« Y a-t-il quelque chose qui ne va pas ? »

« Ah, ce n’est rien. C’est juste que dans Mismede, le tigre blanc est vu comme un messager céleste de Dieu. Ils disent que le monarque blanc lui-même est un membre de cette espèce. » Oubliez l’espèce, Kohaku est l’authentique... En y pensant, Yumina a mentionné quelque chose à propos de Kohaku comme étant le roi des bêtes... Je me demandais si ce serait une bonne idée que d’emmener ce tigre à Mismede.

Soudainement, un choc avait traversé mon corps. Quelqu’un m’avait frappé fort dans le dos. C’était le général Léon. Est-ce que ce mec peut seulement communiquer en frappant des gens ou un truc de ce genre !?

« Ça fait un moment, Touya, mon garçon ! Bwaha, je ne m’attendais pas à ce que tu te maries avec la petite princesse ! Tu es vraiment un homme intéressant !? Je pensais que nous pourrions peut-être nous faire un combat d’entraînement un jour ! »

« Je ne suis pas encore son mari, alors je vais refuser, merci. » J’avais l’impression que si je m’entraînais avec ce mec, mon corps se briserait en morceaux avant qu’il ne devienne plus fort. Après tout, il était le genre de gars qui vous frappait afin de vous dire bonjour. Cela étant dit, il n’était définitivement pas une mauvaise personne...

Attendez une seconde... Je remarquai une paire de gantelets cuivrés suspendus à la taille du général. Ils ne semblaient pas particulièrement tape-à-l’œil ou décoratifs, mais pour une raison inconnue, ils émanaient le sentiment de courage et de bravoure.

« Général, qu’est-ce que c’est ? »

« Hm ? Ah, je les ai sur moi parce qu’il y a un exercice militaire qui se déroule aujourd’hui. Je suis un combattant ! Un Combattant aux gantelets, pour être plus précis. Tu n’as pas entendu parler de moi...? Ils m’appellent Leon le sanguinaire ! »

Malheureusement, je n’avais pas entendu parler de lui du tout. Je n’avais entendu personne parler de lui non plus. Cependant, à l’opposé de mon silence étourdi, quelqu’un derrière moi avait soudainement parlé d’une voix excitée.

« Wouah !!! J’ai entendu parler de vous ! Vous êtes ce général sanguinaire qui a complètement détruit tout un camp de bandits dans les montagnes de Melicia ? J’ai entendu toutes sortes de choses... Est-il vrai que vous avez eu un duel à mort avec un Golem de pierre ? »

« Ohoho, vous savez beaucoup de choses, n’est-ce pas ? Êtes-vous aussi une combattante ? Il est rare de voir une fille qui apprend l’art du pugilat ! »

Le général sourit largement alors qu’il regardait l’Elze excitée, notant les gantelets dépareillés qui pendaient à sa taille.

« Que diriez-vous de participer à l’entraînement militaire d’aujourd’hui ? »

« Qu-quoi, puis-je ? » Elze hocha la tête encore et encore, un sourire radieux plaqué sur son visage. Je suppose que ce serait bon pour elle d’apprendre plus de techniques de lui. En regardant Elze et Léon, le roi me fit signe de le rejoindre.

« Au fait, Touya... en ce qui concerne le titre noble que je voulais t’accorder... »

« Ahh, écoute-moi... j’apprécie l’offre et tout, mais..., » je me sentais mal pour le roi, mais je devais encore le refuser. Je n’avais vraiment pas envie d’être un noble, du moins, pas pour l’instant.

« En vérité, je m’attendais vraiment à ce que tu refuses. C’est juste que cela aurait eu un effet négatif sur moi si moi, le roi, n’avais pas offert une récompense très généreuse à l’homme qui lui avait sauvé la vie. Donc, dans ce cas, je devais juste créer la situation connue du style : “il a essayé d’accorder un titre à son sauveur, mais le garçon a gracieusement refusé”. Cela étant dit, si tu avais accepté le titre, il aurait été à toi. Eh bien, tu vas rentrer dans la famille royale. Tu devrais vraiment garder un œil sur tout ce que tu fais jusque dans les moindres détails..., » on dirait que pour le roi, l’apparence était primordiale. Tout comme je me sentais désolé pour le roi, quelqu’un avait soudainement fait irruption en entrant dans la pièce.

« J’AI ENTENDU DIRE QUE TOUYA ÉTAIT LA, OÙ EST-IL !? » C’était Charlotte, la magicienne de la cour. Je ne l’avais presque pas reconnue pendant un moment. Honnêtement, elle avait l’air totalement différente cette fois-ci. Elle avait de lourdes valises sous les yeux, et ses cheveux étaient tous frisés et ébouriffés. Alors qu’elle se dirigeait soudainement vers moi, j’avais remarqué que ses yeux derrière ses lunettes étaient injectés de sang. Argh ! Que diable se passe-t-il ? Elle me fait peur ! Comme pour m’empêcher de m’échapper, elle me saisit par le manteau d’une main et tendit de l’autre main plusieurs pièces d’argent et des verres.

« H-Hey ! Ces lunettes, il m’en faut davantage ! Oui, trois paires de lunettes de plus ! Je t’ai appris [Transfert] l’autre jour, alors aide-moi, c’est d’accord !? »

« H-Huh ? Je veux dire, tu m’as aidé l’autre jour, mais d’où sort cette histoire de lunettes !? » Bien qu’étant terrorisé par les regards de Charlotte, j’avais réussi à bredouiller ce que je voulais lui dire.

« Que veux-tu dire par là !? Je ne peux pas déchiffrer assez vite...! Je suis à ma limite !? Je ne peux pas tout faire toute seule ! C’est impossible, impossible je te le dis ! Je comprends ce qu’une chose dit, mais il y a toujours plus à déchiffrer. C’est sans fin ! Sais-tu même l’ampleur du travail qu’il me reste à faire !? Sais-tu même l’ampleur du travail qu’il me reste à faire ? » Pourquoi cette répétition ? Est-elle un disque rayé !? Elle n’avait pas besoin de me crier comme ça pendant qu’elle essayait de demander de l’aide... Pourtant, j’avais trop peur pour essayer de refuser, alors j’étais allé dans son sens et j’avais lancé [Modelage] et [Enchantement] dans une succession rapide, transformant ces pièces de monnaie et ces verres en des verres de traduction en un temps record.

« Merci beaucoup ! » Charlotte attrapa rapidement les montures que j’avais faites et, son affaire conclue, elle sembla prête à sortir de la pièce aussi vite qu’elle était entrée.

« Assurez-vous de garder ces lunettes rangées et bien conservées, Charlotte. Nous ne voulons pas que cela se répande dans l’Empire ? »

« Compris, Votre Majesté ! » Charlotte avait répondu presque immédiatement au roi et était sortie hors de la pièce comme une balle. Qu’est-ce qui vient de se passer ?

« Ces derniers temps, la manière dont Charlotte agit est quelque peu troublante. Depuis qu’elle a eu cet instrument spécial, elle s’est terrée dans ses quartiers en ne faisant que travailler. Elle va finir par s’user à ce rythme ! Nous pourrions finir par avoir besoin que tu utilises [Récupération] sur elle tôt ou tard, Touya. »

Oh mon seigneur, j’ai accidentellement inventé le trait de caractère introverti. Le genre de personne qui « devient obsédé par quelque chose et se retire du monde comme un ermite »... Oups.

« Tout à l’heure... était-ce vraiment la magicienne de la cour Lady Charlotte ...? » Murmura Linze en fixant la porte. Eh bien, je ne suis pas surpris par sa réaction vu la manière dont les choses se sont déroulées. Charlotte ne ressemblait certainement pas au plus grand mage du royaume.

« Aww... Je voulais parler de magie avec elle... »

« Oh, je ne ferais pas ça si j’étais toi ! Si tu parles à Charlotte pendant qu’elle est dans cet état, elle te fera passer la moitié de la journée à l’aider dans ses folles expérimentations, et l’autre moitié de la journée à écouter sa conférence sur l’antique magie des esprits ! Il vaudrait mieux attendre qu’elle se calme un peu. » Le général secoua la tête de droite à gauche en parlant. Ouais, je doute qu’elle soit réceptive à tout ce qui est dit par quelqu’un pendant qu’elle est dans cet état...

« Alors, il est temps de préparer la cérémonie ! Touya mon garçon, tu devrais porter un ensemble de vêtements plus approprié ! » Le roi frappa dans ses mains et, comme s’il ordonnait, deux servantes apparurent. Bon sang... quel emmerdeur !

« Linze, Yae. Qu’allez-vous faire toutes les deux ? Attendez-moi ici ? »

« Je pense que je vais aller voir l’entraînement d’Elze... »

« Je crois que je le ferai également ! » J’imagine alors que tout le monde sauf Yumina allait se déplacer à la séance d’entraînement... On dirait qu’Yumina s’occupait aussi de Kohaku. Eh bien, j’imagine que je vais me changer aussi vite que possible.

Une femme de chambre m’avait escorté dans une pièce privée, où j’avais revêtu un nouvel ensemble de vêtements.

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