Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 1

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Chapitre 1 : La vie au jour le jour I

Partie 1

Quelques jours s’étaient écoulés, et une fois que Kohaku avait finalement été libéré de l’enfer des câlins, le tigre avait soudainement dit qu’il voulait un peu explorer la ville. J’avais décidé d’également l’accompagner.

Nous avions quitté l’auberge et étions descendus dans la rue principale. Une fois sortis, nous avions décidé de nous diriger vers le marché, car il y avait toujours toutes sortes de personnes là-bas.

Le marché avait toujours un tas d’étals et de tapis pour vendre toutes sortes de choses, de la nourriture et des articles divers en passant aux vêtements ou aux antiquités. Nous étions entrés dans cette foule pendant que je laissais mes yeux errer d’étalage en étalage, cherchant paresseusement de bonnes affaires.

« Il y a vraiment beaucoup de monde ici. »

« Eh bien, nous sommes dans le centre-ville. Lorsque vous cherchez à obtenir quelque chose à bon prix, il s’agit généralement de l’endroit où tout le monde vient. » Kohaku et moi étions capables de discuter sans que les autres l’entendent. Un invocateur était mentalement connecté à leur bête contractée, et en tant que telle, nous pouvions communiquer grâce à nos pensées à travers quelque chose de semblable à la télépathie. J’étais vraiment content d’apprendre cela, car si les personnes me voyaient parler à un tigre au milieu de la rue, elles penseraient probablement que j’avais perdu la tête.

Bien que Kohaku ait pris la forme d’un petit tigre, un tigre restait toujours un tigre, et les tigres se démarquaient généralement lorsqu’ils étaient pris en public. Cela dit, tout ce qui arriverait vraiment, ce serait que les gens regardent de loin comme s’ils venaient de voir passer des gens qui filment une scène pour un film... Personne n’avait réagi de façon excessive à sa vue, et de temps en temps, des enfants et des jeunes filles venaient caresser Kohaku sur la tête.

Nous avions décidé que Kohaku devrait prendre la forme d’un tigreau quand d’autres personnes étaient là. À cause de ça, Kohaku faisait parfois des ronronnements quand il était caressé, pour le plus grand plaisir de toutes les filles présentes, conduisant à d’autres tortures câlines. Juste au moment où j’avais enfin libéré mon tigre des femmes ravisseuses de notre propre groupe, le pauvre Kohaku devait supporter encore plus d’attaques de toutes les directions. Regarder la scène me mettait mal à l’aise...

Cela dit, il y avait vraiment beaucoup de monde. Je devais m’assurer que je ne sois pas séparé de Kohaku. Bien que nous aurions pu utiliser notre télépathie pour nous trouver en un rien de temps, ce serait encore mieux si cela ne devait pas en arriver là.

Même si nous n’avions probablement pas été séparés de toute façon, j’avais décidé de prendre Kohaku et de porter ma petite peluche. Je ne voulais pas que la pauvre créature reçoive un coup accidentellement en se faufilant dans et hors de cette énorme foule. Kohaku avait au début essayé de résister, mais finalement il s’était calmé et s’était reposé dans mes bras.

Alors que nous marchions, Kohaku leva brusquement les yeux vers la droite, comme s’il avait remarqué quelqu’un.

« Maître, n’est-ce pas Yae là-bas ? »

« Hm ? » J’avais regardé dans la même direction que celle de Kohaku, et bien sûr, j’avais trouvé Yae accroupie, essayant de remonter le moral d’une petite fille de 4 ans qui sanglotait devant elle. Elles étaient au bout de la rue, à l’écart de l’agitation de la foule.

« Hey Yae, quoi de neuf ? »

« Touya-dono ? Et Kohaku aussi ? » Yae semblait soulagée de nous voir. C’était rare de la voir faire une telle expression. Quelle est le problème ici, je me le demande...

« Qui est cette fille ? »

« Je ne suis pas tout à fait sûr, mais on dirait qu’elle s’est vraisemblablement perdue, » une gamine perdue, hein... Je n’étais pas surpris vu la taille de la foule. Je l’avais scrutée à gauche et à droite, et j’avais soudainement senti que trouver les parents de cette fille pourrait s’avérer être un gros challenge.

« Excuse-moi, quel est ton nom ? »

« Waah... maman... je veux ma maman... aaah... » Ce n’est pas bon. Elle était si bouleversée qu’elle ne pouvait même pas me dire son nom. Je devais la calmer si je voulais apprendre quoi que ce soit sur elle.

« J’ai essayé de lui demander son nom et quelques informations personnelles, mais mes tentatives n’ont pas porté ses fruits, rien du tout. » Yae fronça les sourcils en parlant. Hmm... je devais la faire parler d’une façon ou d’une autre.

J’avais soulevé Kohaku dans mes mains et j’avais tenu le petit tigre devant la petite fille qui pleurait. La jeune fille effrayée fut un instant silencieuse, mais son expression se transforma rapidement, elle était à nouveau au bord des larmes. J’avais transmis un ordre mental à Kohaku.

« Quel est ton nom, mon enfant ? » Kohaku commença à parler à la jeune fille. Celle-ci, qui jusque-là ne faisait rien d’autre que de pleurer, s’arrêta brusquement à la vue du tigreau qui parlait. Elle cligna des yeux et se les frotta plusieurs fois comme si elle essayait de s’assurer qu’elle ne rêvait pas.

« Quel est ton nom ? »

« ... L-Lim ... »

« Je vois. Donc tu t’appelles Lim. » La petite fille déglutit et acquiesça en réponse. D’accord, le plan de diversion de Kohaku avait été un succès. Presque tout le monde serait complètement décontenancé si un tigre blanc commençait à parler juste devant eux. Ensuite, la recherche commence.

« [Recherche] : La famille de Lim. »

J’ai lancé le sort [Recherche], qui était vite devenu l’un de mes sorts Néant le plus utiles. Il était capable de trouver tout ce que je spécifiais, mais seulement dans un rayon de cinquante mètres... et c’était la raison pour laquelle le sort avait échoué une fois. Cela signifiait que les parents de la fille n’étaient pas dans les environs.

« Alors, avez-vous trouvé quelque chose ? »

« Non. Pas de trace. Tout ce que j’ai appris, c’est qu’ils ne sont pas à moins de cinquante mètres d’ici. »  Hm, que faire ... Je pourrais toujours marcher avec [Recherche] activé tout en espérant qu’ils se trouveront à moins de 50 mètres de moi... c’est une courte portée pour ce sort super pratique...

Oh... mais j’ai une idée. Je ne serais pas capable de dire si quelqu’un était un membre de la famille de Lim en un coup d’œil. C’était peut-être la raison pour laquelle mon sort [Recherche] ne réagissait pas. Le fait que je ne puisse pas dire si quelqu’un n’était pas là ou si le sortilège ne réagissait pas était une autre des faiblesses de ce sort. Je ne pouvais tout simplement pas comprendre les normes selon lesquelles il fonctionnait.

La dernière fois, j’avais trouvé le poison en utilisant mon sort [Recherche], je ne pense pas que j’aurais été capable de l’identifier comme un poison en un coup d’œil, mais si j’avais ingéré tout ça, j’aurais pu le dire immédiatement que j’avais été empoisonné. Pourquoi cela l’avait-il fait réagir ? L’autre fois aussi, quand j’étais allé à la recherche de la vanille, je pouvais dire que c’était ce que je cherchais parce que ça sentait la vanille... Je ne pouvais tout simplement pas en discerner la logique.

En y réfléchissant d’une manière très approximative, je pourrais demander à la personne en question si elle était celle que je cherchais à localiser avec [Recherche], mais ils pourraient me mentir, ce qui voulait dire que je ne les reconnaîtrais pas. Peut-être que c’était la raison pour laquelle cela ne fonctionnait pas...

J’avais décidé que j’avais besoin de plus d’informations, alors j’avais fait signe à Kohaku une fois de plus.

« Avec qui es-tu venue ici ? »

« ... Ma maman. »

« De quelle couleur étaient les vêtements de votre mère... euh, qu’est-ce que ta maman portait ? »

« Hum... ils étaient verts. » Grâce à Kohaku, nous avions reçu beaucoup d’informations de la part de la fille. La mère de Lim avait de longs cheveux châtain clair, portait des vêtements verts et un bracelet en argent, avait des yeux bleus et était plutôt mince. J’avais assez d’informations pour former une vague image d’elle dans mon esprit. Maintenant, si je voyais quelqu’un correspondre à la description, je penserais probablement que « cette personne pourrait être la mère de Lim », ou quelque chose du genre. J’avais essayé de lancer le sort une fois de plus.

« [Recherche] : La mère de Lim. »

... Mais il n’y avait pas de résultat. Mes efforts avaient été vains.

« Est-ce que cela pourrait probablement marcher cette fois ? » Je secouai la tête en réponse. Il semblait que le problème était vraiment la portée désespérément faible du sort. Cela aurait été extrêmement utile si cela avait la taille de, disons, l’application cartographique telle qu’elle apparaissait sur l’écran de mon smartphone. Y a-t-il quelqu’un qui pourrait créer une application [Recherche] pour moi ?

... Attends une minute.

Mon application de carte et mon sort [Recherche], devrais-je essayer ? Eh bien... ça en vaut peut-être le coup. J’avais sorti mon smartphone de ma poche.

« [Enchantement] : [Recherche]. »

 J’avais tenté d’infuser le sort [Recherche] dans mon téléphone en utilisant [Enchantement]. Une petite lumière avait quitté mon doigt et avait coulé dans l’écran de mon smartphone. Il n’y avait qu’un seul moyen de savoir si cela avait fonctionné... J’avais déclenché mon application cartographique et l’avais focalisée sur la zone à proximité avec moi-même au centre. J’avais fait un zoom arrière pour que la carte ne couvre pas seulement le marché, mais l’ensemble de Reflet, puis j’avais inscrit les mots « mère de Lim » dans la barre de recherche. Une seule flèche était apparue sur l’écran indiquant que ma cible se trouvait là.

« Waouh, ça a vraiment marché ! » Lim, qui avait fait des câlins à Kohaku, avait sauté un peu en arrière à mon explosion soudaine de joie, mais je n’avais pas eu l’impression de l’effrayer aux larmes, ce qui était bien.

Je me levai et tapotai légèrement Lim sur la tête.

« Nous allons te ramener à ta maman, d’accord ? » Nous étions partis à l’endroit indiqué par la carte.

« Maman ! »

« Lim ! » J’avais senti un soulagement indescriptible de voir la petite fille réunie avec sa mère après avoir été séparées durant plusieurs heures. Nous avions trouvé la mère de Lim au poste de garde de la ville. Je m’étais dit que c’était quelque chose de semblable à un poste de police. Ce qui, honnêtement, signifiait que tout aurait été fini si nous avions simplement pris la décision raisonnable d’emmener la fille à l’un des gardes de la ville et d’expliquer qu’elle était perdue. Il avait fallu plus de temps que nécessaire pour nous sortir de cette épreuve, mais j’avais réussi à en tirer un petit bénéfice.

Yae et moi nous inclinâmes légèrement la tête en voyant la mère et la fille, Lim agitant joyeusement sa main alors qu’ils s’éloignaient.

« Hey, Yae, il y a quelque chose que je veux tester. Pourrais-tu jouer avec moi un peu ? »

« Hm...? Ça ne me dérange pas du tout, mais qu’est-ce que ça pourrait être... ? » J’avais emmené Yae au café d’Aer, notre base, et je lui avais posé un certain nombre de questions pendant que nous passions nos commandes.

Les questions concernaient la maison d’Yae. Je lui avais demandé de me décrire tout de l’extérieur, de l’agencement des pièces, de la mise en place du dojo familial, de manière la plus détaillée possible. J’avais aussi appris qu’ils avaient un chien de compagnie, qu’il y avait des arbres de cerisier dans leur jardin et même des égratignures sur un poteau de bois où Yae comparait sa taille à celle de son grand frère.

Après avoir obtenu ce que je pensais être suffisamment d’informations, j’avais déclenché mon application de carte et entré le sort [Recherche], entièrement entraînée sur la maison d’Yae. En réponse, une petite flèche était apparue, pointant vers l’extrême est du continent à un endroit précis d’Eashen.

J’avais zoomé sur l’endroit où la flèche pointait. Oedo, à Eashen. Quelque part dans l’est de cette région... Un endroit appelé Hashiba.

« D’accord, Yae, dis-moi si j’ai raison ou non. Est-ce que ta maison est dans un endroit appelé Hashiba, à l’est d’Oedo ? Dans un endroit ayant un sanctuaire à proximité. »

« C’est tout à fait correct, mais... je dois vous le demander, comment pouvez-vous le savoir ? » Yae me lança un regard de surprise, et j’avais ainsi appris que l’expérience était un succès. J’avais gagné un moteur de recherche qui fonctionnait au niveau mondial. Finalement, c’était une application plus utile de ce sort.

Je n’avais jamais été capable de localiser des personnes ou des animaux ou autres sur ma carte avant, mais mon application cartographique avait été améliorée avec une toute nouvelle fonction. Pourtant, j’avais besoin de savoir beaucoup de choses sur ce que je cherchais afin d’affiner avec un certain degré de précision les résultats.

Quand j’avais expliqué tous ces faits à Yae, elle m’avait demandé si je pouvais le tester en cherchant son frère. J’avais posé plusieurs questions au sujet de son frère et j’avais appris qu’il avait une cicatrice particulière sur la joue, ce qui rendait sa localisation plus facile.

« Il semblerait qu’il soit dans le dojo. Il bouge beaucoup là-bas, alors il pourrait être en plein milieu d’un combat. »

« Cela ressemble effectivement beaucoup à mon frère. » J’avais remis le smartphone à Yae afin qu’elle puisse mieux voir l’écran, et elle avait souri en regardant la petite flèche qui représentait son frère.

« Mon frère est une personne plutôt douce par nature, voyez-vous, mais en fait il devient complètement différent quand il tient une épée. Il est tellement fasciné par maniement de l’épée qu’il nous a dit, à l’occasion, d’avoir complètement oublié de manger quoi que ce soit. » Yae avait parlé de son frère en étant joyeuse. Pendant tout ce temps, elle avait continué à regarder sa petite flèche sur l’écran avec un regard qui disait qu’elle voulait le revoir.

« On dirait que tu es vraiment proche de ton grand frère, hein ? »

« ... Cela peut être le cas, en effet. J’adore mon frère aîné, il est fort, gentil et de bonne composition. » Je pouvais dire même de la façon dont elle parlait qu’Yae devait être très proche de lui.

« À bien y penser, vous ressemblez un peu à mon frère aîné, vous savez, Touya-dono. Par exemple, votre attitude douce et votre nature généreuse. »

« Eh bien, c’est un grand honneur d’être comparé au grand frère que tu aimes tant. » J’avais haussé les épaules et j’avais bu mon eau. Il n’y avait aucun moyen que mon maniement de l’épée soit au niveau du grand frère d’Yae, donc elle devait juste vouloir dire que j’avais une personnalité similaire à lui.

« C’est correct. Vous ressemblez beaucoup à mon frère aîné que j’aime tellement... beaucoup... ? » Yae s’était accroupie à mi-phrase. Elle avait levé son visage de l’écran du smartphone et nos regards s’étaient croisés. Son visage devint tout rouge en un instant et elle devint soudainement toute troublée.

« C-Ce n’est pas vraiment comme ça !? Je voulais simplement dire que vous ressemblé à mon frère aîné, et non que je vous aime comme mon grand frère, m-mais ça ne veut pas dire que je ne vous aime pas, ce n’est pas ça, seulement ça, euh... oui, c’est ça ! Mon frère aîné est une famille, et je l’aime comme une famille ! C’est un genre d’amour familial... L’amour ?! P-Pas dans ce sens, bien sûr, pas du tout ! Vous comprenez, oui bien sûr ?! » Yae crachait subitement quelque chose qui ressemblait à un langage humain, mais tout ce qu’elle disait était pour moi sans queue ni tête. Je pensais simplement que c’était une bonne chose qu’elle puisse aimer son grand frère de cette manière.

« Merci pour votre patience. J’ai apporté votre commande ! » Quelqu’un sortit un grand plateau couvert d’une grande quantité de plats légers, dont la plupart avaient été commandées par Yae, et les déposa devant nous. Yae, son visage toujours rouge vif, commença à grignoter sans dire un mot les collations devant nous. Elle avait vraiment englouti la nourriture à un rythme impressionnant...

Je m’étais dit qu’elle était probablement juste embarrassée de s’être retrouvée à admettre à quelqu’un d’autre qu’elle aimait si profondément son grand frère. J’avais décidé de garder pour moi les soupçons les plus inquiétants au sujet de cet amour fraternel, afin de lui épargner davantage d’embarras.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre. Il y a une tournure de phrase a changé dans la phrase suivante :

    Personne n’avait jamais réagi de façon excessive à sa vue, et de temps en temps, d’enfants ou de jeunes filles venaient caresser Kohaku sur la tête.

    Et une lettre à rajouté ici :

    « À bien y penser, vous ressemble(...) un peu à mon frère aîné, vous savez, Touya-dono. Par exemple, votre attitude douce et votre nature généreuse. »

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