Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 13 – Chapitre 3 – Partie 5

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Chapitre 3 : Le marché sanglant

Partie 5

J’avais regardé les prix et j’avais vu quelques Gollems avec un chiffre supplémentaire dans leur prix. Il était intéressant de noter que la plupart d’entre eux étaient étiquetés comme n’ayant aucune capacité.

Il semblerait que les Gollems avec des capacités étaient difficiles à trouver.

« Là-bas, mon seigneur. »

« Ohoho. »

Kohaku montra un Gollem qui n’avait pas l’étiquette indiquant un manque de compétence.

Le Gollem était vert, et mesurait environ deux mètres. Il était en forme de gorille et avait des bras extrêmement épais. Il y avait aussi ce qui ressemblait à une sorte de conteneur sur son dos.

« Excusez-moi… Est-ce que ce Gollem a une compétence ? »

« Oui, il en a une, mon garçon. Il a une portée limitée, mais il peut manipuler la terre. »

C’était intéressant… Ce serait sûrement un outil utile pour l’ingénierie ou le travail. Cependant, ce prix était un peu élevé… Il était proche de 500 millions de yens. Si on le laissait traîner, je n’aurais pas été surpris de le voir se faire voler… Mais vu qu’il était sur le marché noir, je me doutais qu’il était probablement déjà volé.

Je me demandai si le groupe du Papillon Noir assurait la sécurité ici…

J’étais assez confiant dans le fait que je pourrais tout voler ici et m’en sortir, si je le voulais… Mais je m’abstiendrais d’actes aussi radicaux.

« Oh, Touya. Et celui-là ? »

« Hm ? Qu’est-ce que c’est ? »

Nia désigna un ensemble de machines qui ressemblait plus à une combinaison énergétique portable qu’à n’importe quel Gollem que j’avais vu jusqu’à présent. On aurait dit qu’il était destiné à être porté sur les membres et le dos, comme un exosquelette électrique. Je n’avais pas réalisé que les Gollems pouvaient être si variés.

« Celui-ci est un Gear Gollem. Il n’en a pas l’air, mais il est très utile. Il travaille avec son maître et réagit à vos processus mentaux quand vous le portez. »

Ça avait l’air intéressant, mais je voulais un modèle autonome.

« Et celui-là, Touya ? »

Euri m’avait conduit vers une série de boîtes de présentation alignées. Plus précisément, elle désignait le Gollem dans l’une d’elles.

Il avait la taille d’un enfant. Environ la taille et le poids de Rouge. Celui-ci était blanc à la base et avait une forme plus féminine. Il y avait deux autres modèles identiques à côté de lui, la seule différence entre les trois était les couleurs fluorescentes qui ornaient leurs corps. L’un était vert, l’autre bleu et le dernier rouge. Ils avaient même des parties lumineuses sur la tête qui étaient censées représenter des cheveux… Ils étaient incroyablement travaillés, même moi je pouvais le dire.

« Les modèles humanoïdes sont vraiment rares… »

Nia marmonnait pour elle-même en examinant les trois unités d’héritage. Comparés à un Rouge lourdement armé, ou aux modèles exosquelettes et gorilles que j’avais vus plus tôt, ceux-ci ressemblaient un peu plus à des humains.

Pour être honnête, je n’étais pas aussi impressionné que les badauds. Chez moi, j’avais tout un tas de gynoïdes parfaitement humains qui vivaient sur Babylon. Aussi réalistes qu’ils soient, ces Gollems étaient encore clairement inhumains et ressemblaient à des poupées comparées à des gens comme Cesca.

« Est-ce que ceux-là ont des compétences ? »

« Bien sûr, fils. J’ai ma garantie ! Mais ces petites merveilles n’ont pas été activées, donc je ne peux pas te dire quelles capacités elles ont réellement. »

Les Gollems avaient des dispositifs dans leur zone centrale qui enregistraient un individu comme maître du Gollem et le mettaient en ligne, mais apparemment, le dispositif ne fonctionnait pas sur ces trois modèles. Pour cette raison, ils n’avaient jamais été activés. Le commerçant les avait emmenés chez un ingénieur, mais celui-ci n’avait pas réussi à les réparer, alors il avait décidé de les vendre tels quels.

« C’est pourquoi je les vends pour si peu. Vous voulez en acheter un ? »

L’homme joufflu s’était frotté les mains en souriant.

Hmph… Est-ce que c’est vraiment bon marché ? C’est soixante-dix royaux, c’est plusieurs centaines de millions de yens… C’est un prix très élevé…

Le gorille de tout à l’heure ne coûtait que 500 millions, et il avait une capacité en plus… Me dis-tu que ceux-là sont meilleurs ?

« Geez, petit… Regardez, juste là. Vous voyez ? »

Le commerçant pointa du doigt la poitrine d’un des Gollems. Il y avait une minuscule marque ☆, une série de petits chiffres, et quelques mots que je n’arrivais pas à déchiffrer grave là.

« Ohh… Une marque d’étoile ! Cela explique tout… Ces Gollems font-ils partie de la série Étoile ? »

« Ahh… Je vois. »

Euri et Nia semblaient satisfaites de la signification des symboles. Euri s’était retourné pour expliquer la situation. Apparemment, les Gollems marqués de cette étoile faisaient partie de la série Étoile, qui étaient considérés comme des modèles extrêmement avancés et performants, même parmi les autres Gollems d’héritage.

La marque représentait probablement la personne qui les avait fabriqués à l’origine.

J’avais également été discrètement informé de la petite couronne gravée sur le cou de Rouge. Apparemment, c’était aussi le moyen d’identifier si un Gollem faisait partie de la série de la couronne.

« Alors, c’est un faux ? »

« Pas du tout. On ne peut pas introduire de faux objets dans le marché noir. Il serait interdit de revenir, ou même tué… »

C’était assez logique. Même sans savoir quelles étaient leurs compétences, le simple fait de savoir qu’ils étaient Étoiles suffisait à faire grimper le prix. C’était bien la nature du marché…

« Alors, p’tit gars ? Vous achetez ou pas, hm ? Ces modèles ne sont généralement pas aussi bon marché… »

« Hm… »

En toute honnêteté, je cherchais un robot plus robuste pour faire office de garde. Un robot menaçant comme Akagane aurait été idéal. Ces trois-là avaient plutôt l’air d’être faits pour être des gardiens ou des gouvernants.

Le docteur Babylon serait capable de les analyser et de les activer en toute sécurité une fois que je les aurais ramenés chez moi, j’en étais sûr. Même si elle échouait, je savais qu’elle continuerait d’essayer jusqu’à ce qu’elle les comprenne complètement. J’avais donc pris ma décision.

« Très bien. Je vais les prendre… Mais avant que vous puissiez encaisser, écoutez-moi bien. »

J’avais activé [Stockage] et j’avais sorti un lingot d’adamantite, que j’avais montré au marchand suspicieux. Il le regarda pendant un moment alors que les pièces commençaient à s’assembler dans son esprit. Puis il écarquilla les yeux.

« C’est… de l’adamantite ?! Où diable avez-vous… »

« Ah-ah-ah. N’oubliez pas les règles. Pas de questions sur les origines, d’accord ? Je vous débarrasse de ces trois Gollems pour cent trente royaux et ce lingot. »

« Les trois… ?! H-Hmph… L-Laissez-moi m’assurer que ce lingot est bien authentique… »

Il sortit alors un petit appareil similaire à celui que M. Sancho avait utilisé et détermina si l’objet que je possédais était contrefait ou non.

« Il est authentique… Hrmph… Laissez-moi réfléchir… Mm… Hm… »

Il commença à réfléchir tout seul, les yeux fixés sur le lingot. J’espérais que cette transaction serait assez bonne, j’avais déjà perdu de l’argent en payant les frais et autres. J’aurais aimé payer le prix total avec des lingots exclusivement, mais cela aurait semblé trop suspect.

Je pouvais voir que l’homme pesait la valeur des choses dans sa tête. Il mesurait la valeur de trois Etoiles non activées contre un lingot entier de matériau incroyablement rare.

Finalement, il arrêta de se concentrer et sourit doucement.

« Très bien, mon petit. J’accepte votre offre. Vous pouvez avoir les trois pour cette somme. »

« Alors, marché conclu. »

J’avais remis la marchandise, et il avait rendu les Gollems avec joie. J’avais acheté les trois pour avoir des pièces de rechange au cas où quelque chose arriverait… C’est ce que j’aimerais dire pragmatiquement, mais un côté plus doux de moi se sentait mal de les séparer. Elles ressemblaient à des sœurs, alignées comme elles l’étaient.

J’avais soudainement invoqué mon [Stockage], les aspirant toutes les trois avec leurs vitrines. Le commerçant semblait presque dérangé par la vue, mais il fit semblant de ne pas être trop gêné.

« Même si ce sont des Étoiles, es-tu sûr de vouloir en avoir trois ? »

« Mmm… Je ne sais pas, mais de la façon dont je vois les choses, ce sont des Étoiles de très haut niveau, non ? Je n’aurai peut-être plus jamais l’occasion d’en acheter une. »

J’avais haussé les épaules en réponse au commentaire de Nia. Quoi qu’il en soit, c’était un objectif en moins. Maintenant, tout ce que j’avais à faire était de trouver un endroit où poser le disrupteur. Je m’étais demandé si voler vers une île inhabitée ne serait pas la meilleure idée. Au moment où je réfléchissais à ma prochaine étape, j’avais soudainement entendu un cri.

« … Qu’est-ce que c’est ? »

« … Hein ? »

Je m’étais soudainement arrêté dans mon élan, incitant Nia à me demander ce qui se passait. Elle n’avait pas entendu.

Je l’avais entendu à nouveau. Il y avait des cris mêlés au brouhaha de la foule. Je pouvais l’entendre clairement. Ce n’était pas qu’un seul cri. Il y avait beaucoup de gens qui criaient maintenant.

J’avais regardé sur le côté et j’avais constaté que Rouge s’était également arrêté net. Il regardait vers le haut. Bien sûr, vers le haut… Les cris venaient de l’étage supérieur.

« La, la… Lalala… »

Qu’est-ce que… ? Au moment où les cris s’étaient tus, j’avais entendu une voix joyeuse prendre leur place.

En un éclair, la lourde porte qui menait au sous-sol fut coupée en deux et abattue.

La porte était maintenant en morceaux sur le sol, et j’entendais clairement cette voix joyeuse venant de l’obscurité. Le chanteur venait vers nous, en bas des escaliers.

« … De si beaux yeux, si pétillants…♪ Prenons une cuillère pour eux…♪ Du bleu, au vert, au noir, au rouge.… Faisons-en un désordre…♪ »

« Attend !, Cette voix… ?! »

Nia s’était raidie par réflexe et tourna son regard vers l’obscurité derrière la porte.

Après un court instant, une fille solitaire apparut et grimpa sur les débris.

Elle portait des vêtements violets à froufrous avec une esthétique un peu gothique, une jupe courte, et également un parapluie violet. Son esthétique était similaire à celle de Leen, mais en beaucoup moins guindée.

Elle portait également des lunettes à monture fine, mais les yeux violets profonds qu’elles cachaient semblaient presque sans vie… Elle souriait largement, mais il y avait quelque chose de complètement faux en elle.

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