Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 13 – Chapitre 1 – Partie 8

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Chapitre 1 : Début du festival

Partie 8

Lu et Yumina s’étaient blotties contre moi, Lu à ma droite et Yumina à ma gauche. C’était un peu difficile de marcher avec elles accrochées à moi comme ça, mais… Elles étaient heureuses, donc je n’avais pas vraiment de raison de me plaindre. Je ne peux pas me débarrasser d’elles ainsi…

Elles avaient toutes les deux grandi depuis notre rencontre, elles étaient un peu plus grandes… Mais leur petite taille les faisait encore paraître incroyablement jeunes.

Bien que, de ce que je pouvais sentir contre mes bras… Il n’y avait pas eu beaucoup de croissance dans une zone importante…

Pour être honnête, les spectateurs penseraient probablement que nous sommes un grand frère et ses petites sœurs.

« Touya ? »

« Hm ? Ah, ce n’est rien. »

Ces filles avaient des sens aiguisés, je ne pouvais pas leur faire savoir à quoi je pensais.

« Oh. »

J’avais soudain entendu un air et j’avais réalisé que Sousuke devait jouer de son piano dans la tour de l’horloge. C’était une chanson occidentale…

Mes goûts musicaux avaient été fortement influencés par mon grand-père, j’aimais donc beaucoup les vieux trucs. J’aimais surtout la musique des années 1950 et 1960. À mon tour, j’avais fini par montrer à Sousuke ce genre d’airs, et il les avait bien aimés.

La chanson qu’il jouait en ce moment était un morceau populaire de rock and roll des années 50. L’original était si apprécié qu’il avait été inclus dans les disques d’or du vaisseau spatial Voyager, qui avait ensuite été envoyé dans l’espace lointain.

Il y avait un film dans lequel le protagoniste conduisait une voiture qui était aussi une machine à remonter le temps. Il finissait par jouer la même chanson à la guitare lors d’un bal d’école dans le passé. C’était un très bon film.

Tout le monde écoutait la chanson et bougeait son corps en rythme, c’était un spectacle à voir…

J’avais regardé d’un peu plus près et j’avais remarqué qu’il y avait plus de gens sur la scène que le simple Sousuke, ils jouaient des instruments à cordes et des percussions à ses côtés.

« Huh… »

« C’est un groupe de voyageurs. Ils passaient par là et ont pensé à se joindre à nous. Ils l’ont aussi accompagné hier. »

L’un des marchands d’un kiosque à nourriture à proximité prit la parole pour m’expliquer la situation. J’avais reconnu la voix alors je m’étais retourné pour voir qui c’était… Ce n’était nul autre que le dieu de l’agriculture, mon oncle Kousuke. Attends, pourquoi es-tu là ?!

« N’est-ce pas évident ? Je vends de la nourriture faite avec mes produits. Je veux aussi participer au festival. »

Kousuke avait faiblement souri. Le chariot de nourriture avait du curry… Ou plutôt, du cully, et du riz. A côté, il y avait une grande boîte de légumes frais. J’avais remarqué un jeune homme à côté de lui, qui épluchait studieusement des carottes et des pommes de terre, encore et encore.

« Oh ! Tu es euh… Charon, c’est ça ? »

« H-Huh ? Je-Je veux dire… Je suis Charon, oui… Mais… »

Il m’avait regardé, incertain de qui j’étais. C’était probablement à cause du badge. Il n’affectait pas Kousuke, mais il était activé en ce moment, donc j’étais déguisé. Je l’avais rapidement mis en état de désactivation.

« V-Votre Altesse ?! »

Charon écarquilla les yeux et se montra confus en me fixant du regard.

C’était l’un des chevaliers qui avait rejoint notre ordre à peu près en même temps que Lanz.

Il était issu d’une lignée d’herboristes, ce qui faisait qu’il connaissait bien les plantes et la médecine naturelle. C’est pourquoi nous l’avions assigné à la charge de Naito et l’avions fait travailler dans le développement agricole.

« Ce garçon est très prometteur. C’est pourquoi je lui ai demandé de m’aider aujourd’hui. »

C’était logique. Je pouvais certainement comprendre pourquoi Kousuke avait dit ça. Pendant l’examen de chevalier, il avait réussi à survivre parce qu’il pouvait identifier les aliments qu’il pouvait manger sans danger, et les plantes qu’il devait éviter.

Je m’étais demandé si cela faisait aussi de lui un bénéficiaire de la divinité de Kousuke, alors… Ça ne pouvait pas être une mauvaise chose d’être favorisé par lui.

« Il n’y a donc que vous deux qui dirigiez cet étal ? »

« Non. Nous avons cette jeune fille Lakshy qui nous aide aussi. Elle est dehors à chercher les assaisonnements. Elle ne peut pas être près des flammes… Donc la cuisine est entre nos mains. »

Lakshy était une Alraune, une démone descendant d’une lignée de plantes. La voir éviter le feu était donc logique. Elle faisait également partie de l’équipe agricole, elle avait donc probablement la bénédiction du dieu de l’agriculture.

Je dois admettre que je veux essayer un peu de ça… Mais j’ai déjà mangé les pommes de terre plus tôt…

Avant d’oublier, je m’étais approché pour chuchoter à l’oreille de Kousuke.

« Ah, d’accord… Cet après-midi à l’église… »

« Karen m’en a déjà parlé. Ne t’inquiète pas pour moi, d’accord ? »

« Es-tu sûr ? Ça doit faire un moment que vous ne vous êtes pas rencontrés, je suis sûr… »

« Deux mille ans, mais pour un dieu, ce n’est pas si différent d’un jour ou deux. Si je veux le rencontrer, j’irai le rencontrer. Je n’en ai cependant pas besoin. »

Bon, d’accord. Si c’était comme ça qu’il le voit, qu’il en soit ainsi.

Nous avions quitté la place principale et regardé les étals qui bordaient les différentes rues.

« Ooh… »

« Ce totem est une icône populaire du nord de Regulus. »

Lu me donna une explication à propos de la petite figure en bois que je regardais. C’était la sculpture d’un ours tonnerre tenant un poisson bizarre dans sa bouche.

Dans mon monde, il y avait aussi des artisans qui fabriquaient ce genre de choses, mais ils étaient en déclin ces dernières années…

« Ohh, c’est… »

« C’est une petite poupée utilisée comme un charme. On dit qu’elle symbolise le bonheur pour toute une lignée familiale. »

C’était une poupée qui avait l’air plutôt cylindrique. Vous pouviez l’ouvrir horizontalement, et une plus petite poupée se trouvait à l’intérieur. Puis vous pouviez l’ouvrir pour révéler une autre poupée plus petite à l’intérieur, et ainsi de suite… Jusqu’à ce qu’il y ait une toute petite poupée au milieu qui ne s’ouvre pas.

C’était certainement similaire à quelque chose que j’avais déjà vu auparavant. Plus précisément, ces poupées traditionnelles de Russie. Celle-ci était cependant beaucoup plus simple dans sa conception.

Faire le tour des étals et voir les différentes marchandises était assez intéressant. Il y avait des bibelots semblables à ceux de mon monde, ainsi que des choses qui semblaient complètement différentes. Nous avions passé toute la matinée à nous promener et à acheter sans but précis diverses choses.

Vers l’heure du déjeuner, nous avions décidé de nous diriger vers l’église.

L’église était située un peu en dehors de la ville. Elle se trouvait sur une petite colline et était gérée par deux personnes de Ramissh, un prêtre et un pasteur. Mais actuellement, deux autres personnes de Ramissh étaient là.

Elles portaient les badges que je leur avais donnés pour masquer leur apparence, mais il s’agissait du pape de Ramissh, Elias Altra, et d’un des cardinaux de Ramissh, Phyllis Rugit.

Il y avait dans la région des gens qui ressemblaient à des aventuriers, mais ce n’étaient en fait que les gardes templiers de Ramissh qui agissaient incognito.

Brunhild n’avait pas vraiment de personnes qui croyaient au dieu de la lumière prêché par Ramissh, mais étant donné que Phyllis et Elias prêchaient techniquement la parole de Dieu Tout-Puissant maintenant, on pouvait dire que j’étais aussi un croyant.

Pourtant, vénérer quelqu’un qui était comme un grand-père pour moi à ce stade me laissait un goût bizarre, je n’étais donc jamais vraiment allé dans l’église.

Nous étions entrés dans l’église et avions entendu le pape donner un sermon sur quelque chose qui s’était passé à Ramissh.

Son histoire s’appelait « Le miracle d’Isla. »

L’histoire racontait que le dieu de la lumière était descendu dans la ville sainte d’Isla il y a un an, et avait vaincu le mauvais esprit des ténèbres qui tentait de consumer la ville et ses habitants.

L’histoire avait fini par se répandre dans le monde entier, car il y avait plusieurs témoins oculaires, y compris ceux qui n’adhéraient même pas à la foi de Ramissh.

Beaucoup de gens pensaient que c’était une absurdité, mais un grand nombre de personnes ne pouvaient pas nier ce que leurs yeux leur avaient montré.

Ceci étant dit, l’histoire était en fait basée sur un tour que j’avais fait.

Ramissh avait fait du bien depuis. Apparemment, toutes les personnes mal intentionnées qui avaient fait toutes sortes de mauvaises choses au nom de Dieu avaient toutes été chassées des positions de pouvoir.

Le pape avait terminé son récit, et la foule s’était lentement dispersée.

J’étais sur le point d’aller les saluer, mais elle et Phyllis avaient fini par se précipiter vers moi.

« G-Grand Duc ! Il est déjà là ?! »

« Uhh… Non… Pas encore. »

Ces deux-là semblaient déçus par mes paroles.

« Détendez-vous, les filles. Il va bientôt arriver, d’accord ? »

« En fait, je suis là. »

« Wuh ?! »

Quelqu’un présent à côté de moi se mit à parler, ce qui m’avait fait peur.

Je m’étais retourné et j’avais vu que c’était bien Dieu Tout-Puissant, le maître des mondes lui-même. Il avait une expression douce et était habillé sobrement, comme toujours. Woah, ça m’a fait peur ! Les dieux doivent arrêter de surgir comme ça !

« Gah ! Ne me fais pas peur comme ça. Attends ! Ça fait combien de temps que tu es là ? »

« Hmhm… J’ai utilisé une petite magie de téléportation il y a un moment. Ah, ça fait un moment, vous deux. »

Le dieu des mondes s’était adressé à Sa Sainteté le Pape, et au Cardinal Phyllis. Toutes deux avaient immédiatement commencé à se prosterner devant lui dans une panique frénétique, mais il les avait arrêtées dans leur élan.

« Veuillez considérer vos positions sociales, mesdames. Il serait inconvenant pour des personnes comme vous de vous prosterner devant un vieil homme. Cela ne me dérange pas, donc c’est bon. »

« A-Ah, ok ! »

La plupart des gens ne connaîtraient pas leur statut grâce aux badges qu’elles portaient, mais toutes deux étaient de toute façon trop pointilleuses, donc c’était bien. Moroha et Karen leur avaient dit d’arrêter de les révérer trop de fois pour être comptées.

Néanmoins, étant donné qu’il était venu ici en utilisant la magie de téléportation, cela signifiait qu’il n’était pas ici en tant qu’avatar en ce moment. Il s’était probablement humanisé comme le reste de ma famille divine.

« Um… Touya ? Qui est-ce ? »

Yumina avait légèrement incliné la tête en signe de confusion. Lu avait aussi une expression perplexe.

Oh, mon Dieu… Comment expliquer… !

« Bonjour, mes chers enfants. Mon nom est Mochizuki Shinnosuke. Je suis le grand-père du jeune Touya. »

Shinnosuke, hein… C’est assez simple… Tu as même le terme japonais pour dieu dans ton nom… Mais que signifie donc ce « jeune » Touya ?

J’avais souri maladroitement alors que Lu et Yumina ouvraient de grands yeux sous le choc.

« Le… Grand-père ? Mais comment est-ce possible ? Touya vient d’un autre monde… »

Le Dieu Tout-Puissant porta son doigt à ses lèvres et leur avait fait un clin d’œil complice. Elles semblaient comprendre le sens de ses gestes. J’espérais qu’elles comprendraient qu’il voulait dire qu’il était identique à Karen et Moroha.

« A-Ah, alors… S’il vous plaît, pardonnez-moi. Je suis Yumina Urnea Belfast. Je suis l’une des neuf personnes ayant le privilège d’être la fiancée de Touya. »

« E-Et je suis Lucia Leah Regulus ! Je suis aussi fiancée à Touya, désolée pour nous être présentée aussi tardivement ! »

« Ce n’est pas un problème. Bonté divine, vous êtes toutes deux de très belles jeunes femmes, n’est-ce pas ? Le jeune Touya doit être très heureux, fiancé à des personnes comme vous. »

Il leur sourit gentiment alors qu’elles inclinaient la tête. Heh, on dirait qu’elles sont reconnaissantes pour les compliments… Elles deviennent toutes rougissantes. C’est si mignon…

« Donc vous êtes aussi capable d’utiliser la téléportation ? »

« Ah, oui. C’est effectivement le cas. Je peux utiliser la plupart des formes de magie. »

« Cela semble bien correspondre à la famille de Touya… »

Je ne serais pas surpris qu’il ait tous les attributs et quasiment aucune limite de puissance magique… En fait, il n’a probablement pas du tout de limites.

« Ah… Papy Monde… Papy. Tu as déjà vu Karen ? »

« Papy ? Aha… Papy… J’aime bien ça. Ah, Karen ? Karen… Ah, oui ! Bien sûr, je vois de qui tu parles. Après tout, c’est aussi ma petite-fille. Je n’ai encore parlé à aucun d’entre eux, mais je suis sûr que nous le ferons bientôt. »

Yumina et Lu s’échangèrent un regard curieux. Vu comment il se comportait, cela semblait juste.

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