Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 12 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : Le petit roi et la fille prodigieuse

Partie 2

Même si leur équipe favorite avait perdu, j’avais remarqué que tous les spectateurs regardaient les gagnants avec des sourires et des applaudissements.

Ils n’avaient jamais ricané, lancé quoi que ce soit. Ils ne s’étaient généralement pas mis en colère si leurs joueurs préférés se trompaient. J’avais été heureux de constater que tout le monde dans la région faisait preuve d’un bon esprit sportif.

Les joueurs étaient aussi tous de bons sportifs, mais cela avait un sens. Leur travail principal était après tout de travailler dans l’ordre des chevaliers. Ce n’étaient pas des joueurs de base-ball professionnels qui comptaient sur ce sport pour gagner de l’argent. C’était pourquoi, même s’il s’agissait d’équipes nationales officielles, les matchs avaient toujours une ambiance très décontractée.

J’étais simplement heureux d’avoir créé un espace où chacun pouvait s’amuser.

Je m’étais retourné et je vis soudainement Sue s’élancer vers la loge VIP. Hm ? Pourquoi est-elle si pressée ?

Elle était passée devant les hommes qui gardaient la loge et ouvrit la porte avant de crier de toutes ses forces.

« Touya ! Nous avons un enfant ! »

Tous les dirigeants du monde dans la loge VIP s’étaient soudainement retournés et me fixèrent du regard.

Quoi ? Attendez. Yumina m’a dit que Sue n’avait même pas encore commencé ses règles… Non, attendez… Je n’ai même pas touché à Sue, c’est quoi ce bordel ? !

« D’accord. Attends une seconde, Sue. Qu’entends-tu par enfant, exactement ? »

Ça ne peut pas être le mien… non ? Ça n’a pas de sens.

« C’est l’enfant de mon père et de ma mère ! Je vais avoir un petit frère ou une petite sœur ! »

Oh… OK. Ouf… Bon sang… Je ne sais même pas ce que… bon sang…

J’avais poussé un grand soupir de soulagement au moment où le roi de Belfast s’était approché de Sue.

« Sue ? Al va avoir un autre enfant ? »

« Oui, oui ! M. Raul l’a dit ! »

Sue faisait référence au Docteur Raul, le médecin royal de Belfast. Cela signifiait que c’était probablement vrai. Il semblerait que Sue ait appris la nouvelle par les miroirs portail du château de Brunhild, et qu’elle avait ensuite couru directement ici.

Cela signifiait que le roi de Belfast allait avoir une nouvelle nièce ou un nouveau neveu. Si c’était un garçon, alors ce gamin deviendra le serviteur principal du prince Yamato lorsqu’il montera sur le trône.

Cependant, si le duc Ortlinde devait avoir un enfant… alors il n’y avait qu’une seule explication. Il fallait que ce soit grâce à l’objet que je lui avais prêté.

La famille royale d’Elfrau m’avait accordé un artefact spécial après avoir tué le Béhémoth Loup de Snorra.

On disait que l’artefact facilitait la grossesse des femmes si elles le portaient pendant l’acte sexuel, je l’avais donc prêté au Duc Ortlinde pour voir si l’artefact tiendrait toutes ces promesses… et apparemment, ça avait marché.

J’avais attendu la fin du match et j’avais renvoyé tous les dirigeants du monde chez eux. J’avais envoyé Sue, le roi, et ses gardes chez le Duc Ortlinde au travers une [Porte]. Ensuite, j’avais envoyé Sue avec un message adressé au duc, lui demandant de rendre l’artefact maintenant qu’il en avait fini avec lui.

Je suppose que la vision de l’avenir du Docteur devient de plus en plus claire chaque jour, hein… ? Mais… neuf enfants ? Peut-être plus que neuf ? C’est juste… fou.

Eh bien, j’allais épouser neuf femmes, cela faisait donc partie intégrante du décor. Je suppose qu’à la fin, je devais être prêt à donner à chacune d’elles au moins un enfant. Mais si je les épousais à dix-huit ans, cela signifiait que je serais père de neuf enfants à dix-neuf ans… Oh, non, il me faudrait encore quelques années avant que j’épouse Sue… Mais l’idée d’en avoir huit au lieu de neuf ne me faisait pas sentir mieux

H-Hrm… Pour une raison inconnue, l’idée était beaucoup plus effrayante que la Phase ne l’avait jamais été. Honnêtement, je vais finir par avoir un nombre ridicule d’enfants… Ils ne vont tout de même pas tous naître en même temps, non ? Ce n’est pas comme si j’allais coucher avec toutes mes femmes en même temps… Non ?

 

◇ ◇ ◇

« Bonjour, Touya. »

« … Bonjour, Yumina. Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Je m’étais réveillé de mon sommeil pour voir une fille aux yeux hétérochromes chevaucher la couverture sous laquelle j’étais allongé.

« … N’ai-je pas fermé la porte de l’intérieur la nuit dernière ? »

« Effectivement. Je viens de la déverrouiller. »

J’avais regardé Yumina comme pour lui demander comment elle avait pu faire une chose pareille. Elle me fit alors un clin d’œil ainsi qu’un sourire angélique.

« C’est l’une de mes sept capacités spéciales, c’est tout. »

Quel genre de réponse est-ce là ? ! Allez ! Et que sont censés être les six autres ? ! Ça ne me dérangeait pas vraiment d’être réveillé par une jolie fille, mais c’était vraiment mauvais pour mon cœur. En plus, Yumina avait l’air totalement innocente et mignonne en pyjama, c’était donc une attaque extrapuissante. Cela faisait deux ans que nous nous étions rencontrés, et elle avait certainement grandi. Elle était certainement beaucoup plus féminine en termes d’apparence physique, mais elle n’arrêtait pas de me surprendre avec des trucs bizarres comme ça.

Quoi qu’il en soit, elle n’avait que quatorze ans. Je ne pensais pas qu’il était approprié de faire autre chose que des câlins.

« Ne t’inquiète pas, Touya. J’ai souvent vu ton visage endormi, alors je me contenterai de ça pour l’instant. »

« Attends, quoi ? ! Depuis combien de temps es-tu ici ? »

Je ne t’ai même pas remarquée… J’avais demandé à Yumina de quitter la chambre, je m’étais alors vite changé.

Avant le petit-déjeuner, j’étais sorti sur le terrain d’entraînement et j’ai vu Yae, Hilde et Elze faire leur entraînement matinal quotidien.

Je ne voyais Lu nulle part, elle était probablement dans la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner. Cela signifiait que nous allions avoir un repas de style japonais… J’avais hâte d’y être.

« Yo, Touya. Bonjour à toi. Hé, ça te dérangerait de t’entraîner un peu avec moi ? »

Je saluais tout le monde quand soudainement, Moroha apparut de nulle part.

Bon sang… J’aurais dû mieux surveiller l’endroit.

« … Bon, d’accord. Mais pourrais-tu y aller doucement pour une fois ? »

« Hmph, vraiment ? Tsk, bien. Allons-y, sans magie ni divinité, compris ? »

Elze s’était portée volontaire pour être l’arbitre, j’avais donc pris une épée en bois en main et je m’étais préparé à affronter ma sœur. Même si les épées étaient en bois, elles avaient été enchantées afin de leur donner une durabilité accrue. Sinon, le premier coup les aurait brisées en morceaux.

Elles étaient certainement assez solides pour briser des os, mais je ne pensais vraiment pas que ni moi ni ma sœur ne causerions assez de dégâts pour briser quoi que ce soit si nous parvenions à nous toucher l’un l’autre. Mais bon, au final, ça ferait toujours mal, je ne voulais donc pas qu’elle me tape dessus.

« Ouff ! »

Moroha faucha ma jambe et me fit perdre l’équilibre, cela avait été immédiatement suivi par une frappe vers l’avant, qui m’avait fait trébucher en arrière. Elle n’avait pas fait un seul mouvement inutile.

Je roulais sur le côté, parais la frappe qui arrivait, puis je m’étais stabilisé avec mon bras avant de sauter à nouveau sur mes pieds. Allez ! Arrête un peu… N’avais-je pas dit d’y aller doucement avec moi, Moroha ? !

J’avais l’impression qu’elle jouait avec moi, comme un chat avec sa proie. Je la regardais fixement alors que ma prise sur l’épée se resserrait.

« Mon seigneur, allez-vous bien ? »

« O-o-oui… je vais bien… »

Kohaku me donna un petit coup de patte alors que la douleur traversait tout mon corps.

Elle n’y avait pas été de main morte avec moi… Son statut de déesse n’était pas là que pour faire joli.

J’avais utilisé [Guérison] et [Rafraîchissement] pour me remettre en forme. Sans cette magie, je n’aurais pas pu bouger d’un pouce. Combattre avec Moroha était vraiment un jeu dangereux. J’avais été complètement vaincu, même avec mon corps anormalement puissant. Il lui avait fallu moins de trois minutes pour m’épuiser complètement.

Moroha était déjà passée à sa prochaine proie, les chevaliers qui s’entraînaient sur le terrain.

Tout bien considéré, j’étais content d’avoir eu un entraînement aussi rigoureux avant le petit-déjeuner.

J’étais arrivé dans la salle à manger, j’avais trouvé Linze, Lu et une Leen à moitié endormie en train de prendre leur petit-déjeuner.

Mes fiancées et moi avions tous des courses à faire, il n’était donc pas courant que nous soyons tous autour de la table du petit-déjeuner en même temps. Sakura, par exemple, mangeait avec sa mère Fiana environ trois ou quatre jours par semaine.

Le petit-déjeuner était, comme je m’y attendais, le festin japonais de Lu. Nous avions de la soupe miso avec des radis daikon, du riz, du poisson grillé des îles donjons, des œufs frits, de la bardane hachée, du tofu et divers légumes marinés.

Je m’étais demandé si Lu essayait de faire des plats que j’aimais particulièrement. Elle s’améliorait sans aucun doute dans les plats de style japonais, allant même jusqu’à interroger les natifs d’Eashen sur leurs repas traditionnels. J’avais un peu peur de devenir gros en raison de tous ses bons produits.

J’avais fini mon petit-déjeuner et j’étais sur le point d’aller m’occuper de quelques papiers quand mon smartphone s’était soudainement mis à sonner.

Huh… C’est bizarre. L’appelant était Reinhard, mon futur beau-frère. Ou plus formellement, le chevalier roi de Lestia.

« Bonjour. »

« Oh ! Grand Duc ! Je suis vraiment désolé de vous déranger, mais j’ai besoin de votre avis sur quelque chose… Plus précisément, le roi de Lihnea. »

« Qu’en est-il de lui ? »

Reinhard, chevalier roi de Lestia, et Cloud, roi de Lihnea, étaient des amis proches. C’était probablement dû au fait qu’ils avaient à peu près le même âge.

Cloud n’avait jamais eu beaucoup d’amis quand il était jeune. Il était constamment tourmenté par Zabune, le faux héritier du trône. Reinhard n’avait pas vraiment de gens avec qui il pouvait traîner, surtout parce qu’on attendait de lui qu’il agisse d’une certaine manière en tant que prince. Ils avaient des personnalités similaires, il était donc agréable de voir leur amitié s’épanouir lentement.

J’étais toutefois curieux de savoir de quoi le chevalier-roi voulait parler par rapport à son ami.

« Je me repose pour l’instant, mais je serais là-bas dans dix minutes, d’accord ? Je vous retrouve à la porte du château de Lestia. »

« Très bien. Merci. »

J’avais mis fin à l’appel, rapidement feuilleté quelques documents et dit à Kousaka où je me rendais. J’avais envisagé d’emmener Hilde, mais j’avais eu l’impression que cela allait probablement être une conversation d’homme à homme sur les amis et la royauté, je ne pensais pas qu’elle aurait sa place dans cette conversation.

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