Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 12 – Chapitre 3 – Partie 6

Bannière de Dans un autre monde avec un Smartphone ***

Chapitre 3 : Les voleurs fantômes : « chat rouge »

Partie 6

« C’est le Gollem d’Est, Akagane… » me murmura Euni.

Putain… Même son nom a une consonance japonaise. Akagane, signifie cuivre… Je suppose que le Monde Inverse a aussi quelque chose de similaire au Japon et à Eashen.

Akagane ouvrit la porte massive et nous laissa entrer. Après que nous soyons tous entrés, celui-ci referma la porte. Comme je le pensais, il agissait comme un gardien.

La porte s’était ouverte sur une pièce large et encombrée. Des débris étaient éparpillés au hasard, et la seule source de lumière était un tube incandescent suspendu au plafond. On pouvait supposer que cette pierre l’éclairait également. J’avais remarqué que d’autres tuyaux ternes étaient reliés au tube incandescent.

Il semblerait y avoir un réseau de tuyaux transportant de l’eau dans le complexe. La source semblait être un grand réservoir à proximité.

Le grand bureau au milieu de la pièce était équipé d’une paire d’écouteurs, reliés à une sorte d’appareil de communication. Il y avait également des croquis d’un schéma de maison. J’avais aussi vu quelques photos. C’était une surprise… Je ne m’attendais pas à ce que ce monde ait des appareils photo.

De toute façon, cela semblait être le centre de commandement. Il y avait toutes sortes de choses intéressantes.

J’avais levé les yeux du bureau et j’avais regardé la fille assise sur une énorme chaise à côté. J’avais dit « assise », mais elle était en fait affalée dessus, endormie.

« Qui est-ce ? »

« Notre chef, le patron Nia… »

Euri soupira légèrement en répondant à ma question.

C’est donc le chef des Voleurs Fantômes, hein… ? Est s’approcha rapidement de sa chef ronflante et… sans beaucoup d’hésitation, la gifla.

« Bwaugh ! »

La force de l’impact fit tomber la chaise et le leader au sol. Nia ouvrit rapidement les yeux à moitié et fixa Est.

La fille avait à peu près mon âge, elle avait de longs cheveux roux coiffés en nattes. Elle portait une veste rouge et un short. Ils avaient l’air confortables et faciles à porter.

« C’est quoi ce bordel ?! Attends, Est ? »

« Ne t’affale pas dans le centre de commandement ! Penses-tu qu’un visage aussi somnolent et négligé soit approprié pour une jeune femme, Nia ? »

« Franchement… Ce n’est pas comme si quelqu’un était là pour voir… »

Elle fit une petite moue, avant de se retourner pour me regarder.

« C’est qui, ça ? »

« C’est quelqu’un qui pourrait être capable de guérir Elluka. Nous l’avons trouvé dans le quartier commerçant. Il s’appelle Mochizuki Touya. »

« Sérieusement ?! »

Nia s’était levée et jeta la chaise hors de son chemin.

« Tu vas pouvoir la guérir, vraiment ? ! Je ne sais pas… Tu n’as pas l’air très chaud. »

« Je ne le saurai pas tant que je n’aurai pas vu le patient. »

Yeesh… Tu n’as pas besoin de me juger si vite… J’avais essayé de faire un petit sourire à Nia, mais elle ne fit que me regarder.

« Eh bien, peu importe. Tu peux venir par ici pour la voir. Essaie quelque chose de bizarre et tu le regretteras, compris ? ! »

La fille se comportait comme ces espèces de délinquants turbulents que l’on trouvait dans les animes, elle n’était vraiment pas très gentille avec moi… Au moment où j’allais soupirer, un coup de karaté d’Est était venu s’écraser sur la tête de la fille.

« Comprends-tu notre position actuelle ? C’est nous qui lui demandons de faire quelque chose qui pourrait bien être un exploit impossible. Réfléchis avant de parler, espèce d’idiote. »

« Aïe, aïe ! O-Okay ! Aïe ! J’ai compris, arrête ! »

Une série de bruits sourds retentit lorsque Est commença à frapper Nia à la tête. Nia commença à renifler et à pleurnicher. J’étais un peu confus quant à savoir qui était vraiment le chef ici.

{Les gens sont plutôt bizarres. Sont-ils vraiment des voleurs fantômes ?}

{J’ai aussi des doutes sur leurs capacités…}

Je n’avais rien pu faire d’autre que de hausser les épaules pendant que Kokuyou et Kougyoku me faisaient part de leurs réflexions.

« De toute façon, venez par ici. Nous aimerions que vous l’examiniez… »

Nous nous étions dirigés vers un petit passage sur le côté de la pièce, et nous arrivâmes devant une autre grande porte métallique. Euni et Euri restèrent dans la salle de commande. Il ne restait plus que moi, Nia, Est et mes invocations.

J’avais jeté un coup d’œil dans la nouvelle zone et je vis quelqu’un dans un lit le long du mur. J’avais cru que c’était un chien, mais en fait, il me semblait que c’était un loup. Il me regardait fixement.

« Mlle Nia, Mlle Est. Qui est cet homme ? »

« Il peut parler ? ! »

Le loup parlait d’une voix profonde et masculine. Je m’étais demandé si c’était une bête convoquée. Je m’étais tourné vers mes invocations, mais ils secouèrent la tête, comme pour suggérer que ce loup n’en était pas un.

« C’est Mochizuki Touya. Il pourrait être capable de dissiper la malédiction d’Elluka. Touya, voici Fenrir. C’est Elluka… le porteur de la malédiction, un Gollem. »

« Cette chose est un Gollem ?! »

J’avais plissé les sourcils à la suite à ce qu’Est m’avait dit. Je ne savais pas que cette chose était un Gollem, d’autant plus qu’il ressemblait à un vrai loup… En plus, il pouvait parler ! J’apprenais beaucoup de choses.

« Aha, je vois ! Merveilleux. Ma maîtresse ne pourra pas continuer son pèlerinage si elle ne peut pas se réveiller, alors aidez-la s’il vous plaît. »

Le loup Gollem se mit à remuer joyeusement la queue. Il était à peu près impossible de le distinguer d’un loup réel. Il était tout à fait possible que les habitants de la ville n’aient pas trop pensé à Kokuyou et aux autres parce qu’ils pensaient qu’ils n’étaient que des Gollem bizarres.

« … Laisse-moi donc regarder. »

Je voulais en savoir plus sur le loup, mais je devais d’abord m’occuper de la fille alitée. Elle avait l’air d’avoir une vingtaine d’années. Elle avait des cheveux longs et mal soignés. Ils étaient argentés, et doucement repliés sous sa couverture. Il y avait des verres ronds et épais sur la table de chevet. J’avais supposé qu’elles lui appartenaient.

Le flux magique dans son corps semblait assez normal, la malédiction ne l’affectait donc pas sur le plan psychologique.

« Vous avez dit qu’elle est devenue comme ça après avoir touché un artefact ? »

« Ah, oui. La malédiction était placée sur une boîte à bijoux qui appartenait à un noble. Apparemment, quiconque ouvrait la boîte était maudit par elle… »

Fenrir avait rapidement répondu à ma question. Il avait une voix agréable et confiante. Très virile. C’était bizarre d’entendre cela chez un loup.

« Avez-vous cette boîte ? »

« Oui, juste là ! »

Est ouvrit un tiroir et en sortit une boîte à bijoux. C’était voyant et brillant, certainement une sorte d’objet de grande classe. Elle était étroitement attachée avec de la ficelle, ce qui empêchait que n’importe qui puisse l’ouvrir.

Je lui avais demandé de la placer sur la table d’appoint, et j’avais fait jouer ma magie.

« [Analyse]. »

Hmm… Ouais, c’est une malédiction liée au coma. C’est assez simpliste, mais je suppose que vu que ce monde n’a pas beaucoup de capacités de récupération, ça aurait pu causer des problèmes si je n’étais pas là. Ouais… Hm… Cette malédiction fait dormir la victime jusqu’à ce qu’elle meure. C’est dur. On dirait que la malédiction est activée quand un mot-clé est récité, et désactivée quand il est récité à nouveau. C’est donc une mesure anti-vol. C’est logique. Les gens dans ce monde doivent utiliser des malédictions au lieu de serrures, c’est assez astucieux. Je suppose que c’est le noble qui a mis en place cette mesure… Je pense que je peux probablement le défaire avec [Récupération].

« Très bien. Je vais être capable d’ôter sa malédiction sans problème. »

« Sérieusement ?! »

Nia me fit part de sa surprise. Je lui jetais un regard en coin avant de tendre ma main sur la jeune fille alitée.

« [Récupération]. »

Une douce lumière était apparue autour de la fille, avant de finalement disparaître. Avec cela, la malédiction aurait dû être levée.

« Hngh… »

« Maîtresse ! C’est moi, vous m’entendez ? »

« Mmh… ? Fenrir ? Laisse-moi encore cinq minutes… »

« Ne vous rendormez pas à un moment pareil ! »

« Gwugh ! »

Fenrir sauta en l’air et frappa la fille alitée avec un coup sur le corps.

… Combien exactement pèse un Gollem ?! Le lit vient de grincer à l’instant ! Espèce de loup stupide, tu as peut-être cassé quelque chose !

« Oho ! Tu l’as fait ! Bien joué ! »

Nia sourit et me donna une bonne tape dans le dos.

Ow...

Elle me rappelait un peu le général Léon de Belfast… Quelle force effrayante ! Elluka, qui était apparemment une personne appelée « Technologue », déclara qu’elle allait se changer. Nous étions donc retournés dans la salle de commande.

Euni et Euri soupirèrent de soulagement quand elles apprirent qu’Elluka était saine et sauve.

« Nous avons une grande dette envers vous pour cela. Je suppose que nous devrions vous récompenser, mais qu’est-ce qui vous conviendrait ? »

« Hrmm… Une récompense pour avoir résolu une malédiction, hein… ? Ça me rappelle un peu la fois où j’étais avec le Duc Ortlinde… Je suppose cependant que vous n’avez pas autant d’argent que le roi de Belfast… »

« Belfast ? »

« Ah, non, rien… »

J’avais donné une réponse vague à Est. Techniquement parlant, ce n’était pas vraiment une malédiction que j’avais résolue à Belfast ni lors de l’incident du roi.

Quand j’avais aidé le duc, j’avais reçu de l’argent et une médaille. Cela m’avait aidé sur le plan social. J’avais ensuite reçu de l’argent et une maison de la part du roi. J’étais un peu réticent à recevoir une récompense d’un groupe de voleurs, car ils l’avaient probablement chapardée.

« Hm, eh bien… Je suppose qu’il n’y a rien que je veuille vraiment en ce moment. Et si je vous disais ce dont j’avais besoin la prochaine fois que l’on se verra ? »

« Oh ? Vous savez, on va bientôt changer de base, on ne sera donc pas là pour toujours. »

« Oh, vraiment… ? »

« Oui. Nous sommes venus ici à l’origine pour réparer mon Gollem, et c’est pour ça que nous avons cette petite base. Notre quartier général actuel se trouve dans les montagnes du nord. Mais les chevaliers du royaume vont probablement connaître bientôt cet emplacement, nous devrons donc nous enfuir à un moment donné. »

Hm… Voleurs fantômes justicier ou pas, ce sont toujours des criminels. Se faire prendre serait dangereux pour chacun d’entre eux… Ceci étant dit, je ne savais pas que Nia avait un Gollem.

« Elluka est une experte en technologie, et sa spécialité est les Gollems. Actuellement, elle travaille à la réparation du mien. Seule une personne de sa renommée, saluée dans le monde entier comme la reine de la restauration, pourrait être capable de réparer une unité de la couronne. Mais elle a dit qu’elle ne pourrait le réparer entièrement. »

Je ne comprenais pas vraiment ce qu’était une unité de la couronne, mais l’essentiel de la situation était que Nia avait appelé Elluka pour réparer son Gollem endommagé. Pendant qu’elle cherchait le matériel nécessaire, le technologue avait ouvert la boîte à bijoux et avait contracté la malédiction.

« Je suis capable d’utiliser la magie de pistage, donc je devrais être capable de vous trouver si jamais je veux vous revoir. »

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire :

Laisser un commentaire