Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 12 – Chapitre 3 – Partie 5

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Chapitre 3 : Les voleurs fantômes : « chat rouge »

Partie 5

Ils nous suivaient depuis que j’avais stoppé le voleur avec mon sort. Pour être honnêtes, ils ne s’en sortaient pas trop mal, mais par rapport à Tsubaki, ils restaient de grands amateurs.

« Je me demande pourquoi ils me visent… »

{Vous avez fait le tour de beaucoup de magasins aujourd’hui. Peut-être qu’ils pensent que vous êtes un riche idiot.}

C’était probablement ça. J’avais fait semblant de faire un peu de lèche-vitrine pour confirmer que mes harceleurs étaient derrière moi dans le reflet de la vitrine. Ils portaient des capuches et ressemblaient à des voyous typiques.

Très bien, finissons-en.

J’avais accéléré un peu le rythme et j’étais entré dans une ruelle. Dès que j’étais arrivé au coin de la rue, j’avais lancé [Invisibilité] et j’avais attendu mes poursuivants. Et quand ils commencèrent à marcher dans la ruelle, je m’étais glissé derrière eux et j’avais bloqué leur fuite.

Les trois individus encapuchonnés sursautèrent, choqués, quand je m’étais révélé.

« Avez-vous besoin de quelque chose ? »

Deux des traqueurs paniqués jetèrent un coup d’œil vers le troisième. C’était probablement leur chef.

« J’aimerais que vous parliez ou que vous arrêtiez de me suivre. Ou quoi, dois-je vous donner une leçon ? »

Je leur avais balancé une légère menace parce que je n’avais pas le temps pour leurs bêtises. Mais je ne savais pas s’ils me prendraient au sérieux.

« S’il vous plaît, attendez un instant. Veuillez excuser le fait que nous vous ayons suivi, mais pourriez-vous m’écouter s’il vous plaît ? »

Le chef prit la parole, révélant le visage d’une femme alors qu’elle détachait sa capuche. Elle semblait avoir la vingtaine, avec des cheveux roux et des yeux noisette aiguisés. Elle dégageait l’aura d’une personne entraînée au combat. Le fait qu’elle ait une coupe de cheveux courte ne faisait qu’accroître ce sentiment de masculinité.

« Le voleur de sacs sur la terrasse. Vous avez utilisé la magie pour le neutraliser, hein ? »

« Et alors ? »

C’était intéressant. Elle savait que j’avais utilisé un sort malgré le fait que ce n’était qu’une brève invocation. Et puis il y avait des gens qui étaient habitués à percevoir la magie même s’ils ne pouvaient pas l’utiliser eux-mêmes.

« Pouvez-vous lancer d’autres sorts ? »

« Un peu, oui. »

« Comme des sorts pour briser les malédictions ? »

« Ça dépend de la malédiction. Si la malédiction est allée trop loin, la supprimer pourrait blesser ou tuer la personne qui l’a. »

Le terme « malédiction » recouvrait un grand nombre d’effets, comme la confusion, la pétrification, la léthargie, l’illusion, l’envoûtement, etc. Beaucoup de ces effets avaient également changé avec le temps.

Mon sort [Rétablissement] permettait d’en éliminer la plupart, mais ce n’était pas toujours aussi simple. Par exemple, si un effet de malédiction renforçait le corps de quelqu’un, et que cette malédiction était ensuite supprimée, son corps sans pouvoir ne serait pas capable de supporter la nouvelle contrainte, et il mourrait.

Le [Rétablissement] était également inefficace contre des malédictions plus complexes. Par exemple, la malédiction que j’avais jetée sur ces esclavagistes il y a quelque temps.

Chaque fois qu’une personne atteinte de cette malédiction commettait sciemment un crime, une partie de son corps était paralysée jusqu’à ce qu’elle finisse par voir son cœur s’arrêter.

La plupart du temps, le sort ne guérissait que les conditions corporelles anormales. L’effet de paralysie pouvait être guéri avec la [Récupération], mais la malédiction elle-même demeurait. Un autre crime entraînerait la paralysie d’un autre membre, ce n’était donc pas une solution parfaite.

C’était pourquoi il était important que je sache exactement de quelle malédiction la personne souffrait…

« Avez-vous un ami qui a une sorte de malédiction ? »

« C’est ça. Quelqu’un que nous connaissons a touché un artefact maudit et est tombé dans le coma. Cela fait des semaines, et il n’est toujours pas réveillé. »

Hmm… Probablement de la léthargie. C’est curable, tant que ça n’a pas affecté son esprit.

« Nous devons beaucoup à cette personne, alors s’il vous plaît… si vous pouviez lever sa malédiction, nous nous engageons à vous servir. Nous ferons tout ce que vous voudrez ! »

Les deux individus encagoulés à côté de leur chef avaient également retiré leurs cagoules. L’un avait une queue de cheval, et l’autre avait les cheveux ondulés. Celui qui avait la queue de cheval brune semblait un peu plus jeune, et celui qui avait les cheveux auburn ondulés semblait plus proche de mon âge. Mais ce n’était qu’une supposition.

Je m’étais demandé ce qu’il fallait faire.

{Ils ont des ennuis, très cher. Vous allez faire ce que vous faites toujours, et aider les petites gens dans le besoin, non ?}

{Ne le dis pas comme ça…}

J’avais exprimé une pensée contre la divagation de Kokuyou. Ils avaient un problème, c’était vrai… Mais il était aussi vrai que cela n’avait rien à voir avec moi. Je n’avais fait que lancer ma [Glissade], ce qui, rétrospectivement, était probablement ce qui les avait tant intéressés.

C’était ennuyeux. Je ne voulais pas vraiment me démarquer. En fait, je ne voulais pas que les ennuis me suivent de partout.

Pourtant, les abandonner m’aurait laissé un mauvais goût dans la bouche. J’étais également curieux de savoir ce qui avait causé cette malédiction.

Ce n’était pas grave. Si un problème survenait, je pouvais me retirer dans le monde normal. En plus, je n’étais pas un leader mondial dans ce monde, j’avais donc un peu plus de liberté.

« Je ne sais pas si je peux lever la malédiction, mais je peux au moins y jeter un œil. »

« Merci beaucoup. »

« Merci ! »

« Je vous en suis reconnaissante, Monsieur. »

Le trio baissa alors la tête. Je ne pouvais pas leur faire de promesses, mais je voulais au moins essayer. Kougyoku poussa un petit soupir exaspéré, mais j’avais fait semblant de ne pas l’entendre.

« Nous allons donc vous emmener chez nous. Désolée d’avoir pris tant de temps pour me présenter. Je m’appelle Est Flotier. Je suis le commandant en second de notre organisation, les Chats Rouges. Nous sommes des voleurs fantômes. »

« Ah, je suis Mochizuki Touya. Attendez, vous avez dit… Voleurs Fantômes ? Hein ? Chat Rouge ? »

Voleurs fantômes ? Comme… Nezumi Kozo, Robin des Bois ? Comme Ishikawa Goemon et Arsène Lupin ? ! Non, attendez. Attendez. Cette chose n’est pas importante ici, elle vient de dire que ce sont des voleurs !

« Vous n’avez jamais entendu parler des Chats Rouges ? Vous devez vraiment venir de l’extérieur de la ville… »

La fille à la queue de cheval semblait confuse, mais ce n’était pas comme si j’étais du coin, alors comment étais-je censé le savoir ? De toute façon, il semblerait qu’ils étaient connus, mais cela ne changeait pas leur statut criminel.

Je fronçais légèrement les sourcils. Est me répondit en faisant de l’esbroufe.

« Nous sommes peut-être des voleurs, mais nous volons les riches. Nous volons les marchands corrompus et les nobles cruels. Ceux qui s’attaquent aux faibles. C’est pourquoi nous sommes des voleurs fantômes, et pas seulement des voleurs ordinaires. »

Je suppose que c’est logique… J’ai enfreint mon quota de lois en venant ici. Oh merde, c’est vrai. Je n’ai pas payé le droit de péage ! Je devrais y retourner plus tard et faire ça.

« … Ne vous inquiétez pas pour ça. Je suis sûr que vous pourrez vous expliquer plus tard. Mais si vous voulez que je vous aide, faites vite. Je quitterai la ville demain. »

« Très bien. S’il vous plaît, venez avec nous. »

Sur ce, Est se retourna et se mit à marcher. Bon sang… Je ne voulais pas m’engager dans quoi que ce soit, mais… Je crois que je n’ai pas le choix.

En fin de compte, je n’avais pas pu m’empêcher de m’impliquer.

◇ ◇ ◇

Il semblerait que le quartier est de la cité d’Allen était le lieu où vivaient les pauvres.

Je suivais Est, qui s’était présentée comme le commandant en second des Chats Rouges, un groupe de supposés voleurs fantômes. Elle était accompagnée d’une fille à queue de cheval nommée Euni, et d’une fille aux cheveux ondulés nommée Euri.

Les rues étaient beaucoup moins jolies que celles du quartier commerçant que j’avais traversé plus tôt ce jour-là, les gens autour semblaient aussi faibles et pauvres. Je n’avais pas été trop surpris. La plupart des grandes villes avaient des quartiers comme celui-ci.

Finalement, nous avions quitté la route principale et étions allés dans une ruelle. Après un court moment, nous étions arrivés dans une impasse.

Il n’y avait rien d’autre qu’une grande quantité de vieilles boîtes en bois empilées au bout de la ruelle.

Nous avions déplacé les boîtes, révélant ainsi un petit couvercle sur le sol de la taille d’un homme.

« Ne me dites pas… »

« C’est l’entrée d’un passage souterrain. Cette ville a beaucoup de tunnels si vous savez où regarder. »

Est ouvrit le couvercle et commença à descendre. Je l’avais suivi, en descendant les vieux barreaux de l’échelle. Finalement, cela nous avait conduits à un espace dégagé.

« Merde, c’est comme un donjon… »

Malgré le fait que nous étions sous terre, c’était assez éclairé. C’est parce qu’il y avait des objets brillants espacés d’une dizaine de mètres et accrochés aux murs. J’avais pris un des objets dans ma main pour l’inspecter davantage. J’avais découvert que chacun d’eux était un verre cylindrique de la taille d’une pile AA. Ils contenaient une petite quantité de liquide et une petite pierre à l’intérieur. C’était la pierre qui émettait une faible lumière.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Hein ? Vous n’avez jamais vu Pierre éclairante avant ? Toute la ville les utilise ! »

« Vous ne vous en souvenez pas, je ne suis pas de cette ville. Je ne connais pas grand-chose sur cette région. »

Ce devait être ce à quoi le commerçant faisait allusion tout à l’heure. On m’avait expliqué que la pierre produisait de la lumière lorsqu’elle était immergée dans l’eau. De ce fait, elle ne pouvait être extraite que la nuit, pendant la saison des pluies. La pierre brillait davantage selon la pureté de l’eau.

Je m’étais demandé si les enseignes au néon que j’avais vues utilisaient aussi une méthode similaire. Vous pourriez probablement broyer les pierres jusqu’à ce qu’elles deviennent de la poudre fine, et les faire passer dans de fines canalisations colorées. J’avais le sentiment que si l’eau passait à travers, elles s’illumineraient comme un néon.

Le monde d’où je venais n’avait rien de tel… À moins que vous ne comptiez les lustres de Felsen, qui avaient été enchantés par l’[Orbe de lumière].

J’avais continué à suivre Est, Euni me jetant de temps en temps des regards suspects.

Quand nous avions tourné au coin d’une rue, Est s’était soudainement arrêtée. Elle avait dégainé son épée et s’était mise à la racler contre le mur. Il semblerait que ces mouvements étaient assez méthodiques… Et il n’avait pas fallu longtemps pour qu’une partie du mur glisse pour révéler un passage caché. J’avais été impressionné.

Nous étions entrés. Deux hommes étaient soudainement apparus pour fermer le passage derrière nous.

Aha… Donc le grattage était un signal pour qu’ils ouvrent. C’est assez intelligent.

Nous avions continué jusqu’à ce que nous arrivions dans une grande pièce avec un groupe d’hommes vêtus de bandanas. Tous les bandanas étaient bien sûr rouges.

Ils se tournèrent vers nous, se levèrent et s’inclinèrent avant de s’asseoir à nouveau. Ils étaient probablement membres des Chats Rouges. J’avais supposé qu’ils étaient en pause ou quelque chose comme ça.

Nous avions continué par un autre passage, nous étions alors arrivés devant une lourde porte en fer gardée par un énorme homme en armure. Il devait faire au moins deux mètres de haut.

Je m’étais vite rendu compte que ce n’était pas du tout un homme. C’était un Gollem. Il ressemblait à un grand samouraï en armure, de conception très japonaise. On pourrait penser que c’était un homme en armure au premier coup d’œil, mais il avait clairement des joints mécaniques semblables à ceux d’une poupée.

Il portait un casque avec deux énormes cornes qui s’incurvaient vers le haut. Le casque ressemblait un peu à celui qui appartenait à Fukushima Masanori, qui de mémoire lui avait été accordé par Kuroda Nagamasa…

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