Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 12 – Chapitre 2 – Partie 2

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Chapitre 2 : La méchante bête divine

Partie 2

« Je vais affronter le méchant Dieu. Kohaku, tu protèges Yumina. Luli, tu protèges Lu. Compris ? »

« O-Oui ! Bien sûr, tout de suite ! »

« Mmm… Mhm... ! »

Kohaku s’agitait dans une sorte de demi-sommeil, tandis que Luli répondit avec une bouche pleine de raisins. C’était très bien.

Pour une raison inconnue, je n’avais pu joindre aucune de mes sœurs au téléphone… Elles étaient probablement en train de nager et n’avaient pas pris leur téléphone pour éviter de le détruire. C’était dommage, mais inévitable. Je leur avais envoyé à la place un SMS.

« Très bien, allons-y ! »

« Oui ! »

« Ok ! »

Nous avions passé la [Porte] et étions sortis dans les ruines de l’ancienne capitale de Yulong. L’endroit était vraiment un champ de ruines. En fait, cela semblait s’empirer depuis la dernière fois. Il ne restait plus qu’à utiliser le [Vol] et à filer vers Changyung.

« … Vous serez en mesure de voler ? »

« Ah, oui. C’est un peu effrayant, mais je suis sûre qu’on peut le faire. N’est-ce pas, Lu ? »

« Bien sûr ! Volons aussi vite que possible ! »

Elles avaient toutes les deux été effrayées par l’instabilité de la situation lorsque je les avais soumis à la [Lévitation] chaque fois que je volais. Mais je n’avais pas beaucoup de temps. Elles devaient donc s’en accommoder.

Je les avais prises toutes les deux par la main et j’avais rapproché leurs corps du mien, un bras autour de leur dos.

« T-Touya ?! »

« A-Ah, Touya ?! »

« Tenez-vous bien toutes les deux. On y sera dans un instant. »

J’avais utilisé la [Lévitation] pour ramasser Kohaku et Luli. Luli était un peu ennuyée parce qu’elle avait ses propres ailes, mais je m’en fichais. Je pouvais voler plus vite qu’elle à ce moment-là, et le temps était un facteur essentiel.

Je m’étais lancé dans les airs et j’avais foncé vers ma destination. Je pouvais voler à pleine vitesse et ne sentir aucune résistance au vent grâce aux barrières de protection que j’avais érigées. Malgré cela, les deux filles s’accrochaient à moi avec crainte.

Il me faudra que cinq minutes pour atteindre Changyung à cette vitesse.

Mes yeux avaient immédiatement été attirés par les signes de mort et de carnage dans la rue, plutôt que par la belle architecture et les toits rouges.

Nous avions atterri sur le sol et avions trouvé des cadavres ici et là. De leurs corps poussaient de petits cristaux, et leurs visages étaient tous déformés par l’agonie.

« Quelle horreur… ! »

« Terrible… ! »

Yumina et Lu regardèrent le désastre avec dégoût.

J’avais utilisé ma divinité pour vérifier les corps. Leurs âmes avaient disparu. Il n’y avait aucun doute. Le Mangeur d’âmes était là.

« Gyaaaaaaugh ?! »

Un cri horrible résonna dans les rues. Ce n’était pas loin de moi. C’était comme une agonie rendue audible.

« Allons-y ! »

Kohaku prit sa forme de tigre et Luli prit une taille plus adaptée au vol urbain.

Yumina s’était assise sur le dos de Kohaku, et Lu chevaucha Luli. Kohaku se mit à marcher dans la zone, et Luli battit des ailes.

Nous avions tourné au coin de la rue et étions arrivés à la source du son. Nous avions trouvé un énorme monstre qui arrachait la gorge d’un homme.

Il avait une crinière dorée et ce qui ressemblait à un manteau de fourrure d’une dureté irréaliste, son éclat était quelque peu trouble. Il ressemblait à un chien ou à un grand loup, mais certains de ses aspects ressemblaient aussi à un lion. Une brume troublante émanait de la créature. Il ressemblait à une divinité, mais une divinité souillée.

« Est-ce le méchant dieu ? »

Il mesurait quatre mètres de haut. Quand il remarqua ma présence, il tourna deux yeux rouges scintillants dans ma direction. Sa crinière d’or sombre était hérissée d’une force maligne, ne faisant qu’intensifier le danger que je pouvais ressentir dans l’atmosphère.

Cette… méchante bête divine… avait fait tomber l’homme au sol avant de bondir sur un toit. La blessure au cou de l’homme s’était immédiatement refermée alors que son corps se ratatinait et séchait. Une fleur de cristal s’était alors épanouie dans son cou.

« C’est ici… »

La bête n’avait pas perdu de temps et sauta du toit vers moi. J’avais sorti Brunhild de mon [Stockage] et je l’avais mis en mode lame, puis j’avais moi-même sauté vers elle. Je l’avais frappée alors que nous nous croisions. Mais… d’un seul coup, un bruit métallique retentit dans l’air au moment où je l’avais touché.

« C’est si dur que ça ? ! »

Mon bras s’était tendu et j’avais senti l’impact résonner dans mon corps. Mon attaque n’avait occasionné aucun dommage. Et au moment où je regardais mon Brunhild avec admiration, je découvris que la lame au phrasium avait en fait un éclat.

C’est impossible !

La bête s’était retournée et s’était dirigée vers moi.

Gah !

« Viens, terre ! Barrière de la mère nourricière : [Mur de terre] ! »

« Whoa ! »

Le sol entre moi et la bête se souleva, forçant la créature à se cogner le visage contre le sol durci.

« Tu vas bien, Touya ?! »

« Merci, Yumina ! »

La bête fixa Yumina et Kohaku avant de courir vers eux, pour être interceptée par Lu, qui fit vomir une pluie de boules de feu par la bouche de Luli.

La créature fut stupéfaite par l’attaque, mais pas beaucoup. Elle s’était mise debout et sauta en arrière.

Bon travail !

« Mode Pistolet ! »

J’avais changé la forme de Brunhild et l’avais rapidement dirigée vers mon ennemi.

J’avais tiré quelques coups de feu sur la bête. Celle-ci s’était soudainement enveloppée dans un torrent de flammes.

Je l’avais chargé avec des balles spécialisées. Plus précisément, celles enchantées par la [Tempête de feu].

Les flammes s’étaient rapidement dissipées, s’écoulant dans le corps de la bête. Sa forme lourde scintillait alors qu’elle consommait entièrement la magie.

Elle semblait avoir les propriétés d’absorption des sorts que la Phase avait… C’était logique, la couleur or boueuse et le revêtement semblable à de la fourrure m’avaient déstabilisé, mais il était indubitablement fait du même matériau que celui de la Phase. Je m’étais demandé s’il s’agissait d’une sorte de sous-espèce modifiée.

« Grauuugh ! »

Une aura sombre et dorée commença à émaner de la créature et se concentra progressivement autour d’elle, avant de se disperser en un large éclat.

Attendez, c’est… de la divinité !

« Yumina, Lu ! Est-ce que ça va, vous deux ?! »

« On va bien ! Je ne sais pas ce que c’est, mais on s’en sort ! »

« Je-je vais bien, oui ! »

Yumina et Lu avaient obtenu la protection divine de moi et de mes sœurs. Si une personne ordinaire avait été frappée par cette explosion de divinité, elle aurait été assommée, ou tout au moins forcée de s’agenouiller.

Tsk… Il n’y avait donc plus de doute, ce monstre contenait quelque chose de divin en lui… Même si c’était causé par ce stupide dieu NEET.

« Essayez de garder vos distances avec lui ! »

Pour la première fois depuis longtemps, j’avais déclenché mon Apothéose. Mes cheveux poussèrent vers l’extérieur en un instant, et la divinité s’était enroulée autour de mon corps. En un instant, mon aura de platine entoura le champ de bataille.

La méchante bête divine s’était arrêtée sur ses pas. J’avais soudainement entendu un rire sourd retentir de quelque part. J’avais reconnu cette voix !

« Kukuku… Je connais cette divinité… C’est toi, n’est-ce pas, mon garçon ? »

Un tourbillon d’or et de boue apparut dans l’espace à côté de la bête, et il prit peu à peu la forme d’un vieil homme maigre. Je me demandais quand il se montrerait.

« Tu as beaucoup de temps libre, mais je suppose que c’est naturel pour un dieu NEET. »

« Tu es vraiment très grossier… Mais bon, merci d’être venu. Je suis sûr qu’avec une âme comme la tienne dans le ventre, mon petit animal de compagnie évoluera bien plus vite. »

« Alors vous avez créé cette méchante bête divine ? Tu es même allé jusqu’à utiliser certains aspects de la Phase dans sa conception ?! »

C’était à tous les coups au moins aussi durs que les monstres de cristal. Ce type était un vrai emmerdeur, et je voulais qu’on en finisse avec lui. Il était allé trop loin. Ce monstre avait dévoré des âmes et s’était lentement autonomisé. C’était tout simplement mal. Aucun dieu ne devrait jamais faire ça dans un royaume mortel… Mais cet homme n’était pas un dieu pour moi.

« C’est grâce à mon bienfaiteur… Ne t’inquiète pas pour ça. C’est grâce à eux que j’ai réussi à créer un dieu si magnifique et si méchant. Maintenant, nous n’aurons plus de mal à ravager ce monde ensemble. »

« … Pardon ? »

« Oh, tu ne le sais pas ? Tout monde détruit par un dieu malfaisant ne relève plus de la juridiction du dieu des mondes. Il ne l’observera plus et ne le gérera plus, tu comprends ? J’ai l’intention de tout détruire complètement dans ce petit monde stupide, et ensuite je m’élèverai comme son nouveau dieu, sans être gêné par des supérieurs stupides ! Kuhuhuhu… Joli plan, n’est-ce pas ? »

Quoi, son plan est de faire en sorte que le Dieu Tout-Puissant abandonne complètement ce monde et qu’il règne ensuite sur lui ? Est-ce que ce type est un idiot ? Est-ce qu’il pense vraiment qu’il peut faire ça ?

Il avait quand même raison. Les mauvais dieux sont des entités qui naissaient dans le royaume des mortels. Cela signifiait que les dieux n’avaient pas le droit d’interférer dans leur ascension. C’était pourquoi les héros ou les élus dans les romans se voyaient accorder des trésors sacrés pour s’en occuper…

Si ces héros tombaient, alors le monde serait abandonné. C’était assez logique. Le monde serait alors abandonné par les dieux et arriverait lentement à sa fin. Le plan du dieu NEET était donc de devenir le nouveau dirigeant de ce monde une fois qu’il sera abandonné… Il était vraiment misérable.

« Maintenant, je comprends pourquoi tu as été un dieu servile pendant si longtemps. Tu es pathétique. »

« Silence, crétin ! Comment oses-tu parler si haut alors que tu n’es même pas un vrai dieu ! Tu n’es même pas un dieu servile… Tsk ! Tu vas devenir du fourrage pour mon animal de compagnie, et ensemble nous allons ruiner cet endroit ! »

La bête, à l’appel de son maître, ouvrit sa gueule et cracha plusieurs frappes de feu noirs.

« Gah ! »

J’avais repoussé l’une de ses frappes de feu noirs avec un coup de poing habillé de divinité. Ce n’était pas chaud, mais l’impact m’avait secoué jusqu’au poignet.

Bon sang ! Si je n’avais pas utilisé mon truc divin, ça m’aurait brisé le bras !

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