Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 5 – Partie 9

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Chapitre 5 : Sandora, le royaume brûlant esclavagiste

Partie 9

Je m’étais dit qu’il n’y aurait probablement pas de problème si nous la faisions émigrer à Brunhild. En fin de compte, ce qui s’était passé, c’était qu’une guerre avait éclaté entre Brunhild et Sandora. En quinze minutes, le potentiel de guerre de Sandora avait été massivement réduit. Le roi de Sandora avait finalement été tué au combat, en quelque sorte… Puis, la guerre s’était terminée. Point final.

C’était ce qui se serait passé si une guerre officielle avait été déclarée, donc c’était assez proche de ma version.

De toute façon, c’était eux qui avaient déclenché les hostilités… Je n’avais cependant pas vraiment envie d’expliquer ça à Kousaka.

J’avais juste décidé de ne pas le faire pour le moment. C’était la meilleure chose à faire. Oui, vous ne pourrez pas me convaincre du contraire. La meilleure façon de régler les problèmes que vous ne vouliez pas aborder, c’était de les enterrer.

J’avais supprimé la paralysie du Premier ministre. Je lui avais demandé de me guider vers le lieu où les colliers de soumission avaient été créés.

Il était situé sous l’une des flèches du côté ouest du château.

Le pays produisait les colliers, qui avaient ensuite été vendus aux esclavagistes, les bandits capturaient ensuite des gens pour les esclavagistes, et les esclavagistes les achetaient comme esclaves. Les esclaves étaient ensuite ramenés à Sandora et vendus aux citoyens… C’était effectivement un horrible cercle.

Il y avait beaucoup d’esclaves au travail dans l’établissement, mais ce travail avait cessé depuis.

Un artefact qui ressemblait vaguement à un micro-ondes se trouvait au centre de l’installation. Apparemment, en y introduisant des colliers réguliers, la configuration de l’appareil l’enchantait avec des propriétés qui en faisaient des colliers de soumission.

À côté de celui-ci se trouvaient deux artefacts qui se ressemblaient. Ils semblaient beaucoup plus récents. Apparemment, il s’agissait de répliques exactes qui n’avaient été créées que récemment. Les répliques étaient le résultat de décennies de recherche sur l’original.

Les mages qui l’avaient créé étaient apparemment d’incroyables magiciens de Felsen, qui avaient été rapidement asservis dans une opération tactique et emmenés à Sandora.

Ils étaient tous morts d’épuisement à cause des heures de recherche constante et du manque de repos. Et à cause de cela, personne en vie ne pouvait reproduire l’appareil. D’après ce que j’avais entendu, Sandora avait prévu de faire un autre raid sur Felsen, mais cela n’avait pas eu lieu maintenant.

« Avec ça, le mal devrait être coupé à la racine. »

J’avais utilisé [Gravité] sur les trois appareils, les écrasant sous leur propre poids et les détruisant entièrement.

Avec cela, plus aucun collier de soumission ne pourra être créé. Ce n’était pas vraiment vrai, car le Docteur Babylon et moi-même pouvions utiliser [Analyse] pour les reconstruire, mais nous n’allions pas le faire.

Il ne restait plus qu’à libérer les esclaves. Le seul problème étant qu’il y aurait probablement une rébellion dans tout Sandora si je faisais cela. Les anciens opprimés seraient libres de se venger. Cela dit, ils pourraient toujours être contraints à la servitude s’ils commettaient un crime grave, et une partie de moi espérait donc qu’ils seraient un peu plus rationnels.

Je ne voulais pas libérer les esclaves qui avaient été réduits en esclavage pour avoir commis des crimes. Il valait mieux les laisser tels qu’ils étaient afin de donner l’exemple. Mais je ne savais pas combien ils étaient.

Sandora était en grande partie désertique, elle n’avait pas une population massive, forte heureusement…

Je me demandais combien de jours je finirais par passer à charrier des esclaves dans les deux sens.

« Je suppose qu’il n’y a rien à faire… Il va falloir demander de l’aide à l’alliance. »

Je ne voulais pas vraiment traiter avec Sandora plus longtemps, mais une guerre était une guerre, aussi petite soit-elle. Je ferais casquer le gouvernement et ils payeront pour leurs actes. Au moins, ils paieront des réparations aux personnes qu’ils avaient asservies.

Si le pays s’effondrait en conséquence, alors ce n’était pas mon souci. Ils étaient libres de reconstruire Sandora, mais sans esclaves.

Mais ils devront tout faire eux-mêmes. Plus de travail gratuit. Enfin, sauf pour les esclaves criminels. Je m’étais dit qu’ils pouvaient encore les utiliser.

Je m’étais demandé s’il se passera la même chose qu’à Yulong où un groupe de dirigeants autoproclamés finirait par apparaître. Je m’étais demandé s’il y aura des villes-états ou juste un groupe de personnes qui se battraient pour le contrôle total.

Mais je doutais que cela se produise. Toute personne ayant une telle prétention avait compté sur les esclaves toute sa vie. Ils ne sauraient pas travailler dur si cela les giflait au visage. J’étais presque sûr que Sandora était sur le chemin de l’extinction… Cependant, cela me fit réfléchir… Le roi de Sandora avait-il des enfants ou non.

De toute façon, cela n’avait rien à voir avec moi. Le pays avait perdu son emprise sur les esclaves, je m’étais alors demandé si quelqu’un qui resterait dans le coin respecterait même une revendication de droit de naissance à ce stade.

J’étais un peu déçu, car j’avais fini par faire ce que les autres dirigeants du monde voulaient que je fasse. Je n’avais pas du tout l’intention d’écraser Sandora, mais je ne m’attendais pas à ce que le roi soit aussi bête. Sérieusement, j’aurais mieux fait de négocier avec un chimpanzé.

Bordel… La guerre… la guerre ne change jamais…

◇ ◇ ◇

Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la guerre contre Sandora, et j’avais à peu près réglé les conséquences.

J’avais rassemblé tous les esclaves de la capitale, criminels mis à part, et j’avais donné à chacun d’eux une somme d’argent provenant du trésor de Sandora. Ensuite, j’avais envoyé tous ceux qui avaient un endroit où retourner en passant par des [Porte] individuelles. J’avais utilisé ma magie pour examiner les souvenirs de ceux qui venaient d’endroits où je n’étais jamais allé auparavant. J’avais immédiatement informé les membres de l’alliance afin qu’ils soient prêts à faire face à un afflux de personnes rentrant chez eux.

J’avais également ramené les gens de la Mer des Arbres à Pam. J’avais fait en sorte de ne manquer aucun d’entre eux.

« Formez une ligne ordonnée, s’il vous plaît. D’ici à ici. »

Avant de les envoyer à travers les portails, j’avais utilisé l’arme secrète que le Docteur Babylon avait développée avec Tica dans le laboratoire de recherche. Elle était capable de désarmer leur collier autour du cou.

Tica avait apporté un objet qui ressemblait à une seringue sans aiguille, et fit sauter les colliers avec, un par un. C’était un artefact que nous avions appelé l’initialisateur.

En bref, c’était un artefact qui éliminait les effets magiques de tout ce sur quoi il était utilisé.

Après cela, j’avais utilisé [Apport] pour retirer les colliers en toute sécurité. C’était une magie que je pouvais utiliser pour appeler n’importe quel objet dans mes mains. Il était limité aux objets de la taille d’une balle de base-ball, mais les colliers étaient de la bonne taille pour cela. Cela ne me dérangeait pas vraiment, même si cela prenait un peu de temps.

L’initialisateur était un artefact assez terrifiant en termes de force. Les artefacts d’autrefois étaient incroyables, et nous pouvions même en fabriquer des incroyables maintenant. Les Frame Gears n’étaient que de gros appareils par rapport aux outils complexes qui pouvaient être développés.

Pour être plus précis, l’initialisateur était un dispositif magique qui écrasait tout dispositif magique avec la commande : « ne rien faire », pour ainsi dire. Il était évident que c’était moi qui avais dû le recharger. Il faudrait une année entière à un mage ordinaire pour recharger cet appareil. C’était en gros aussi extrême en termes d’effet et de nécessité d’alimentation. Les gynoïdes de Babylone avaient toutes aidé à désactiver les colliers, puis les esclaves étaient passés par les portails pour rentrer chez eux.

Beaucoup de gens ne voulaient pas abandonner leurs esclaves, mais nous avions demandé à nos chevaliers de les réprimer, de les arrêter et de les jeter dans les cages où vivaient leurs esclaves. J’avais pensé que ce traitement les ferait peut-être réfléchir un peu à leur attitude.

Nous avions même des gens qui ne voulaient pas être libérés de l’esclavage, mais ces gens étaient peu nombreux. Certains d’entre eux semblaient être en accord avec la vie qu’ils avaient, et les gens qu’ils servaient, donc… même si c’était bizarre, je ne voulais pas juger cela. Mais je m’étais assuré qu’ils ne soient pas forcés de dire quoi que ce soit contre leur volonté.

Nous avions désactivé leurs colliers au cas où. Je ne voulais pas laisser de traînards. Le reste dépendait de leurs sentiments. Si une personne voulait légitimement vivre dans la servitude… C’était un choix de vie bizarre, mais je n’avais pas envie de me sentir humilié.

Plusieurs jours après avoir libéré la capitale, nous avions continué à faire nos efforts dans d’autres colonies de Sandora.

Beaucoup de gens qui avaient régné sur ces villes avaient fini par nous résister, mais ils avaient généralement cédé après que nous ayons entouré leurs colonies de quelques Frame Gears.

Nous avions fini par répandre la rumeur selon laquelle le roi de Sandora avait déclaré la guerre à Brunhild et avait rapidement perdu sa tête, ce qui n’était pas techniquement incorrect. Nous avions simplement menacé tous ceux qui résistaient de subir le même sort que leur roi.

Je ne voulais pas vraiment menacer les gens comme ça, mais cela avait permis d’aplanir les choses en ce qui concerne la libération des esclaves.

La jeune esclave qui avait décapité le roi de Sandora n’avait pas de maison où retourner, alors je lui avais demandé de venir à Brunhild. C’était une ancienne aventurière, donc elle s’intégrerait bien.

Les gens qui n’avaient pas d’endroit où retourner avaient eu le choix de la nation où vivre. Certains étaient partis vers de nouvelles terres, d’autres avaient dit qu’ils préféreraient rester à Sandora.

Certains voulaient venir à Brunhild, et je les avais invités à bras ouverts. Il y avait encore des terres à cultiver et d’autres emplois à pourvoir, pour qu’ils puissent se débrouiller comme il faut.

Kousaka avait fini par m’engueuler pour ce qui s’était passé, mais l’afflux d’immigrants avait été une aubaine inattendue en termes de nouvelles forces de travail. Il n’avait cependant pas dit un mot à ce sujet… Il m’avait dit que j’aurais dû soutirer plus d’argent à Sandora pour les réparations, mais c’était mon erreur.

En tout, il avait fallu plus d’un mois pour régler toutes les affaires de Sandora. Beaucoup d’associés du gouvernement de Sandora avaient tenté de nous cacher leurs esclaves, certains prétendant même nous aider dans les recherches. C’était pour la plupart des marchands d’esclaves, et nous les avions réglés avec peu de problèmes.

Les marchands d’esclaves avaient été dépouillés de leurs biens et, ironiquement, furent réduits en esclavage pour leurs crimes. Ils allaient de pays en pays, blessant et prenant des gens, il était donc naturel qu’ils aient leur juste récompense. Nous avions décidé qu’ils travailleraient dans les mines pour le reste de leur vie. J’étais aussi celui qui avait l’autorité sur leurs colliers.

Il y avait… d’autres véritables marchands d’esclaves, si on peut les appeler comme ça. Ils ne se salissaient pas les mains en pillant d’autres nations, et ils opéraient à l’époque dans le cadre de la loi de Sandora. Je n’avais pas tenu compte de leurs crimes, mais j’étais toujours en train de me demander s’il fallait ou non leur faire faire du travail forcé dans les mines.

Pour être honnête, je n’aurais pas été surpris que les esclaves libérés retournent à Sandora pour se venger de leurs oppresseurs.

Je n’étais pas non plus sur le point de les arrêter. La vengeance était en fin de compte un choix personnel. S’ils étaient décidés à être tués, arrêtés ou réduits en esclavage à nouveau, alors je pensais qu’ils devaient simplement foncer. Mais j’espérais qu’ils ne se précipiteraient pas. Après tout, ils venaient d’obtenir leur liberté.

Il était également possible que certains des esclaves criminels eussent été emprisonnés sur de fausses accusations, j’avais donc décidé de leur faire passer tous les tests polygraphiques individuels pour déterminer s’ils étaient innocents ou non. J’avais essayé de leur demander à tous, en tant que foule, de lever la main s’ils étaient innocents, mais ils avaient tous fini par lever la main sans vergogne.

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4 commentaires :

  1. merci i pour le chapitre

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