Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 3 – Partie 4

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Chapitre 3 : Le rassemblement des dieux

Partie 4

Nous avions décidé que les nouveaux arrivants assumeraient les rôles de mon oncle et de ses enfants. Après tout, je ne voulais pas ajouter de frères et sœurs.

De toute façon, je ne voulais surtout pas que le dieu de l’agriculture, qui avait l’air d’avoir une quarantaine d’années, soit mon frère. Faire de lui mon père serait gênant d’un point de vue politique.

De cette façon, il était devenu mon oncle, et les trois autres étaient devenus mes cousins.

Mon oncle était Mochizuki Kousuke. (Dieu de l’agriculture).

Son fils aîné était Mochizuki Sousuke. (Dieu de la musique).

Sa fille aînée s’appelait Mochizuki Karina. (Dieu de la chasse).

Et enfin, la plus jeune fille était Mochizuki Suika. (Dieu de l’alcool).

Seul le dieu de l’alcool semblait plus jeune que moi, ce qui m’avait donné une excuse pour ne pas être aussi formel avec elle.

Quand je les avais présentés aux autres, tout le monde avait été moins surpris par mes nouveaux parents que par le fait que Suika était complètement bourrée. J’avais rapidement improvisé une excuse sur-le-champ, en prétendant que si elle ne buvait pas une tonne d’alcool, elle souffrirait de spasmes débilitants dus à sa mystérieuse maladie. J’étais presque sûr qu’ils y croyaient.

Selon Leen, les enfants nains commençaient à boire vers l’âge auquel Suika ressemblait. Donc, bien que je ne puisse pas la considérer comme une naine, je m’étais souvenu que sa mère était, en fait, une naine. Quelle étrange coïncidence !

« Hm… Ce sont donc encore des membres de votre famille ? »

« Ouais, désolé… C’est juste arrivé comme ça. »

Je marchais vers l’est en direction des terres agricoles avec Yumina au moment où elle avait soudainement parlé.

Elle et les autres filles savaient que je venais d’un autre monde, ce qui signifiait qu’elles savaient aussi que mes sœurs n’étaient pas liées par le sang. Et donc, il allait sans dire qu’elles comprenaient que ma relation avec mon oncle et mes cousins n’était pas non plus liée au sang. Mais je ne pouvais pas leur dire exactement la vérité.

« Alors… ces nouveaux parents sont les mêmes que tes sœurs, oui… ? »

« Ah… Eh bien… Je veux dire, au niveau des compétences, oui. Ils ont tous des talents individuels, mais ils ne sont pas tous liés au combat. Karina est une chasseuse sérieuse, elle est cependant presque inégalée avec un arc. »

C’était pourtant ce qu’il fallait attendre du dieu de la chasse. Elle ne laisserait jamais sa proie s’échapper. Elle semblait également douée pour les machettes, les fusils, les haches et les pièges à collets. Je m’étais brièvement demandé si cela la rendait vraiment meilleure que Moroha, mais ce n’était probablement pas le cas. Moroha était spécialisée dans le combat à l’épée, tandis que Karina était simplement plus polyvalente.

Le quatuor s’était rapidement habitué à la vie à Brunhild et avait commencé à travailler à leur façon. C’était pourquoi je m’étais rendu sur les terres agricoles. Je voulais voir comment ils s’en sortaient.

« Oh… Ce n’est pas ton oncle là-bas ? »

Yumina pointa vers un homme au loin, et elle avait raison. Il labourait un champ avec sa houe. Oncle Kousuke s’essuya le front, le chapeau de paille sur sa tête le protégeant du soleil. Mais il avait l’air d’avoir transpiré. Ses vêtements de ferme étaient tout en sueur. Le type avait l’air de bien aller. Mais cela allait de soi, il était après tout le dieu de l’agriculture.

« Bonjour Touya, Yumina. Comment allez-vous tous les deux ? »

Il nous avait accueillis avec un petit sourire. L’homme était vraiment apparu comme étant… sans aucune particularité.

« Tu laboures le champ tout seul ? Tu sais que tu peux engager des gens pour ça, hein… ? »

« Ce n’est pas comme ça que je fais, mon gars. Si un homme ne veut pas labourer le sol… alors il ne mérite pas de goûter à la générosité de la nature… Eh bien, pour être honnête, c’est une approche très dure à adopter… Vraiment, c’est juste ce que je veux faire, hein ? Je suis content qu’on réclame des terres sauvages et qu’on mette les graines en terre pour la récolte. »

S’il utilisait ses pouvoirs divins, il serait probablement capable de faire tout ça en une fois, mais il n’y aurait pas d’amour ou de plaisir là-dedans. De plus, il n’était pas autorisé, ce qui était aussi une bonne chose.

Il n’en demeure pas moins qu’il était à la hauteur de son titre. Je pouvais voir qu’il utilisait au mieux ses connaissances spécialisées. Il avait commencé à éparpiller quelques trucs dans les champs, et je lui avais demandé ce que c’était. Apparemment, c’était de la farine d’os faite à partir des os broyés de bêtes magiques. Il avait dit que les qualités magiques du corps des créatures faisaient euh… quelque chose pour promouvoir… je ne sais plus trop quoi. Je n’ai pas tout à fait compris. Lakshy l’Alraune, d’un autre côté, semblait faire très attention à ce détail.

Il n’était pas seulement prêt à labourer ou à semer, il avait aussi dit qu’il s’occuperait des rizières. C’était un homme si simple qu’il était presque difficile d’imaginer qu’il était en fait un membre du panthéon divin.

Nous étions revenus des terres agricoles et nous avions remarqué un bruit inhabituel venant de la place centrale de la ville.

« Est-ce que quelque chose se passe… ? »

En nous approchant, nous avions déterminé que ce son était de la musique. J’avais une idée de qui c’était.

J’avais poussé à travers la foule et je vis le visage du dieu de la musique, mon cousin Sousuke. Il jouait habilement de la guitare devant une fontaine d’eau.

La guitare était l’un des instruments que j’avais fabriqués à la demande de Sakura. Il avait dû la prendre et l’apporter ici pour en jouer. J’avais d’abord fabriqué un piano, mais j’étais rapidement passé aux flûtes, aux trompettes, aux castagnettes et à toutes sortes d’autres choses. J’avais un peu exagéré et j’aurais bien pu me mettre au défi de fabriquer tous les instruments imaginables. Mais je ne savais pas comment en jouer. Ils s’étaient donc accumulés et étaient restés inutilisés. Je les avais laissés dans les casernes de l’ordre des chevaliers, car deux des recrues avaient fini par avoir plus qu’un intérêt passager.

La performance de Sousuke s’était terminée, ponctuée par des applaudissements enthousiastes. Certaines personnes avaient même été émues jusqu’aux larmes. J’avais été surpris par sa performance…

« Quel merveilleux spectacle… ! »

« Oui, je pense que personne ne peut le surpasser… »

Nous avions quitté Sousuke alors qu’il démarrait son rappel, et nous avions marché dans les rues en passant devant la guilde. J’avais tourné la tête et regardé vers le bar, pour voir…

« Mais qu’est-ce que… ? »

Il y avait une bande de gars à l’entrée du bar, tous complètement bourrés.

Ils étaient tous sur le sol. Je les avais donc enjambés et j’avais vérifié à l’intérieur. Comme je m’y attendais, Suika était là, buvant énormément.

Il y avait un homme assis en face d’elle, qui serrait son verre. Il était bourré.

« Oh, Grand Frère ! Tu veux faire un concours de dégrisement ? Quand je gagnerai, pose l’argent là, gahahaha ! »

« … Pourquoi ferais-je ça ? »

Suika balançait joyeusement son verre, mais j’étais tout simplement ennuyé.

Les autres clients étaient soit inconscients, soit en train de se diriger vers la porte. Ils avaient tous dû essayer de défier Suika, mais ils s’étaient vite retrouvés ivres sous la table. Je m’étais demandé combien de temps cela avait duré.

« Tu es en retard, alors on va commencer avec trois tasses, hic… »

« Je ne suis pas là pour boire, compris ? Assez de ça. »

« Aww… »

J’avais pris la boisson de Suika dans sa main. Des quatre personnes qui étaient arrivées, elle était vraiment la pire. Après ça, je l’avais emmenée avec moi et je m’étais excusé auprès du barman. Mais il avait l’air de bien le prendre. Apparemment, il avait tiré un bon profit de toute la boisson qu’il avait bue.

« Bon sang… S’il te plaît, ne bois pas autant. »

« Il y a longtemps que je n’ai pas bu, hic, sincesh, idiot ! Laisse-moi juste me lâcher un peu… Et si Yoomina et moi on se rapprochait pour boire un peu de whisky, hic ! »

« Je vais très bien, merci… »

Yumina avait souri très poliment et fit un signe de la main dédaigneux.

Je m’étais demandé ce que le bar pensait en laissant quelqu’un de si petit boire autant, mais apparemment, elle avait lâché le nom de Mochizuki et aucune question n’avait été posée.

Il semblerait qu’ils ne savaient pas si elle disait vrai ou non. Ils avaient donc dû appeler des chevaliers pour vérifier la situation. J’avais pris comme note de m’excuser auprès de ces gars plus tard…

« Oh, Touya, hein ? »

Karina était sortie de la guilde alors que nous sortions de la taverne voisine.

Elle s’était inscrite à la guilde assez rapidement et s’était immédiatement mise au travail en faisant des quêtes basées sur la chasse. Elle ne voyait pas la nécessité de fouiller dans les donjons ou de chercher un trésor. Pour elle, le frisson était dans la chasse… et dans le fait de manger les produits de ces chasses.

On aurait dit qu’elle venait de finir de chasser. Elle tenait un très gros oiseau dans ses mains.

« Je vous ai attrapés au bon moment. Voici le dîner de ce soir, c’est un truc savoureux. Donne-le à Crea pour moi, d’accord ? »

« Entendu »

Depuis peu, Karina n’arrêtait pas de ramener toutes sortes de gibier, et donc notre alimentation était devenue progressivement un peu plus variée. J’avais ouvert mon [Stockage] et j’avais rangé l’oiseau là-dedans.

« Je vais te le dire honnêtement, mais je veux chasser de plus grosses bêtes que celles-ci. Mais il n’y a rien d’aussi effrayant à Brunhild, alors tu ferais mieux de me faire visiter le monde plus tard ! »

« Bien sûr, pourquoi pas ? Je vais faire une petite enquête sur les terrains de chasse de Mismede pour toi. »

Brunhild n’avait pas beaucoup de grands monstres, mais j’étais certain que Mismede en aurait en abondance. La mer des arbres était également remplie de choses qui feraient hurler de joie n’importe quel chasseur de gros gibier.

Il semblerait que les quatre dieux s’étaient parfaitement installés à Brunhild… Je suis vraiment content qu’ils aident tous à leur manière. Sauf Suika. Suika est la pire.

« Hmph, hic ! Tu penses à quelque chose de grossier, Grand Frère ?! »

Merde. Elle peut lire mes pensées aussi bien que Karen. Je suppose que je ne peux vraiment pas traiter ces gars à la légère…

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3 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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