Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Le rassemblement des dieux

Partie 3

« Heee ~ ! C’est la déesse des lames et la déesse de l’amour, hic ! Venez boire un verre, hic ! »

Il s’agissait d’une petite fille avec de longs cheveux bleus, et elle semblait avoir environ sept ans. Elle était clairement plus jeune que Sue en ce qui concernait les apparences. Mais le plus curieux, c’est qu’elle agitait maladroitement une bouteille d’alcool.

Bon sang, cette gamine est le dieu de l’alcool ! Celui qui jouait de la mandoline était clairement le dieu de la musique. Il avait l’air d’avoir la vingtaine, il avait aussi l’air d’un joli garçon. Il souriait doucement dans ma direction, ses cheveux blonds se balançant dans la brise, mais il n’arrêtait pas de jouer une seule seconde.

J’avais l’impression qu’il exprimait ses sentiments à travers ses notes. En fait, la mélodie qu’il jouait avait subtilement changé lorsqu’il nous avait remarqués.

L’homme d’un certain âge qui se bourrait de baies semblait être dans la fleur de l’âge. Il riait joyeusement. Ses yeux étaient un peu étroits et il avait l’air en général plutôt détendu. Ses cheveux étaient d’un brun uni et il avait un air assez simple. Je le prenais pour le dieu de l’agriculture, ce qui faisait que la fille aux cheveux verts avec la queue de cheval n’était autre que le dieu de la chasse. Elle avait quelques flèches improvisées à ses côtés, ainsi qu’un arc.

Elle grillait de la viande, probablement issue d’un gibier qu’elle avait elle-même chassé. Je m’étais demandé ce qu’elle cuisinait, car la viande était presque identique à celle des morceaux de viande sur l’os que l’on voyait dans les mangas. C’était vraiment bon !

« Eh bien, alors… Pourquoi vous êtes là, vous savez ? Vous êtes bien trop nombreux pour avoir été envoyés contre le dieu servile, vous savez… »

« Non, c’est pas ça. Mhhh… On n’est pas… Chomp… On n’est pas là pour le dieu servile. », murmura le dieu de la chasse tout en mangeant des morceaux de viande.

C’était vraiment une personne sauvage… euh, un dieu. Mais je me demandais ce qu’elle voulait dire par cette déclaration.

« Nous sommes là pour toi, mon garçon. En vérité, on t’a été affecté. »

« Hein ? ! »

L’homme âgé aux yeux étroits… euh, non une divinité… me pointait du doigt. J’ai aussi pointé mon propre doigt vers moi de manière distraite.

« Touya ? Qu’est-ce que tu veux dire par “tu lui es affecté” ? »

Moroha parla avant même que j’aie pu exprimer ma confusion.

« C’est comme ça, jeune fille. Le dieu du monde lui a donné la divinité, hein ? Et il va aussi atteindre la divinité avec la bénédiction du vieux. C’est notre devoir et notre honneur, en tant que dieux supérieurs, de nous assurer que la petite famille du petit suit nos traces en tant que dieu fier et puissant, n’est-ce pas ? »

« Ouais, ouais ! Hic… On a pensé à une histoire sympa pour la justifier, alors, hic, on va jouer un peu dans le monde des mortels, woohoo ! »

S’il vous plaît, ne soyez pas si franc ! Est-ce que vous avez sérieusement utilisé ma divinité naissante comme excuse pour faire une virée dans le monde des mortels ?!

Le dieu de la chasse avait soudainement laissé échapper un rire bruyant.

« Naaaw, c’est bon ! Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas mortellement fait plaisir, hein ? On doit juste s’habituer à notre corps pendant un moment, bwahaha… J’ai essayé de combattre deux de ces bêtes magiques et le faire en tant que mortel était sacrément rafraîchissant ! »

« Yahoo, hic ! Ça fait une éternité que je n’ai pas bu autre chose que du nectar sacré ! Je me saoule, hic ! Oh oui ! »

« Ouais, ça fait un bon moment que je ne suis pas venu et que je n’ai pas moi-même mangé la primeur du sol. C’est délicieux et pur. »

« ... ... »

Le dieu de la musique restait tout simplement silencieux alors que ses cordes semblaient transmettre le son du contentement. N’allait-il vraiment pas parler ?

« C’est génial, tu sais ? Bon travail pour avoir eu sa permission ! »

« Ouais, ce n’était pas grand-chose ! Nous lui avons dit que nous voulions y aller, et il a dit qu’il n’avait pas de problème. Il nous a demandé de surveiller le petit gars là-bas, alors c’est ce que nous allons faire… ! »

« … Le petit gars ? »

Laisse-moi tranquille… J’ai l’impression que le vieux essayait de faire quelque chose de gentil, mais il a envoyé un tas d’excentriques bizarres pour faire le boulot…

« Pshaaaw… Ce n’est pas un problème ! Allez, bois ! »

Le dieu de la chasse avait avancé une tasse en bois pleine d’alcool dans ma direction.

Je suppose que je peux légalement boire, bien sûr… mais ne soyez pas si arrogant !

« … Où avez-vous trouvé de l’alcool ? »

« Hmhmm ~ ? Hic, on a tabassé un tas de méchants venant d’une tribu de la région, et on a eu tous ces beaux verres comme récompense. Je suis le dieu de l’alcool, hic, mais boire dans le royaume supérieur ne fait rien pour moi, hic ! C’est pour ça que je suis heureuse ici, tu me comprends ? Je suis tout bourdonnante et tout ça ! Eeheheh ! »

Le visage du dieu de l’alcool était presque entièrement rouge, et elle riait comme une idiote.

T-Tu es déjà saoule ? Est-ce que ça va ? Le fait que tu aies l’air si jeune me déconcerte un peu… Tes yeux tournent, tu vas vraiment bien ?!

Elle trébucha vers moi et commença à tirer sur la jambe de mon pantalon. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle voulait.

« Hé, Grand Frère, hic… Donne-moi des snacks, des snacks ! Calamar… Edamame… Yakitoriii, hic ! Je sais que tu en as ! »

Comment... Comment sais-tu ça ? ! J’ai toutes ces choses dans mon [Stockage] en ce moment… Est-ce que sa divinité est au travail ?

« Oho, ça a l’air délicieux. On en prend un peu, hein ? On n’a pas beaucoup à manger ici, et on doit fêter ça ! Nous sommes des êtres célestes super-superbes, mais pour l’instant, oublions ça et faisons la fête ! »

« Aye, tu as raison ! Je veux essayer de voir un peu de ce que le monde terrestre a à offrir ! »

« ... ... .. »

Le dieu de l’agriculture acquiesça aux paroles du dieu de la chasse, et le dieu de la musique intensifia tout simplement son chant. Karen et Moroha s’étaient simplement regardées, puis moi. Leurs expressions étaient celles de la défaite.

« Bon sang, Louise… Je suppose que c’est juste un de ces moments. »

« Ça va aller, tu sais ? Apporte la nourriture, Touya. »

J’avais haussé les épaules et écouté ma sœur, en ouvrant mon [Stockage] pour sortir une table, plusieurs chaises, et beaucoup de nourriture et de boissons.

Le dieu de la chasse avait commencé à engloutir la nourriture tandis que le dieu de l’agriculture savourait lentement sa nourriture. Le dieu de l’alcool, par contre, faisait alterner des gorgées d’alcool avec des poignées de snacks. Le dieu de la musique jouait des airs lents et sombres et ne mangeait pas une seule bouchée. Au bout d’un moment, le dieu de l’alcool lui mit un yakitori dans la bouche et les airs devinrent joyeux. On aurait dit qu’il exprimait ses sentiments à travers les notes qu’il jouait, mais franchement, j’aurais aimé qu’il pose ce satané truc.

Même mes sœurs avaient commencé à se saouler et à se réjouir. Elles s’étaient jointes aux festivités. Je participais effectivement à un banquet divin.

Franchement, c’était vraiment bizarre…

Je m’étais éloigné du groupe principal et j’avais pris mon téléphone.

« Quelle était donc ta grande idée? »

« Ah, et bien… Ils ont travaillé très dur pendant très longtemps, vois-tu. J’ai pensé qu’un peu de temps libre leur ferait du bien. »

J’étais au téléphone avec le vieux, le grand Dieu lui-même. Franchement, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée que mon monde devienne une destination de croisière pour les dieux qui avaient besoin d’un peu de temps libre. Je m’étais demandé si les dieux pouvaient vraiment faire cela, avant de me rappeler que dans de nombreuses légendes terrestres anciennes, les dieux descendaient et faisaient aussi des choses imprudentes.

« C’est bon, mon garçon. Je suis sûr qu’ils ne poseront pas de problème. Traite-les bien, et ils se comporteront à merveille… je pense. »

Tu crois ? ! Tu sais très bien qu’ils vont être pénibles !

« Et rappelle-toi, un jour ta propre divinité dépassera même la leur. Il est important de s’y habituer le plus tôt possible. »

La situation était un peu compliquée à intérioriser pour moi, mais j’avais l’impression d’être un président d’entreprise qui disait à son fils de se mêler au personnel afin d’avoir une bonne idée du travail et des employés avant de prendre la relève, malgré le fait qu’il n’était pas du tout qualifié.

J’avais soupiré, puis j’avais fait mes adieux au vieux. Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire.

« Grand Frère ! Viens, hic, boire ! Buvons, il faut que tu te calmes et tout le monde sera content ! Oublie la nature transitoire de la déprime des mortels ! Allez, allez, allez ! »

Le dieu de l’alcool riait odieusement alors qu’elle s’enroulait autour de ma jambe comme un serpent.

C’est toi le problème, bon sang ! Et comment diable me traînes-tu comme ça ?! Ne me dis pas que tu es une sorte de maître du combat d’alcoolique… Après avoir été traînée de force à la table par une petite fille accablée, Karen me força à prendre une tasse en bois. Qu’est-ce que… Ton visage est tout…

« Hé, Touuuuuuuya. Et si tu disais à ta grande sœur jusqu’où tu es allé avec ces petites filles, tu sais ? Je meurs d’envie d’entendre ce que tu leur as fait, tu sais ?! »

Karen, complètement bourrée, s’était mise à jacasser et à sourire comme une idiote.

« … Tu es ivre. »

« Je ne le suis pas, tu sais ? Je ne le suis pas, je ne le suis pas, je ne le suis pas ! On ne peut pas le prouver, tu sais ? »

 

 

Je peux le sentir dans ton haleine ! Tu te comportes comme un ivrogne. En plus, tu respires aussi très fort…

Je m’étais tourné vers Moroha pour qu’elle m’aide, mais elle était déjà inconsciente.

Comment la déesse des épées peut-elle être aussi insouciante ?! Je m’étais dit que c’était bien mieux ça que si elle brandissait soudainement des couteaux et des fourchettes après s’être saoulée, mais je comptais un peu sur elle pour me sauver la mise.

Le dieu de l’alcool avait continué à boire, le dieu de la chasse avait continué à rire, le dieu de l’agriculture avait continué à manger et le dieu de la musique avait continué à jouer. Je n’avais personne pour m’aider.

Mon Dieu… Ces fous sont-ils vraiment nos dieux ?

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