Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 3 – Partie 2

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Chapitre 3 : Le rassemblement des dieux

Partie 2

Ahahaha… Ce type est complètement raide dingue… Micah avait simplement incliné la tête, incapable de comprendre ce qu’il se passait.

« Micah, ces sacs ont l’air lourds… Tu devrais l’aider à retourner à la Lune d’Argent en les portant, Lanz. »

« Oh, oui ! Ce serait d’une grande aide. »

« T-Très bien ! Je ferai de mon mieux ! »

Lanz, toujours avec le visage rouge, prit les sacs de Micah et commença à marcher vers l’auberge. Je leur avais fait signe de partir.

Micah avait environ vingt ans, tandis que Lanz en avait vingt-deux. Ils semblaient certainement être dans une tranche d’âge suffisante, mais… Le père de Micah était un géant musclé et barbu. Il lui faudrait beaucoup de chance pour affronter cette montagne de muscles.

« Sais-tu que leur relation devient assez intéressante ? »

« Whuh ? ! D’où viens-tu ? ! »

Karen était soudainement à mes côtés. Je n’avais pas du tout senti sa présence. D’où est-ce qu’elle pouvait venir?

« Ufufufu... Dès qu’une affection naissante se présente, tu m’y trouveras ! Sais-tu que c’est moi, la déesse de l’amour, Mochizuki Karen ?! »

Elle avait pris une pose élaborée et fit un signe de paix, mais je l’avais simplement regardée fixement.

« … Je surveillais juste un peu. »

« Bien sûr que tu le faisais… ! »

Bordel, tu vas avoir des ennuis un de ces jours. Pourtant, sa réputation de déesse de l’amour se répandait, elle donnait beaucoup de conseils aux gens, et ces gens finissaient souvent par se réunir.

Pourtant, il y avait ceux qui se séparaient après s’être réunis, et elle persuadait souvent ceux qui avaient une affection sans espoir de renoncer aux personnes qui leur étaient chères. Karen avait dit que renoncer à des choses malsaines était aussi une forme valable d’amour, et elle l’encourageait.

« Ne te mêle pas trop de tout, d’accord ? »

« Tu sais que tu ne devrais pas être si impoli ? Je n’interfère pas dans la vie amoureuse de quelqu’un à moins qu’il ne me le demande directement ! Sais-tu que l’amour n’est finalement rien de plus qu’un sentiment naturel ? On ne peut pas presser l’amour. »

Elle avait l’air plutôt raisonnable, mais j’avais quand même des doutes. Après tout, elle n’était pas le genre de personne qui se retenait souvent.

« Alors, qu’est-ce qui t’amène ici ? Tu les as réunis ? »

« Mm… Oh, c’est vrai ! Sais-tu qu’il y avait quelque chose qui me tracassait un peu ? Je peux sentir une certaine divinité dans le sud-est ! »

« Attends, quoi ?! »

C’est encore le dieu servile ? Je n’en sens aucun pour l’instant, mais je suppose que Karen et Moroha sont bien plus douées pour ça.

« C’est le dieu servile… ? »

« Non ! Ça sent différent, tu sais ? Ça appartient à tous les coups à un dieu inférieur comme moi et Moroha. Je ne pensais pourtant pas que cela soit possible… »

Attends, quoi ? J’avais un mauvais pressentiment dans mes tripes…

« Ouais, on dirait qu’un troisième est venu se joindre à nous, tu sais ? »

Attends, quoi ? ! Lâchez-moi un peu ! J’avais soupiré doucement et j’avais pincé l’arête de mon nez. Quel genre de dieu aurait pu venir ?

◇ ◇ ◇

« Alors, où cherchons-nous ? »

« Je n’ai pas eu une lecture fiable parce que la divinité a disparu en quelques instants. »

Une fois de retour au château, j’avais ouvert une carte et j’avais demandé à Karen d’indiquer où elle ressentait le pic de divinité. Elle avait indiqué une zone au sud-est, au-delà de Ramissh et près du royaume de Ryle. C’était juste un peu dans la mer des arbres.

La région qu’elle indiquait était assez grande… J’avais honnêtement des doutes sur notre capacité à trouver le dieu. Moroha était aussi dans la Mer des Arbres quand nous l’avions rencontrée. Cela m’avait amené à penser qu’il devait y avoir une sorte de point de repère ou un aspect particulier de la région qui rendait la descente des dieux plus pratique.

« Donc, laisse-moi comprendre… Je suppose que cette personne, ou, euh, ce dieu… peut utiliser librement ses pouvoirs ? »

« Dans un sens, oui et non. Nous ne sommes pas autorisés à interférer avec les royaumes inférieurs en utilisant nos pouvoirs divins, mais nous pouvons utiliser ces pouvoirs pour nous faire paraître plus humains, d’accord ? Interférer ici est aussi possible tant que nous n’utilisons pas de divinité dans le processus. Les échappatoires sont assez pratiques. »

Je suppose que c’est logique… En quelque sorte. Après tout, aucune de mes sœurs n’a été capable d’utiliser sa divinité sauf pour traiter avec ce dieu servile… Même si Moroha est super puissante, je suppose qu’elle compte juste comme une humaine à son sommet plutôt qu’une divinité… Bien que je ne puisse pas m’empêcher de penser qu’elle doit tricher un peu.

« Même dans ton cas, Touya. Tu ne devrais probablement pas trop utiliser ta vraie divinité, sais-tu ? »

J’étais perdu. Je ne pouvais pas dire où était l’autre dieu. Il n’y avait donc rien à faire pour lui.

Peu importe, je suppose que c’est bon. J’espère quand même qu’aucun autre dieu ne va se montrer. Karen est déjà assez chiante comme ça… Mes pensées avaient été coupées par une douleur intense.

« Tu pensais à quelque chose d’impoli à l’instant même, pas vrai ?! »

« Ow, ow! Je suis désolé ! Lâche-moi ! »

Karen me serrait les joues. Cette fille avait un talent surnaturel pour savoir à quoi je pensais ! Mais elle était elle-même surnaturelle…

« Et c’est quoi toute cette agitation… ? »

« Ah ! Moroha ! »

L’autre sœur était apparue comme venue de nulle part, pour me sauver de ma souffrance. Il était logique qu’elle soit là aussi, elle avait probablement senti la divinité comme Karen.

« Tu l’as sentie aussi, hein ? »

« Bien sûr. On se demandait si on devait ou non aller à la rencontre du nouveau visiteur. »

« Hmm… J’aimerais bien moi-même leur rendre une petite visite. Je veux surtout savoir qui est descendu jusqu’ici. Ce ne sera pas un gros problème à moins que ce soit le dieu des apocalypses ou autre. »

Quoi ? ! Si c’est ce type, alors renvoyez-le tout de suite !

« Les gens ne peuvent venir ici que s’ils ont la permission du Dieu du Monde, donc je doute que ce soit quelqu’un d’hostile. Ça pourrait être le dieu de la forge, le dieu de l’agriculture, ou le dieu du commerce. »

« Aww… La forge et l’agriculture, c’est bien, mais vous savez… Je préférerai que ce ne soit pas le commerce ? »

« Vous ne vous entendez vraiment pas, hein ? »

J’avais écouté le duo parler et j’avais appris que certains dieux avaient juste de mauvaises affinités entre eux.

« Je serais personnellement assez contente si c’était le dieu des katanas, le dieu des lances ou le dieu de la guerre. Touya, ici présent, ne m’a pas beaucoup amusé ces derniers temps. »

Oh, lâchez-moi un peu. S’entraîner avec toi m’épuise même, pfft… La dernière fois que je me suis battu avec toi, j’ai dû me reposer toute une journée ! Bien sûr que je ne vais pas m’amuser avec toi si tu t’attaques à moi avec l’intention de me tuer, espèce de folle ! Sans parler du fait que je n’ai pas gagné un seul match contre toi. Cinquante-deux défaites ! Peux-tu me le reprocher ? Je ne savais rien du dieu des lances ou du dieu des katanas, mais j’avais le sentiment qu’ils seraient semblables à Moroha. Mais… Si c’était l’un d’entre eux qui descendait et qu’il acceptait d’être le partenaire d’entraînement de Moroha, ce serait en fait un grand soulagement.

« Eh bien, cela mis à part... Allons jeter un coup d’œil. Il y aura probablement une sorte de réaction si je lâche un peu de ma divinité dans la région. »

« Compris. Mais ils sauront pour toi aussi, Touya. Donc je ne pense pas qu’il y aura une réunion sur le problème, tu sais ? »

J’avais ouvert une [Porte] à la frontière du Royaume de Ryle. Plus précisément, c’était la grande étendue où j’avais combattu le Béhémoth Scorpinas. Après cela, nous avions marché vers la Mer des Arbres.

« Hm… Vous ne savez pas voler ? »

« Enfin, on pourrait, mais on ne devrait pas utiliser notre divinité. »

Moroha avait raison. Cependant, traverser la mer des arbres était problématique. J’avais donc décidé d’utiliser enfin quelque chose d’intéressant que j’avais trouvé dans l’entrepôt.

J’avais ouvert le [Stockage] pour révéler l’objet qui m’intéressait. Je l’avais répandu sur le sol. C’était un peu grand, suffisamment large pour que nous puissions nous asseoir tous les trois.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est apparemment un tapis magique. On va s’asseoir et voir comment ça se passe. »

J’avais dit à mes deux sœurs confuses de s’asseoir dessus, et elles avaient accepté. Puis, je m’étais assis devant elles. En un instant, le tapis s’était mis à flotter à un mètre dans l’air.

« D’accord, allons-y. »

Le tapis avait commencé à avancer lentement. Il y avait une barrière qui se déployait automatiquement autour de nous afin d’éviter la résistance au vent ou une chute accidentelle. C’était une fonction très pratique. J’avais aussi appliqué [Invisibilité] pour que personne ne me voie galoper comme si je sortais d’un film de Disney.

« Oh mon dieu… C’est vraiment sympa, tu sais ? »

« Le seul problème, c’est qu’il faut une tonne de pouvoir magique pour le faire fonctionner, donc c’est inutile pour la plupart des gens. »

Les deux s’étaient peu à peu habitués, alors j’avais accéléré d’un cran. Mais je n’avais pas pu faire de loopings sympas ou de tours acrobatiques.

Finalement, nous étions arrivés au-dessus de la mer des arbres. J’avais arrêté le tapis. Nous avions plané dans les airs en la regardant.

« Je vais donc libérer un peu de ma divinité. »

J’avais déclenché mon Apothéose très, très soigneusement, et presque immédiatement après, un éclair de divinité était venu de la forêt en réponse. On aurait dit qu’ils avaient senti le mien, puis qu’ils avaient renvoyé le sien en guise de signal.

« Hngh ?! »

« Hmph ?! »

Karen et Moroha eurent brièvement des expressions maladroites sur leur visage, comme si elles avaient été électrocutées pendant quelques secondes.

« Quelque chose ne va pas ? »

« Ah, et bien… Cette divinité que nous venons de ressentir… »

« Elle venait de plusieurs sources, sais-tu ? »

De sources multiples ? ! Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire… Y a-t-il de multiples dieux là-bas ? Qu’est-ce qu’ils font… une putain de fête ? !

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Je ne sais pas… Mais il n’y a qu’une seule façon de le savoir, tu sais ? Allons-y, Touya ! »

Je ne savais pas quoi dire, alors j’avais dû aller voir pour y croire. J’avais fait en sorte que le tapis magique se dirige vers la source.

Peu à peu, j’avais pu distinguer quelqu’un dans une petite clairière de forêt. Pas seulement quelqu’un, mais plusieurs personnes.

En s’approchant, on pouvait entendre une belle musique. En plus de cela, il y avait des rires et une délicieuse odeur.

« … Qu’est-ce que… ? »

« Bonté divine… »

« C’est incroyable, sais-tu… ? »

Ils le faisaient vraiment. Ils faisaient vraiment une putain de fête.

Un jeune homme jouait de la mandoline pendant qu’une petite fille au visage rouge était assise en train de boire de l’alcool. Et comme si cela ne suffisait pas, un homme d’âge moyen se trouvait à proximité, envoyant des baies et des noix dans sa bouche, tandis qu’une jeune femme faisait gaiement griller de la viande.

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? J’avais sauté du tapis à l’atterrissage avant de me tourner vers Karen.

« C’est le dieu de la musique, le dieu de l’alcool, le dieu de la chasse et le dieu de l’agriculture, tu sais ? »

C’est quoi ce bordel ?! Ils sont quatre ?! Alors que la petite fille nous remarquait et nous faisait signe, je regardais cela dans une confusion abjecte.

 

 

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