Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 3 – Partie 1

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Chapitre 3 : Le rassemblement des dieux

Partie 1

« Très bien, c’est le dernier produit. »

« Ohoho… C’est quoi ce truc… ? Il y a quelque chose à l’intérieur ? »

Je parlais à Olba Strand dans l’immeuble de sa société à Brunhild.

La partie supérieure de l’appareil que je présentais était claire, remplie de marchandises. En dessous, il y avait une fente pour l’argent et une poignée que l’on pouvait tourner. En dessous, il y avait un trou où quelque chose pouvait sortir.

En bref, j’avais inventé le distributeur de capsules bien que les capsules à l’intérieur ne soient pas exactement sphériques.

« Je suppose qu’on pourrait appeler ça un appareil de loterie automatisé. Et si vous essayiez ? »

Olba avait mis une petite pièce de bronze dans l’ouverture et tourna la poignée. Un petit bruit provenait de la machine lorsqu’elle s’activa. En réponse, la machine libéra une petite capsule cylindrique à travers la trappe du prix.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Ouvrez-la et vous verrez. ».

Olba dénoua la ficelle attachée autour de la capsule enveloppée de cuir. Il en avait sorti un Frame Gear miniature. La figurine qu’il avait reçue était un petit Chevalier. Je l’avais fabriquée à partir d’une substance ressemblant à du caoutchouc, créée en cassant des cornes d’animaux. J’avais pris soin d’inclure tous les détails de la vraie figurine.

« Oho! C’est effectivement bien fait… Mais ne peut-on pas les vendre de la manière habituelle ? Pourquoi la machine ? »

« Les petites capsules n’ont pas seulement des Chevaliers à l’intérieur, c’est le hasard seul qui te dira ce que tu auras. Voici la liste complète. »

Olba regarda la liste que j’avais écrite, et il s’était rendu compte à quel point il y avait de nombreuses variétés. Mais il n’avait pas encore l’air de comprendre.

« Ah, eh bien… Je suis encore un peu confus à propos des petites boîtes… On ne peut pas les vendre dans les magasins ? Pourquoi tout ce raffut supplémentaire? »

« Eh bien, disons que vous voulez une figurine de Chevalier Baron, non ? Vous pourriez l’acheter dans un magasin pour une pièce de bronze si nous la vendons de manière classique. Mais si on la met dans une de ces machines, alors… »

« Oh ! Ohhh ! Je vois maintenant ! Vous ne l’aurez probablement pas au premier coup ! Il faudrait que vous continuiez à essayer jusqu’à ce que vous obteniez ceux que vous voulez ! Un profit potentiel maximum, vous êtes un génie ! »

En bref, nous jouions sur les impulsions de la masse. C’était encore assez bon marché pour ne ruiner personne, et cela nous assurait un flux régulier d’argent. De plus, nous encouragions les gens à en échanger dix contre une pièce de cuivre. Cela nous permettrait de recharger les machines plus régulièrement.

J’avais sorti un autre distributeur de capsules de mon [Stockage].

« Celui-ci contient des produits de meilleure qualité que l’ancien. Un essai coûte une pièce de cuivre. Il coûte dix fois plus cher que la machine précédente. Mais les prix dans celui-ci sont en métal. »

C’était comme comparer une machine d’enfant avec une machine d’adulte. Mais ce n’était pas comme si un enfant utilisait la machine à une pièce de cuivre ou un adulte celle à une pièce en bronze.

Olba tourna la poignée de la plus chère. Le prix qu’il avait reçu cette fois-ci était un Frame Gear Lune Bleu, le Chevalier bleu. C’était le Chevalier Baron spécialement modifié que le vice-commandant Norn utilisait.

Celui-ci était légèrement plus grand que celui en caoutchouc, et malgré son poids, il ferait bonne figure comme pièce décorative ou de collection.

La liste complète des prix potentiels était :

  • Gerhilde (Le Frame Gear d’Elze)

  • Schwertleite (Le Frame Gear de Yae)

  • Siegrune (Le Frame Gear d’Hilde)

  • Ortlinde (Le Frame Gear de Sue)

  • Helmwige (Le Frame Gear de Linze)

  • Grimgerde (Le Frame Gear de Leen)

  • Le Comte Souriant (Le Frame Gear du commandant)

  • Le Chevalier Baron (Le Frame Gear du vice-commandant)

  • La Lune Bleue (Le Frame Gear du vice-commandant)

  • Le Chevalier (équipement standard)

  • Dragoon (Le Frame Gear d’Ende)

  • Diverses armes miniatures

En outre, il y avait aussi des prix qui n’étaient pas basés sur les Frame Gears.

  • Dragon noir

  • Wyverne

  • Loup Snorra

  • Golem en Mithril

  • Scorpinas

  • Seigneur Démon

  • Crabe sanguinolent

  • Golem en bois

  • Roi des singes

  • Diverses petites bêtes magiques

Nous avions donc une collection de monstres et une collection de méchas.

J’avais ajouté la collection de monstres parce que je voulais qu’il y ait une variété décente pour commencer. Je ne voulais pas que les gens se disent « Oh mec, c’est encore un Chevalier… »

Quoi qu’il en soit, il y avait toujours une chance que quelqu’un puisse constamment avoir des Chevaliers… C’était simplement une question de chance.

Pour la troisième fois, j’avais sorti une machine à capsules de mon [Stockage]. Cette fois, c’était la vraie affaire. La pièce maîtresse. Elle était plus grande que les deux dernières, et beaucoup plus sophistiquée.

« Celle-ci n’a pas besoin d’argent pour tourner la poignée. Je me disais que quand quelqu’un dépensait assez d’argent dans votre magasin, il aurait droit à un tour de celle-ci gratuitement. Les articles à l’intérieur de celle-ci sont de bien meilleure qualité que les deux dernières. Ils sont fabriqués en os de dragon. Ils sont également de la bonne couleur et leurs membres sont entièrement articulés. »

C’était des figurines, entièrement articulé au point que certains modèles, comme le Frame Gear de Linze, pouvaient même faire une séquence de transformation complète.

« Dépense assez d’argent… Genre une pièce d’argent ? »

« Hm ! Et bien je n’en suis honnêtement pas sûr. Vous êtes l’expert financier ici, donc je vous laisse déterminer ça. »

Une pièce d’argent valait environ dix mille yens, donc je n’étais pas tout à fait sûr. Mais en fin de compte, c’était un cadeau, donc c’était son choix.

Les fabriquer n’avait pas été très difficile. Les pièces articulées demanderaient un peu plus d’efforts, mais Olba avait un artisan nain dévoué qui travaillait pour sa société, j’étais donc sûr que ça irait.

Nous avions installé la machine à sous en bronze à l’intérieur du magasin d’Olba, si nous l’installions à l’extérieur, il y aurait toujours un risque de vol. Un groupe d’enfants était immédiatement venu voir de quoi il s’agissait, et ils avaient commencé à tourner la poignée.

Oh, un dragon. C’est assez rare.

« C’est en effet intéressant… Si on alterne les contenus, je suis sûr qu’on fera des économies… » se marmonna Olba en regardant les gens autour de lui. Il faisait probablement déjà un tas de plans commerciaux.

J’avais passé les différents moules pour les figurines à Olba, puis j’avais quitté le magasin. J’étais persuadé qu’il pouvait s’occuper du reste.

J’avais descendu la rue principale quand une certaine agitation devant moi attira soudainement mon attention. Une petite foule s’était rassemblée. J’avais jeté un coup d’œil à travers les brèches et je vis quelqu’un procéder à une arrestation.

« Épinglez-le ! Il est en état d’arrestation ! »

Quatre de nos chevaliers étaient en train de retenir deux hommes turbulents. Ils avaient été rapidement attachés avec une corde, puis trois des chevaliers les avaient emmenés.

« Désolé pour le dérangement, tout le monde. Tout va bien maintenant ! »

Le dernier chevalier était resté derrière pour calmer les gens paniqués. Je l’avais reconnu.

« Yo ! Bon travail tout à l’heure. »

« Hm ? Ah… Votre Altesse ! »

Le chevalier aux cheveux blonds avait immédiatement tenté une génuflexion. C’était Lanz Tempest. Il s’agissait de l’une de nos nouvelles recrues qui venaient de Lestia.

« C’est bon, ne t’inquiète pas pour ça. Tu peux te lever. C’est un peu gênant si tu décides de faire ça chaque fois que tu me vois, alors ne t’inquiète pas. »

« T-Très bien… »

Il avait l’air un peu confus, mais il s’était levé. Son comportement était logique, il venait après tout d’un royaume de chevalerie.

« Alors, que s’est-il passé ? »

« Ah, bien. Une serveuse d’un restaurant voisin était harcelée. Son fils a accouru pour nous informer, nous avons immédiatement arrêté les coupables. »

Je vois… Donc, ils prenaient un peu trop de liberté avec une serveuse, hein. C’est méprisable. Je vais m’assurer qu’ils paient pour leurs crimes.

Une fois que je vis qu’ils retenaient les criminels avec une corde, j’avais été un peu perplexe. Ça ressemblait à un drame historique. J’étais sûr qu’il devait y avoir quelque chose de plus pratique que ça dans ce monde… N’avaient-ils pas de chaînes ou de fermoirs ?

« Tsk… Je suppose que je vais devoir en faire. »

« Hm ? »

J’avais fouillé dans mon [Stockage] et j’en avais sorti un lingot d’acier que j’avais rapidement transformé en une paire de menottes.

Ah oui, je dois aussi faire les clés… Ça avait pris quelques minutes, mais j’avais créé une belle paire de menottes.

« Votre Altesse, qu’est-ce que c’est ? »

« Des menottes ! Elles sont légères et plus faciles à transporter que des cordes ou des chaînes. Donne-moi tes mains. »

Il avait tenu ses bras et j’avais mis les menottes aux poignets.

« I… Incroyable… Elles sont aussi étonnamment résistantes… »

Lanz essaya de résister aux menottes, mais elles avaient refusé de bouger. J’avais utilisé la clé sur elles. Elles s’ouvrirent facilement.

« Tu peux les garder. Utilise-les au lieu d’attacher les gens, d’accord ? Je pense qu’on va en faire un standard pour la patrouille. Tu ne pourras cependant pas les déverrouiller sans la clé… Attends, je vais en faire un double. »

« Très bien ! »

Mec, tu es tellement coincé… Si je me souvenais bien, Logan était responsable de la patrouille. J’avais pris note d’aller vérifier les détails avec lui plus tard.

« Alors, comment se passe la vie à Brunhild ? »

« Très bien, monsieur. Tout ce que je vois ici est si vivant et intéressant. C’est un pays vraiment merveilleux et agréable. »

J’étais heureux que Lanz se sente ainsi. J’étais heureux de savoir que les gens venant de loin avaient une si haute opinion de Brunhild.

« Oh ? C’est toi, Touya ? Hmm, Lanz aussi ? »

J’avais soudainement entendu la voix de Micah, le propriétaire de la branche de Brunhild de l’auberge de la Lune d’Argent. Elle transportait beaucoup de choses avec elle. Elle devait être en train de faire des courses.

« Ça fait un moment que tu n’es pas passé à l’auberge. Comment ça va ? J’espère que tu te portes bien. »

« Je vais bien, merci. Je reste en bonne santé, c’est promis. »

J’avais souri à Micah, elle n’avait pas changé. Cela m’avait rappelé que je n’avais pas déjeuné à la Lune d’argent depuis longtemps.

« M-Mademoiselle Micah… Pourquoi parlez-vous si simplement à notre chef… ? ! »

« Ahaha, ne t’inquiète pas pour elle. C’est une vieille amie à moi. Je la connais même depuis plus longtemps que toutes mes fiancées. C’est très bien ainsi. »

Lanz avait l’air d’être sur le point de s’envoler dans la panique. En gros, c’était la première amie que je m’étais faite dans ce monde, à part le roi de la mode Zanac. Je ne l’avais rencontrée que quelques heures après lui.

« Donc tu connais Lanz ? »

« Bien sûr que oui ! Sais-tu qu’il m’a beaucoup rendu visite ces derniers temps ? C’est un client régulier ! »

« A-Ah, uhm… que… C’est seulement parce que votre cuisine est si bonne, Mlle Micah ! C’est juste que le goût est unique, ça me rappelle presque la maison ! »

Lanz se tenait soudain rigide et se mit à bégayer. Son visage était aussi rouge qu’une betterave…

Hmm… Je me demande ce que c’est…

« Elle t’a ensorcelé, n’est-ce pas, Lanz ? »

« Qu… ?! V-Votre Altesse, je… Qu-Quoi ?! »

« … Ensorcelé par sa cuisine bien sûr. Pensais-tu que je voulais dire autre chose ? »

« Ngh… N-Non ! Pas du tout, monsieur ! »

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