Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 11 – Chapitre 1 – Partie 7

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Chapitre 1 : Chevaliers recherchés. Renseignez-vous.

Partie 7

Les vrais tests allaient commencer ici. On analysait soigneusement chaque membre et on s’assurait de savoir quel genre d’individu il était.

Le docteur m’avait également fourni un test polygraphique. Un test assez précis. En plus de l’œil mystique de Yumina, j’étais assez confiant sur le fait que tout irait bien.

Quand j’avais montré le test à mes fiancés, elles m’avaient branché à ce foutu truc et avaient commencé à me poser des questions. Mais je ne voulais pas répondre à leurs maudites questions ! C’était un artefact puissant qui pouvait distinguer le vrai du faux, donc il ne réagissait pas si vous ne répondiez pas ! J’avais après tout le droit de garder le silence !

Elles m’avaient demandé des choses terribles, comme ma préférence sur la taille des seins, et la couleur des sous-vêtements que je préférais… C’était terrifiant ! Elles ne pouvaient pas me poser des questions comme ça… Elles m’avaient même ordonné de leur dire si je les aimais vraiment ou non. Elles furent heureuses du résultat.

« N’y avait-il pas un ninja parmi les candidats retenus ? Était-il l’un des vôtres ? »

J’avais demandé à chaque membre de haut rang de l’ordre des chevaliers de dire à tous les gens talentueux qu’ils connaissaient de se présenter au test. S’ils étaient talentueux, ils n’auraient aucun problème à s’inscrire et nous aurions des personnes fiables et puissantes qui viendraient grossir nos rangs. La phase d’entretien se déroulerait aussi beaucoup plus facilement.

« C’est possible, oui. J’ai contacté de nombreux shinobi d’Eashen. Le récent incident avec Hideyooshi a provoqué l’effondrement de plusieurs petits clans, ce qui a entraîné l’errance de nombreux soldats. J’ai fait appel à ceux qui étaient particulièrement talentueux et je les ai invités ici. »

« Hm ? Plusieurs personnes ? Je n’en ai vu qu’une… Ce sont tous des ninjas ? »

« Oui, ils le sont. Un du clan Kouga, un d’Iga, et un de Fuma. »

Kouga, Iga et Fuma, hein… ? Ce sont des écoles de ninjas assez différentes. Si je me souviens bien de mon histoire, Iga et Kouga n’étaient-ils pas en mauvais termes en général ?

J’avais posé la question à Tsubaki, mais elle avait dit que ce n’était pas vrai dans ce monde. Ils avaient une certaine rivalité et étaient de niveau similaire, mais il n’y avait pas de mauvaise relation. Ils avaient d’abord servi le même clan et avaient commencé à dériver dans le service après son effondrement. Il semblerait que le clan qu’ils servaient était étroitement lié au clan Hashiba.

« Hmm… J’ai fini par causer cela indirectement, n’est-ce pas… ? J’ai des sentiments mitigés… »

« Ils ont tous les deux quitté le clan Sanada et ont décidé que Brunhild était la meilleure option pour continuer leur service. Je ne pense pas que vous ayez besoin de vous inquiéter, c’est simplement le cours naturel de la vie et de la guerre. »

« Je suppose, mais… attends, Sanada ? »

Sanada… ? Le clan Sanada ? Attends, les ninjas Kouga et Iga au service de Sanada… Pas possible…

« Ces deux ninjas… Ils ne s’appellent pas Sarutobi et Kirigakure, hein… ? »

« Hm… ? Effectivement… Mais comment le savez-vous ? »

Oh, Seigneur.

◇ ◇ ◇

« Très bien. Les résultats seront affichés après-demain à l’extérieur du château. Vous pouvez maintenant partir. »

« Oui, madame ! »

Nous venions de terminer une interview avec cinq personnes, et elles quittèrent la pièce sur ordre du commandant Lain. Et une fois qu’elles furent toutes filtrées, Yumina s’était mise à parler.

« Ces trois personnes à gauche n’étaient pas du tout bonnes. Leurs intentions étaient au moins claires pour moi. Deux d’entre eux ont prévu de monter en grade jusqu’à ce qu’ils puissent tyranniser les gens. Le troisième est bien trop rebelle. Il semblait ne pas bien écouter les ordres. C’est le genre d’individu à désobéir à un commandant avec lequel il a un problème personnel. Nous ne pouvons pas laisser des gens comme lui entrer dans l’ordre des chevaliers, car cela nous déstabiliserait. »

« Je crois comprendre ce que vous voulez dire, j’ai ressenti instinctivement la même chose. Chaque mot qu’ils prononçaient était également empreint d’arrogance. Il y avait aussi des mensonges. »

Lain avait répondu à Yumina. J’avais haussé les épaules en barrant les noms de ces trois personnes. C’était fini pour eux.

 

 

« Et les deux autres ? »

« Ils bégayaient un peu, mais je n’ai pas ressenti de malice et ils ne mentaient pas. Je me sentirais bien avec eux. Ils avaient l’air bien. »

« En effet. Ils avaient un comportement très sérieux, ils passent. »

Ces gars avaient fini par passer.

À ce moment-là, on avait déjà interrogé des gens pendant deux jours.

Les personnes qui menaient l’entretien étaient moi, le commandant Lain et Yumina. Mais j’avais changé d’apparence avec [Mirage].

Nous avions mené les entretiens par groupes de cinq. Il fallait environ dix minutes pour interviewer un groupe, ce qui signifiait qu’il y eut environ quatre-vingts interviews au total. Même après l’avoir réparti sur deux jours, c’était un travail assez intensif.

Mais je ne pouvais pas me permettre d’être paresseux sur ce sujet. Si nous laissions passer de mauvais œufs, les habitants de Brunhild souffriraient de notre négligence.

C’était vraiment l’élément clé que je recherchais chez un chevalier. Je voulais des chevaliers qui seraient volontiers des champions du peuple plutôt que des champions de la nation. Je n’avais pas besoin de gens qui se battent pour moi ou qui se battent pour l’honneur. J’avais besoin de vrais défenseurs.

Je voulais des chevaliers qui se battraient volontiers contre moi si mon règne devenait corrompu. Non pas qu’une telle situation se produirait réellement…

« Très bien alors. Amenez les cinq prochains. »

« Bien sûr. »

Spica, l’elfe noir, surveillait la porte. Elle avait appelé le groupe suivant de participants. Les frères et sœurs Lamia, Mulette et Charette, se tenaient également à proximité.

Je me sentais un peu mal de les avoir utilisés, mais ils étaient aussi importants pour le test.

Au moment où les cinq suivants entrèrent, j’avais vu trois d’entre eux adopter une expression aigre en direction des trois démons. Les deux autres semblaient surpris, mais n’avaient pas l’air offensés ou fâchés. Ils semblaient surtout plus intéressés. Après tout, Spica était une belle femme, alors que les lamias avaient des corps à moitié serpents.

Nous savions d’emblée que le trio que nous jugions n’était pas bon. Mais nous leur posions toujours les questions habituelles. Les questions étaient conçues pour bien comprendre leurs attitudes et leurs personnalités, et nous avions mis en place le polygraphe pour savoir s’ils mentaient aussi.

Nous faisions venir des menteurs, et des gens honnêtes. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’un candidat soit honnête à 100 %. Après tout, quelques mensonges de temps en temps, c’était quelque chose de normal dans la vie. Les gens pouvaient hésiter à divulguer certains détails, ils connaissaient à peine les personnes qui les interrogeaient. On les jugeait en fonction des mensonges et des vérités qu’ils décidaient de mélanger.

Après le départ des cinq, Yumina et Lain avaient commencé à parler d’eux. Nous avions convenu que nous ne voulions pas du trio. Yumina déclara qu’elle pouvait sentir leur surabondance de fierté et leur suffisance. Parmi les deux autres, l’un d’entre eux avait raconté beaucoup de mensonges, y compris sur son lieu de naissance. Je ne voulais pas vraiment employer un type comme ça, car c’était un peu louche. J’avais donc rayé quatre des cinq et j’avais laissé passer le seul type normal.

Spica fit entrer les cinq suivants. Il était temps de recommencer…

J’étais content de voir que, sur les cinq suivants, l’un était le gars aux plantes et l’autre, le gars qui avait commandé son groupe.

Ils avaient tous les deux exprimé leur curiosité et leur surprise face aux démons en entrant, mais rien de plus. Le comportement de l’homme aux plantes s’était un peu durci. Il semblait nerveux en leur présence, ce qui n’était pas totalement déraisonnable.

Ils s’étaient assis l’un à côté de l’autre sur la gauche, ce qui signifiait qu’ils devaient avoir des numéros d’entrée similaires.

Hmm… Donc le blond en armure se nomme Lanz Tempest, et le gars aux plantes se nomme Charon…

Lanz Tempest. Né dans le Royaume des Chevaliers de Lestia. Troisième fils d’un chevalier renommé. Ses frères aînés étaient des chevaliers lestiens.

« Pourquoi Brunhild ? »

« Ah, eh bien. J’entends des histoires sur le grand-duc et son ordre de chevaliers depuis un certain temps déjà. Les histoires du grand-duc et de ses vaillants chevaliers qui se battent contre une horde de dragons m’ont ému. J’ai décidé à ce moment-là que je voulais consacrer mon pouvoir, aussi maigre soit-il, à un ordre aussi vaillant. »

Il ne savait pas que le grand-duc était assis juste devant lui, ce que j’avais trouvé amusant. J’avais une question complémentaire.

« Vous voulez donc devenir chevalier de Brunhild… Mais est-ce que c’est bien de quitter sa maison et de ne pas devenir chevalier lestien ? »

« Le grand-duc de Brunhild est fiancé à notre vénérable princesse, Hildegard, ce qui signifie que Brunhild est aussi honorable pour moi que ma patrie. J’ai décidé que mon épée sera un autre maillon de la chaîne qui lie nos deux glorieuses nations. »

Il ne mentait pas. Il était extrêmement sérieux, sinon un peu coincé. Mais il était issu d’une famille de chevaliers, il fallait donc s’y attendre.

Le type suivant était Charon, le type aux plantes.

Charon. Né dans le Royaume de Belfast.

« … D’après le rapport des Onis, vous avez cueilli diverses plantes et herbes comestibles dans la forêt. Où avez-vous appris cet ensemble de compétences ? »

« Je, euh… Ce n’est pas exactement un ensemble de compétences, mais, euh… Je viens d’une famille d’herboristes, donc je cueille ce genre de choses depuis que je suis petit… »

Il était nerveux. Ses paroles étaient aussi un peu intéressantes.

Avoir une formation pharmaceutique, c’était cependant bien. Il connaissait probablement beaucoup de choses sur les plantes et les remèdes. Ce serait un bon atout.

« Alors, pourquoi un ordre de chevaliers ? »

« U-Uhm, eh bien… J’ai entendu dire que l’ordre des chevaliers de Brunhild faisait aussi du travail agricole… Je pensais que je pourrais aider dans ce domaine, je peux cultiver, et je peux nettoyer des zones. Mes compétences au combat ne sont pas terribles. Je peux tuer des ours et d’autres choses… »

Ça me rappelait les matagi, les chasseurs d’hiver du nord du Japon. Il a réussi le jeu de survie, donc je suis sûr qu’il ira bien. J’ai l’impression qu’il se débrouillerait bien avec une machette nata.

Il ne mentait pas non plus, alors j’avais pensé que lui et Lanz étaient bien adaptés à l’ordre.

Après leur départ, j’avais demandé à Yumina et à Lain leur avis sur les hommes. Elles semblaient être d’accord avec moi.

« Nous allons affecter Lanz à la patrouille des gardes du château. Charon devrait être sous les ordres de Naito pour aider à transformer le territoire de l’est en des terres agricoles. »

Lain avait suggéré exactement ce que je pensais. Ils avaient tout de suite été recrutés.

Ensuite, il y avait eu les gens que j’avais vu être chassés du feu pendant l’épreuve de la forêt. La bête lionne, l’homme bête ailé, le chien de guerre, et la fille arachnéenne. Le cinquième membre de ce groupe interrogé était un homme vêtu de cuir. Il ressemblait à un aventurier générique, et j’avais immédiatement perdu tout intérêt pour lui à cause de la façon hautaine dont il regardait ses compagnons demi-humains.

La femme lionne s’appelait Ashley.

L’homme ailé s’appelait Baris.

Le chien de guerre s’appelait Dingo.

Enfin, la fille arachnéenne s’appelait Lifon.

Apparemment, ils s’étaient dirigés directement vers Brunhild après avoir entendu des rumeurs selon lesquelles on allait recruter des membres pour mon ordre. Ils formaient deux groupes à l’origine, Baris avec Ashley et Dingo avec Lifon, mais ils avaient fini par se rencontrer en chemin.

Je leur avais rappelé que nous n’offrions pas un salaire élevé, mais cela ne semblait pas les déranger. Ils ne mentaient pas non plus… Ces salaires étaient très bas, ils devaient donc être satisfaits de peu. J’avais honteusement fait une note mentale pour faire augmenter les salaires d’une manière ou d’une autre.

J’avais posé quelques questions supplémentaires, et j’avais été assez satisfait du résultat. J’étais plus qu’heureux qu’ils travaillent pour nous.

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