Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Interlude 2 – Partie 3

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Interlude 2 : L’étrange passion du Docteur Babylon

Partie 3

Je n’avais pas pu prouver mon innocence face à cette allégation. J’étais la seule personne qui pouvait utiliser [Stockage], donc j’étais la seule personne qui pouvait voir ce qu’il y avait dedans.

« Eeep ! »

Alors que je tentais de clamer à nouveau mon innocence, j’avais entendu un cri strident au bout du couloir. C’était la voix de Lu. Ne me dites pas…

Lu s’était soudainement penché et fonça vers moi.

« T-T-Touya ! Sais-tu qu’on ne peut pas simplement voler le sous-vêtement d’une femme ? Même si tu les aimes tant que ça, tu aurais pu me le demander ! Tu ne peux pas me l’enlever alors que je le porte ! »

« Arrête ! Ce n’est pas moi ! Ce n’était pas moi, bon sang ! »

Pourquoi les gens supposaient-ils immédiatement que c’était moi ? Je sais que je suis la personne la plus susceptible de réaliser des exploits bizarres, mais ne supposez pas que je suis comme ça ! Je suis innocent ! Yumina continua à me fixer. Pour une raison inconnue, son regard était concentré sur mes mains. J’avais répondu en agitant les bras.

« Je suppose que ce n’était pas toi, Touya… »

« Merci de me croire enfin… »

« … Ce n’était pas Touya ? »

Yumina se tourna vers Lu et fit un signe de tête. Si c’était moi, Yumina aurait sûrement remarqué si une culotte se matérialiserait dans mes mains.

« Tu n’as pas utilisé [Mirage] ou [Invisibilité] pour les masquer, hein ? »

« Non, je n’ai pas… Aide-moi un peu, Linze. »

« Eh bien, c’est vrai que je n’ai pas senti d’usage de la magie. »

Évidemment qu’il n’y en avait pas… Puisque je n’en ai pas utilisé ! Gaaah ! Vous croyez sérieusement que je suis au centre d’un complot alambiqué de vol de culottes ?

« Hm ? Elze et Yae courent-elles aussi ici ? »

« Quoi !? »

Je m’étais retourné en réponse aux paroles de Sue, je vis vu Yae et Elze se précipiter dans le couloir à la vitesse d’une machine.

« Ne bouge pas, Touya ! Je vais t’avoir ! »

« T-Touya-dono ! Tu as porté atteinte à mon honneur ! »

« Attendez, non ! Tout cela est un malentendu ! »

Elles n’écoutaient pas du tout !

« Gah... Viens, Vent ! Enceinte adoucissante : [Sphère d’air] ! »

J’avais utilisé un sort de vent pour m’envelopper dans un coussin d’air. Elze et Yae, au contact de la bulle, avaient vu leur charge imprudente réduite à néant. J’étais en sécurité.

« Elze, Yae, s’il vous plaît, calmez-vous ! Touya n’est pas le voleur de sous-vêtements. »

« Alors, comment expliques-tu sa disparition !? Seul Touya pourrait faire cela ! »

« C’est arrivé sur les terrains d’entraînement ! Comment as-tu fait à une telle distance ? »

« Le sous-vêtement de Lu a également été volé juste devant moi. Touya n’est pas le coupable, nous le promettons. »

Yumina avait donné les preuves nécessaires pour prouver mon innocence. Les deux filles furieuses s’étaient progressivement calmées et avaient fini par accepter que ce ne fût pas moi le criminel ici.

« Donc… Où sont passés nos sous-vêtements… ? »

Toutes les filles ici, sauf Linze et Sue, avaient perdu leur sous-vêtement.

Attendez… Il y a quatre filles ici sans sous-vêtements, hein… ? H-Heh…

« Attends, ne viens-tu pas d’imaginer quelque chose de bizarre !? »

« Hein !? Non ! Je le promets ! »

Elze devenait rouge, soit par colère, soit par honte. Elle devenait assez agressive. Naturellement, je ne pouvais pas admettre ce à quoi je pensais. Pas si je tenais à ma propre vie.

« Attends. Ne peux-tu pas utiliser ton smartphone pour rechercher les sous-vêtements volés ? »

« Oh, tu as raison. »

Même si le criminel les avait cachés, je serais capable de les traquer tant qu’une barrière n’aurait pas été érigée autour d’eux.

J’avais sorti mon smartphone et j’avais ouvert l’application cartographique. J’avais spécifié toute la région environnante dans ma recherche.

Hein… ?

« … »

« Où sont-ils, Touya ? »

« Non, je n’ai pas encore cherché… Je dois d’abord préciser les termes. »

« La recherche de sous-vêtements volés ne suffit-elle pas ? »

« Il faut que ce soit quelque chose que je reconnaisse d’un seul coup d’œil. Je ne peux donc pas faire cela. »

Comment savoir d’un seul coup d’œil si un sous-vêtement est volé ou non ?

« Oh, alors pourquoi pas les sous-vêtements de Lu ? »

« Qu’est-ce que tu dis, Sue !? »

« Ça ne marchera pas non plus. Je ne peux pas reconnaître les sous-vêtements de Lu d’un seul coup d’œil. »

Peut-être que si son nom était écrit dessus… Mais bon sang, si je pouvais reconnaître les sous-vêtements de Lu d’un seul coup d’œil, j’aurais probablement des ennuis.

« Hmph… Et celui de Yae ? Elle porte ce sous-vêtement d’Eashen, non ? »

« S-Sue-dono !? »

« Aucune idée. Après tout, il y a beaucoup d’habitants de la région d’Eashen dans ce pays… »

De plus, même les hommes portent des fundoshi. Cela fait trop de monde.

Hmm… Des sous-vêtements qui disparaissent, voyons voir… Est-ce que quelqu’un a essayé de rabaisser ma réputation ? Ou… peut-être qu’ils voulaient juste des sous-vêtements. Attendez… ATTENDEZ.

Les engrenages de mon cerveau avaient commencé à tourner et je m’étais soudainement souvenu de quelque chose.

« Ce sac… Ce n’était pas du tout un sac de rangement magique ! »

J’avais immédiatement ouvert une [Porte] vers Babylone. Je savais qui était le coupable.

« Ohoho... Leen porte bien sûr des sous-vêtements d’adulte… Quelle dentelle ! Je ne suis pas surpris, vu son âge. »

J’avais regardé le Docteur Babylon mettre sa main dans le prétendu sac magique et en sortir un petit sous-vêtement noir en dentelle. Elle le posa doucement sur le bureau de la console du hangar. Il y avait là aussi une variété d’autres sous-vêtements.

La petite fille regardait avec joie sa collection, mais elle dégageait vraiment l’aura d’un vieil homme sale. Le même sentiment se dégageait de la servante perverse qui se tenait à côté d’elle.

« Je vois. Le sac te permet donc de reproduire mon [Apporte], hein ? »

« Eh bien, le principe est légèrement différent. Il a été conçu à l’origine pour cueillir des fruits à orchaaaugh ! »

Je l’avais attrapée par la peau de sa blouse et je l’avais levée. J’avais fait pivoter et je l’avais obligé à regarder les visages rouges de toutes les filles qu’elle avait trompées.

« Ah… Ahaha… Hé là… Vous n’êtes pas en colère, hein ? »

« Bien sûr que nous sommes en colère ! »

Les filles avaient ramassé avec rage leurs sous-vêtements sur le bureau. Je ne cherchais vraiment pas à savoir quand cela s’était produit. J’avais gardé les yeux fermés. Il y avait apparemment toute une collection de sous-vêtements sur la table, il était donc évident qu’elle s’était attaquée à plus que les filles qui m’étaient proche.

« Ah, eh bien… Savez-vous que je ne faisais juste que quelques recherches ? »

« Quel genre… ? »

« Hmm… Mon idée capitaliste se basait sur l’idée d’une économie futuriste construite sur la couleur et les formes des sous-vêtements des filles… ? »

« Menteuse. »

« Tu as de gros problèmes. »

Je ne savais pas où chercher.

J’avais concentré mon regard sur la servante perverse.

« Je n’ai pas participé à cela. C’était l’idée du Docteur Babylone. »

« Tu me vends ? ! Traîtresse !

« Mon maître est Mochizuki Touya. Désolée. Je ne parle pas cette langue. Qui êtes-vous ? » Cesca avait répondu mécaniquement à l’amie qu’elle avait si manifestement trahi. Elle était vraiment impressionnante de froideur…

« Tu n’as jamais cessé de regarder ? »

« Je n’ai pas reçu l’ordre de l’arrêter. »

Merde… Je suppose que c’est juste.

Ah bon… Ce n’est pas mon affaire. Elles peuvent s’occuper d’elle. J’avais laissé le destin du Docteur Babylone entre les mains du groupe de filles, en lui remettant la fille.

« C’est ainsi que nous avons puni les mauvais enfants depuis les temps anciens, c’est vrai. »

« Hé, sais-tu que je suis mentalement plus vieille que toi ? Qu’est-ce que tu vas... Quoi !? »

Yae poussa le docteur Babylone contre le bureau de la console et elle avait habilement relevé sa blouse et sa jupe. Puis elle fit baisser les sous-vêtements de la fille le long de ses jambes, exposant son derrière nu.

« A-A-Attends une seconde ! Tu n’as pas besoin de baisser mes sous-vêtements, que fais-tu !? »

« Sans honte, il n’y a pas de châtiment. J’espère que tu prendras cette leçon à cœur. » Regina se débattait désespérément, mais Yae la maintenait en place.

Yae leva sa main et l’amena fermement contre la croupe du docteur.

« Hyah ! »

« Argh ! »

Le docteur puni laissa échapper des cris d’angoisse. Elle avait été frappée un peu plus fort que je ne le pensais. Je pensais que le but de ce genre de punition était l’humiliation plutôt que la douleur.

« Hyah ! »

« Gngh ! »

Essayes-tu de la frapper une fois pour chaque sous-vêtement qu’elle a volé ? Non pas que je m’en soucie, mais ça va assez loin…

« Hahhh… Mh… Ne t’inquiète pas… Son corps est le… Mmh… Comme nous, les Sœurs de Babylone… Elle est très robuste… Alors, ne… Mmfh… Inquiétude… »

« Euh… Bien sûr… »

Tica était apparue à côté de moi, en tamponnant la fontaine de sang qui coulait de son nez. Elle regardait le derrière du Docteur Babylone. Je m’étais demandé comment elle savait ce qui se passait, mais j’avais supposé qu’elles avaient une sorte de réseau de partage d’informations. Une perverse comme elle n’allait pas laisser passer la chance de voir ce genre de choses.

Sue s’était instinctivement cachée dans le dos de Yumina quand elle vit Tica. J’avais été heureux de constater qu’elle avait reconnu le vrai danger quand elle le voyait.

« Hyah ! »

« Ooof ! Mmh ! »

Hé… Ce bruit est un peu bizarre. Est-ce sérieusement une punition... Ou est-ce une récompense ?

« Une petite fille qui se fait humilier par une fille plus âgée et plus mature ! C’est parfait, oh oui… Oh bébé, mfh… ! Wooo ! »

Tica cria soudainement, faisant flipper tout le monde. Moi aussi, j’avais paniqué. Je voulais sortir de cet enfer.

Le docteur Babylon s’était assise sur le bord de sa chaise, appliquant généreusement quelques sacs de glace sur sa croupe rouge. Même si son corps était robuste, la douleur et les dommages pouvaient s’accumuler.

« Gaaah... Ne me frappe plus jamais… ! »

« En as-tu maintenant fini avec ces absurdités ? Pour le dire franchement, je suis assez fatiguée. »

« J’avais de bonnes intentions ! J’allais te les donner tous en cadeau, Touya ! »

« Les sous-vêtements volés sont de terrible cadeau ! »

Je m’étais retrouvé à bâiller. La journée avait été bien remplie.

J’avais l’impression que j’aurais dû passer la journée à me reposer au lieu de… vivre cela. Pourtant, il semblerait que ce soit ma vie maintenant.

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