Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Interlude 2 – Partie 1

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Interlude 2 : L’étrange passion du Docteur Babylon

Partie 1

Brunhild grandissait de jour en jour.

Le pays lui-même n’était qu’un petit duché, mais il occupait suffisamment d’espace pour qu’il soit encore possible de le traverser à pied en plusieurs heures.

Pourtant, la ville du château ne cessait de s’étendre et les citoyens y affluaient lentement.

Les enfants couraient dans la ville, d’est en ouest, car les travaux de construction voyaient la ville s’agrandir constamment. Le vieux Kousaka supervisait consciencieusement l’expansion, mettant à profit son expérience en tant que membre des Élites des Quatre de Takeda.

« Hoho... Cela devient assez vivant. J’aime ça ! »

Une petite fille marmonna cela en marchant dans les rues de la ville du château, sa blouse blanche traînant derrière elle.

Cette fille n’était autre que le créateur de Babylone, le créateur des Frames Gears… Regina Babylon.

Aujourd’hui, elle voulait voir le monde terrestre, elle regardait donc autour d’elle.

« Ta blouse blanche ne te posera-t-elle pas de problème? »

« Oui, ne t’inquiète pas. Il est enchanté par [Protection], donc elle ne peut pas se salir. C’est tout bon ! »

Euh… Ce n’est pas vraiment ce qui m’inquiétait… Ça traîne un peu, quelqu’un pourrait marcher dessus !

« Le docteur ne s’intéresse pas aux vêtements conventionnels, maître. Il est préférable de ne pas l’ennuyer avec de telles questions. »

Cesca, le gynoïde terminal du jardin, se tenait à côté de nous deux et me parlait.

Le docteur était son ancien maître, il semblait donc qu’elles se comprenaient bien. Je n’avais pas vraiment remis ça en question.

« Ohh, qu’est-ce que c’est !? »

Le docteur Babylone avait soudainement pointé du doigt un groupe d’enfants jouant avec des toupies. Hein, ils n’en avaient pas dans l’ancien monde ? Oh attends ! Je leur ai fait découvrir ceci dans ce monde, n’est-ce pas…

« Heh, tu ressembles à l’un de ces enfants quand tu es comme ça. »

Linze sourit doucement en regardant le docteur se courber et enquêter sur la situation. Mais je n’avais pas trouvé ça si gentil. Je savais qu’elle était une diablesse déguisée.

Le docteur se désintéressa rapidement des toupies et partit dans une autre direction. Elle avait dû trouver autre chose.

Elle s’était approchée d’une jeune femme qui était en train de regarder des légumes dans un étal d’épicerie voisin. Elle s’était lentement faufilée vers elle, puis elle fit l’impensable.

« Whoosh! »

« Eek! »

« Quoi !? »

Avant que je ne m’en rende compte, le docteur avait remonté la jupe de la fille. Nous avions eu droit à une vue blanche éblouissante.

« Qu’est-ce que tu fous, espèce d’idiote !? »

Je m’étais précipité vers le docteur et lui avais donné un coup sur la tête. Ce n’était pas de la maltraitance d’enfant vu qu’elle ne faisait que ressembler à un enfant ! Linze et moi nous étions excusés auprès de la jeune femme avant d’essayer de passer à autre chose. La jeune fille l’avait compris comme étant le comportement d’un vilain enfant, mais je me sentais quand même assez mal, car je connaissais la vérité. Nous étions vite partis, car le docteur Babylon avait trouvé autre chose à regarder.

« Ça fait mal, tu sais. Je ne suis qu’une enfant innocente, lâche-moi un peu. »

« Menteuse ! Tu es une adulte, sorcière ! »

« C’est bon, ne te fâche pas. Tu finiras tout tendu… »

Avant que je ne m’en rende compte, les petites mains du médecin étaient accrochées à mes fesses.

« Assez ! »

« Quoi !? »

J’avais repoussé le doc pervers en un éclair. Je n’avais pas aimé l’habileté de ses mouvements. C’était comme si elle y était habituée.

« Encore une connerie et je te renvoie directement à Babylone ! »

« C’est bon… Je ne faisais que m’amuser. »

« Je te ferai savoir ce qui est amusant ou non… GWAH ! »

Une fois de plus, j’avais senti une pression sur mon derrière.

« Oh, comme c’est doux… »

« ARRÊTE ! »

Frustré, j’avais passé mes nerfs sur Cesca. La bonne perverse faisait exactement ce que le docteur Babylon faisait il y a un instant. J’avais oublié qu’elle était une facette de la personnalité de cette vieille perverse. Je devais aussi rester sur mes gardes quand elle me tournera autour !

« … »

« … Linze… S’il te plaît, arrête de serrer ta main comme ça. »

« Hein ? O-Oh, ahaha... »

J’avais remarqué que les mains de Linze étaient inconsciemment serrées, ouvertes et fermées. Je ne voulais pas qu’elle me harcèle aussi sexuellement, ce serait trop.

Le médecin avait sorti de sa poche de poitrine un des smartphones produits en série et me présenta l’écran.

« La carte dit qu’il y a un bar, mais où est le bordel ? »

« Nous n’en avons pas… Et même si nous en avions un, tu ne seras pas admis. »

Dans ce monde, on était considéré comme un adulte dès l’âge de quinze ans. On pouvait boire de l’alcool, jouer, et même aller dans un bordel.

Ce monde n’avait pas beaucoup de jeux de hasard. Il y avait des paris sur les courses et d’autres choses, mais en termes de jeux de cartes, c’était assez limité. Mais je n’avais pas vraiment joué aux cartes. J’aimais bien jouer à celui où vous les retourniez et faites correspondre les photos.

Nous n’avions pas de casinos ni de salle de jeu, mais j’avais vu des groupes se rassembler dans les coins du bar pour jouer de temps en temps.

Il y avait quelques bordels et maisons de jeu dans les grandes villes d’autres pays. L’argent et les femmes s’y entassaient, mais cela ne générait au final que des ennuis.

En ce qui concernait mes chevaliers, je ne voulais pas leur causer trop de problèmes. Mais peut-être qu’un endroit pour jouer de manière responsable serait une bonne idée.

« Oho. Je peux dire à ton regard que tu envisages maintenant de construire un bordel, pas vrai ? Ou une salle de jeux ? Quelque chose d’amusant, c’est sûr… »

« Ne me mets pas des mots dans la bouche ! N’essaye pas non plus de lire dans mes pensées ! »

« Touya… ? »

Linze me regarda froidement en réponse aux paroles du Docteur. C’était une fille au cœur pur, alors elle prenait parfois des choses absurdes au pied de la lettre.

« Attends, Linze. Ne crois pas ses mensonges. Penses-tu vraiment que je planifierais quelque chose comme ça ? »

« Soupir… Non, je ne le pense pas. Je te fais confiance… »

Guh… Je suis content qu’elle me croie, mais elle me semble encore bizarrement distante à ce sujet.

« C’est vraiment pitoyable… »

« Tu es vraiment sans caractère, Maître. »

« Taisez-vous, bande d’idiotes ! »

Fermez vos bouches ! Pour commencer, c’est vous qui avez causé ces ennuis !

« Linze est ta fiancée, non ? Pourquoi n’es-tu pas plus délicat avec elle ? »

« Quoi ? »

Je fixais le docteur malveillant qui recommençait à dire des bêtises.

Guh… Ça suffit. Tu vas me mettre de mauvaise humeur.

« Vas-tu vraiment t’en sortir ? Tu ne flirtes même pas avec elle. Dois-je m’inquiéter pour vous deux ? »

« Maudit sois-tu… ! Il n’y a pas de problème ici ! »

« U-Uhm… Je ne voudrais pas… Cela ne me dérangerait pas si nous flirtions un peu plus ! Juste un peu, je veux dire… »

Le visage de Linze était rouge comme une betterave lorsqu’elle avait fait la déclaration.

Sais-tu que je ressens la même chose !? J’essayais juste d’être poli ! Linze s’était approchée de moi et prit mon bras dans le sien. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour s’accrocher à moi. U-Uh, Linze… ? Tu t’approches un peu trop là…

« Ohohoho... C’est bien mieux là. »

« Uhuhu… »

Qu’est-ce que vous marmonnez toutes les deux ? Eh bien, peu importe… Ce n’est pas si mal.

Nous avions marché comme des amoureux en poursuivant notre promenade.

« Ah, seigneur. Vous appréciez votre balade ? »

« Oh, Linze. On dirait que vous passez un bon moment. »

« Hé, vous deux ! Vous voulez acheter des pommes ? Je vais les vendre à bon prix ! »

C’était un petit pays. Nous connaissions déjà bien les gens et les environs. Le visage de Linze était resté rouge pendant que nous marchions, il semblerait qu’elle se sentait encore assez timide.

« Ne t’inquiète pas trop. Tu sais que nous sommes fiancés ? C’est tout à fait naturel. »

« … Oui. Je suis heureuse. »

Son visage était encore rouge, mais elle arborait un doux sourire. C’était bien de le faire de temps en temps. La route était longue et sinueuse… Ou du moins, c’est ce que l’on ressentait. Nous marchions lentement ensemble.

« Hmm… Cependant, je m’ennuie un peu… Les bordels mis à part, que font les gens pour s’amuser ici ? »

« Nous avons un terrain de base-ball. Il y a aussi un hippodrome à proximité. »

« Un quoi ? »

Oh, c’est vrai. Elle ne doit avoir aucune idée de ce que c’est, hein. J’avais pensé à le lui l’expliquer, mais ce serait plus rapide de le lui montrer. Si je me souvenais bien, il y avait un match prévu entre l’équipe de l’ordre des chevaliers et l’équipe des commerçants.

Voir, c’est croire, après tout. Allons là-bas.

Une forte claque retentit dans les airs alors que la batte frappait la balle.

« Courez, courez ! Attendez, arrêtez ! »

Le coureur s’était arrêté à la deuxième base.

Le jeu s’était avéré assez divertissant. Ce n’était pas un grand match comme Belfast contre Regulus, mais c’était quand même très agréable.

« Hm… Un jeu de balle, hein ? C’est très intéressant, très intéressant en effet. Cela provient sûrement de l’autre monde, non ? »

« Effectivement. C’était un sport de compétition populaire dans le pays où je suis né. Mais il est né dans une nation qui était de l’autre côté de la mer. »

Personnellement, je n’avais joué au baseball que dans le cadre de l’éducation physique obligatoire. Un de mes amis faisait partie de l’équipe de l’école, alors parfois je lui demandais des conseils.

« Il y avait un jeu populaire au Partheno… Vous preniez ce gros ballon, et le lanciez à l’équipe ennemie. »

Le médecin tendait ses bras, imitant la taille d’un ballon de volley-ball. Lancer… ? Comme la balle au prisonnier ?

« Il fallait garder la balle en équilibre, car si elle n’avait plus de charge magique, elle explosait. Vous marquiez des points pour avoir fait le type d’explosion le plus flashy. Vous perdriez si vous ne pouviez pas vous relever après dix secondes. »

***

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