Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Chapitre 3 – Partie 11

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Chapitre 3 : Le croyant qui rêve

Partie 11

L’armée de Felsen ayant été témoin de l’événement, la nouvelle se répandra probablement rapidement. Même si l’Ordre Doré avait des membres restants dans tout le pays, ils se tairaient probablement après avoir entendu ce qui s’est passé ici.

Naturellement, nous continuerions à interroger les membres capturés ici afin de trouver plus d’informations sur les membres, les cachettes et autres détails.

Tout ce que j’avais fait dans cette bataille avait été d’invoquer une [pluie de météorites], j’avais donc été impressionné. Ce n’était pas une bataille contre la Phase, ils se seraient donc probablement très bien débrouillés sans moi.

J’avais regardé le Frame Gear de Sue avec un sourire sur mon visage. Le soleil levant brillait contre sa surface dorée scintillante.

◇ ◇ ◇

Tous les membres de l’Ordre Doré avaient été rassemblés avec succès, y compris le sous-chef. Avec cela, l’organisation était détruite.

Après avoir été pris, tous les membres avaient été informés de la vérité sur le sort [Sanctuaire]. Après avoir appris cela, la plupart s’étaient rendus tranquillement, apparemment écrasés par la nouvelle. Même s’il était beaucoup trop tard pour eux, ils avaient réalisé la futilité de leurs plans.

Ils avaient l’air misérables, mais ils récoltaient juste ce qu’ils avaient semé. Leurs efforts avaient entraîné la mort de nombreuses personnes, et leurs ambitions en auraient tué encore plus. Je n’avais aucune sympathie pour eux.

Ceux qui avaient commis des délits graves étaient immédiatement mis à mort, ceux qui avaient commis des délits moins graves étaient condamnés à cinquante ans de travaux forcés dans les mines.

En ce qui concerne le bataillon d’acier, il semblerait que le Bataillon Magique de Galzeld ait opéré séparément des Magie-techniciens de Bowman, de sorte que tout le savoir sur la façon de les créer était confiné à Bowman et, dans une moindre mesure, à son équipe.

Pourtant, ce n’était pas comme si les deux étaient capables de faire quelque chose de « correct » par rapport à un Frame Gear, même s’ils travaillaient parfaitement ensemble.

Bowman avait déjà été exécuté publiquement dans Roadmare, et l’exécution de Galzeld était déjà prévue. Il y avait certainement des magiciens et des ingénieurs qui avaient quelques idées vagues sur la façon dont le bataillon d’acier était constitué, mais ils étaient tous en détention. J’avais le sentiment que je ne verrais plus jamais de ces machines dans les environs. Après tout, il n’y avait plus personne possédant ce genre de connaissances.

Mais comme ils avaient été construits, il était possible que quelqu’un fasse de la rétro-ingénierie à partir de ce qui avait déjà été fait. Il était tout à fait possible que des imitations de ces imitations apparaissent, ou peut-être même que des imitations de ces imitations de ces imitations puissent voir le jour à l’avenir.

« Au final des déchets resteront toujours des déchets, mais je suis honnêtement impressionnée qu’il ait réussi à créer une bâtardise aussi efficace que mes Frames Gears. »

« C’est exact, madame ! C’est aussi grossier que possible, mais cela reste tout de même impressionnant ! Je suis tellement étonnée que je ne sais même pas comment il a fait, oui monsieur ! » Les deux andouilles de Babylone se moquèrent et secouèrent la tête en regardant le méchoui naufragé.

Vous savez, si vous continuez à vous plaindre du Bataillon d’acier, le fantôme vengeur de Bowman risque de flotter ici et de pleurnicher. Mais j’utiliserais juste [Bannissement] sur lui. Ce n’est pas grave.

Nous avions pris la mesure préventive de démolir tous les membres du bataillon d’acier que nous avions pu trouver. Je ne voulais vraiment pas découvrir que quelqu’un en avait volé un et en avait fait une version encore plus bâclée.

Felsen m’avait remercié d’avoir retiré la poussière sous le tapis. Ma réputation à Yulong, en revanche, était allée encore plus loin…

J’y étais allé déguiser, mais le Schwertleite de Yae et le Siegrune de Hilde étaient sortis de nulle part. Tous ceux qui virent l’incident croyaient maintenant que l’Oni d’argent était un agent de Brunhild.

Les gens de la capitale étaient heureux que l’empereur céleste soit mort, mais ils n’étaient pas reconnaissants que ce soit moi qui l’aie fait. Ils n’avaient probablement pas apprécié que j’aie fait irruption sans déclaration officielle et que je me sois contenté de faire ce que je voulais.

Ce n’était pas comme si je l’avais fait pour le bien des gens de Yulong ou autre, mais quand même… C’était un peu décevant de ne pas être apprécié. Ce n’était pas comme si j’avais besoin de leurs remerciements, mais ça aurait quand même été bien de les avoir.

Yulong n’allait absolument pas se rétablir en tant que nation à ce stade, et cela me convenait parfaitement. Ils devaient compter sur l’aide étrangère pour se relever, et aucune nation du continent ne voulait leur offrir une telle chose.

Il n’y avait déjà pas assez de nourriture dans les provinces centrales, alors la plupart des citoyens de Yulong se déplaçaient vers les villes situées aux frontières des autres pays.

Ces villes dépendaient en fait de ces pays extérieurs pour survivre, et ce n’était donc qu’une question de temps avant que les territoires ne soient absorbés par Roadmare, Felsen, Horn, Hannock ou Nokia.

Xenoahs avait maintenu sa politique typique de non-ingérence, mais ce n’était pas nouveau. Le climat était plus rude et il fallait s’habituer à la nourriture que les gens mangeaient.

De plus, il n’y avait de toute façon pas de grandes villes près de la frontière de Xenoahs.

Quoi qu’il en soit, beaucoup de choses s’étaient passées, mais j’avais senti que je pouvais enfin me détendre un peu.

Je voulais prendre un peu de temps libre, mais il restait encore trop à faire pour que je ne puisse pas me reposer totalement…

« Alors, qu’allez-vous faire maintenant ? »

Sonia, Rengetsu, et Jesty séjournaient dans la Lune d’argent pour le moment, j’avais décidé de leur rendre visite. Après tout, leur quête de vengeance était terminée. J’avais donc le sentiment qu’ils allaient passer à autre chose.

« Eh bien, nous sommes des aventuriers… Et il se trouve que nous avons entendu parler d’un certain ensemble de ruines accessibles depuis Brunhild. Nous avons donc pensé à nous installer ici pendant un certain temps et à nous lancer dans des quêtes afin de gagner un peu plus d’argent. Ça sonne bien ? »

Sonia et Jesty acquiesçaient de la tête à ce que Rengetsu m’avait dit. J’étais tout à fait d’accord. La présence d’aventuriers talentueux comme eux serait certainement une aubaine.

Je leur avais demandé de se taire sur ce qui s’était passé à Yulong. Mais je ne pensais pas vraiment qu’ils étaient du genre à se vanter d’avoir tué l’un des futurs empereurs célestes d’une nation étrangère.

En toute honnêteté, je voulais qu’ils rejoignent mon ordre de chevaliers. Ils étaient absolument assez forts… Mais j’avais retardé l’invitation parce que je ne voulais pas les attacher.

J’avais salué le trio et j’avais commencé à m’éloigner.

« Oh, seigneur. Vous vous promenez seul, aujourd’hui ? »

« Ah, seigneur ! J’ai des pommes savoureuses à vendre ! »

« Milord ! Vous voulez jouer aux toupies avec nous !? »

Un groupe de citadins de tous les horizons m’avait salué pendant que je me promenais. Il n’était pas vraiment possible pour moi de me déplacer sans attirer l’attention, mais cela ne me dérangeait pas trop.

Mais tout le monde avait pris l’habitude de m’appeler « seigneur ». On aurait dit un surnom bizarre. Mais comme ils n’essayaient pas de se moquer de moi, c’était bien. Ils commençaient tout juste à s’habituer à mon approche pratique.

Le duché de Brunhild n’avait qu’une seule ville. Donc, dans un sens, cette ville était Brunhild. Si la ville devenait plus grande, elle deviendrait la capitale de Brunhild.

J’avais décidé de partir vers l’Est. Il y avait un tas de rizières là-bas, parce que c’était le site de notre exploitation agricole. D’un point de vue environnemental, cette région du pays était semblable à la région rurale d’Eashen. Honnêtement, tout l’endroit ressemblait à un village agricole japonais. La roue à eau que j’avais installée à cet endroit ajoutait également à cette esthétique.

« Les choses se présentent bien ici. »

« Ah, seigneur. Rendez-vous visite à ma pauvre vieille personne ? »

Lakshy l’alraune faisait une petite pause sous un arbre. Elle était ostensiblement membre de notre ordre de chevaliers, mais la plupart de ses tâches étaient aujourd’hui d’ordre agricole.

C’était une espèce de démon enracinée dans la vie végétale, après tout. Elle était la personne idéale pour ce poste. C’est pour cette raison qu’elle avait été autorisée à se soustraire à la plupart des tâches chevaleresques habituelles.

Notre ordre de chevaliers comptait une centaine de membres, mais une quarantaine d’entre eux n’étaient pas vraiment des combattants. Ils avaient été affectés à d’autres domaines. Certains s’occupaient de la terre comme Lakshy, d’autres occupaient des postes de bureau, d’autres encore travaillaient dans les services secrets, d’autres encore dans la construction, etc.

Cela ne voulait pas dire pour autant qu’ils sont faibles. C’était quand même des gens qui avaient réussi mon processus d’examen. Ils s’entraînent encore seuls pendant leur temps libre. Ce n’était pas comme s’ils pouvaient cultiver la terre ou s’occuper de la paperasserie pour éviter un conflit si cela devait arriver.

« Nous nous attendons à une grosse récolte de riz à l’automne. »

« J’attends cela avec impatience. Au fait, y a-t-il quelque chose de gênant qui se passe ici ? »

« Uhm… Laisse-moi réfléchir. Oh, je suppose que j’étais un peu inquiet parce qu’il n’a pas beaucoup plu ces deux derniers jours. Mais ce n’est pas comme si vous pouviez arranger ça, seigneur… »

« Descends, ô eau. Bénédiction des cieux : [Pluie céleste] ! »

Des gouttes d’eau tombèrent sur le sol lorsque le ciel s’était ouvert. Il n’y avait pas un nuage dans le ciel, mais la pluie tombait tout de même, entièrement localisée sur la ferme. Dans le passé, j’avais fait une erreur en ce qui concernait sa puissance, mais je l’avais depuis affinée au point de sélectionner la zone.

Les agriculteurs dans les champs semblaient un peu désorientés par la pluie soudaine, et encore plus désorientés par les sorts [bouclier] que j’avais manifestés au-dessus de leurs têtes. Mais une fois qu’ils me virent, ils haussèrent les épaules comme s’ils avaient compris que c’était l’un de mes tours, et s’assirent un peu pour se détendre.

Lakshy regarda cela avec émerveillement avant de tourner à nouveau son attention vers moi.

« Bonté divine… N’y a-t-il rien que vous ne puissiez faire, seigneur ? »

« Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas faire, Lakshy. C’est pourquoi je compte sur toi et sur tous les autres. »

Tout faire soi-même n’est pas une façon de vivre. Je suis heureux de pouvoir compter sur les autres pour construire ma nation avec moi. La construire seul n’est pas juste. Le vieux Naito, Kousaka… Lakshy, et tous les autres. Vous êtes ceux qui dirigent vraiment ce pays. La meilleure chose que je puisse faire est de vous garder tous en sécurité pendant que vous continuez à avancer. Je ne pardonnerai jamais à un individu qui s’en prendra à cette nation ou à son peuple. Si quelqu’un veut se mettre à chier sans raison valable, comme Yulong, je lui tomberai dessus comme une tonne de briques.

La pluie avait finalement cessé, je m’étais alors éloigné des terres agricoles.

J’avais décidé de visiter l’école récemment construite. Il n’y avait pas encore d’élèves présents, mais Fiana et les deux autres enseignants récemment embauchés étaient en train de nettoyer leurs salles de classe respectives.

Les deux nouveaux enseignants étaient une femme humaine d’une vingtaine d’années et un homme elfe. Il avait l’air jeune, mais c’était un elfe… J’avais appris plus tard qu’il avait apparemment plus de deux cents ans. Cependant, cela le rendait tout de même plus jeune que Doc Babylon et Leen… ce qui était un peu bizarre.

La femme s’appelait Miette, et l’elfe s’appelait Leisail. Miette avait reçu une éducation formelle dans l’empire Regulus, puis s’était rendue à Brunhild. Leisail était un mage, et apparemment un aventurier chevronné. Il avait été engagé sur la recommandation de Relisha.

Yumina avait utilisé son œil mystique pour déterminer s’il s’agissait ou non de bonnes personnes, au cas où. Ils étaient tous deux considérés comme ayant le cœur pur.

Je me dirigeais vers eux pour les saluer, quand j’avais soudain remarqué une meute de chats dans un des coins de la cour d’école.

« Qu’est-ce que… »

Les chats entouraient une boîte en carton. Debout sur la boîte, sur ses pattes arrière, la personne qui parlait au groupe dans une langue étrangère, n’était autre que M. Mittens…

« Miaou miaou miaou. Yeow meow. Miaou ! Meeeeow ! »

le langage des chats ? Que diable dit-il ?

« Qu’est-ce qui se passe ici, M. Mittens ? »

« C’est D’Artagnan ! J’acquiers en ce moment des infurmations pawsitives de mes informiaouteurs ici. »

Vos informateurs… ? Vous êtes devenu le roi des vagabonds, maintenant ? Eh bien, Kohaku vous surclasse toujours.

« Et comment vas-tu utiliser ces informations, hein ? »

« Afin d’assurer la sécurité, bien sûr ! L’école est mon territoire, alors je vais protéger mon vénérable bienfaiteur du mal ! »

Depuis quand cet endroit est-il ton territoire ? Bon, peu importe. Utiliser des chats pour obtenir des informations sur des événements suspects est en fait très intelligent. Si quelque chose se passe dans le coin, un chat errant a de bonnes chances de le voir. Bon travail, M. Mittens.

« Bon, très bien alors. Si quelque chose de bizarre se produit, fais-le savoir à Sakura. »

« Entendu, miaou. »

Je ne l’avais pas convoqué, donc il n’avait pas de lien télépathique avec moi. Il avait cependant toujours un lien avec Sakura, donc s’il l’informait, elle pourrait me téléphoner immédiatement.

Alors que je réfléchissais à l’efficacité d’un réseau d’espionnage félin, mon téléphone s’était mis à sonner. Huh. Un appel ? J’avais sorti mon téléphone de ma poche et j’avais vu que l’interlocuteur n’était autre que le docteur Babylon. J’ai un mauvais pressentiment…

« Sup... »

« Touya, Touya ! Je pense que le prochain devrait avoir une fonction transformatrice qui lui permette de passer d’une forme humanoïde à une forme plus orientée vers le combat… »

« Maître, maître, monsieur ! Le prochain devrait être un cuirassé porte-avions capable de transporter tous les Frames Gears en même temps ! »

« Il devrait y avoir des parties A qui s’emboîtent dans des parties B... ! »

« Si le Frame Gear de Madame Sakura utilise le chant pour créer des attaques oscillatoires, alors… ! »

Taisez-vous ! Dès que j’avais pris l’appel, j’avais reçu un flot de cris de Rosetta et de Regina. J’avais instinctivement éloigné le téléphone de mon oreille. Je n’aurais vraiment pas dû vous montrer un dessin animé… Vous faites tout ce que vous voulez ! Bon sang.

Eh bien, je suis un mec, donc je peux comprendre leur excitation… Honnêtement, c’est un peu déroutant quand je vois des filles s’enthousiasmer pour des robots géants. Peut-être ai-je pensé à tout cela sous le mauvais angle pendant tout ce temps. Les deux femmes avaient commencé à discuter et à demander des détails sur les animes de méchas qu’elles avaient vus.

Je ne voulais pas trop entrer dans les détails, car certains des robots géants dont elles avaient parlé fonctionnaient grâce à la fission nucléaire, et je ne voulais absolument pas que ce genre de technologie soit introduite dans ce monde. Je savais que Babylone allait inventer quelque chose comme ça si je détaillais trop.

J’avais finalement soupiré, défait, tout en éloignant le téléphone de mon oreille, je pouvais toutefois encore entendre leurs voix bavardes…

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4 commentaires :

  1. Les Variables Fighters de Macross Delta dans le prochain volume ? 🤣

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