Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Chapitre 2

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Chapitre 2 : L’unification de Babylone

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Chapitre 2 : L’unification de Babylone

Partie 1

« Heh, c’est une façon unique d’utiliser ta divinité… »

Moroha me regardait en croisant les bras. De toute évidence, elle était impressionnée.

J’étais en train d’exercer mon propre pouvoir divin. Les autres dieux semblaient le faire aussi facilement que respirer, mais l’utilisation d’un tel pouvoir laissait un lourd tribut sur mon corps.

C’est pourquoi j’avais commencé à me demander s’il n’y avait pas un moyen à la place pour moi de puiser un peu dans mon pouvoir.

Je m’étais concentré sur mon bras, et peu à peu une lame composée de divinité enveloppa la zone au-delà de mon poignet.

Je m’entraînais dans une zone boisée, loin des regards indiscrets.

« Nous n’avons pas l’habitude de réfréner notre pouvoir quand nous l’activons, donc je n’ai jamais pensé à l’essayer de cette façon. »

« Franchement, je n’ai pas envie de me faire couper les cheveux à nouveau bientôt… »

Honnêtement, j’étais un peu anxieux à l’idée de voir des poils sortir de mes bras ou une barbe sortir de mon visage… J’étais donc content que ça marche.

« Mais c’est difficile de garder sa forme. Je dois me concentrer. »

Il y avait effectivement une épée de lumière qui sortait de mon bras, mais comme ma concentration diminuait, l’arme diminuait aussi.

« Ce serait probablement plus facile si tu l’appliquais sur un objet tenu. »

Moroha jeta une brindille dans ma direction.

Je l’avais prise dans ma main et j’avais commencé à canaliser la divinité à travers elle. Oh… Wôw ! J’avais réussi à le faire rapidement. Je n’avais pas non plus besoin de me concentrer autant pour l’entretenir.

Je l’avais fait pivoter et, avec la finesse de l’homme le moins habile du monde, j’avais abattu un arbre avec la brindille… Mais qu’est-ce que c’est que ça !? Ce truc est plus fort qu’une lame de phrasium !

J’avais lâché la brindille et j’avais ramassé une pierre à proximité. Je l’avais brisée en petits morceaux en la serrant avec mon bras puissant. Puis j’avais essayé d’en écraser une autre avec mon bras désarmé. Ça m’avait fait un peu mal, et ça n’avait visiblement pas marché.

Hmph… C’est comme si l’intégralité de ma main droite appartenait à quelqu’un d’autre. J’avais décidé de frapper un arbre voisin. Sans douleur, ma main s’était enfoncée dans la structure, ouvrant un énorme trou. Le pouvoir divin enroulé autour de mon bras avait simplement percé un trou dans l’arbre. J’étais presque sûr que si je continuais à taper, l’arbre finirait par tomber.

La divinité n’avait jamais été un pouvoir conçu pour être utilisé dans les royaumes mortels. C’est pourquoi mes sœurs ne l’avaient pas utilisé pour autre chose que pour gérer le cas du dieu servile. Mais je n’étais pas nécessairement limité dans ce sens, je m’étais donc dit qu’il valait mieux que je m’y habitue.

Franchement, je ne voulais pas avoir à l’utiliser. Mais je savais qu’il y avait d’autres Construction Dominante comme Gila dans le coin. C’est pourquoi j’en avais besoin. Seule cette force me semblait être une contre-mesure suffisante.

J’étais retourné voir Sakura et Linze qui bavardaient dans la cour. C’était agréable de les voir s’entendre si bien. Elles avaient beaucoup en commun. Elles étaient toutes les deux assez timides, mais de manière différente. Linze était passive et plus lâche, alors que Sakura était généralement juste indifférente aux choses.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Ah. Grand-Duc… »

« Ah, Touya… Sakura m’a dit qu’elle voulait apprendre la magie, alors j’ai testé son aptitude à la magie. »

Je comprends mieux la raison de la présence de pierres magiques… C’était comme ça que je faisais, à l’époque.

Les démons n’utilisaient généralement pas la magie. Ce n’était pas qu’ils ne pouvaient pas l’utiliser, c’était juste qu’ils ne le faisaient pas normalement. Leur sous-espèce avait évolué de telle manière que leur corps s’était spécialisé et qu’ils dépendaient moins de la magie. Les ogres, par exemple, étaient remarquablement puissants par rapport à un humain. Les alraunes pouvaient manipuler les forêts, et les harpies pouvaient voler à grande vitesse.

D’après ce que j’avais compris, ce manque d’utilisation de la magie les avait en fait rendus moins adeptes de la magie à travers les générations. Je connaissais certaines espèces de démons qui n’avaient aucun potentiel magique.

À cause de son âge, Sakura n’avait jamais formellement étudié la magie. Elle connaissait la [Téléportation] mais ne savait pas comment la contrôler. Malgré tout, cela ne signifiait pas qu’elle n’avait aucune aptitude.

« Alors, quels sont ses éléments ? »

« Néant, eau et ténèbres. »

Oh mon dieu. Trois ? C’est plutôt bien. Mais la magie Neant étant personnelle, elle n’avait donc que deux éléments.

« Elle a aussi une grande quantité de pouvoir magique. Pas autant que Leen, mais certainement plus que moi. »

Eh bien, elle est de la lignée du Seigneur Suprême, c’est logique. Je ne suis pas surpris qu’elle en ait beaucoup… Mais je suis surpris que Leen en ait plus. Il est pourtant vrai que Leen était la matriarche du clan des Fées.

« Je peux t’apprendre des sorts d’eau, Sakura. Mais la magie Néant est quelque chose que tu devras découvrir par toi-même. Quant aux ténèbres… Touya ou Yumina devraient pouvoir t’aider. »

Oh, c’est vrai. Leen ne peut pas utiliser les ténèbres.

Au total, nos aptitudes magiques étaient :

Touya — Tous les attributs

Elze — Néant ([Renforcement])

Linze — Feu, eau, lumière

Yumina — Terre, vent, ténèbres

Yae — Aucun

Lu — Aucun

Sue — Lumière

Hilde — Aucun

Sakura — eau, ténèbres, Néant ([Téléportation])

Leen — Feu, Vent, Eau, Terre, Lumière, Néant ([Programmation], [Transfert], [Protection])

Et c’était tout.

Attends, Leen n’a pas mentionné qu’elle avait quatre sorts du Néant ? Je suppose qu’elle a négligé de m’en dire un. Si je me souviens bien, chaque Fée a au moins un sort Néant.

« Hm ? Qu’est-ce que tout le monde fait ? »

Et bien, quand on parle du loup. Cela s’appliquait apparemment à Leen. Paula était là aussi, vacillant avec une démarche insouciante.

Paula leva son bras en l’air comme pour dire « Quoi de neuf ! » Elle semblait pleine d’énergie… Aussi emplie d’énergie qu’un ours animé pourrait l’être, en tout cas.

« Leen. Tu as quatre sorts Néant, n’est-ce pas ? J’en connais évidemment trois, mais quel est l’autre ? »

J’avais tout de suite demandé ce que j’avais en tête. Je doutais qu’elle eût quelque chose à cacher.

« Oh, c’est vrai. C’est un sort qui fonctionne un peu comme [Recherche]. Il s’appelle [Découverte]. »

Euh… Je me demande quel est son effet.

« Tu l’utilises en imaginant un objet, et tu auras une vague idée de l’endroit où il se trouve. Mais si tu ne peux pas imaginer l’objet clairement, tu n’iras pas loin. »

« Huh. Il semble utile pour trouver des choses. »

« Imaginons que je veuille trouver une pomme que j’ai laissée traîner. J’utilise le sort, non ? Mais si quelqu’un venait et prenait une bouchée de cette pomme, son image aurait un peu trop changé pour que je puisse la localiser avec précision. »

Ouah… cela devient-il inutile si facilement ? Apparemment, le sort n’avait pas pris en compte le fait que les choses changent de forme.

« Dans le cas spécifique des pommes, cela pourrait aussi me conduire à une pomme d’apparence similaire. Donc c’est assez difficile de trouver des choses génériques. Je ne l’utilise vraiment que pour suivre Paula quand elle va trop loin. »

Heh... Comme pour retrouver un enfant perdu. Ça ressemble cependant peu à de la magie. Si je l’avais dans mon ancien monde, cela aurait probablement été utilisé pour trouver des clés de voiture ou la télécommande de la télé. Quand on y pense comme ça, ça semblait beaucoup plus utile.

Après avoir résolu ce mystère, nous étions retournés préparer Sakura pour un cours accéléré de magie.

À l’époque moderne, la magie noire était synonyme de magie d’invocation.

Les hommes-lézards, les loups argentés et d’innombrables autres créatures pouvaient être tirés du néant et obligés de répondre aux ordres de leur invocateur.

Kohaku et les autres m’avaient dit que la plupart des bêtes invoquées vivaient dans un autre monde que j’avais décidé d’appeler provisoirement le Monde des Bêtes. Les Bêtes Célestes étaient appelées par hasard tous les dix ans environ, mais elles n’avaient jamais été appelées par quelqu’un d’assez fort pour forger un contrat avant moi.

Mon hypothèse actuelle était que les bêtes magiques qui parcouraient le monde étaient probablement des descendants de créatures appelées du Monde des Bêtes.

Si un loup argenté, par exemple, se reproduisait avec un loup ordinaire, puis retournait dans son monde… Alors la progéniture serait d’une espèce complètement différente. C’était probablement la cause première de ces étranges monstres. La magie d’invocation affecte l’écosystème.

Mais je n’avais pas vraiment de moyen de le prouver.

La magie noire avait aussi d’autres aspects.

« Il y a des sorts qui dérangent l’esprit comme [Confusion], [Sommeil], et [Tentation]. Ce sont des ramifications de la magie noire. Ces sorts ont été perdus avec le temps, mais j’ai réussi à les faire un peu revivre grâce aux grimoires de la bibliothèque de Babylone. Mais ils ne fonctionnent pas sur les personnes ayant un grand pouvoir magique. »

Sakura me regardait avec un visage déçu. Je le savais… Elle voulait me charmer ! À vrai dire, je suis déjà très charmé par elle et les autres, mais… C’est un peu gênant de le dire tout haut.

« Et si on essayait de faire un test d’invocation ? »

« OK... J’aimerais essayer ça. »

Sakura me fit un petit signe de tête. Leen lui avait appris comment gérer l’invocation pendant que Linze et moi dessinions le cercle magique dans la cour. Paula aidait du mieux qu’elle pouvait. Quel gentil petit ours !

Nous avions terminé les préparatifs. Leen aida Sakura à verser sa magie dans le cercle. Une brume noire commença à s’amasser autour du cercle d’invocation, se rassemblant au centre.

« Je me demande ce que nous allons obtenir… »

« J’ai hâte de voir ce que Sakura peut invoquer. »

Linze avait pris Paula dans ses bras et la tenait dans une douce étreinte. Nous avions chuchoté un peu tous les deux. Sakura avait des aptitudes pour la musique, je m’étais donc demandé si elle pouvait invoquer une sirène. Ce serait bien si elle pouvait faire un chœur ou quelque chose comme ça.

Peu à peu, le brouillard s’était dissipé. Il ne restait plus qu’une petite ombre accroupie. Elle se leva, poussa une lame dans le ciel, et… Elle commença à crier.

« Un chat qui se bat pour le bien de l’humanité ! L’humanité qui donne sa vie à un chat ! Les cieux pleurent ! La terre pleure ! Les chats pleurent ! Soyez témoins de ma chevalerie de chaton ! Miaou ! »

De longues bottes… Un chapeau à plumes… Des gants… Une cape… Une rapière… Une petite ceinture… C’est un chat noir bipède… Que se passe-t-il avec ce type...

« C’est un chat sith. On a convoqué un chat. »

« Ne faites pas le chaton ! Je suis un chevalier chats, compris ? ! Un chevalier chats, chathlétique et à fourrure ! »

Le chevalier chat corrigea Leen, puis il se mit à faire d’horribles jeux de mots à base de chats. Je détestais ça.

Il n’était pas beaucoup plus gros qu’un chat normal. Je doutais sincèrement de sa capacité à se battre. Une invocation parlante était cependant vraiment rare…

« Je souhaite faire un contrat. S’il vous plaît, dites-moi vos conditions. »

Sakura se tourna vers le chat. Il retira son chapeau de façon dramatique.

« Es-tu vraiment en fourrure, jeune fille ? Tu sais, j’ai un bon félin (NdT jeu de mot sur feeling) à ton sujet. Dans les vieilles histoires d’autrefois, les chevaliers servaient de jolies jeunes femmes, non ? Tu as déjà mon épée ! »

« Et si un homme vous convoquait ? »

« Je le rejetterais positivement ! Avec mes griffes ! »

Le chevalier chat me répondit instantanément. Ouf… Et ils ont dit que la chevalerie était morte.

« Vous pourrez remplir le contrat si vous lui donnez un nom. »

***

Partie 2

Leen donna un coup de coude à Sakura, qui s’était alors tournée vers moi.

« Un nom… Grand Duc… Avez-vous une idée ? »

Le chevalier-chat, lui, se mit à remuer le doigt en signe de désapprobation. Il me fit « Tsk, tsk, tsk... » à moi. C’était un peu ennuyeux, en fait.

« Laissez-moi vous dire une chose parfaitement claire. Pardonnez mon impolitesse, mais je ne peux pas être nommé par n’importe quel vieil homme. Malgré mon apparence, vous ne devez pas oublier que je suis un chat d’honneur, un chat intègre, un chat de… »

« … [Porte]. »

J’avais ouvert un portail à côté du chevalier-chat, et j’avais fait surgir Kohaku de là.

Il s’était immédiatement figé sur place, visiblement terrifié. Ses dents se mirent à s’entrechoquer et son corps se mit à trembler. Tous les poils de son corps se hérissèrent.

« T-t-t-tu te fous de moi… Pourquoi le monarque blanc est-il là !? »

« Mon seigneur. Qui est ce petit chat ? »

« C’est un petit compagnon que Sakura a convoqué. Je pensais lui donner un nom, mais il ne veut pas que je lui en donne un. »

Kohaku jeta un regard furieux sur le chevalier-chat, le faisant se prosterner et s’incliner à plusieurs reprises.

« T’opposes-tu à ce que mon maître te donne un nom ? »

« Attendez ! Mettons cette situation sur la bonne voix ! Je vais écouter, désolé ! »

Eh bien, il s’est rapidement ravisé. Comment dois-je t’appeler… ?

« … M. Mittens. »

Le chat avait l’air absolument mortifié dès que ce nom était sorti de mes lèvres. Il avait toute une gamme d’expressions, étant donné que c’était un chat.

« On pourrait t’appeler comme ça, ou… D’Artagnan. Lequel préfères-tu ? »

« Je vais prendre D’Artagnan ! »

Le chevalier-chat était sorti du cercle magique après que Sakura l’avait nommé tout en soupirant. Il gardait ses distances avec Kohaku et moi, ce qui était assez compréhensible.

« Alors, Sakura. Combien de temps pourras-tu conserver M. Mittens ici ? »

« Hm… Eh bien… je pense… Pour l’instant, il ne tiendra pas plus d’une heure, c’est donc pas mal. »

« Vos oreilles sont pleines de boules de poils !? Je suis d’Artagnan ! Pas M. Mittens ! »

Je sais que ça t’énerve, sale chaton ! D’Artagnan est un beau nom, mais pour moi, tu es M. Mittens.

J’avais sorti une bague de ma poche et je l’avais passée à Sakura. Elle l’avait prise sans hésitation.

« Il y a du pouvoir magique stocké dans cet anneau. Tu peux l’utiliser pour que M. Mittens reste ici. Cela devrait suffire pour une durée d’environ six mois. Préviens-moi quand il sera épuisé, d’accord ? Je peux le recharger immédiatement. »

« D’accord. Merci beaucoup. »

« C’est D’Artagnan ! »

Heheheh… Il est assez drôle, alors je suppose qu’on peut le garder. Il pourrait probablement être comme Spica et travailler comme garde du corps. Je vais le confier à Moroha. Peu importe qu’il soit humain ou pas, nous le ferons passer au rang de super chevalier-chats.

Alors que le chat s’agitait et pleurnichait, Paula lui donna une gentille tape amicale sur l’épaule.

Juste au moment où je m’amusais en m’imaginant ces deux-là travaillant ensemble, Kougyoku était apparu et s’était perché sur mon bras.

« Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ! Même le Monarque de la Flamme est là aussi ? ! Quel chat-astrophe… ! »

Kougyoku regarda M. Mittens pendant un moment, puis elle me regarda de nouveau. Elle s’était mise à parler, l’ignorant complètement.

« Mon seigneur. Nous croyons avoir trouvé la ruine finale. »

« Vraiment !? »

Bon sang, si c’était vraiment une ruine de Babylone, alors ce serait ça… Le laboratoire de recherche sera enfin à moi.

Après avoir découvert l’entrepôt, je n’étais plus aussi motivé pour explorer et trouver les ruines de Babylone. Pour autant que je le comprenne, le laboratoire de recherche était l’endroit où Cesca et les autres gynoïdes étaient nés. Il était censé avoir un tas d’installations expérimentales.

Au final, je n’ai jamais trouvé un seul gynoïde qui n’est pas d’une certaine manière problématique… Enfin, peu importe. Il est temps de terminer la construction de mon château dans le ciel.

◇ ◇ ◇

Il y avait deux îles directement à l’ouest de la mer des arbres, juste au large de la côte sud-ouest du continent.

La plus grande des deux îles s’appelait Egrand.

La plus petite des deux s’appelait Mallet. Ensemble, elles constituaient le territoire d’un seul royaume, l’Aigrette.

Aigrette n’avait rien qui la mettait en valeur. C’était une belle nation entourée d’eau, mais elle était en grande partie intacte et belle.

Le pays n’avait pas beaucoup de culture, et en tant que société, elle était à la traîne de la plupart des autres nations. Ils avaient cependant une chose que les autres nations n’avaient pas.

Un serpent de mer.

Ce grand dragon aquatique vivait sur les rivages d’Aigrette, et était vénéré comme le gardien des îles. Il y a une centaine d’années, Sandora avait tenté d’envahir Aigrette. Les légendes disent que ce serpent de mer avait coulé les navires envahisseurs.

Une autre légende dit que si les gens voyaient le serpent de mer, ils étaient assurés de prendre une abondante quantité de poissons.

« Avez-vous entendu parler de ce Serpent de Mer, Luli ? »

« Effectivement. Après tout, c’est l’un de mes enfants. Il est du genre à aimer la compagnie des humains, il protège donc probablement les gens de cette île à dessein. »

J’avais entendu parler du dragon, j’étais donc allé à Aigrette avec Luli. Elle s’était transformée en un énorme dragon azur, je l’avais donc paisiblement chevauchée sur son dos pendant tout le trajet. C’était agréable et confortable. Mais j’avais quand même déployé un bouclier. Le vent était pénible.

« Oh, je la vois. »

Il y avait une petite masse terrestre visible au loin. Ça devait être le Royaume d’Aigrette.

« Mon seigneur. Le serpent de mer est ici. »

« Hein ? »

J’avais baissé les yeux en réponse, et j’avais vu le visage d’un grand dragon sortant de la mer. Il nageait comme un pro, faisant s’écraser les vagues sur son passage.

Il était énorme. Il était même plus grand que Luli. La mer était probablement l’environnement idéal pour lui, puisqu’elle aurait pu supporter la plus grande partie de son poids. C’était sans doute pour cela qu’il y avait tant de grands monstres dans la mer.

« Ça fait longtemps, Serpent de mer. »

« C’est merveilleux de vous revoir, monarque d’azur. C’est aussi un plaisir de vous rencontrer, Mochizuki Touya. Bienvenue à Aigrette. »

« Vous me connaissez ? »

« Oui, je vous connais. L’incident sur l’île des Dragons est connu de tous. »

Ah, c’est logique… D’après ce que j’avais compris, ce que j’avais fait était devenu en ce moment une histoire de fantôme. Nous avions après tout fini par massacrer la moitié des dragons de l’île. La seule raison pour laquelle il n’y avait pas de rancune, c’était parce que j’avais Luli de mon côté.

Les dragons évitaient généralement de combattre les humains. Ils ne voulaient pas courir le risque que des humains se regroupent sérieusement pour une offensive. Les jeunes dragons et leur comportement imprudent avaient fini par causer un mal de tête à beaucoup de gens. Mais en fin de compte, le problème était qu’on ne leur avait pas appris à se comporter correctement.

« Vous saviez donc que nous allions venir ? »

« J’en ai entendu parler par la famille du monarque des flammes. Les ruines que vous cherchez sont dans les profondeurs d’une grotte où j’ai dormi. »

« Aha, c’est vrai ? Alors vous allez nous montrer le chemin ? »

« Ce sera avec plaisir. »

Le serpent de mer commença à se balancer d’un côté à l’autre. Nous l’avions suivi.

Il s’était dirigé vers les îles d’Aigrette, et était entré dans une caverne relativement étroite près de la baie de Mallet. Nous l’avions suivi par la suite et avions fini par arriver dans un grand espace dégagé.

En gros, c’était comme une base secrète. J’avais sauté du dos de Luli et j’avais grimpé sur quelques rochers glissants.

« Les ruines que vous cherchez sont au bout de la grotte, vers l’arrière. »

J’avais suivi les mouvements du serpent tout en hochant un peu la tête. Ça semblait assez profond.

Ils auraient de la difficulté pour me suivre, alors j’avais laissé Luli et le serpent de mer se parler, insistant pour y aller seul.

Les rochers étaient un peu trop mouillés et glissants à mon goût. C’était probablement dû à la hauteur de la marée qui montait selon l’heure de la journée.

J’avais continué à avancer jusqu’à ce que je trouve l’objet. Une véritable sphère. Au premier coup d’œil, elle ressemblait à un globe noir pur. D’un diamètre d’environ cinq mètres. Mais en l’examinant de plus près, j’avais vu les pierres magiques incrustées dans son côté.

« Versons un peu de magie dedans. »

J’avais versé de la magie de feu dans la pierre rouge. Une lueur rouge commença à briller et s’était répandue sur la surface du globe, illuminant d’étranges motifs géométriques.

La lumière avait progressivement fait le tour de la sphère jusqu’à ce qu’elle fasse une rotation complète et revienne dans la pierre d’enchantement.

Les pierres bleue, verte, jaune, violette et brune avaient toutes réagi de la même manière. Le blanc de la pierre Néant avait rejoint les autres à la fin, et provoqua le déplacement des motifs. Une petite entrée s’était ouverte.

J’étais entré et j’avais immédiatement vu un étrange motif dessiné sur le sol. Il était brillant.

« Qu’est ce que cela peut... Quoi… ? »

Le motif était une série de carreaux carrés. Chacune était séparée des autres et pouvait être déplacée librement.

Un puzzle coulissant. Il était clair qu’il devait s’aligner dans un certain ordre.

[01] [02] [03] [04]

[05] [06] [07] [08]

[09] [10] [11] [12]

[13] [14] [15] [16]

C’était un peu comme ça, mais l’espace où se trouvait le seizième était vide, j’avais dû faire glisser tous les morceaux du cercle de téléportation ensemble pour qu’il soit bien formé.

Il était probable que le puzzle serait complet lorsque le sigle de téléportation aurait retrouvé sa forme initiale. Ensuite, il s’activerait probablement.

Le problème était le nombre de panneaux. J’avais compté, et c’était un espace de dix par dix. Il y avait une centaine de pièces au total. Sauf qu’il n’y en avait en fait que quatre-vingt-dix-neuf parce qu’il manquait une des pièces pour permettre le glissement. Mais il aurait mieux valu qu’ils soient numérotés, car faire un tableau sans référence était très pénible.

« Ça craint… »

J’avais soupiré doucement tout en commençant à faire glisser les pièces sur le sol.

Mais mon grand-père m’avait donné un truc pour ce genre de puzzle coulissant.

[01] [02] [03] [04]

[05] [06] [07] [08]

[09] [10] [11] [12]

[13] [14] [15]

S’ils étaient alignés comme ça, il suffisait de les avoir comme ça…

[01] [02] [03] [04]

[05]

[09]

[13]

Puis ceux de l’extérieur… pourraient être alignés avec leurs parties intérieures comme ceci.

[06] [07] [08]

[10]

[14]

Puis, après cela, il fallait tout simplement le finir ainsi…

[11] [12]

[15]

Juste comme ça ! Quelle que soit la taille du puzzle, il pouvait être assemblé simplement comme ça.

Le problème étant que ce n’était pas des chiffres, mais une image. Je ne pouvais pas les déplacer en toute confiance sans savoir quelle partie allait s’intégrer dans l’ensemble.

J’aimerais avoir une image de référence…

J’avais passé beaucoup de temps à le manipuler. Il se faisait tard, alors j’avais dit par télépathie à Luli de rentrer chez elle.

Quatre-vingt-dix-neuf pièces, c’était juste vraiment fatigant. Ce n’était même pas une image, c’était un grand et vieux motif de fond. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait jusqu’à ce que deux pièces s’alignent parfaitement.

Quoi qu’il en soit, j’avais continué la tâche fastidieuse. Finalement, j’avais réussi… Pour être finalement englouti par la lumière.

J’avais été aspiré par le mouvement tourbillonnant habituel de la lumière, et j’avais retrouvé la vue familière de Babylone en reprenant mes esprits.

Il y avait un bâtiment d’un blanc pur, niché entre quelques arbres. Ce devait être le laboratoire de recherche.

Alors que je me dirigeais vers le bâtiment, quelqu’un était sorti et s’était dirigé droit sur moi. C’était le gynoïde terminal du laboratoire de recherche.

Elle avait des cheveux bruns en triple tresse, et marchait sacrément vite. Elle avait l’air d’avoir deux ans ou plus de moins que moi.

« Mmh… Bienvenue au laboratoire de recherche. Je suis le gynoïde terminal et le responsable central ici. Je m’appelle Atlantica, mais vous pouvez m’appeler Tica. Aah... »

La fille était étrange. Étrangement polie. Ses mouvements étaient rapides et formels, comme une secrétaire d’affaires. Ses manières étaient aussi très agréables. Elle parlait aussi assez poliment. Monica m’avait mis en garde contre elle, mais je m’étais dit que ce n’était qu’un cas de personnalités opposées.

« Tica, c’est ça ? Ravie de vous rencontrer. Je suis… »

« Mochizuki Touya, mmh… Le docteur Babylon m’en a beaucoup parlé. »

« Elle vous a parlé de moi ? »

« Aah... Oui, j’en ai entendu parler. Elle vous a vu visiter le jardin et le laboratoire de recherche grâce à son artefact de clairvoyance. »

***

Partie 3

Oh oui, cette chose était dans l’entrepôt… J’ai essayé de l’utiliser, mais je n’en ai pas tiré grand-chose. Il me permettait seulement de voir quelqu’un avec la même longueur d’onde que moi, et il n’y avait apparemment personne dans le futur avec tous les attributs élémentaires…

Cela signifiait en gros que pendant les cinq mille ans qui suivirent, j’étais le dernier à avoir toutes les affinités élémentaires. À moins que l’histoire n’ait changé, ou quelque chose comme ça.

Ce n’était pas comme si ça comptait beaucoup, Parshe l’ayant réduit en miettes.

« Combien de pièces de Babylone avez-vous acquises jusqu’à présent, Touya ? »

« En fait, c’est la dernière. Toutes les autres sont amarrées ensemble. »

« Mmh… Je… je vois. Ah, alors c’est plus qu’assez pour être qualifié. Le laboratoire de recherche est tout à vous. Tout comme moi. »

Tica sortit de sa poche ce qui semblait être un coton-tige légèrement gros et me le passa.

« Mmh… Mettez ça dans votre bouche, s’il vous plaît. »

J’avais tenu le coton-tige dans ma bouche pendant un petit moment, comme on me l’avait demandé.

Après l’avoir retiré, elle l’avait mis dans sa propre bouche.

« Mmh… Enregistrement terminé. Vos gènes ont été enregistrés, maître. La propriété de moi, cellule numéro 22 de Babylon, Atlantica… et du laboratoire de recherche, vous ont été transférés. »

« Est-ce tout ? »

« Ah… Quelque chose ne va pas ? »

« Non, c’est juste… Oublie ça. »

Pas de baiser… ? Je veux dire, attends ! Ce n’est pas comme si je voulais un baiser ! N’est-ce pas ? Pourquoi suis-je déçu !?

La fille semblait être un peu plus mature que les autres. J’étais content d’en avoir une plus raisonnable dans les parages.

« Bon, alors, par ici. Avant que je vous explique l’installation, vous avez une mission. »

« Une… Une mission ? »

Tica m’avait montré l’intérieur du bâtiment.

Le complexe était divisé en plusieurs bâtiments et installations, chacun ayant un but différent.

Nous étions entrés dans le laboratoire primaire, c’était apparemment là que Cesca et ses sœurs étaient nées.

Il y avait beaucoup d’objets alignés sur les murs, un peu comme ceux du laboratoire d’alchimie. Des capsules et des cabines de sommeil tapissaient également les murs. Les tubes semblaient tous vides, à l’exception des mystérieux liquides que je ne pouvais même pas commencer à identifier. Certains des tubes contenaient des choses étranges, ressemblant à de la chair, flottant dans ce qui était très probablement du formaldéhyde. C’était la définition d’un laboratoire suspect et effrayant.

L’endroit me donnait en quelque sorte l’impression d’être un complexe d’expérimentation humaine… Cela correspondait parfaitement à l’esthétique. Je m’étais dit qu’ils avaient probablement la capacité de changer le corps humain… Bien que dans un sens, ils l’avaient déjà fait. Les gynoïdes n’étaient pas vraiment des humains. Mais elles auraient tout aussi bien pu l’être.

Tica m’avait montré une capsule cylindrique au centre de la pièce. Elle m’avait montré une petite fenêtre sur une cabine qui ressemblait vaguement à un cercueil.

Une faible lumière verte brillait à travers la vitre, et je pouvais distinguer le visage d’une fille. Elle flottait dans le tube, les yeux fermés. Elle avait de longs et beaux cheveux. Elle était blonde. Mais je ne pouvais pas voir tout son visage. Dans un sens, elle ressemblait vaguement à Tica, mais il y avait quelque chose en elle qui me rappelait tous les gynoïdes de Babylone.

« C’est… »

« Le dernier numéro de Babylone, oui. La vingt-neuf. Notre plus petite sœur. »

Dix au total, alors… ? Je me demande si elle a été abandonnée en plein développement ou si elle dort pour une raison. Et pendant que je réfléchissais, Tica lâcha la bombe sur moi.

« Mmh… C’est notre mère, le docteur Regina Babylon. J’aimerais que vous la réveilliez, aah… »

Tu te moques de moi.

◇ ◇ ◇

« Que veux-tu dire... Docteur Babylone ? »

« Mmh… Pour faire simple, c’est un corps relativement frais dans lequel le cerveau original du Docteur a été transplanté. Le corps et le cerveau ont ensuite été synchronisés, et ont eu leur potentiel magique correctement réglé. Le processus a pris beaucoup de temps, mais elle est toujours le Docteur. Ahh… »

Dégoûtant. Ce n’est donc pas un clone, mais un nouveau corps… Avec un cerveau coincé dedans !?

« Mais on dirait qu’elle a dix ans… Pourquoi ? »

Elle devait avoir au moins la vingtaine. La femme que j’ai vue dans le message vidéo de Cesca avait cet âge. À moins qu’elle ait pu réaliser le rêve de toutes les femmes… La jeunesse éternelle. Mais n’est-elle pas un peu trop jeune ?

« Si elle avait été plus âgée, il y aurait eu… Mmh… une chance de rejet magique, et le processus de réglage auraient pu échouer. Ses souvenirs auraient aussi été en danger, aahh… »

« … Tu as enfoncé un cerveau adulte dans la tête d’un enfant ? »

« Effectivement. Entièrement. Mmh… Écrasé avec de la magie. »

Tica serra sa main comme si elle tâtonnait quelque chose de mou. Je n’aurais pas dû le demander. Honnêtement, ça me fait flipper. Le bon sens scientifique ne s’appliquait pas du tout à la magie. J’aurais dû arrêter pendant qu’il était encore temps. Appliquer la logique est inutile ici.

J’avais écouté toute l’histoire, et apparemment le Docteur n’était pas morte de vieillesse, son cerveau avait été transféré dans le nouveau corps alors qu’elle était encore dans la fleur de l’âge.

Après tout, le corps d’un gynoïde de Babylone était bien plus durable qu’un corps humain. Fam fonctionnait après tout sans problème depuis cinq mille ans. C’était presque comme l’immortalité. Je me demandais si elle avait cultivé des cellules d’elfes ou autre.

« Alors que suis-je censé faire ? »

« Mmh… Juste la remplir d’énergie magique pour la réveiller. Vous avez le même biorythme qu’elle, maître… Vous allez sûrement pouvoir la réveiller. Aahh... »

Guh… Quelle plaie ! Ce ne serait pas mieux si je la laissais dormir ? Cette femme va être très pénible et je le sais.

D’après ce que j’avais entendu, génie ou pas, c’était une peste de rang A. Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire. Si je la réveillais, elle risquait de me causer des tas d’ennuis. Ce ne serait sûrement pas un problème si je la laissais flotter là-dedans.

« Mmh… Désolé de vous déranger, mais il ne reste pas beaucoup de temps, aah… »

« Hein ? »

J’étais plongé dans mes pensées, mais Tica m’avait rapidement ramené à la réalité.

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

« Mmh… Maître, quand vous êtes arrivé ici, un compte à rebours a commencé… Le système de survie de sa capsule a commencé à s’arrêter. Je dirais qu’il lui reste environ 5 minutes avant qu’elle ne finisse, euh, qu’elle ait fini… »

« Qu-Qu’est-ce que c’est que ce bordel !? Pourquoi quelque chose comme ça serait-il installé !? »

« A-Aah… C’était son choix. Elle, mmh, a dit qu’il serait inutile de continuer à vivre si vous ne vouliez pas la réveiller. »

Oh cette vieille sorcière ! Elle savait que je serais réticent alors elle a mis ça en place ! Gaaaah ! Je ne peux pas la laisser mourir ! Elle me connaît bien trop bien, ce n’est pas juste. Ce genre de merde te donne envie de crier « Elle s’est jouée de moi comme d’un foutu violon ! » Mais je vais m’abstenir.

« … Où mettre ma magie ? »

« Placez votre main sur la pierre à sorts de la capsule, et glissez votre énergie magique à l’intérieur. Mmh… »

J’avais posé ma main sur la pierre cristalline et j’avais commencé à y verser de la magie.

Au bout d’un moment, la machine s’était mise à clignoter et à tourbillonner. La capsule avait commencé à s’ouvrir comme une coquille, mais elle n’était pas encore tout à fait exposée à l’air.

Un liquide étrange commença à couler à travers la capsule. Il scintillait et brillait, mais il avait fini par être évacué.

« Biorythme, correct. Aucun problème de synchro magique. Fonctions corporelles, également correctes… »

Tica manipulait un panneau de contrôle, tirait des leviers et poussait des boutons. Elle appuya sur un énorme bouton. La capsule s’était alors finalement ouverte, le haut de la capsule s’éloignant proprement.

Une petite fille nue, âgée d’une dizaine d’années, était sortie de la capsule. Ses longs cheveux dorés descendaient jusqu’à sa taille. Je n’avais pas senti le moindre signe d’excitation. Mais c’était normal, c’était littéralement un enfant. Tica, par contre…

« … Pourquoi respires-tu si fort ? »

« M-Mhh… Ohhh… Hhah… Aucune raison, mh… N-Ne vous inquiétez pas pour ça ! »

Le gynoïde à côté de moi avait le visage rouge vif. Sa respiration était déréglée, et du sang coulait de son nez.

Ne t’en fais pas!? Bien sûr, je vais m’en inquiéter! Toi aussi tu n’es pas normale!

La petite fille ouvrit ses yeux vert clair. Elle les avait ensuite frottés et commença à regarder autour d’elle. Finalement, elle me remarqua, sourit largement et sauta de la capsule égouttée.

« Ravi de te rencontrer, Mochizuki Touya, Touya étant ton prénom. J’ai utilisé ma clairvoyance pour te voir très loin dans l’avenir, donc je n’ai pas vraiment l’impression de te rencontrer pour la toute première fois… Quoi qu’il en soit, salut. »

« Tu es… vraiment le Docteur Babylone ? »

La jeune fille sourit malicieusement en parlant à nouveau.

« Dans cette jeune et nubile chair. Docteur Regina Babylon. Le plus grand magicien du royaume du Parthénon, l’érudit suprême, et ton amante destinée… »

« Non, sans façon. Mets des vêtements. »

« Bon sang ! Pas besoin d’être grossier ! »

Je savais déjà que si je réagissais exactement comme elle le voulait, je ferais son jeu et je mourrais probablement.

Le docteur s’était approché d’un mur voisin, retira une blouse blanche du mur et la porta sans la serrer autour de sa minuscule silhouette. Il n’y avait pas de boutons sur le devant, son ventre nu et… d’autres extrémités étaient donc en évidence. Elle n’avait manifestement aucune honte.

J’ai entendu parler du tablier nu, mais c’est si ridicule… J’avais soupiré et j’avais secoué la tête. Même des sous-vêtements seraient mieux que ça.

« Le port de cette blouse est inutile… »

« Ahh… N-Non, je ne suis pas d’accord ! »

Tica leva le pouce alors que le sang jaillissait de son nez. Qu’est-ce que c’est que ce bordel !? Pourquoi agit-elle comme ça !?

« Doc, qu’est-ce qui ne va pas avec Tica ? »

« Ah, Atlantica a juste un faible pour les petites filles. »

« … Ne dis pas quelque chose d’aussi horrible avec autant de désinvolture. »

Ça explique probablement pourquoi elle ne m’avait pas embrassé comme les autres l’avaient fait.

« Je les aime bien aussi. »

« Tu donnes trop d’infos, sorcière ! »

Je faisais vraiment face à la racine de tout le mal. La base de tous les gynoïdes impures de Babylone que j’avais affronté jusque-là.

« C’est problématique… Je n’avais pas de vêtements préparés pour un corps de cette taille. Ce n’est pas mon genre de manquer de prévoyance… »

J’avais envisagé de retourner au château pour en emprunter à Renne ou à Sue. Mais je ne voulais pas être méprisé en leur demandant leurs vêtements. Il n’était pas question de leur demander leurs sous-vêtements. Je devais probablement leur dire la vérité sur ce qui se passait.

« Ne me dis pas que ce manteau a aussi cinq mille ans… »

« Bien sûr qu’il a cinq mille ans. Un problème ? Je l’ai enchanté avec un sort de protection, donc il est toujours propre. »

Pas étonnant qu’il ait l’air si neuf… Mon manteau est aussi enchanté par un sort de [Protection], donc il n’a jamais besoin d’être nettoyé.

Mais le problème, c’était qu’elle était encore complètement nue sur le devant. J’avais enlevé ma ceinture et je l’avais enroulée autour d’elle, forçant la chose surdimensionnée à couvrir son corps comme un yukata de fortune.

J’avais décidé de confier la direction du laboratoire de recherche à Brunhild.

Tica activa le monolithe et mit le cap. Je voulais qu’elle essuie son stupide visage qui saigne.

« Ce corps n’est pas mal, honnêtement… Étonnamment agile. C’est regrettable que je ne grandisse plus, mais je suppose que c’est un échange équitable contre la longévité. »

« Hm ? Tu ne vas plus grandir ? »

« Ce corps est composé de tissus provenant de divers… Des donneurs volontaires. Il ne grandit que tant que je reste dans la capsule, et une fois que je suis libéré, il ne grandit plus. Sais-tu qu’Atlantica possède ce corps depuis longtemps ? »

C’était logique. Tica et les autres gynoïdes gardaient leur apparence jusqu’à leur mort, si un jour elles mouraient… Ce trait les rendait semblables aux elfes et aux nains. Elles ne pouvaient pas non plus avoir d’enfants, car leur corps ne pouvait pas assurer la fonction de reproduction.

« En fait, chaque fois que je regardais le futur, tes mouvements étaient assez erratiques. Je n’ai pas pu voir une grande partie de ta vie de façon constante. Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est l’artefact que tu portes. »

« Uhh, un artefact ? Qu’est-ce que tu veux dire ? »

« C’est un petit appareil noir. Un appareil de communication, mais aussi un affichage multimédia. Un… tu l’as appelé Smoffo ? »

« Oh, tu veux dire mon smartphone. »

J’avais sorti mon smartphone et je l’avais montré au Docteur Babylon.

« Oui, c’est celui-là ! J’ai essayé d’en faire un moi-même, mais je n’ai pas compris son fonctionnement. Ça te dérange-t-il si je l’emprunte un moment ? »

« Je suppose que c’est bon. Mais ne le casse pas. »

***

Partie 4

J’avais mis beaucoup d’enchantements dessus pour être sûr qu’il ne se casserait pas facilement. Mais ce serait mauvais si elle faisait des bêtises et changeait les réglages.

Elle avait probablement déjà compris les fonctions de base. Après tout, elle avait déjà fait un câble qui pouvait s’interfacer avec Cesca. Je m’étais demandé si elle s’intéressait aux aspects technologiques.

« Hm… Ces lettres et ces images sont très inhabituelles… H-Hm… Et ça fonctionne par le toucher ? Fascinant. De quel pays viennent ces lettres ? »

« Du Japon. »

« Japang ? Euh, du Japon ? Jamais entendu parler. Est-ce un endroit qui existe à cette époque ? Es-tu né là-bas ? »

« Ah… Bien, tu as raison… Je suppose que ça a assez duré. De toute façon, je voulais le dire à tout le monde depuis un moment. »

« Hein ? »

Le Docteur Babylon m’avait regardé avec les sourcils plissés.

◇ ◇ ◇

« Bon sang, tu veux dire que cet enfant est le Docteur Babylone en personne… ? »

Leen avait été aussi surprise que moi. Elze et Yae avaient également été perturbées en voyant la petite fille se retrouver rapidement entourée par les gynoïdes de Babylone.

« Eh bien… Je suppose que c’est normal. »

« Je suppose que ce n’est pas impossible. »

Linze, Hilde et Lu acquiescent de la tête en silence.

Le Docteur parlait avec Rosetta, Flora et Cesca. Elle avait emprunté des vêtements à Sue et ressemblait à un enfant normal.

Tica avait forcé Monica à rester sur le canapé. Elle ne voulait pas lâcher prise. Il y avait des tissus teintés de sang dans son nez, et ses joues étaient rouge vif.

« Lâchez-moi, bon sang ! Franchement, lâchez-moi ! »

« Oohohohohoho... »

J’avais maintenant compris ce que Monica avait voulu dire quand elle avait dit qu’elle ne s’en sortait pas si bien avec le gynoïde du laboratoire de recherche. La petite obsession de Tica… était vraiment une mauvaise nouvelle pour la petite Monica. Sue était tellement paniquée qu’elle s’accrochait à mon côté, priant pour sa vie.

J’avais fait rassembler tous les gynoïdes de Babylone, ainsi que mes fiancées, dans une pièce du château. Noël était assise dans le coin avec sa tête sur les genoux de Liora. Elle avait attrapé froid.

Aurais-je dû ne pas l’amener ici...

Il y en avait cependant beaucoup…

Francesca du jardin.

High Rosetta de l’atelier.

Bell Flora du laboratoire d’alchimie.

Fredmonica du hangar.

Preliora du rempart.

Pamela Noel de la tour.

Irisfam de la bibliothèque.

Lileleparshe de l’entrepôt.

Atlantica du laboratoire de recherche.

Et enfin, le Docteur Babylone elle-même…

Cela faisait un sacré rassemblement… Cependant, Fam, Noël et Liora n’étaient pas venus si souvent sur la terre.

Monica et Rosetta étaient concentrées sur leur travail, elles restaient donc la plupart du temps en haut des escaliers.

J’avais également demandé à Parshe de rester là-haut si possible. Je ne voulais pas qu’elle provoque un incident international par sa maladresse.

J’avais regardé Tica presser Monica. J’avais décidé que ce serait préférable qu’elle ne vienne pas très souvent au sol. Je ne voudrais pas que Renne soit traumatisée.

« Eh bien, Touya. Pourquoi nous as-tu réunis ? »

Yumina s’était mise entre moi et Sue et m’avait posé une question.

« Eh bien… Le Docteur m’a vraiment posé des questions à ce sujet. Mais je veux que tout le monde sache la vérité. Cela concerne des choses que je vous ai cachées jusqu’à présent. »

Tout le monde m’avait soudainement regardé. Je m’étais levé, j’avais endurci mon cœur alors que je respirais profondément.

« Regardez… La seule raison pour laquelle je n’en ai pas parlé avant, c’est que j’avais peur de ne pas être cru. Je ne savais même pas si je devais vous le dire. Mais je vais vivre avec vous toutes pour le reste de ma vie, donc vous méritez de connaître toute la vérité à mon sujet. »

J’avais utilisé mon Smartphone pour projeter une série d’images sur le mur. J’avais fait défiler plusieurs clips sur une vidéo, montrant des images de Londres, Paris, Washington, New York, Jakarta, Bangkok, New Delhi, Pékin, Moscou et enfin, Tokyo.

Tout le monde en perdait ces mots.

« Ce que je vous montre ici, c’est mon ancien monde. Ces lieux se trouvent tous sur une planète appelée Terre. Je suis né là-bas, et puis je suis venu ici. »

◇ ◇ ◇

J’avais dit à tout le monde la personne que j’étais avant de venir au monde.

Je leur avais parlé de la nation appelée Japon, de la planète appelée Terre. Ma vie d’étudiant, et le fait que je ne pouvais pas revenir à cette vie.

Il semblerait que l’invasion de la Phase les avait aidés à concevoir l’idée de l’existence de quelque chose d’un autre monde, et le fait que d’autres mondes que le leur existent.

« Est-ce que c’est vrai... J’ai toujours pensé que tu étais assez particulier, Touya… mais c’est assez inattendu. »

« Un autre monde… Je ne l’aurais même pas imaginé une seule seconde. »

Yumina et Yae avaient toutes deux fortement expiré et avaient fait part de leur choc.

« Ah, alors… Et Karen et Moroha ? »

« Vous l’avez peut-être deviné maintenant, mais ce ne sont pas mes sœurs de sang. Néanmoins, elles sont bien mes sœurs, ma famille dans ce monde. Il y en a d’autres que je considérerais de la même manière. »

J’avais répondu rapidement et honnêtement à la question de Linze. Je m’étais après tout réveillé à ma divinité. Cela signifiait probablement que je serais considéré comme « lié » à la plupart des dieux. Après tout, j’étais directement lié au Dieu Tout-Puissant.

J’avais décidé de cacher la vérité sur la situation de Dieu et les identités réelles de mes sœurs. Je ne voulais pas que les gens dépendent des Dieux au lieu de se battre avec leur propre force, et cette information était au départ secrète. J’avais décidé de le leur dire après avoir obtenu la permission plus tard. De plus, avec les informations sur mon autre monde, se décharger d’informations sur le fait d’être un Dieu au sens propre aurait été dur à avaler.

Si j’appelais le vieil homme, elles le croiraient probablement… Après tout, cela avait fonctionné avec le pape. Mais lui demander de venir pour quelque chose comme ça semblait un peu trivial pour quelqu’un de si puissant.

« Donc… les armes, et les vélos… Ce sont des inventions du monde d’où tu viens ? »

« Effectivement. Ce sont des choses assez normales dans mon monde. Ah, et bien. En fait, il n’y avait pas vraiment beaucoup d’armes dans le pays où je vivais. »

J’avais rapidement corrigé ma réponse aux questions de Lu. Je ne voulais pas qu’elle pense que tirer au fusil était une chose habituelle là où j’habitais.

« Eh bien… les origines mises à part, ça ne change rien à ta vie, n’est-ce pas ? »

« C’est exact. Cela ne change rien à notre amour pour Touya… »

« Au contraire, le fait qu’il n’ait pas pensé à le mentionner plus tôt me met un peu en colère ! »

Leen, Hilde et Elze étaient toutes arrivées à leurs propres conclusions. Leurs expressions semblaient étrangement calmes, comme si elles ne cachaient rien. Il semblerait qu’elles ne se souciaient pas tant que ça du fait que j’étais un homme d’un autre monde.

« Au final, Touya reste Touya. Mais je suis contente que tu aies pensé à nous le dire. »

« Moi aussi. »

« Merci Sue… Et toi aussi, Sakura. »

J’étais heureux qu’elles m’acceptaient autant. J’avais pensé qu’elles pourraient être effrayées, voire carrément dégoûtées. Après tout, j’étais en fait un « envahisseur » venu d’un autre monde. J’avais pensé qu’elles pourraient arriver à une conclusion qui me correspondrait, comme quelque chose de similaire à la Phase.

« C’est incroyable ! »

Le petit docteur avait soudain poussé un cri depuis son coin. Des frissons s’étaient emparés de nos épines dorsales collectives. Ne crie pas comme ça !

« Un homme d’un autre monde ! Une telle technologie, une telle culture ! Des connaissances inédites, des histoires inédites ! Il n’y a tout simplement rien de plus excitant mentalement ! Pas du tout ! Prends-moi, Touya ! Épouse-moi ! »

« PAS QUESTION ! »

Whoa... Toutes mes fiancées avaient crié leur rejet à l’unisson. Elles m’avaient toutes mitraillé de tous les côtés, tournant en rond comme pour me protéger. C’était effrayant… Mais je pouvais comprendre leur position, elles n’avaient après tout pas prévu d’autres mariées.

« OK, c’est bon. Je serai une concubine. De toute façon, mon corps n’ovule pas, il ne pourra donc pas me rendre enceinte. Ça sonne bien ? »

« OK ! »

« Attendez, quoi !? »

J’avais failli me casser le cou à la suite de la double prise que j’avais dû effectuer. C’est quoi ce bordel ? ! Ne l’approuvez pas comme maîtresse, arrêtez ça ! Vous n’êtes pas censées être d’accord avec ça !

« Nous avons décidé que nous ne voulions plus de femmes pour une série de raisons assez simples. Premièrement, nous ne voulons pas que les familles royales du monde entier essaient de mettre leurs filles en fiançailles avec toi, Touya. »

« Nous ne voulons pas non plus créer une crise de succession. C’est pourquoi nous pouvons facilement différencier les mariées des concubines, cela ne causera pas d’incident national. »

Yumina et Leen avaient expliqué la situation du mieux qu’elles avaient pu, mais je n’avais pas vraiment compris tout cela. Je n’avais pas fondamentalement compris toute cette histoire de polygamie.

C’était quand même mieux que le fait de les voir se battre entre elles. Je ne voulais pas qu’elles essaient de me réclamer de cette manière : « Recule, salope ! Il est à moi ! » ou quelque chose comme ça… Bien que le fait d’être aussi agressif ne soit peut-être pas si mal non plus. Cela étant dit, cela signifiait simplement qu’elles avaient clairement compris que l’amour n’était pas la même chose que la possession ou l’obsession.

« Très bien ! Obtention de la permission de l’épouse ! On dirait que nous allons être une grande famille heureuse, hm ? Oh, et ne vous inquiétez pas de savoir qui va succéder au trône ou quoi que ce soit. Tous vos enfants seront des filles sauf un. »

« QUOI !? »

Whoa, whoa ! Tu parles d’une importante fuite de spoiler ! Mais qu’est-ce que tu dis ?

« Ce que vous nous dites là est bien la vérité, pas vrai !? »

« Bien sûr, mon petit ange de l’Est. Ce n’est pas grave, j’ai juste entendu une conversation en regardant l’avenir une fois. Elle a été conçue sur le modèle suivant : “Les neuf reines ont toutes donné naissance, mais ce pays n’a qu’un seul prince.” Ou quelque chose comme ça. »

Huh, wow. Cela signifie donc que l’une de ces filles aura un fils… et les autres auront des filles ? J’avais un peu l’impression d’avoir été gâté par mon propre destin. C’est un peu nul… Hmph… Au moins huit filles, alors… Je suis un peu inquiet à ce sujet. Est-ce que je vais pouvoir me détendre un peu en tant que père ?

Bien sûr, il était tout à fait possible qu’un deuxième fils naisse après le point que le docteur avait vu, mais je m’étais demandé si je voulais avoir dix enfants. Il allait y en avoir beaucoup trop. Même neuf, ce serait trop…

Tokugawa Ieyasu avait eu environ seize enfants, et Cao Cao en aurait eu vingt-cinq… Eh bien, la maison Tokugawa avait de toute façon fini par avoir une quantité phénoménale de successeurs.

Mais le fait d’avoir trop d’enfants avait certainement joué un rôle dans la chute de son shogunat. Cela avait certainement fait peser une charge financière sur le pays. Si vous me le demandez, je dirais qu’il s’était un peu trop amusé.

« Hmph… Cette situation va être quelque chose d’intéressant, n’est-ce pas ? »

« Qu’est-ce que ça veut dire, Leen ? »

« N’est-ce pas évident ? Ces filles se marieront sûrement un jour. En tant que princesses de Brunhild, elles se mêleront probablement aux membres de la famille royale d’autres nations. Il est probable qu’au final, le sang de Touya sera dans toutes les familles royales du continent. »

« Oh, je vois… Notre famille va probablement s’étendre loin. Nos petits-enfants pourraient bien devenir les rois de chaque nation… C’est… quelque chose, effectivement. »

Leen et Hilde étaient en train de bavarder, mais j’avais décidé de ne pas en tenir compte. Nos enfants n’étaient même pas encore nés, ne parlez pas de leur mariage !

***

Partie 5

« Hé, allez ! Nous sommes une famille maintenant, n’est-ce pas ? Vas-y ! Raconte-moi tes secrets de l’autre monde ! Qu’est-ce que c’est que ces grands bâtiments ! Que sont ces lumières mystérieuses à trois couleurs ! C’est quoi ce truc en forme de boîte en métal ? Est-ce que ça bouge avec la magie !? »

« Hé, hé ! Commence par ralentir… Je ne peux pas répondre si tu me craches toutes tes questions en même temps. Je ne connais pas non plus les tenants et les aboutissants de ce genre de choses. Les grands immeubles sont des immeubles à appartements de plusieurs niveaux. Ces panneaux tricolores sont des feux de circulation. Cette boîte en métal est un train, et il ne fonctionne pas par magie. Mais je ne sais pas vraiment comment ils sont fabriqués. Je ne sais pas non plus comment ils fonctionnent tous. »

J’avais bégayé ma réponse alors que le médecin fou se précipitait vers moi. Elle avait probablement plus de questions que je n’avais de temps.

« Je vois… Mmm… Si seulement je pouvais trouver plus d’informations dans ce monde. »

Elle soupira légèrement en regardant les images projetées dans l’air… Ah.

« Écoute, si c’est une information que tu veux, je peux te la donner. Je peux tout obtenir sur Internet. Tu pourrais même être capable de comprendre des choses que je ne sais pas, doc. Mais, quand même… »

« Quoi !? Raconte-moi tout ! S’il y a un moyen d’obtenir l’information, alors je dois le savoir ! »

J’appréhendais un peu de lui donner ce genre d’informations. Si elle acquérait beaucoup de connaissances et essayait de fabriquer une bombe nucléaire ou quelque chose comme ça… Ce ne serait pas bon. L’union de la magie de ce monde et de la technologie de mon monde pourrait après tout créer quelque chose de remarquablement dangereux.

« Mon ancien monde a beaucoup de connaissances incroyablement dangereuses. Deux guerres mondiales s’y sont déjà déroulées, et si une troisième s’y déroulait, la planète entière s’éteindrait probablement en raison de l’armement actuel dont nous disposons. Je ne sais pas si je veux te doter de ce genre de connaissances. »

Albert Einstein avait dit quelque chose de sage à ce sujet.

Il avait déclaré : « Je ne sais pas quelles armes seront utilisées dans la troisième guerre mondiale, mais la quatrième guerre mondiale utilisera des bâtons et des pierres. »

Si une troisième guerre mondiale se produisait, le monde s’éteindrait sûrement. C’était un message avec un avertissement sur l’avenir.

« Je vois… C’est en effet une crainte justifiée. Je ne peux également pas promettre que je n’abuserais pas de cette connaissance… Alors, pourquoi ne pas plutôt me donner des connaissances culturelles pour l’instant ? Mythes, légendes, histoire, etc. »

« Hm, bonne idée. Très bien alors. Et si nous regardions quelques films ? »

« Des films ? »

Des histoires de la Terre, hein… ? Je ne devrais pas lui donner quelque chose de trop fictif. Sinon, ce ne sera qu’un spectacle fantaisiste.

Que diriez-vous d’un drame historique, alors... Quelque chose comme les trois royaumes ? Le roi Arthur, peut-être ? La Chushingura ? Ou alors, peut-être qu’un feuilleton plus moderne serait suffisant si elles veulent savoir comment fonctionne la société…

Les films et les spectacles que je leur avais fait voir jusqu’à présent n’avaient pas grand-chose qui puisse trahir la société dans laquelle ils étaient faits, mais à ce stade, je n’avais pas vraiment de raison de me retenir.

Si je veux qu’elles comprennent le Japon, alors ce film devrait être bon… Otoko wa Tsurai yo, c’est dur d’être un homme. Ce serait bien.

J’avais fait en sorte que mon smartphone projette le film en l’air, puis nous nous étions tous installés.

Après cela, je leur avais montré beaucoup de films japonais et occidentaux. Grâce à cela, elles avaient pu mieux comprendre la Terre.

« Ceci me dérange tout de même un peu… Cet appareil que tu as, Touya. Est-ce que tout le monde dans ton ancien monde en a un ? » Le Docteur Babylon pointa mon smartphone. Elle s’y était certainement attachée. Oh oui, on en voyait aussi dans quelques films.

« Celui que je porte est différent de ceux que j’avais dans mon ancien monde. Après tout, je l’ai beaucoup enchanté depuis mon arrivée ici. Il a été créé à l’origine comme un appareil de communication, capable de parler sur de longues distances, d’enregistrer des événements et d’autres fonctions utilitaires. »

« Hmm… Puis-je l’analyser un peu ? Je me demande s’il est possible de le reproduire et de distribuer les résultats à d’autres. »

Hmm… Je suppose que ce serait assez pratique si tout le monde en avait un pour communiquer. Si nous y mettions de la magie, nous n’aurions pas besoin de réseaux téléphoniques. De plus, elle a déjà fait de la communication par ondes radio dans les Frame Gears, non ? Si quelqu’un pouvait le faire, c’était bien elle.

De toute façon, seul mon smartphone serait capable de se connecter à l’internet de mon ancien monde. Je ne voyais pas le mal qu’il y avait à la laisser essayer.

« Alors, je peux l’emprunter un peu ? »

Le Docteur avait pris mon smartphone dans ses mains et avait commencé à concentrer l’énergie magique dans la main qui le tenait. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle faisait.

« [Analyse]. »

Une petite lumière était sortie de sa paume et s’était écoulée dans le téléphone. Cela devait être une sorte de magie Néant.

« Hoh... Intéressant. Je vois, je vois. Je sais comment cela fonctionne maintenant. Nous devrions être capables de faire quelque chose comme ça avec les matériaux de notre monde, mais il y a un petit problème… »

J’avais repris le smartphone et je l’avais examiné. Le Docteur s’était mis à marmonner et à se plaindre de quelque chose.

J’étais en fait curieux de connaître ce sort, alors je l’ai essayé moi-même.

« [Analyse]. »

Whoa, whoa! Que se passe-t-il ? Les schémas de conception et les informations annotées avaient commencé à circuler dans mon esprit. J’avais compris comment fabriquer un smartphone, où chaque partie allait, ce que chaque partie faisait. Ce fut une expérience incroyable, soudainement éclairante.

Je connaissais aussi tous les matériaux qui avaient servi à la construction d’un smartphone. Aluminosilicate… Qu’est-ce que c’est ? Je m’étais demandé si, dans le cas du docteur, les documents avaient été traduits en quelque chose qu’elle pouvait comprendre.

Quoi qu’il en soit, elle possédait un incroyable sort d’analyse. Si je l’utilisais sur un être humain, cela me ferait probablement l’équivalent d’un scanner IRM ambulant. Ce serait une magie extrêmement utile pour un médecin, bien que je ne sois pas tout à fait sûr qu’avoir une connaissance complète des entrailles de quelqu’un soit une bonne chose…

« Eh bien, peu importe ! Je me débrouillerai d’une manière ou d’une autre ! Je ne suis peut-être pas capable de faire exactement la même chose, mais je peux certainement faire quelque chose dans ce sens ! Viens, Rosetta ! À l’atelier ! »

« Je n’y vois pas d’inconvénient, madame ! Mais vous ne pouvez plus me donner d’ordres ! Touya est mon maître, oui, monsieur ! Il doit donc te donner la permission… »

« Hmm ? Oh, c’est vrai. Touya, puis-je emprunter Rosetta ? »

Cela ne me dérangeait certainement pas, elles étaient donc parties toutes les deux précipitamment. Rosetta semblait particulièrement désireuse de revenir.

« Elles vont probablement se terrer là-dedans pour un moment maintenant. »

« En effet, elle n’a pas du tout changé. En fait, son corps actuel sera probablement encore plus difficile à arrêter. Avec son endurance et son manque de besoin de sommeil, elle deviendra en effet une force des plus travailleuses. »

Cesca et Liora poussèrent de petits soupirs.

Hm… J’espère qu’elles n’en font pas trop. Il vaut mieux qu’elles restent en bonne santé. La production en masse de smartphones changerait certainement les règles du jeu, mais j’espère qu’elle n’y ajoutera rien de bizarre.

Lorsque j’avais fait part de ces préoccupations à Cesca, elle m’avait simplement fixé du regard et pointa mon téléphone.

« Le seul qui a ajouté des choses imprudentes et inhabituelles à ce dispositif, c’est toi, maître. »

Honnêtement, elle avait raison.

◇ ◇ ◇

« Touya… Qu’est-ce que c’est ? »

Chaque membre de l’alliance regardait fixement la chose que je leur avais donnée.

Il était un peu plus grand que le mien et il était blanc. Cela avait permis de le différencier assez facilement de l’original.

« Cela ressemble un peu à l’artefact que tu as, Touya, mais… »

« C’est exact. On appelle ça un smartphone, mais vous pouvez l’appeler un téléphone si c’est plus facile. Celui que je vous ai distribué est une version de base, quelque peu inférieure au mien. »

J’avais commencé à expliquer la situation au roi de Lihnea.

« Appuyez sur le bouton en haut à droite, et il devrait démarrer. Essayez-le. »

« Whoa!? Il s’est passé quelque chose !? »

« De petites images… ? Hm… ? Cette exposition est curieuse… »

J’avais été soulagé de voir qu’ils fonctionnaient tous bien. L’interface avait également été traduite dans la langue écrite couramment utilisée dans ce monde.

« Si vous regardez en haut, vous pourrez voir l’heure, et la batterie — euh, le pouvoir magique. Si elle descend à 0 %, elle s’éteindra et sera rendue inutile. Mais même s’il s’éteint, il suffit d’y verser un peu de magie pour le recharger. »

J’avais fait défiler ma liste de contacts et j’avais choisi « Empereur de Regulus ». J’avais ensuite choisi de passer un appel.

« Eh !? »

La sonnerie s’était soudainement mise à jouer, l’empereur avait été si surpris qu’il avait fini par lâcher son téléphone.

Tout le monde regardait, certaines personnes s’étaient levées, en état de choc.

« Ne vous inquiétez pas. Il s’agit d’un appel téléphonique. C’est un moyen de contact. Empereur, pouvez-vous me dire ce qui est écrit sur l’écran ? »

« O-Oui, je le peux. Il est écrit “Grand Duc de Brunhild”. »

« Donc, le nom affiché est celui de la personne qui tente de vous parler. Essayez de toucher le bouton vert sous le nom, et mettez le téléphone à votre oreille. »

L’empereur toucha très prudemment l’écran avec son doigt, la communication pouvait commencer.

« Hé, hé. M’entends-tu ? »

« Ooh! J’entends ta voix dans mon oreille, Grand-Duc ! C’est donc ainsi qu’on l’utilise pour communiquer. »

Tout le monde connaissait le réseau de communication des Frames Gears, ils avaient donc vite compris comment il fonctionnait.

« Touchez le bouton “Contacts” de vos téléphones, il devrait afficher une liste de noms. Si vous touchez un nom, il contactera cette personne. Essayons de contacter les personnes assises en face de nous, comme un test. »

Cela commençait à ressembler à une séance de technologie pour les personnes âgées.

J’avais ensuite lentement appris aux dirigeants de chaque nation comment utiliser leurs téléphones.

Mais il n’y avait pas beaucoup d’applications installées sur leurs appareils. À l’extérieur, cela ressemblait à un smartphone, mais à l’intérieur, c’était une conception dérivée de Babylone.

J’avais installé le téléphone, l’appareil photo, la carte et la boussole, la calculatrice, les notes personnelles, l’horloge, les SMS, la lampe de poche, le calendrier et certains jeux basiques sur chacun d’eux. Cela me semblait suffisant.

Les cartes ne leur donnaient pas vraiment le même avantage que ma [Recherche], leurs téléphones étaient donc inférieurs aux miens. Ils pourraient néanmoins l’utiliser pour trouver leur emplacement actuel et les points de repère à proximité.

Ils ressemblaient à des enfants avec des jouets tout neufs, chaque roi s’amusait avec son téléphone. Ils s’envoyaient des textos et s’appelaient joyeusement, mais j’avais fini par devoir les faire s’asseoir.

***

Partie 6

« Je vous ai dit tout ce que vous aviez besoin de savoir, et ces téléphones sont à vous maintenant. Mais si vous le perdez ou s’il est volé, faites-le moi savoir. Je devrais pouvoir le rappeler pour vous. »

« Mon Dieu, c’est plutôt impressionnant… Les communications internationales ne deviendront-elles pas insignifiantes avec cela ? »

Le doge Audrey avait regardé son téléphone avec une expression de satisfaction sur son visage pendant qu’elle parlait.

« Touya. Je suis curieux… Cette application ici, celle qui s’appelle Jeux. Qu’est-ce que c’est, exactement ? »

« Ah, oui. Considères cela comme une petite expérimentation. Il y a quelques jeux et activités installés dans cette application. Vous pouvez vous connecter aux autres pour jouer au Shogi avec eux dans des sessions à deux joueurs. En connectant quatre personnes, tu pourras aussi jouer au mah-jong avec eux sur de longues distances. »

« OOOH !! »

Les quatre vieillards de Belfast, Mismede, Regulus et Refreese avaient tous applaudi avec enthousiasme. C’était tout naturel, compte tenu de leurs penchants.

« Cependant, j’ai fixé une limite de deux heures par jour pour cette application. »

« NOOON !! »

Ne me faites pas cette tête ! C’est important. Vous allez continuer à jouer pour toujours. Si vous vous contentez de jouer toute la journée au lieu de faire votre travail, il y aura sûrement une crise politique ! Il faudrait que je m’excuse auprès de vos nations.

Je pensais que le fait de leur permettre de s’envoyer des SMS et de s’appeler les uns les autres renforcerait les liens entre les nations, j’avais donc de grands espoirs dans cette nouvelle fonctionnalité de communication.

« Si vous prenez des photos en utilisant l’application appareil photo, je pourrai les imprimer pour vous, alors faites-moi savoir si cela devient nécessaire. »

Je leur avais montré à tous une photo de Karen que j’avais imprimée plus tôt à titre d’exemple. Le roi de Belfast s’était immédiatement levé de son siège.

« … je dois rentrer chez moi. Il faut que je prenne une photo de mon petit Yamato tout de suite ! »

Comme d’habitude, il se comportait comme en père dévoué

Les choses s’achevant, j’avais décidé de mettre fin à la réunion pour la journée. Sa Sainteté le Pape avait décidé de venir me voir après la réunion.

« Ah, uhm… y a-t-il des photos de Dame Moroha ? S’il y en a, j’aimerais en avoir deux copies imprimées. »

Hm… Je me demande si c’est bien… Je suppose que tu es une dame assez pieuse.

Après la fin de la réunion, j’avais reçu un appel téléphonique. Mais ce n’était pas de la part d’un des leaders mondiaux. Les seuls mots sur mon écran étaient « Docteur ». Le service n’avait jamais été un problème, car elle avait conçu les téléphones pour se connecter en se basant sur la magie de l’atmosphère plutôt que sur les signaux électromagnétiques. Apparemment, une telle chose était une technologie triviale pendant la période durant laquelle le Docteur Babylone était né.

« Sup. »

« Yo, Touya ? Que signifie “Sup” ? Un dîner, autre chose ? »

« Oh, ce n’est qu’une salutation de base de mon ancien monde. C’est comme une contraction de “Comment ça va ?” On s’attend donc généralement à ce que l’autre personne dise quelque chose ensuite. »

C’est du moins ce que j’en savais. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi de manière trop approfondie.

« Ooh, je vois. Au fait, comment les dirigeants du monde ont-ils réagi face à leur téléphone ? »

« Très bien. Tout le monde les a repris avec joie. »

« C’est une merveilleuse nouvelle. Mais je suis déçu que vous leur ayez donné une édition aussi neutre de mon œuvre maîtresse. »

« La première version que vous m’avez montrée était bien trop complexe ! Qui a de toute façon besoin d’une fonction d’autodestruction dans son téléphone ? »

Elle avait ajouté beaucoup trop de choses stupides à la construction originale, comme un générateur de fréquence supersonique qui pouvait briser du verre, et un appareil photo qui pouvait voir à travers les murs ou les vêtements. Toutes sortes de trucs bizarres comme ça.

Cependant, je n’avais pas été trop surpris, le Docteur Babylone était un peu bizarre. Le dicton « LA frontière entre le génie et la folie est fine » m’avait un peu frappé.

« Ah bon, pas de soucis. Oh, c’est vrai. Le nouveau Frame Gear dont Rosetta et Monica sont si occupées… Et si vous les laissiez se concentrer sur ce point, et si vous me laissiez me concentrer sur la fabrication des Frames Gears pour Leeny et Linzey ? »

« Oh, bien sûr… Je pensais qu’ils seraient tous les deux plus sensibles à la magie, mais la Phrase résiste à la magie. Je pensais donc à quelque chose qui tirerait profit du système Fragarach, ou des défenses magiques. »

« C’est une bonne idée. Pensais-tu utiliser les orbes satellites ? Pensais-tu à des armes basées sur des trucs de la Terre ? »

« Je suppose. »

Enfin, plutôt basé sur un anime de la Terre. Je n’avais rien dit à ce sujet parce que je ne voulais pas que cet ignoble médecin soit au courant de ce genre de choses. Je ne voulais pas qu’elle essaie de faire une sorte de cuirassé spatial extravagant.

Après avoir coupé l’appel du docteur, j’avais reçu un autre appel de Sakura. Je m’étais demandé ce qu’elle voulait.

« Sup. »

« Ah, uhm... Sup. Grand-Duc, est-ce qu’on peut parler ? »

« C’est bon. Quelque chose te dérange ? »

« Ah, bien. Ma mère veut parler de l’école. »

« Fiana ? Très bien. »

Fiana devait travailler dans la prochaine école de Brunhild, qui était terminée à environ 80 %. Nous avions décidé de la mettre à l’essai pour commencer, et d’ajouter d’autres bâtiments au fur et à mesure que les étudiants se présentaient.

« Où est Fiana en ce moment ? »

« Elle est avec moi sur le site de l’école. »

« J’arrive dans une seconde. »

J’avais coupé l’appel et j’avais ouvert une [Porte] vers la cour d’école. Une fois sur place, j’avais vu Fiana et Sakura, ainsi que le vieux Naito et M. Mittens.

« Ah, Touya. Désolé de t’avoir appelé ici si soudainement. »

« Pas de problème. Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Fiana inclina doucement la tête. Je m’étais demandé ce qui s’était passé.

« Uhm, bien. Au moment où nous avions commencé à discuter, j’en avais parlé à beaucoup de familles, mais la nouvelle s’était répandue plus vite que je ne l’avais prévu… Il y a beaucoup de gens qui veulent donner une éducation à leurs enfants. Plus que ce que je peux réellement gérer à ce stade… »

« Hein ? Combien ? »

Je m’étais tourné vers Naito et lui avais demandé des chiffres précis.

« Près de quatre-vingts étudiants potentiels au total. »

« Quoi ? Je ne savais même pas qu’il y avait autant d’enfants à Brunhild. »

« Nous avons eu plus d’immigrants ces derniers temps. Aventuriers à la retraite, agriculteurs, marchands, constructeurs… Ils ont aussi amené leurs enfants avec eux. »

C’était logique. Après tout, tout le monde n’étaient pas célibataire. Des familles entières avaient emménagé.

Au départ, je n’avais prévu qu’une vingtaine d’étudiants. Le nombre prévu était maintenant quatre fois plus élevé.

« Très bien. Faut-il donc faire venir un ou deux enseignants de plus ? »

« Ce serait merveilleux. J’apprécierais vraiment ce soutien. »

Fiana laissa échapper un petit soupir de soulagement. Cela fera plus de travail pour moi… Je suppose que je vais devoir mener quelques entretiens.

Je devais parler à Kousaka du nouveau personnel que j’allais appeler. J’avais également dû demander à Naito d’agrandir les bâtiments pour accueillir les nouveaux élèves.

J’avais porté mon attention sur un autre sujet.

« Que faites-vous, M. Mittens ? »

« C’est D’Artagnan ! N’oubliez pas cela ! Naturellement, je garde le miaouman de ma vénérable dame ! »

« Heh... »

M. Mittens s’exhibait fièrement la poitrine. J’avais pensé un instant que Sakura l’avait peut-être affecté à ce travail car il était pénible, mais je n’avais pas envie de trop le blesser. Il était de toute façon probablement heureux de faire un bon travail.

« D’Artagnan est vraiment utile, c’est un adorable chaton. »

« Ah, vénérable miaouman… Vous m’appelez par mon nom… Même milady m’appelait par ce nom maudit… »

« C’est plus facile à dire, c’est tout. »

Sakura répondit par un haussement d’épaules nonchalant. Il semblerait que M. Mittens avait pris goût à Fiana.

Le problème avait été réglé, alors j’avais décidé de passer à la Lune d’Argent pour le déjeuner. J’avais décidé d’y aller avec Sakura et Fiana.

Au moment où j’allais les inviter, mon téléphone s’était remis à vibrer. Hein ? Qui est-ce ? J’avais vérifié l’écran, et c’était Kousaka.

« Seigneur. Veuillez retourner au château en utilisant une de vos [Porte]. Il existe divers documents qui nécessitent votre approbation. »

« Ugh... »

Je n’aurais jamais dû donner ces téléphones…

J’avais ressenti beaucoup de pression tout d’un coup. Ou alors, c’était plutôt comme si la réalité de ma situation était maintenant plus proche.

Je soupirai tout en passant à travers une porte, me plaignant intérieurement des problèmes de facilité de contact.

***

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