Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Chapitre 2 – Partie 6

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Chapitre 2 : L’unification de Babylone

Partie 6

« Je vous ai dit tout ce que vous aviez besoin de savoir, et ces téléphones sont à vous maintenant. Mais si vous le perdez ou s’il est volé, faites-le moi savoir. Je devrais pouvoir le rappeler pour vous. »

« Mon Dieu, c’est plutôt impressionnant… Les communications internationales ne deviendront-elles pas insignifiantes avec cela ? »

Le doge Audrey avait regardé son téléphone avec une expression de satisfaction sur son visage pendant qu’elle parlait.

« Touya. Je suis curieux… Cette application ici, celle qui s’appelle Jeux. Qu’est-ce que c’est, exactement ? »

« Ah, oui. Considères cela comme une petite expérimentation. Il y a quelques jeux et activités installés dans cette application. Vous pouvez vous connecter aux autres pour jouer au Shogi avec eux dans des sessions à deux joueurs. En connectant quatre personnes, tu pourras aussi jouer au mah-jong avec eux sur de longues distances. »

« OOOH !! »

Les quatre vieillards de Belfast, Mismede, Regulus et Refreese avaient tous applaudi avec enthousiasme. C’était tout naturel, compte tenu de leurs penchants.

« Cependant, j’ai fixé une limite de deux heures par jour pour cette application. »

« NOOON !! »

Ne me faites pas cette tête ! C’est important. Vous allez continuer à jouer pour toujours. Si vous vous contentez de jouer toute la journée au lieu de faire votre travail, il y aura sûrement une crise politique ! Il faudrait que je m’excuse auprès de vos nations.

Je pensais que le fait de leur permettre de s’envoyer des SMS et de s’appeler les uns les autres renforcerait les liens entre les nations, j’avais donc de grands espoirs dans cette nouvelle fonctionnalité de communication.

« Si vous prenez des photos en utilisant l’application appareil photo, je pourrai les imprimer pour vous, alors faites-moi savoir si cela devient nécessaire. »

Je leur avais montré à tous une photo de Karen que j’avais imprimée plus tôt à titre d’exemple. Le roi de Belfast s’était immédiatement levé de son siège.

« … je dois rentrer chez moi. Il faut que je prenne une photo de mon petit Yamato tout de suite ! »

Comme d’habitude, il se comportait comme en père dévoué

Les choses s’achevant, j’avais décidé de mettre fin à la réunion pour la journée. Sa Sainteté le Pape avait décidé de venir me voir après la réunion.

« Ah, uhm… y a-t-il des photos de Dame Moroha ? S’il y en a, j’aimerais en avoir deux copies imprimées. »

Hm… Je me demande si c’est bien… Je suppose que tu es une dame assez pieuse.

Après la fin de la réunion, j’avais reçu un appel téléphonique. Mais ce n’était pas de la part d’un des leaders mondiaux. Les seuls mots sur mon écran étaient « Docteur ». Le service n’avait jamais été un problème, car elle avait conçu les téléphones pour se connecter en se basant sur la magie de l’atmosphère plutôt que sur les signaux électromagnétiques. Apparemment, une telle chose était une technologie triviale pendant la période durant laquelle le Docteur Babylone était né.

« Sup. »

« Yo, Touya ? Que signifie “Sup” ? Un dîner, autre chose ? »

« Oh, ce n’est qu’une salutation de base de mon ancien monde. C’est comme une contraction de “Comment ça va ?” On s’attend donc généralement à ce que l’autre personne dise quelque chose ensuite. »

C’est du moins ce que j’en savais. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi de manière trop approfondie.

« Ooh, je vois. Au fait, comment les dirigeants du monde ont-ils réagi face à leur téléphone ? »

« Très bien. Tout le monde les a repris avec joie. »

« C’est une merveilleuse nouvelle. Mais je suis déçu que vous leur ayez donné une édition aussi neutre de mon œuvre maîtresse. »

« La première version que vous m’avez montrée était bien trop complexe ! Qui a de toute façon besoin d’une fonction d’autodestruction dans son téléphone ? »

Elle avait ajouté beaucoup trop de choses stupides à la construction originale, comme un générateur de fréquence supersonique qui pouvait briser du verre, et un appareil photo qui pouvait voir à travers les murs ou les vêtements. Toutes sortes de trucs bizarres comme ça.

Cependant, je n’avais pas été trop surpris, le Docteur Babylone était un peu bizarre. Le dicton « LA frontière entre le génie et la folie est fine » m’avait un peu frappé.

« Ah bon, pas de soucis. Oh, c’est vrai. Le nouveau Frame Gear dont Rosetta et Monica sont si occupées… Et si vous les laissiez se concentrer sur ce point, et si vous me laissiez me concentrer sur la fabrication des Frames Gears pour Leeny et Linzey ? »

« Oh, bien sûr… Je pensais qu’ils seraient tous les deux plus sensibles à la magie, mais la Phrase résiste à la magie. Je pensais donc à quelque chose qui tirerait profit du système Fragarach, ou des défenses magiques. »

« C’est une bonne idée. Pensais-tu utiliser les orbes satellites ? Pensais-tu à des armes basées sur des trucs de la Terre ? »

« Je suppose. »

Enfin, plutôt basé sur un anime de la Terre. Je n’avais rien dit à ce sujet parce que je ne voulais pas que cet ignoble médecin soit au courant de ce genre de choses. Je ne voulais pas qu’elle essaie de faire une sorte de cuirassé spatial extravagant.

Après avoir coupé l’appel du docteur, j’avais reçu un autre appel de Sakura. Je m’étais demandé ce qu’elle voulait.

« Sup. »

« Ah, uhm... Sup. Grand-Duc, est-ce qu’on peut parler ? »

« C’est bon. Quelque chose te dérange ? »

« Ah, bien. Ma mère veut parler de l’école. »

« Fiana ? Très bien. »

Fiana devait travailler dans la prochaine école de Brunhild, qui était terminée à environ 80 %. Nous avions décidé de la mettre à l’essai pour commencer, et d’ajouter d’autres bâtiments au fur et à mesure que les étudiants se présentaient.

« Où est Fiana en ce moment ? »

« Elle est avec moi sur le site de l’école. »

« J’arrive dans une seconde. »

J’avais coupé l’appel et j’avais ouvert une [Porte] vers la cour d’école. Une fois sur place, j’avais vu Fiana et Sakura, ainsi que le vieux Naito et M. Mittens.

« Ah, Touya. Désolé de t’avoir appelé ici si soudainement. »

« Pas de problème. Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Fiana inclina doucement la tête. Je m’étais demandé ce qui s’était passé.

« Uhm, bien. Au moment où nous avions commencé à discuter, j’en avais parlé à beaucoup de familles, mais la nouvelle s’était répandue plus vite que je ne l’avais prévu… Il y a beaucoup de gens qui veulent donner une éducation à leurs enfants. Plus que ce que je peux réellement gérer à ce stade… »

« Hein ? Combien ? »

Je m’étais tourné vers Naito et lui avais demandé des chiffres précis.

« Près de quatre-vingts étudiants potentiels au total. »

« Quoi ? Je ne savais même pas qu’il y avait autant d’enfants à Brunhild. »

« Nous avons eu plus d’immigrants ces derniers temps. Aventuriers à la retraite, agriculteurs, marchands, constructeurs… Ils ont aussi amené leurs enfants avec eux. »

C’était logique. Après tout, tout le monde n’étaient pas célibataire. Des familles entières avaient emménagé.

Au départ, je n’avais prévu qu’une vingtaine d’étudiants. Le nombre prévu était maintenant quatre fois plus élevé.

« Très bien. Faut-il donc faire venir un ou deux enseignants de plus ? »

« Ce serait merveilleux. J’apprécierais vraiment ce soutien. »

Fiana laissa échapper un petit soupir de soulagement. Cela fera plus de travail pour moi… Je suppose que je vais devoir mener quelques entretiens.

Je devais parler à Kousaka du nouveau personnel que j’allais appeler. J’avais également dû demander à Naito d’agrandir les bâtiments pour accueillir les nouveaux élèves.

J’avais porté mon attention sur un autre sujet.

« Que faites-vous, M. Mittens ? »

« C’est D’Artagnan ! N’oubliez pas cela ! Naturellement, je garde le miaouman de ma vénérable dame ! »

« Heh... »

M. Mittens s’exhibait fièrement la poitrine. J’avais pensé un instant que Sakura l’avait peut-être affecté à ce travail car il était pénible, mais je n’avais pas envie de trop le blesser. Il était de toute façon probablement heureux de faire un bon travail.

« D’Artagnan est vraiment utile, c’est un adorable chaton. »

« Ah, vénérable miaouman… Vous m’appelez par mon nom… Même milady m’appelait par ce nom maudit… »

« C’est plus facile à dire, c’est tout. »

Sakura répondit par un haussement d’épaules nonchalant. Il semblerait que M. Mittens avait pris goût à Fiana.

Le problème avait été réglé, alors j’avais décidé de passer à la Lune d’Argent pour le déjeuner. J’avais décidé d’y aller avec Sakura et Fiana.

Au moment où j’allais les inviter, mon téléphone s’était remis à vibrer. Hein ? Qui est-ce ? J’avais vérifié l’écran, et c’était Kousaka.

« Seigneur. Veuillez retourner au château en utilisant une de vos [Porte]. Il existe divers documents qui nécessitent votre approbation. »

« Ugh... »

Je n’aurais jamais dû donner ces téléphones…

J’avais ressenti beaucoup de pression tout d’un coup. Ou alors, c’était plutôt comme si la réalité de ma situation était maintenant plus proche.

Je soupirai tout en passant à travers une porte, me plaignant intérieurement des problèmes de facilité de contact.

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