Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 10 – Chapitre 2 – Partie 2

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Chapitre 2 : L’unification de Babylone

Partie 2

Leen donna un coup de coude à Sakura, qui s’était alors tournée vers moi.

« Un nom… Grand Duc… Avez-vous une idée ? »

Le chevalier-chat, lui, se mit à remuer le doigt en signe de désapprobation. Il me fit « Tsk, tsk, tsk... » à moi. C’était un peu ennuyeux, en fait.

« Laissez-moi vous dire une chose parfaitement claire. Pardonnez mon impolitesse, mais je ne peux pas être nommé par n’importe quel vieil homme. Malgré mon apparence, vous ne devez pas oublier que je suis un chat d’honneur, un chat intègre, un chat de… »

« … [Porte]. »

J’avais ouvert un portail à côté du chevalier-chat, et j’avais fait surgir Kohaku de là.

Il s’était immédiatement figé sur place, visiblement terrifié. Ses dents se mirent à s’entrechoquer et son corps se mit à trembler. Tous les poils de son corps se hérissèrent.

« T-t-t-tu te fous de moi… Pourquoi le monarque blanc est-il là !? »

« Mon seigneur. Qui est ce petit chat ? »

« C’est un petit compagnon que Sakura a convoqué. Je pensais lui donner un nom, mais il ne veut pas que je lui en donne un. »

Kohaku jeta un regard furieux sur le chevalier-chat, le faisant se prosterner et s’incliner à plusieurs reprises.

« T’opposes-tu à ce que mon maître te donne un nom ? »

« Attendez ! Mettons cette situation sur la bonne voix ! Je vais écouter, désolé ! »

Eh bien, il s’est rapidement ravisé. Comment dois-je t’appeler… ?

« … M. Mittens. »

Le chat avait l’air absolument mortifié dès que ce nom était sorti de mes lèvres. Il avait toute une gamme d’expressions, étant donné que c’était un chat.

« On pourrait t’appeler comme ça, ou… D’Artagnan. Lequel préfères-tu ? »

« Je vais prendre D’Artagnan ! »

Le chevalier-chat était sorti du cercle magique après que Sakura l’avait nommé tout en soupirant. Il gardait ses distances avec Kohaku et moi, ce qui était assez compréhensible.

« Alors, Sakura. Combien de temps pourras-tu conserver M. Mittens ici ? »

« Hm… Eh bien… je pense… Pour l’instant, il ne tiendra pas plus d’une heure, c’est donc pas mal. »

« Vos oreilles sont pleines de boules de poils !? Je suis d’Artagnan ! Pas M. Mittens ! »

Je sais que ça t’énerve, sale chaton ! D’Artagnan est un beau nom, mais pour moi, tu es M. Mittens.

J’avais sorti une bague de ma poche et je l’avais passée à Sakura. Elle l’avait prise sans hésitation.

« Il y a du pouvoir magique stocké dans cet anneau. Tu peux l’utiliser pour que M. Mittens reste ici. Cela devrait suffire pour une durée d’environ six mois. Préviens-moi quand il sera épuisé, d’accord ? Je peux le recharger immédiatement. »

« D’accord. Merci beaucoup. »

« C’est D’Artagnan ! »

Heheheh… Il est assez drôle, alors je suppose qu’on peut le garder. Il pourrait probablement être comme Spica et travailler comme garde du corps. Je vais le confier à Moroha. Peu importe qu’il soit humain ou pas, nous le ferons passer au rang de super chevalier-chats.

Alors que le chat s’agitait et pleurnichait, Paula lui donna une gentille tape amicale sur l’épaule.

Juste au moment où je m’amusais en m’imaginant ces deux-là travaillant ensemble, Kougyoku était apparu et s’était perché sur mon bras.

« Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ! Même le Monarque de la Flamme est là aussi ? ! Quel chat-astrophe… ! »

Kougyoku regarda M. Mittens pendant un moment, puis elle me regarda de nouveau. Elle s’était mise à parler, l’ignorant complètement.

« Mon seigneur. Nous croyons avoir trouvé la ruine finale. »

« Vraiment !? »

Bon sang, si c’était vraiment une ruine de Babylone, alors ce serait ça… Le laboratoire de recherche sera enfin à moi.

Après avoir découvert l’entrepôt, je n’étais plus aussi motivé pour explorer et trouver les ruines de Babylone. Pour autant que je le comprenne, le laboratoire de recherche était l’endroit où Cesca et les autres gynoïdes étaient nés. Il était censé avoir un tas d’installations expérimentales.

Au final, je n’ai jamais trouvé un seul gynoïde qui n’est pas d’une certaine manière problématique… Enfin, peu importe. Il est temps de terminer la construction de mon château dans le ciel.

◇ ◇ ◇

Il y avait deux îles directement à l’ouest de la mer des arbres, juste au large de la côte sud-ouest du continent.

La plus grande des deux îles s’appelait Egrand.

La plus petite des deux s’appelait Mallet. Ensemble, elles constituaient le territoire d’un seul royaume, l’Aigrette.

Aigrette n’avait rien qui la mettait en valeur. C’était une belle nation entourée d’eau, mais elle était en grande partie intacte et belle.

Le pays n’avait pas beaucoup de culture, et en tant que société, elle était à la traîne de la plupart des autres nations. Ils avaient cependant une chose que les autres nations n’avaient pas.

Un serpent de mer.

Ce grand dragon aquatique vivait sur les rivages d’Aigrette, et était vénéré comme le gardien des îles. Il y a une centaine d’années, Sandora avait tenté d’envahir Aigrette. Les légendes disent que ce serpent de mer avait coulé les navires envahisseurs.

Une autre légende dit que si les gens voyaient le serpent de mer, ils étaient assurés de prendre une abondante quantité de poissons.

« Avez-vous entendu parler de ce Serpent de Mer, Luli ? »

« Effectivement. Après tout, c’est l’un de mes enfants. Il est du genre à aimer la compagnie des humains, il protège donc probablement les gens de cette île à dessein. »

J’avais entendu parler du dragon, j’étais donc allé à Aigrette avec Luli. Elle s’était transformée en un énorme dragon azur, je l’avais donc paisiblement chevauchée sur son dos pendant tout le trajet. C’était agréable et confortable. Mais j’avais quand même déployé un bouclier. Le vent était pénible.

« Oh, je la vois. »

Il y avait une petite masse terrestre visible au loin. Ça devait être le Royaume d’Aigrette.

« Mon seigneur. Le serpent de mer est ici. »

« Hein ? »

J’avais baissé les yeux en réponse, et j’avais vu le visage d’un grand dragon sortant de la mer. Il nageait comme un pro, faisant s’écraser les vagues sur son passage.

Il était énorme. Il était même plus grand que Luli. La mer était probablement l’environnement idéal pour lui, puisqu’elle aurait pu supporter la plus grande partie de son poids. C’était sans doute pour cela qu’il y avait tant de grands monstres dans la mer.

« Ça fait longtemps, Serpent de mer. »

« C’est merveilleux de vous revoir, monarque d’azur. C’est aussi un plaisir de vous rencontrer, Mochizuki Touya. Bienvenue à Aigrette. »

« Vous me connaissez ? »

« Oui, je vous connais. L’incident sur l’île des Dragons est connu de tous. »

Ah, c’est logique… D’après ce que j’avais compris, ce que j’avais fait était devenu en ce moment une histoire de fantôme. Nous avions après tout fini par massacrer la moitié des dragons de l’île. La seule raison pour laquelle il n’y avait pas de rancune, c’était parce que j’avais Luli de mon côté.

Les dragons évitaient généralement de combattre les humains. Ils ne voulaient pas courir le risque que des humains se regroupent sérieusement pour une offensive. Les jeunes dragons et leur comportement imprudent avaient fini par causer un mal de tête à beaucoup de gens. Mais en fin de compte, le problème était qu’on ne leur avait pas appris à se comporter correctement.

« Vous saviez donc que nous allions venir ? »

« J’en ai entendu parler par la famille du monarque des flammes. Les ruines que vous cherchez sont dans les profondeurs d’une grotte où j’ai dormi. »

« Aha, c’est vrai ? Alors vous allez nous montrer le chemin ? »

« Ce sera avec plaisir. »

Le serpent de mer commença à se balancer d’un côté à l’autre. Nous l’avions suivi.

Il s’était dirigé vers les îles d’Aigrette, et était entré dans une caverne relativement étroite près de la baie de Mallet. Nous l’avions suivi par la suite et avions fini par arriver dans un grand espace dégagé.

En gros, c’était comme une base secrète. J’avais sauté du dos de Luli et j’avais grimpé sur quelques rochers glissants.

« Les ruines que vous cherchez sont au bout de la grotte, vers l’arrière. »

J’avais suivi les mouvements du serpent tout en hochant un peu la tête. Ça semblait assez profond.

Ils auraient de la difficulté pour me suivre, alors j’avais laissé Luli et le serpent de mer se parler, insistant pour y aller seul.

Les rochers étaient un peu trop mouillés et glissants à mon goût. C’était probablement dû à la hauteur de la marée qui montait selon l’heure de la journée.

J’avais continué à avancer jusqu’à ce que je trouve l’objet. Une véritable sphère. Au premier coup d’œil, elle ressemblait à un globe noir pur. D’un diamètre d’environ cinq mètres. Mais en l’examinant de plus près, j’avais vu les pierres magiques incrustées dans son côté.

« Versons un peu de magie dedans. »

J’avais versé de la magie de feu dans la pierre rouge. Une lueur rouge commença à briller et s’était répandue sur la surface du globe, illuminant d’étranges motifs géométriques.

La lumière avait progressivement fait le tour de la sphère jusqu’à ce qu’elle fasse une rotation complète et revienne dans la pierre d’enchantement.

Les pierres bleue, verte, jaune, violette et brune avaient toutes réagi de la même manière. Le blanc de la pierre Néant avait rejoint les autres à la fin, et provoqua le déplacement des motifs. Une petite entrée s’était ouverte.

J’étais entré et j’avais immédiatement vu un étrange motif dessiné sur le sol. Il était brillant.

« Qu’est ce que cela peut... Quoi… ? »

Le motif était une série de carreaux carrés. Chacune était séparée des autres et pouvait être déplacée librement.

Un puzzle coulissant. Il était clair qu’il devait s’aligner dans un certain ordre.

[01] [02] [03] [04]

[05] [06] [07] [08]

[09] [10] [11] [12]

[13] [14] [15] [16]

C’était un peu comme ça, mais l’espace où se trouvait le seizième était vide, j’avais dû faire glisser tous les morceaux du cercle de téléportation ensemble pour qu’il soit bien formé.

Il était probable que le puzzle serait complet lorsque le sigle de téléportation aurait retrouvé sa forme initiale. Ensuite, il s’activerait probablement.

Le problème était le nombre de panneaux. J’avais compté, et c’était un espace de dix par dix. Il y avait une centaine de pièces au total. Sauf qu’il n’y en avait en fait que quatre-vingt-dix-neuf parce qu’il manquait une des pièces pour permettre le glissement. Mais il aurait mieux valu qu’ils soient numérotés, car faire un tableau sans référence était très pénible.

« Ça craint… »

J’avais soupiré doucement tout en commençant à faire glisser les pièces sur le sol.

Mais mon grand-père m’avait donné un truc pour ce genre de puzzle coulissant.

[01] [02] [03] [04]

[05] [06] [07] [08]

[09] [10] [11] [12]

[13] [14] [15]

S’ils étaient alignés comme ça, il suffisait de les avoir comme ça…

[01] [02] [03] [04]

[05]

[09]

[13]

Puis ceux de l’extérieur… pourraient être alignés avec leurs parties intérieures comme ceci.

[06] [07] [08]

[10]

[14]

Puis, après cela, il fallait tout simplement le finir ainsi…

[11] [12]

[15]

Juste comme ça ! Quelle que soit la taille du puzzle, il pouvait être assemblé simplement comme ça.

Le problème étant que ce n’était pas des chiffres, mais une image. Je ne pouvais pas les déplacer en toute confiance sans savoir quelle partie allait s’intégrer dans l’ensemble.

J’aimerais avoir une image de référence…

J’avais passé beaucoup de temps à le manipuler. Il se faisait tard, alors j’avais dit par télépathie à Luli de rentrer chez elle.

Quatre-vingt-dix-neuf pièces, c’était juste vraiment fatigant. Ce n’était même pas une image, c’était un grand et vieux motif de fond. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait jusqu’à ce que deux pièces s’alignent parfaitement.

Quoi qu’il en soit, j’avais continué la tâche fastidieuse. Finalement, j’avais réussi… Pour être finalement englouti par la lumière.

J’avais été aspiré par le mouvement tourbillonnant habituel de la lumière, et j’avais retrouvé la vue familière de Babylone en reprenant mes esprits.

Il y avait un bâtiment d’un blanc pur, niché entre quelques arbres. Ce devait être le laboratoire de recherche.

Alors que je me dirigeais vers le bâtiment, quelqu’un était sorti et s’était dirigé droit sur moi. C’était le gynoïde terminal du laboratoire de recherche.

Elle avait des cheveux bruns en triple tresse, et marchait sacrément vite. Elle avait l’air d’avoir deux ans ou plus de moins que moi.

« Mmh… Bienvenue au laboratoire de recherche. Je suis le gynoïde terminal et le responsable central ici. Je m’appelle Atlantica, mais vous pouvez m’appeler Tica. Aah... »

La fille était étrange. Étrangement polie. Ses mouvements étaient rapides et formels, comme une secrétaire d’affaires. Ses manières étaient aussi très agréables. Elle parlait aussi assez poliment. Monica m’avait mis en garde contre elle, mais je m’étais dit que ce n’était qu’un cas de personnalités opposées.

« Tica, c’est ça ? Ravie de vous rencontrer. Je suis… »

« Mochizuki Touya, mmh… Le docteur Babylon m’en a beaucoup parlé. »

« Elle vous a parlé de moi ? »

« Aah... Oui, j’en ai entendu parler. Elle vous a vu visiter le jardin et le laboratoire de recherche grâce à son artefact de clairvoyance. »

***

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