Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 6

Bannière de Dans un autre monde avec un Smartphone ***

Chapitre 4 : La famille royale

Partie 6

Je semblais me souvenir qu’il parlait de la manière la plus rapide d’apprendre à mieux connaître quelqu’un ou une autre absurdité de ce genre. Il aurait pu au moins assigner un garde ou deux ! Ne s’inquiétait-il pas de la sécurité de sa fille ? Non attends. Et si elle avait un garde qui lui était affecté, et qu’il s’agissait d’un ninja caché au-dessus du plafond tout ce temps ? Juste au moment où cette pensée m’avait traversé l’esprit, j’avais entendu quelque chose claquer au-dessus de moi. C’était probablement juste un rat... non ?

« Vivre ensemble ? Vous voulez dire, comme ici, je veux dire, vous êtes une princesse et tout... Allez-vous être... Est-ce que vous serez d’accord pour vivre dans un endroit tel que celui-ci ? » Elze était la seule qui soit capable de jugement ici. J’étais tout à fait d’accord avec elle : je ne pouvais tout simplement pas imaginer une princesse entourée de serviteurs qui répondaient à tous ses besoins, s’adaptant soudainement à une vie où elle devait tout faire seule.

Pour être tout à fait honnête, une petite partie de moi espérait que les difficultés de la vie seule la frapperaient assez fort pour la convaincre de vite retourner à la maison...

« S’il te plaît, tu n’as pas besoin d’être si coincé quand tu me parles, Elze. Pour l’instant, je vais essayer de faire de mon mieux dans tout ce que je peux faire, et si jamais j’ai besoin d’aide, je suis sûre que je peux compter sur mon Touya pour m’épauler. Je ferai tout mon possible pour m’assurer de ne pas être un poids pour tout le monde ! » La princesse avait serré ses deux petits poings et les avait tenus jusqu’à sa poitrine, prenant une pose démontrant qu’elle débordait de motivation... Bon sang, c’est vraiment une gentille petite femme... ARRÊTE ÇA ! Ressaisis-toi !

« ... Hum, avez-vous quelque chose en tête ? » Linze leva la main et posa une question simple.

« Eh bien oui. Je pensais que je pourrais m’inscrire à la guilde pour commencer, et essayer d’arriver à un stade où je peux être utile lors de toute demande que nous prenons. »

« QUOI !? » « Euh... » « Hein ?! » « Pardon... ?! » Nos réactions de surprises devenaient de plus en plus harmonieuses de jour en jour. Pour que la princesse dise qu’elle voulait s’inscrire à la guilde... Avait-elle l’intention de vivre la vie d’un aventurier ?!

« Excusez-moi, princesse ? Vous réalisez ce que cela signifie de vous inscrire à la guilde, non ?! Il y a un certain nombre de situations dangereuses dans lesquelles nous pourrions nous retrouver, et... »

« Je suis bien consciente de cela. Et s’il te plaît, ne m’appelle pas Princesse tout le temps. J’aimerais beaucoup que tu m’appelles Yumina, mon chéri. »

« Eh bien, j’aimerais beaucoup que vous découpiez le mon Touya et mon truc chéri ! »

« Alors, s’il te plaît, appelle-moi Yumina à partir de maintenant. » La princesse... Non, Yumina le déclara avec un doux sourire sucré. Hum... La fille pourrait être étonnamment obstinée sur ces choses. J’avais réalisé que je ne pouvais pas me permettre de la sous-estimer juste parce qu’elle était plus jeune que moi.

Quoi qu’il en soit, je lui avais fait arrêter de m’appeler « mon Touya », et bien sûr « mon chéri » était hors de question. Nous avions opté respectivement pour Touya et Yumina.

« J’ai appris les bases de la magie de Madame Charlotte, et je suis aussi bien entraînée avec un arc. Je te ferai savoir que je suis plutôt forte malgré mon apparence. »

« Des arcs et de la magie... En effet, une puissance offensive à longue portée serait un atout merveilleux pour notre groupe actuel, ça serait effectivement le cas ! Quels pourraient être vos tracés magiques, alors ? »

« Le vent, la terre et l’obscurité. Cependant, je ne peux invoquer que trois types de bêtes contractuelles. » Vent, Terre et Sombre, cela comblerait certainement parfaitement nos lacunes, car il s’agissait de tous les éléments avec lesquels Linze n’avait aucune affinité. Bien que nous ne connaissions toujours pas quelles étaient réellement les capacités magiques de Yumina...

« Hmmm... Alors, quelle est la décision ? » Elze croisa les bras en parlant à Linze et Yae. Ce qu’elle demandait vraiment était : « Est-ce que nous laissons cette fille rejoindre notre groupe ou pas ? » Et d’échanger avec les autres sur ce point.

« ... Pour l’instant, pourquoi n’acceptons-nous pas une demande... et voyons comment vont les choses... » marmonna lentement Linze.

« Je vois. Est-ce que ça va être une mise à l’épreuve ? »

« J’imagine que oui... Eh bien, si cela devient dangereux, alors je suis sûr que Touya va sauter à sa rescousse. Alors, dans ce cas mettons-nous d’accord. » Il y avait tellement de choses qui ne marchaient pas dans cette situation, mais j’avais l’impression que tenter d’argumenter serait comme mettre le feu aux poudres, alors j’avais obéi docilement à la décision du groupe. Bien que, bon sang, quelque chose dans l’atmosphère me dise que je n’ai pas le droit d’exprimer mon opinion pour commencer.

Les filles décidèrent de leur plan d’action, et nous irions donc au bureau de la guilde le lendemain pour faire enregistrer Yumina.

Ce problème étant réglé, nous étions allés parler à Micah, afin que Yumina puisse avoir sa propre chambre. Elle avait insisté sur le fait qu’elle serait heureuse de partager une chambre avec moi, mais je devais vraiment lui fixer des limites pour toutes sortes de raisons, alors elle avait été enregistrée dans une chambre séparée. Après cela, nous avions tous dîné et étions allés nous coucher pour nous préparer à la prochaine quête.

J’étais retourné dans ma chambre, enfin seul, et je m’étais effondré dans mon lit. Les événements de la journée m’avaient laissé épuisé... mais vraiment très, très épuisé...

Tout comme je sentais que j’étais entraîné dans les profondeurs troubles du sommeil, j’avais entendu la sonnerie de mon smartphone pour la première fois depuis longtemps. Elle avait été fixée sur la cavalerie légère de Suppe. Un petit air optimiste qui, à l’heure actuelle, ne servait qu’à m’irriter un peu.

J’avais retiré mon smartphone de ma poche et j’avais vu les mots sur l’écran du téléphone : Identification de l’appelant : Dieu.

« ... Bonjour ? »

« Aaah, cela faisait un moment. Félicitations pour tes fiançailles, Touya mon garçon. »

« ... Comment savez-vous à propos de ça... ? Oh, mais je suppose que cela ne serait pas si étrange que Dieu sache ces choses, hein... ? »

« Hahaha. C’était une simple coïncidence, je te le promets. J’avais pensé veiller sur toi, et je te trouve uniquement mêlé à ce genre d’affaire plaisante. » Je pouvais imaginer le visage du vieil homme tout en parlant.

« Il n’y a rien d’amusant... Je ne peux pas me résoudre à penser au mariage à cet âge. »

« Elle a l’air d’être une gentille fille. Que pourrais-tu vouloir de plus ? »

« Ce n’est pas comme ça. Oui, Yumina est vraiment mignonne, et je suis sûre qu’elle deviendra une très belle femme. Sa personnalité honnête et directe fait d’elle aussi mon type. Mais ça n’a rien à voir avec tous ces trucs de mariage. »

« Comme tu es têtu. Tu sais, dans ce monde, la polygamie est parfaitement normale et largement acceptée. Dans ces conditions, tu devrais prendre n’importe quelle fille qui frappe ton imagination et en faire tes épouses ! » Huh, je ne savais pas que... Le duc et le roi avaient chacun une seule femme, alors je pensais à coup sûr... Non, non, ce n’était pas le vrai problème. Je n’avais absolument aucune intention de transformer ma vie en histoire de harem.

« En tout cas, tout le monde a hâte de voir comment les choses vont se passer d’ici. Fais de ton mieux, d’accord ? »

« C’est facile à dire pour vous... Attendez une seconde... Qu’est-ce que vous voulez dire, tout le monde ? »

« Voyons, tous les dieux du Royaume Divin, bien sûr. Quand je t’ai montré à eux, ils se sont tous intéressés à toi, tu sais ? Même si je suis sûr que la plupart d’entre eux ne font que te voir de temps en temps pour s’amuser un peu. » Attends, hein ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Il y avait plus d’un Dieu ?

« Vous avez dit des dieux, n’est-ce pas ? Cela veut-il dire qu’il y a d’autres personnes à part vous ? »

« Mais bien sûr. Bien que je voudrais dire que je suis le Dieu des mondes, le plus haut de tous. Outre moi, il y a les dieux inférieurs tels que le dieu de la chasse, le dieu de l’amour, le dieu des épées, le dieu de l’agriculture, et beaucoup, beaucoup plus. Oh, et le Dieu de l’Amour, en particulier, a pris un certain intérêt pour toi. » N’allez pas vous mêler de la vie amoureuse des gens, Dieu de l’Amour.

« Nous parlions de la façon dont nous allions tous venir pour ta cérémonie de mariage en tant que tes proches. C’était très amusant, je dois dire. Oh, et je serais comme ton grand-père, bien sûr. »

« Maintenant, vous écoutez ça... » Ces dieux devaient passer beaucoup de temps les bras croisés. À quoi tout ceci pourrait-il ressembler dans ce monde ? Une salle de mariage remplie de rien d’autre que des dieux de toutes sortes. Je veux dire, ouais, ce n’était pas comme si j’avais des parents dans ce monde ou quoi que ce soit, mais quand même.

« J’ai l’impression de vous rappeler que vous n’avez pas pu intervenir une seule fois depuis que j’étais ici, ou est-ce que je me trompe ? »

« Je crois t’avoir dit que je serais incapable de faire beaucoup pour toi directement. Il n’y a aucun problème pour moi à descendre dans ce monde sous forme humaine si je le souhaite. » J’étais sûr qu’il y avait une montagne de problèmes avec un plan comme ça... Mais j’avais l’impression que commenter le sujet ne ferait que me donner l’impression d’être le fou. Quand j’y avais pensé, les dieux de la mythologie de mon ancien monde avaient aussi soi-disant visité le monde humain à l’occasion.

« De toute façon, je suis là à veiller sur toi, mon garçon. Prends ton temps pour penser à des choses telles que tu vas vivre une vie que tu pourras regarder avec émotion dans tes dernières années. Je te souhaite tout le meilleur et espère que tu trouveras ton propre chemin vers le bonheur. Avec ça, je suppose que je dois vraiment y aller. Je reviendrais à nouveau vers toi. Au revoir. »

« Ouais... » J’avais coupé l’appel après avoir donné une réponse vague. Vivre une vie que je peux regarder avec émotion un jour, hein...?

Est-ce que cela signifiait même de m’être fiancé à une enfant de douze ans... ? En pensant à elle en me basant sur la vision d’un étudiant, un étudiant de première année de lycée et une fille dans sa sixième année de l’école primaire, la différence d’âge semblait accablante. D’un autre côté, en considérant cela comme une simple différence d’âge, quatre ans, était-ce vraiment un gros problème, non ? Même mes parents avaient une différence d’âge de six ans. Je semblais aussi me souvenir d’avoir entendu parler de certains artistes dont les épouses avaient jusqu’à trente ans de moins qu’eux.

Revenant à la situation actuelle, je n’étais même pas sorti avec une fille, même une fois dans ma vie. On ne pouvait pas s’attendre à ce que je comprenne le concept du mariage.

Bon sang, je ne comprends plus ce qui se passe. Je devrais juste y réfléchir pour le moment. Oui, je pense que c’est ce que je vais faire.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

2 commentaires

Laisser un commentaire