Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 5

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Chapitre 4 : La famille royale

Partie 5

Bien qu’ils soient conçus avec toute modestie, je venais d’inventer les lunettes. Eh bien, les lentilles étaient faites de verre ordinaire, donc cela n’était que des faux verres. Pour l’instant...

Charlotte était la seule à être vraiment étonnée de ce que je venais de faire, mais je venais tout juste de commencer.

Pour l’étape suivante, je lançais [Enchantement] sur les lunettes afin de leur donner un effet spécial.

« [Enchantement]. Imprégnez-vous de [Lecture] : langue sacrée antique. »

Les lunettes brillèrent faiblement pendant un moment avant qu’elle ne se dissipe peu à peu. Je pris les lunettes complétées et les portai sur mon visage avant de jeter un autre regard sur le parchemin d’avant. Oui, un succès retentissant. Je pourrais le lire à nouveau. Ayant confirmé ce fait, j’avais pris les verres et les avais donnés à Charlotte.

« S’il vous plaît, essayez de les porter comme je l’ai fait. »

« Hm ? Eh bien, d’accord... » Charlotte enfila mes lunettes spéciales comme je l’avais demandé. Oooh, c’est au-delà de mes attentes ! Elles lui conviennent parfaitement ! En ce jour, ce monde est témoin de la naissance de la beauté portant des lunettes !

Finalement, j’avais remis le parchemin à Charlotte.

« Maintenant, s’il vous plaît, lisez exactement ce que vous voyez écrit ici. »

« Eh... ? Hum... En prenant un élément, qui n’implique aucun art significatif pour accéder à l’origine de la Magie, et en introduisant cela dans les procédés artistiques naturels de la méthode Soma afin de... Je-je peux le lire ! Je peux vraiment le lire ! » Et bien, encore un travail bien fait. Et ainsi, ce jour-là, des lunettes de vision-translation avaient été apportées au monde.

Voir Charlotte devenir de plus en plus heureuse alors qu’elle regardait rapidement plusieurs autres documents la rendait si adorable qu’il était difficile de croire qu’elle était une femme adulte.

« L’effet devrait tout au moins être semi-permanent, je pense, mais si ça s’estompe, alors n’hésitez pas à me les rapporter et je les enchanterai à nouveau pour vous. »

« Je vais ! Je-je veux dire, attendez, est-ce que ça veut dire que vous me donnez ça ?! »

« Bien sûr. Elles sont entièrement à vous maintenant. »

« Merci beaucoup ! Vraiment, merci ! » Bon sang ! Eh bien, au moins, j’ai réussi à échapper au sombre destin de devenir traducteur officiel de tous ces documents.

Charlotte était d’une telle bonne humeur qu’elle avait laissé échapper quelque chose comme : « J’aimerais tout de suite les utiliser dans le cadre de mes recherches ! » Et elle avait quitté la pièce comme un doux vent d’été.

« Mes excuses pour ça. Une fois que quelque chose capte l’intérêt de cette fille, elle a tendance à faire la sourde oreille à tout ce qui se passe autour d’elle... Elle est la chercheuse magique la plus talentueuse que nous ayons, ainsi que la fierté de notre équipe de recherche, mais quand même... »

« Oh, mon Dieu, je dirais plutôt que c’est précisément ce qui la rend si attirante, n’est-ce pas ? »

« ... Eh bien, je suis juste content qu’elle ait été satisfaite de mon petit cadeau. » À ce moment le roi et la reine avaient eu une expression amusante, lui, secouant la tête comme pour dire « Que dois-je faire avec cette fille ? », et elle qui éclatait de rire à ses côtés à cause de tout l’échange. Leur vue m’avait permis de me détendre sur ma chaise une fois de plus, ce qui m’avait fait porter le thé glacé à mes lèvres pour en boire. Même tiède, il était délicieux. Je supposais que cela faisait probablement partie de ce qui le rendait de première classe.

Conteeempler...

Conteeeempler...

Conteeeeempler...

Conteeeeeempler...

... Maintenant, à qui appartient ce regard brûlant et intense qui s’affûtait sur moi durant tout ce temps ? Bah, bien sûr, c’était la princesse.

Elle m’avait complètement enveloppé de ses yeux bleus et verts dépareillés, et ne montrait aucun signe de relâchement. C’était comme si elle était fixée sur moi comme sur une sorte de cible. Avais-je fait quelque chose qui aurait pu l’irriter... ? En fait, il semblait que son visage était un peu rouge...

Son agression visuelle s’était tout à coup terminée. Je jetai un coup d’œil dans sa direction, et elle s’était levée de son siège. Elle se tenait maintenant face à ses parents, le roi et la reine.

« Quel est le problème, Yumina ? »

« Père. Mère. J’ai pris ma décision, » avait déclaré la princesse Yumina.

Je me demande quelle est cette décision dont elle parle, pensai-je en prenant une autre gorgée de mon thé froid, regardant la conversation d’un coup d’œil en coin.

Le visage de la princesse devint rouge vif alors qu’elle parlait encore une fois. « Je-je voudrais... je voudrais prendre Mochizuki Touya comme époux ! »

Pffffffft !!! La princesse avait largué une bombe qui avait explosé sous la forme de thé froid planant dans l’air. Ah, quelle présentation gracieuse !

« Qu’est-ce qu’elle vient de dire ? Mari ? Cent ? Chasseur ? Oh, ça devait être otage. »

« Je voudrais prendre Mochizuki Touya comme otage. » Oui. Cela n’avait absolument aucun sens.

« ... Pardon. Yumina, peux-tu répéter ça encore une fois ? »

« Comme je l’ai dit, Père. Je voudrais prendre Mochizuki Touya comme époux. »

« Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! » marmonna la reine, visiblement amusée. Yumina avait répété à la demande de son père, Sa Majesté le Roi. La reine Yuel, toujours assise à côté du roi, ouvrit de grands yeux et regarda sa propre fille.

Regardant tout cela de côté, le duc était complètement bouleversé alors que son regard dérivait à plusieurs reprises entre son frère et sa nièce.

« Tes raisons ? »

« Eh bien, c’est lui qui a sauvé ta vie, Père. Cela à beaucoup peser dans la balance... Mais plus que cela, mon Touya a un étrange charisme qui redonne le sourire à tous ceux qui l’entourent. Ne serait-ce qu’avec ses interactions avec l’oncle Alfred ou Charlotte, il n’a rien fait d’autre que de leur apporter de la joie. Je trouve sa gentillesse attirante au-delà des mots, et pour la première fois de ma vie, j’ai pensé que... je serais heureuse de vivre le reste de mes jours au côté d’une telle personne. »

« ... Je vois... Si c’est ta décision, alors loin de moi l’envie de t’arrêter. Je ne vous souhaite à tous les deux que du bonheur ! »

« Merci, père ! »

« Une petite minute ! » J’avais levé la main afin d’intervenir à ce moment-là. Si je ne les coupais pas, les choses auraient sûrement échappé à tout contrôle. En fait, c’était déjà bien au-delà de tout contrôle.

« Excusez-moi, mais j’aimerais vraiment avoir mon mot à dire dans tout cela ! »

« Ahh, mes excuses, fils. Je te fais confiance pour prendre soin de ma fille. »

« Non, non, non, non, par pitié non. Tout cela est perturbant ! Votre Majesté, avez-vous perdu la tête ? »Je comprenais très bien que je venais de dire des choses scandaleuses au roi, mais je n’avais pas vraiment le temps de me préoccuper des mœurs. Mon avenir entier était en jeux !

« Vous ne savez même presque rien de moi ! Êtes-vous vraiment d’accord de donner votre fille, une princesse avec ça, à un complet inconnu ?! Je pourrais même être le pire brigand de tous les pays, si ça se trouve ! »

« Non, il n’y a aucun risque. Yumina vous a approuvé, donc au moins il est certain que vous n’êtes pas une mauvaise personne. Ma fille a de cette façon une capacité qui lui permet de voir la vraie nature d’une personne. » Hein ? Elle pourrait saisir la nature d’une personne ? Qu’est-ce que cela voulait dire ?

« Vous voyez, Yumina est née avec les Yeux Mystiques. Ils lui permettent de voir la vraie nature ou la personnalité de quelqu’un sur qui elle pose ses yeux. Je dirais que c’est un peu similaire à l’intuition, mais dans le cas d’Yumina, elle n’a jamais eu tort. » Le duc m’avait expliqué la situation de la sorte. Donc, simplement, pourrait-elle instinctivement dire si quelqu’un était une bonne personne ou une mauvaise personne ? Je n’avais aucune idée que ses yeux bizarres tenaient un tel pouvoir. Eh bien, dans le cas du comte Balsa, même moi, d’un coup d’œil, je pouvais dire que c’était une canaille, mais si ce pouvoir était authentique, alors Yumina ne serait jamais prise en charge par des types douteux.

Être reconnu comme une bonne personne par une fille comme celle-là ne me gênait pas, mais cela n’avait aucun rapport avec la situation.

« ... De plus, je veux dire, quel âge a la Princesse Yumina ? »

« Elle a eu douze ans, il n’y a pas longtemps. »

« Ne pensez-vous pas qu’il est un peu tôt pour qu’elle pense au mariage... ?! »

« Pas du tout, il est assez fréquent que la famille royale trouve leurs conjoints à l’âge de quinze ans. Je me rappelle que j’avais quatorze ans quand je me suis mariée avec ma femme. » Gah... C’était le problème avec les autres mondes... Comme j’avais dû faire une grimace identique à celle que l’on fait en avalant un moustique, j’avais senti une main tirer sur la manche de mon manteau.

« Touya, est-ce que tu ne m’aimes pas... ? » La princesse Yumina s’accrocha à ma manche et me donna à voir le regard triste habituel des chiots. Attendez, arrêtez tout de suite ! Faute ! Carte rouge ! Hors-jeu ! De toute façon, c’est seulement injuste !

« Eh bien... je ne vous déteste pas vraiment ou quoi que ce soit, c’est juste... » Ce n’est même pas une question d’aimer ou de ne pas aimer ! Je ne te connais même pas très bien.

« Dans ce cas, ça ne devrait pas être un problème ! » Le visage d’Yumina revint immédiatement à un sourire béat... Mec, elle est trop jolie... Non ! Reprends tes esprits, idiot !

Que devrais-je faire ? Il est vrai que je n’avais pas vraiment de raison de la détester pour le moment, et ce n’était pas comme si j’avais quelqu’un avec qui j’étais amoureux non plus. Ses parents l’avaient approuvé, et je n’aurais plus jamais à lutter pour les frais de subsistance. Attend quoi ? Attendre. En y pensant, je n’avais absolument aucune raison de refuser du tout !

Non ! Le mariage est le moment ou ton futur meurt ! C’est mon cousin plus âgé qui le dit ! Il a accidentellement rendu une femme enceinte, alors il s’est marié avec elle, seulement pour se voir imposer le divorce trois ans plus tard ! Il en ignorait même la raison ! Et puis, après avoir contracté un emprunt énorme dans le cadre de ses demandes irréalistes pour l’achat d’une maison, il en a été chassé sans y avoir son mot à dire. Comme un dernier clou dans le cercueil, il a fini par devoir payer des pensions alimentaires pour un enfant qu’il n’était même pas autorisé à voir. Et comme si cela ne suffisait pas, il s’est avéré que son ex-épouse avait principalement utilisé les versements de la pension alimentaire pour elle-même plutôt que pour l’enfant. La situation était si mauvaise que chaque fois que les parents se réunissaient au Nouvel An, tout le monde essayait de lui remonter le moral en le réconfortant avec de l’alcool.

Je n’arrivais pas à me débarrasser de l’image du visage flétri de mon cousin...

D’accord, j’ai décidé ! Je vais vivre comme un roi en tant que célibataire pour le reste de ma vie ! Je ne deviendrai jamais membre de la royauté, bien entendu ! ... D’où je viens, les hommes ne peuvent pas se marier avant d’avoir dix-huit ans, et les femmes ne peuvent pas se marier avant l’âge de seize ans. D’ailleurs, je ne connais pas la moindre chose de la princesse, et certainement pas assez pour prendre des décisions sur le mariage !

« Quel âge as-tu en ce moment, Touya ? »

« J’ai quinze ans. J’ai bientôt seize ans, je suppose. » J’avais répondu à la question de la reine Yuel. Si je me souvenais bien, mon anniversaire aurait dû être dans environ deux mois. Bien sûr, tout cela supposait que les dates de ce monde correspondaient à celles de mon ancien monde. Je n’en savais pas assez sur ce monde pour le dire à coup sûr.

« Ce qui signifie que la cérémonie de mariage aura lieu dans deux ans. Jusque-là, vous pouvez simplement rester fiancé pour vous donner le temps de réfléchir. Ces deux années devraient vous donner amplement le temps de mieux connaître ma fille Yumina. » Hé, je vois que tu essaies de m’embobiner, pas vrai ?! Même après deux ans, Yumina aura seulement quatorze ans ! Mec, cette reine a-t-elle aussi perdu la boule !

« Touya, mon garçon. »

« Questcequejais ?! » J’avais failli avoir une crise cardiaque et avais fini par laisser sortir une voix bizarre quand le roi m’avait appelé. Je ne peux pas m’en empêcher, d’accord ? Regardez juste cette situation ! Même moi, je peux dire que je suis en train de m’enfoncer dans la panique !

« Pourquoi ne pas prendre deux ans pour mieux connaître ma Yumina ? Si, après ces deux années, tu ne peux toujours pas envisager le mariage, alors nous abandonnerons l’idée. Qu’est-ce que tu en penses pour le moment ? »

« Euh, eh bien... je suppose que ça a l’air d’une idée plus raisonnable... » C’était beaucoup mieux que de considérer quelque chose comme le mariage dès le départ. J’étais sûr que, après un certain temps, Yumina pourrait se calmer ou peut-être même trouver quelqu’un qu’elle aimait vraiment... Et d’ailleurs, peut-être que si elle regardait un peu la réalité, elle se rendrait compte à quel point l’idée du mariage était ridicule à son âge. Il ne semblait pas que je pourrais négocier avec eux plus loin... Et donc, j’avais décidé de me résigner à ces plans pour le moment.

« C’est bon pour toi, Yumina. Maintenant, tu as deux ans. Fais de ton mieux et vole le cœur de ce garçon, tu m’entends ? Si tu n’arrives pas à arracher son cœur même après deux ans, alors prépare-toi à vivre le reste de tes jours en tant que religieuse ! »

« Bien sûr, Mère ! »

« Attendez, quoi ?! » Je savais qu’accepter cette proposition était une mauvaise idée ! J’étais trop rapide ! Lourd ! La charge que cela représentait était trop lourde pour ma pauvre personne ! Maintenant, je vois ! Ils essaient de couper toutes mes issues de secours une à la fois ! Pourquoi est-ce que le refus de sa demande l’obligerait à devenir une nonne ? Elle pourrait sûrement juste chercher quelqu’un de mieux !

« Je serai à ta charge à partir de maintenant, mon Touya... » La Princesse émit un sourire qui valait mieux qu’un sac de bijoux inestimables. Le mieux que je pouvais faire en réponse était de lui offrir un sourire.

Aaahh, je pouvais entendre mon cousin m’appeler, me disant : « Ne finis jamais comme moi ».

***

« Bon sang... mais qu’est-ce que tu as foutu durant tout ce temps ? »

« Tu sais, je me suis posé la même question toute la journée... » De retour à l’auberge de la Lune d’Argent, je racontai l’histoire de mes exploits au reste de mon groupe. Elze semblait exaspérée sur le coup.

« Alors Touya-dono va se marier, n’est-ce pas... »

« N’est-ce pas un vrai choc... ? » Yae et Linze firent toutes deux des regards stupéfaits vers la fille qui semblait être attachée à mon bras gauche.

Oui. C’est exactement ce à quoi ça ressemble. Je l’ai amenée avec moi. J’ai ramené la princesse fugueuse de ce pays avec moi.

Ouaip. La princesse Yumina Urnea Belfast, la seule et unique. Génial.

« Un plaisir de vous rencontrer tous. Je m’appelle Yumina Urnea Belfast, » agissant avec de la bonne manière, la princesse Yumina s’inclina devant tout le monde en se présentant. Son sourire rayonnant était une arme mortelle qui rendait ma poitrine lourde.

« Alors, Princesse, que faites-vous ici en ce moment ? »

« Oui et bien mon père a décrété que je devais vivre avec mon Touya dans le cadre de la préparation de la noce. Je suis sûre que mon ignorance du monde extérieur peut causer des problèmes de temps en temps, mais j’aimerais vraiment mieux vous connaître tous. » Et donc, c’était la situation. La princesse m’avait été ainsi remise. Mais jusqu’à quel point ce roi y songeait-il ?

***

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3 commentaires

  1. Harg, le cousin de Toya aurait du prendre un meilleur avocat 🙂

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