Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 3

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Chapitre 4 : La famille royale

Partie 3

« V-Votre Majesté ! Vous êtes déjà rétabli et de nouveau sur pieds ?! »

« C’est exact, comte Balsa. Comme vous pouvez le voir, je suis l’image même de la bonne santé. Bien que je semble avoir causé beaucoup d’inquiétude à tout le monde. » Le crapaud avait fait irruption dans la grande salle à manger, et Sa Majesté le roi avait répondu à son inquiétude de manière désinvolte. Il avait même battu son poing contre sa poitrine afin de le prouver.

« Je... vois... Hahaha, eh bien, c’est quelque chose. Je suis très content de voir ça... » Le comte était déjà couvert de sueur froide alors que son sourire se contractait et qu’il se frottait nerveusement les mains. Le roi le regarda avec des yeux complètement sobres. Oh, il semblerait que le roi l’avait remarqué aussi. Ce gars était sans aucun doute le vrai coupable.

« Pendant un moment, je pensais que ma fin était proche, mais le jeune Touya est arrivé et en un clin d’œil a dissipé le poison de mon corps ! Je dois dire que j’ai eu énormément de chance aujourd’hui. » À ces mots, le comte Balsa me regarda comme s’il haïssait mon existence même. Oh, allez, il est pratiquement en train de l’annoncer ! Maintenant, je ne peux même pas imaginer quelqu’un d’autre que lui comme le coupable.

« Très bien, Touya. Tout le monde est rassemblé. Qu’est-ce qui va suivre ? » Tenant son khakkhara doré, Miss Charlotte, la magicienne aux cheveux de jade me le demanda.

Les personnes rassemblées dans la salle à manger étaient : Sa Majesté le Roi, la Princesse Yumina, la Reine Yuel, le Duc Ortlinde, le Général Léon, Charlotte, le Docteur Raul, Olga et le Comte Balsa. Je les avais tous mis debout devant moi, puis j’avais commencé à parler.

« Le coupable est juste ici parmi nous. »

J’avais toujours voulu avoir une chance de dire cette phrase ! L’atmosphère de la pièce changea en un instant et Olga pâlit. Ses oreilles se redressèrent et elle regarda autour d’elle avec des yeux suppliants, comme si elle essayait de dire « Tu as tort, ce n’était pas moi ! » Ne t’inquiète pas, nous le savons déjà.

Quand il vit le visage pâle d’Olga, les lèvres du comte Balsa se recroquevillèrent en un sourire.

Allons, mec, c’est presque comme si tu voulais être attrapé. Il n’avait pas semblé le remarquer lui-même depuis qu’il regardait Olga, mais tous les autres dans la pièce avaient déjà regardé le comte Balsa comme s’ils étaient unanimement reconnus comme s’il était le coupable. Franchement, que tout le monde, à part Olga, connaissait déjà l’identité du coupable avait en quelque sorte réduit une partie du plaisir...

« Pour commencer, nous avons le vin empoisonné. » Le général m’avait tendu une bouteille de vin, et je l’avais levé pour que tout le monde puisse le voir.

« Maintenant, Olga. C’est, sans aucun doute, le vin que vous avez apporté, ai-je raison ? »

« C’est vrai, c’est le vin que j’ai apporté, mais je n’ai rien fait pour l’empoisonner... ! »

« Silence, misérable bête ! As-tu toujours l’intention de faire l’innocente ? N’as-tu pas honte ?! Tout le monde est d’accord, n’est-ce pas... ?! » Regardant le crapaud insulter verbalement Olga avec un regard en coin, j’avais pris une grosse gorgée directement de la bouteille de vin et l’avais avalée.

Je suis mineur, mais ce n’est pas grave ! Après tout, je suis dans un autre monde !

« Ah, c’est délicieux ! » J’avais fait claquer la bouteille sur la table. Pour être tout à fait honnête, je ne savais pas à quel point le vin était délicieux, parce que je n’avais rien d’autre pour la comparer. Je viens de te dire que je suis mineur ! En regardant autour de moi, j’avais vu que la bouche de tout le monde indiquait une surprise tandis qu’ils me regardaient fixement.

« S-Sire Touya, est-ce que ça va ?! »

« Je vais bien, général. Je veux dire, après tout, il n’y avait pour commencer jamais eu de poison dans ce vin ! »

« Quoi ?! » Tout le monde regarda autour d’eux, essayant de comprendre de quoi je parlais. Tout le monde sauf le comte, qui était maintenant en train de transpirer à grosses gouttes. Bon, je l’ai totalement effrayé.

« Maintenant, j’ai avec moi une bouteille de vin d’Extrême-Orient. C’est un type de vin très rare né d’une formule secrète, et c’est le vin le plus raffiné auquel je puisse penser. » J’avais pris dans ma main une bouteille portant l’étiquette « Bowjolly Noovoe ». L’étiquette avait été fabriquée par moi et simplement collée sur le côté d’une bouteille de vin bon marché. Comme pour montrer que mon vin était plus précieux, j’avais pris un verre vide de la table et y avais versé du vin.

« Ce vin va mettre à nu le coupable. » Je tendis le verre de vin vers le lustre, ce qui provoqua une série de lumières éblouissantes qui rebondirent dans toute la pièce. Je m’étais dirigé vers les autres et j’avais offert le verre au général.

« Puis-je vous demander de boire ça ? » Le général me lança un regard douteux, mais il but le verre malgré ça.

« Comment est la saveur ? »

« Oh oh ! C’est merveilleux ! C’est mieux que n’importe quel autre vin que je n’ai jamais goûté ! Délicieux ! Comte, en voudriez-vous ? » Oh, mon dieu, sa voix était complètement monotone. C’était complètement monotone, mais le général avait fait exactement ce que j’avais demandé plus tôt et avait offert du vin au comte.

« Eh ? Err, eh bien, d’accord... » Après que le comte eut hoché la tête, je me dirigeai vers la table et ramassai le verre qui était à la place du roi et y versa du vin. Au moment où je l’avais fait, le visage du comte avait immédiatement changé.

« Je suis extrêmement intéressé d’entendre vos impressions sur mon meilleur vin. »

« Ah, non, en fait je crois que c’est bon ! »

« Allons, juste un verre ! » J’avais attrapé le comte alors qu’il commençait à reculer et j’avais forcé le verre de vin dans sa main.

« Bois-le avec entrain, mon ami ! » Je lançais un sourire aussi brillant que le soleil dans les yeux du comte pendant que je parlais. Mais il se contenta de rester là, inondé de sueur froide, ne déplaçant pas son verre pour boire.

« Quel est le problème, comte ? Vous ne voulez pas boire ce verre ? »

« Euh, eh bien, tu vois... c’est juste... » Le comte commença à balancer légèrement le verre avec des yeux fuyants alors que le roi parlait. Oups, je ne voudrais pas que ça tombe sur le sol maintenant.

« ... Ne pouvez-vous pas le boire ? Dans ce cas, cela peut être plutôt direct de ma part, mais je vais simplement devoir vous aider. »

« Quoi ?! Mgh ! Argh ?! » J’avais forcé le verre jusqu’aux lèvres du comte et versé le vin dans sa gorge. En s’étouffant tout le temps, le comte avalait par réflexe une partie du vin qui essayait de descendre dans son gosier. Réalisant ce qui venait de se passer, il était terrifié.

« Pouah ! Uwah ! Uwaaah ! A-Aide-moi ! Le poison ! Il coule à travers mes veeeiiines ! Je meurs ! Je meuuurs ! » Le crapaud s’était tortillé, agrippant sa gorge tout le temps. L’angoisse couvrait son visage alors qu’il continuait à se tortiller. Que c’est embarrassant ! Je me demande ce qu’il en est des humains et de nos pouvoirs d’imagination qui peuvent nous pousser à nous conduire de manière si exagérée.

« Urrrgggh! J’ai du mal à respirer ! Le poison ! Le poooiiisooon ! Q-Quelqu’un, aide-moi... ! »

« Très bien, vous pouvez vous calmer maintenant. Ce verre que vous venez de boire ? C’était un verre tout neuf. »

« Je meuuuurs, je suis... pardon ? » Le comte déconcerté cessa de se tordre et se leva, se tapotant légèrement la gorge.

« ... Je me sens très bien. »

« Bien évidemment que vous allez bien. C’était juste un verre de vin bon marché. Je suis désolé de vous avoir forcée à l’avaler, mais... » Je laissai un vide délibéré avant de poser la question décisive.

« Qu’est-ce qui vous a fait penser que c’était empoisonné ? »

« Euh... » Le visage du comte se figea. Échec et mat. Cet homme s’était démasqué avec sa petite comédie. Craignant un poison inexistant qu’il croyait avoir été forcé de boire, il se tordait sur le sol sans raison apparente. Quiconque ne connaissait pas l’astuce n’aurait jamais réagi comme ça. Je l’avais forcé à dévoiler son jeu.

« ... Qu’est-ce que cela signifie, alors ? » Le duc prit la parole tout à coup.

« Le poison n’était pas dans le vin qu’Olga a apporté, il était enduit à l’intérieur du verre lui-même. »

« Dans le verre... ? Je vois. Pas étonnant que nous ne puissions pas trouver de traces de poison dans le vin. »

« J’ai un sort qui me permet de détecter du poison, alors j’ai tout de suite découvert l’astuce. Le coupable était probablement l’un des chefs ou l’un des serveurs, j’imagine. Ils avaient probablement l’intention de jeter le verre après l’incident lui-même, mais notre bon général ici a été très rapide pour sécuriser la scène du crime, ce qui veut dire qu’ils ne pouvaient pas récupérer le verre sans éveiller les soupçons... Il ne me restait plus qu’à trouver un moyen de coincer l’organisateur... ce qui a fini par être bien plus facile que je ne le pensais. » Puis, regardant à nouveau le gars, je ne pouvais vraiment pas imaginer quelqu’un d’autre comme coupable. Je m’étais dit que tout ce que j’avais à faire était de créer une situation à laquelle il ne pourrait pas échapper, mais le fait de la résoudre si facilement était vraiment une déception. Après tout, l’astuce, si vous pouviez l’appeler ainsi, était d’une telle simplicité.

Zut, même si je n’avais rien fait, quelqu’un aurait finalement découvert la vérité une fois qu’ils se seraient rendu compte que le vin lui-même ne contenait pas de poison. À la fin de la journée, je voulais vraiment jouer le rôle du détective au moins une fois dans ma vie, même si le coupable était un bouffon maladroit, vous savez ?

« .. Gah ! » Le crapaud jeta un coup d’œil sur la porte et se précipita sur elle. Il ne savait vraiment pas quand abandonner. Vraiment, tout ce que cela signifiait était qu’il était une canaille incompétente de troisième zone, qui n’envisageait jamais les conséquences, parce qu’il s’était trompé en croyant qu’il était meilleur que tout le monde. Néanmoins, ce plan idiot faillit causer la mort du roi. Le prix de ce crime serait lourd.

« [Glissade]. »

« Uohwhah?! » Le comte avait glissé avec une vigueur incroyable et avait frappé la nuque contre le sol.

« Toi petit... ! » Presque comme si elle canalisait tout son ressenti pour l’homme dans ses propres forces, Olga se jeta sur le comte avec un coup de pied terriblement puissant directement dans l’intestin. Il avait instantanément perdu conscience. Oof, ça fait mal.

Les actions d’Olga étaient plutôt indignes pour une ambassadrice, mais pas une âme dans la pièce n’avait l’impression d’exprimer des plaintes.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre ^^ ,mais il y a une faute avec compte,c'est comte pour la personne

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