Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : La famille royale

Partie 2

« Maintenant, nous ne pouvons pas rester ici toute la journée. Nous devons nous dépêcher ! » Nous avions repris notre marche vers le haut de l’escalier et nous avions continué dans le long couloir. Au bout du couloir se trouvait une porte gardée par les plus forts gardes personnels du roi. Ceux-ci remarquèrent que le duc s’approchait et inclinèrent respectueusement la tête en ouvrant la grande porte derrière eux.

« Frère ! » Ce que j’avais vu en entrant dans la pièce avec le duc était un magnifique et grand lit à baldaquin, baignant dans les rayons du soleil et entouré d’un certain nombre de personnes. Toutes les personnes dans la pièce regardaient la silhouette sur le lit, probablement le roi lui-même, avec des expressions douloureuses.

Une jeune fille saisissait la main du roi alors qu’elle était assise à ses côtés. À côté d’elle, une femme assise sur une chaise pleurait. Les autres personnes présentes étaient : un vieil homme vêtu d’une robe grise avec une expression grave, une femme aux cheveux de jade avec des yeux baissés tenant un khakkhara (bâton de moine) en or, et un homme magnifiquement moustachu en uniforme militaire dont les épaules semblaient trembler de rage.

Le duc s’avança vivement sur le côté du lit et commença à parler au vieillard en robe grise.

« Quel est l’état de mon frère ?! »

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions, mais aucun des poisons que nous connaissons n’a ces symptômes... À ce rythme, je crains le pire..., » le vieil homme ferma les yeux et secoua légèrement la tête. À ce moment, le roi commença à parler d’une voix très rauque.

« Al... »

« Je suis là, mon frère. »

« ... Je laisse ma femme et ma fille... entre tes mains... L’alliance avec Mismede... tu dois... »

« Touya, aidez-nous, s’il vous plaît ! » J’avais quitté le mode observation et m’étais précipité aux côtés du roi. L’homme militaire avait fait des mouvements pour m’arrêter, mais le duc l’avait retenu.

Le roi se reposa là, me regardant avec des yeux voilés comme un poisson mourant, et il articula d’une voix faible : « Qui est-ce ? » entre son teint pâle, ses lèvres desséchées et sa respiration incroyablement faible, il était l’image même de la mort elle-même. Je n’avais pas de temps à perdre. Concentrant ma magie, j’avais tendu la paume de ma main vers lui.

« [Récupération]. »

Une douce lumière coula de ma main et entra dans le roi. Finalement, la lumière s’éteignit et le roi recommença à respirer facilement. Son teint était devenu de plus en plus sain devant nos yeux. Après avoir cligné plusieurs fois des yeux, la lumière était revenue dans ses yeux. Soudainement, il s’était levé d’un coup du lit comme s’il avait dormi sur un tremplin.

« Père ! »

« Chérie ! » Le roi ouvrit et ferma la main en regardant la femme et la jeune fille qui s’accrochaient à lui.

« ... je me sens très bien. Toute cette souffrance est partie sans laisser de trace... »

« Votre Majesté ! » Le vieil homme en robe grise se précipita vers le roi. Il prit la main du roi, mesura son pouls et examina ses yeux, parmi divers autres examens. Donc, cette personne était le médecin royal. Cela avait du sens.

« ... Vous êtes l’image même de la santé. Comment cela pourrait-il être... ? » Ignorant le médecin stupéfait, le roi se tourna vers moi.

« Al... Alfred... Qui est ce garçon ? »

« C’est le même jeune Mochizuki Touya qui a guéri la vue de ma femme. Par pure coïncidence, il était venu visiter ma propriété. Je l’ai amené avec moi, sachant qu’il serait capable de te guérir. »

« ... Aha... ooooui. Je m’appelle Mochizuki Touya. » N’ayant aucune idée de comment me présenter à un monarque, j’avais tenté de répondre de manière appropriée. Comme un nigaud. Ce n’est qu’après coup que je m’inquiétais d’avoir fait quelque chose d’horriblement inconvenant.

« Je vois. Alors c’est le garçon qui a guéri Lady Ellen... ! Vous m’avez sauvé la vie, et pour cela vous avez ma plus sincère gratitude ! » Je ne savais pas comment agir après avoir été remerciée par le roi, et avant que je le sache, l’homme moustachu s’approcha et me tapa sur le dos avec une vigueur injustifiée. Hey, whoa, ça fait mal, tu sais !

« Vous avez rendu un grand service en sauvant la vie du roi, mon garçon ! Sire Touya alors, c’est ça ?! J’aime l’aura autour de vous ! » déclara le vieillard moustachu alors qu’il continuait inlassablement ses efforts afin de briser tous les os de mon dos. Franchement, ça fait vraiment mal !

« Général, c’est assez de ça maintenant. Pourtant, penser que je serais capable de voir le sort non élémentaire [Récupération] de nos jours... Comme c’est curieux... » La dame au khakkhara d’or sourit alors qu’elle mettait fin à l’assaut impitoyable du général. Vous avez sauvé ma colonne vertébrale, madame.

« Maintenant frères, nous devons parler tout de suite de l’ambassadeur de Mismede... ! »

« Qu’en est-il de l’ambassadeur ? »

« Il est actuellement détenu captif par le comte Balsa en tant que meneur présumé de cette tentative d’assassinat. Qu’en penses-tu, mon frère ? »

« Que c’est complètement absurde ! Qu’est-ce que Mismede pourrait espérer gagner de ma mort ?! C’est sans doute l’œuvre de ceux qui me voient comme un obstacle ! » Dans ce cas, ce vieux crapaud était le plus suspect finalement.

« Malheureusement... le fait est que Votre Majesté s’est effondrée en buvant le vin apporté par l’ambassadeur. Il y avait plusieurs témoins présents à ce moment-là. À moins que nous puissions éclaircir ces soupçons... »

« Hum... » Le roi se mit à réfléchir aux paroles du général Whiskers. Eh bien, il était naturel qu’ils ne puissent pas libérer un suspect sans d’abord prouver son innocence.

« Nous ne savons même pas quel type de poison a été employé. Cela aurait même pu être un type spécial de poison animal. Nous aurions besoin d’enquêter pour savoir... » Le maréchal marmonna d’une voix troublée.

Apparemment, ils avaient déjà utilisé toutes les méthodes connues de détection et d’identification du poison, mais le vin n’avait montré aucune réaction. Sans connaître le type de poison, il n’y avait aucun moyen de savoir quel type d’antidote était nécessaire. En conséquence, le roi était sur le point de mourir depuis près d’une heure.

La magie de la guérison ordinaire ne pouvait pas guérir les maladies de l’état physique comme la paralysie ou le poison. Si je n’étais pas arrivé, le roi aurait été au ciel en ce moment même. Tout comme le coupable avait prévu.

« Pour l’instant, j’aimerais rencontrer l’ambassadeur. Général Léon, escortez-le jusqu’à moi. »

Il était presque certain que l’ambassadeur avait été piégé. Liquider le roi encombrant et faire porter commodément le crime sur l’ambassadeur. Cela créerait une cassure entre les deux royaumes, et Belfast serait libre de faire la guerre sous le prétexte d’une juste cause... Ouais, c’était probablement le plan. À ce moment-là, c’était vraiment presque clair comme le jour.

« Hum... » Alors que j’étais plongé dans mes pensées, une fille m’interpellait. J’avais levé la tête pour voir que c’était la princesse — la princesse Yumina, comme je me souvenais — qui était debout et qui me fixait.

Elle semblait avoir deux ou trois ans de plus que Sue. Peut-être autour de douze ou treize ? Elle portait une robe blanche moelleuse et, dans ses cheveux, étincelait un bandeau d’argent. Elle avait les mêmes magnifiques cheveux blonds que Sue, et ses grands yeux étaient très captivants. En regardant de plus près, j’avais remarqué que ses yeux gauche et droit étaient en fait de couleurs différentes. Son œil droit était bleu vif, tandis que son œil gauche était vert clair. J’avais entendu parler de situations comme celle-là auparavant ; on l’appelait hétérochromie.

« Merci beaucoup d’avoir sauvé la vie de mon père. » La princesse me remercia et s’inclina rapidement dans ma direction. Elle était sûrement bien élevée. J’avais été inquiet qu’elle puisse être une princesse capricieuse et tyrannique.

« S’il vous plaît, ne vous inquiétez pas à ce sujet. Je suis juste content qu’il se sente mieux. » La façon dont tout le monde me remerciait me gênait, alors j’avais essayé de m’en sortir. Mais la princesse ne faisait que me regarder fixement de près. Quoi, y avait-il quelque chose sur mon visage ?

Conteeempler...

Conteeeempler...

Conteeeeempler...

Conteeeeeempler...

« Euh... puis-je vous aider ? » Je ne pouvais plus supporter d’être engloutie par son brûlant regard, alors j’avais changé de regard lorsque j’avais posé cette question. La princesse avait légèrement rougi et elle parla presque à voix basse.

« ... N’aimes-tu pas les femmes plus jeunes ? »

« ... Pardon ? » Incapable de comprendre le sens de sa question, je penchai la tête de confusion. Juste à ce moment-là, la porte s’ouvrit, et le général Whiskers arriva avec une femme-bête qui semblait avoir une vingtaine d’années. Hmm ? Je ne t’ai pas vue avant ?

« Moi, Olga Strand, je suis arrivé comme vous me l’avez demandé. » La femme-bête s’agenouilla devant le roi, qui était toujours au lit. Au sommet de sa tête, une paire d’oreilles d’animaux se tenait debout, et une queue dépassait d’une partie de son dos. La queue d’un renard.

« Allons droit au but. Es-tu venu dans ce pays avec l’intention de m’assassiner ? »

« Je jure sur ma vie, je ne considérerais pas une telle action. Je ne penserais jamais à empoisonner Votre Majesté ! »

« Je me le disais aussi. Il ne m’a pas semblé que vous n’étiez le genre de personne assez stupide pour faire une telle chose. En tant que tel, je vous fais confiance. » Le roi parla avec un sourire, et l’expression de l’ambassadeur de Mismede se transforma en une expression de soulagement.

« Pourtant, le fait demeure que le poison était contenu dans votre vin. Comment expliqueriez-vous la tournure des événements ? »

« C... c’est... » Incapable de répondre aux mots de la femme avec le khakkhara d’or, la femme-renarde laissait simplement sa tête pencher. Bien sûr, elle n’avait aucun moyen de prouver son innocence. Cependant, il ne semblerait pas que la dame au khakkhara l’accusait pour cette raison. On aurait plutôt dit qu’elle demandait « Que pouvons-nous faire quelque chose pour tirer cela au clair ? » Ou quelque chose du genre. Hmm...

« Euh, excusez-moi un moment ? »

« Attends, c’est toi Touya ? » questionna la femme-renarde.

« Alors c’était donc toi... ! » Dis-je. La femme-renarde s’était tournée vers moi quand j’avais crié, et avait été surprise quand elle avait vu mon visage. Oh, on dirait que c’était vraiment la même femme qu’à l’époque. Elle était la sœur aînée de cette jeune fille-renarde, Arma, que j’avais trouvée errante perdue dans la capitale lors de ma première visite. Donc, le nom de la grande sœur était Olga, hein ?

« Connaissez-vous l’ambassadeur ? »

« J’ai un lien d’amitié avec sa petite sœur, mais nous ne nous sommes rencontrés qu’en passant, vraiment. Quoi qu’il en soit, mettons ça de côté pour un moment... » Je faisais un geste en ramassant une boîte et en la déplaçant sur le côté pendant que je balayais la question du duc. Hmm, personne ne semblait comprendre. Passons à autre chose, j’avais demandé au Général Whiskers quelque chose qui m’avait dérangé.

« Dans quelle pièce du château le roi s’est-il effondré ? »

« C’était la salle à manger principale... À quoi pensez-vous ? »

« La scène du crime a-t-elle été laissée intacte ? »

« Hein ? Eh bien, oui, c’est exactement comme c’était au moment de l’incident... Non, attendez, nous avons enlevé le vin afin de le tester pour le poison. Les tests sont toujours en cours... » Ce qui signifiait qu’ils n’avaient encore trouvé aucune trace du poison.

J’étais à peu près sûr d’avoir tout compris, alors. C’était une technique habituelle. Bon sang, cela ne peut même pas être compté comme un piège. Au moment où quelqu’un se rendrait compte qu’il n’y avait aucun poison dans le vin, la vérité serait flagrante. Ce plan avait tellement de trous qu’il aurait fait un bon filet de pêche. Cependant, je voulais vérifier une dernière chose, juste pour en être vraiment sûr.

« Pourriez-vous me guider jusqu’à cette pièce ? Je pourrais être en mesure de prouver l’innocence de l’ambassadeur. » Tout le monde dans la pièce avait échangé des regards, mais le roi avait donné sa permission, alors le général Whiskers m’avait conduit dans la pièce.

C’était une très grande salle. Il y avait une grande cheminée en briques blanches et une seule fenêtre massive, ornée de rideaux bleus et donnant sur les jardins. Les murs étaient tapissés de plusieurs peintures onéreuses et un magnifique lustre étincelant était au plafond. La longue table était couverte d’une nappe blanche au sommet de laquelle reposaient des bougeoirs en argent, des assiettes et des couverts avec de la nourriture toujours dedans.

À ma demande, le général m’avait apporté le vin en question.

« Ce vin est-il rare ? »

« Je ne suis pas trop sûr de moi, mais oui apparemment. Selon l’histoire de l’ambassadeur, il n’est produit que dans un certain village de Mismede. En raison de ce fait, c’est censé être très précieux. »

« Très bien alors. » Bon, il est temps de tester ma théorie.

« [Recherche] : Poison »

J’avais activé mon sort de recherche. Je regardai le vin, puis j’avais continué à observer à travers le reste de la pièce et passai mon regard sur toute la table. Ouais, comme je l’avais pensé. J’étais à peu près sûr que cela aurait été découvert finalement, mais j’étais le seul à pouvoir utiliser la magie de la recherche pour le confirmer rapidement.

Le fait que je puisse le trouver avec le sort [Recherche] aurait signifié que j’en aurais consommé avant ça, et que j’aurais été empoisonné. La pensée ne m’avait jamais donné envie d’essayer ça.

Maintenant, que fallait-il faire ? Au rythme où les choses allaient, la chance que la vérité reste inconnue était relativement élevée. Le crime avait probablement été planifié avec cette idée en tête. Même si cela échouait, au pire, le vrai coupable s’en sortirait avec juste quelques soupçons, et pas grand-chose d’autres. Je pourrais prouver l’innocence de l’ambassadeur avec ce que j’avais, mais nous ne serions pas capables d’attraper le vrai coupable de cette façon... D’accord, je pense que j’ai compris.

« Je pense que je comprends l’essentiel. Général, pourriez-vous demander au roi de convoquer tout le monde dans la salle à manger ? Oh, au fait, y compris le comte Balsa. Et aussi, j’ai une petite faveur à demander... »

« Une faveur ? » Le général pencha la tête d’un air interrogateur, mais il entendit ma demande. S’il n’y avait pas de preuves solides, alors tout ce que nous devions faire était d’amener le coupable à se confesser.

Tout va bien alors, il est temps de mettre en place mon petit numéro...

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