Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 6

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Chapitre 2 : Plus on est de fous, plus on rit ! Doublement de joie, moitié moins de chagrin

Partie 6

« Je vous suis grandement redevable. Vraiment, vous n’avez aucune idée de ce que tout cela signifie pour moi. Vous avez non seulement sauvé ma fille, mais vous avez en plus guéri ma femme... Merci, merci beaucoup. » Le duc s’inclinait à nouveau. Je n’étais vraiment pas bon dans des situations comme ça. Je ne pouvais pas supporter le fait de voir cet homme s’incliner devant moi.

Sue était toujours dans la chambre de la duchesse Ellen. Nous avions été amenés dans le salon, où nous étions assis dans de luxueuses chaises, en face du duc.

« S’il vous plaît, n’en parlons plus. Sue est en sécurité, et votre femme est guérie. Je suis juste content que tout aille mieux maintenant. »

« Non, je ne peux pas en rester là. Je dois vraiment vous montrer toute ma reconnaissance. Leim, amenez-le. »

« Bien sûr, monsieur. » Leim avait apporté un plateau d’argent avec plusieurs objets disposés dessus.

« Tout d’abord, prenez ceci. C’est votre récompense pour avoir sauvé ma fille. En plus de l’avoir escortée jusqu’à sa maison en toute sécurité. » Leim m’avait tendu un sac dans lequel je supposais avoir de l’argent à l’intérieur.

« Vous devriez trouver quarante pièces de monnaie en platine. »

« Hein ?! » « Quoi ?! » « Eh ?! » Les filles semblaient saisir immédiatement la situation, mais je n’étais pas sûr de ce que le duc voulait dire. Je connaissais tout à propos des pièces d’or à ce moment-là, mais qu’est-ce qu’une pièce de platine ? J’avais demandé à Elze, qui était assise à côté de moi.

« Hey Elze, qu’est-ce qu’une pièce de platine ? »

« ... C’est une pièce se situant un niveau au-dessus des pièces d’or. Une seule pièce de platine équivaut à dix pièces d’or... »

« Dix pièces d’or ?! »

De tout mon temps passé dans ce monde jusqu’à présent, je savais qu’une pièce en or équivaut à peu près à cent mille yens... Donc, si une pièce en platine équivaut à un million de yens, alors j’ai... quarante... millions... yens... ?! 

« Att-Attendez, je ne peux pas accepter ça ! C’est beaucoup trop ! » Après avoir réalisé la valeur de ce que l’on nous donnait, je m'étais empressé de le refuser. Il n’y avait aucun moyen que le travail que nous avions accepté valait autant d’argent que cela.

« Ne dites pas cela, s’il vous plaît, acceptez-le. Si vous envisagez de gagner votre vie en tant qu’aventuriers, je suis sûr que vous atteindrez un point où vous aurez besoin d’argent comme ceci. Considérez ceci comme un fonds de réserve pour les moments difficiles. »

« Eh bien... » Il avait raison, l’argent serait probablement utile. Je détestais l’admettre, mais il y avait des choses dans ce monde qui ne pouvaient être résolues qu’en faisant circuler de l’argent. D’ailleurs, d’après ce que je savais de la personnalité du duc, il n’allait pas laisser tomber jusqu’à ce que j’accepte la récompense.

« En outre, je voudrais donner à chacun d’entre vous l’une d’elles. » Le duc aligna quatre médailles sur la table devant lui. Chacune avait un diamètre d’environ cinq centimètres. La conception de la médaille comportait un bouclier au centre et une paire de lions face à face. Attendez... n’est-ce pas...

« Ce sont des médailles arborant le blason de ma famille. Avec cela, vous serez en mesure de passer à travers n’importe quel point de contrôle avec une relative facilité, et vous serez également en mesure d’accéder à des établissements normalement réservés aux nobles. Si quelque chose devait vous arriver, elles vous garantiraient du soutien de ma famille. C’est une sorte de pièce d’identité, on pourrait tout à fait le dire. »

Selon le duc, ces médailles étaient normalement distribuées aux marchands exclusifs de la famille ou à d’autres personnages puissants. Un seul mot unique était gravé sur chacune d’elles, ce qui signifiait qu’il ne pouvait y avoir de doublons. C’était apparemment pour s’assurer qu’ils ne pourraient jamais donner lieu à des abus si jamais nous les perdions.

Ma médaille portait le mot « Tranquillité », celle d’Elze « Ferveur », celle de Linze « Philanthropie » et celle d’Yae « Sincérité ». La tranquillité, eh... Eh bien, la paix est ce qu’il y a de mieux, après tout.

Quoi qu’il en soit, ces médailles avaient certainement l’air de choses très utiles à posséder. En fait, il nous sera ainsi plus facile de rendre visite à Sue. Être arrêté aux points de contrôle tout le temps devait être pénible. Bien qu’en cas d’urgence, je pourrais de toute façon toujours lancer [Porte] pour contourner tous les points de contrôle.

Nous avions divisé l’argent à parts égales entre nous, donc dix pièces de platine chacun. Pourtant, une pièce en platine équivalait à dix pièces d’or, donc cela représentait un million de yens... Je devais être absolument sûr de ne jamais en laisser une tomber.

Nous avions décidé que c’était trop risqué de se promener avec autant d’argent, alors nous avions chacun pris une seule pièce et avions demandé au duc de livrer le reste à la guilde pour nous. Apparemment, cela avait été mis en place afin que nous puissions retirer notre argent de n’importe quel bureau de guilde dans n’importe quelle ville. Je pensais que c’était comme l’équivalent d’une banque dans notre monde.

Nous avions décidé qu’il était temps de continuer notre route, et lorsque nous étions retournés au hall, Sue et la duchesse Ellen étaient venues nous voir.

« Venez bientôt nous visiter ! C’est un ordre, vous entendez ?! » Après une scène d’adieu émouvante, nous étions remontés dans notre chariot et nous nous étions rendus dans le domaine du vicomte Swordrick afin de livrer cette lettre, juste comme Zanac nous l’avait demandé.

« Eh ? La lettre que l’on vous a demandé de remettre était donc pour le vicomte Swordrick. » Oh, nous n’avions pas encore parlé de ça à Yae ? Étrangement, j'avais croisé le regard surpris d’Yae alors que le chariot nous balançait d’un côté à l’autre.

« Est-ce que tu le connais ? »

« Est-ce que je le connais ? L’homme que j’ai déjà mentionné, c’est lui. Celui qui a aidé mon père dans le passé, l’homme que je suis venu rencontrer ici, c’est lui ! » Huh, c’était une curieuse coïncidence. Le monde est petit après tout.

Nous fûmes ballottés à l’arrière du chariot tandis qu’Elze nous conduisait dans un quartier huppé, suivant les indications que le duc nous avait données avant de s’arrêter devant la propriété du vicomte.

Cela peut sembler impoli, mais venant avant ça du domaine du duc, celui du vicomte avait semblé beaucoup plus... étroit, comparativement. Pourtant, il n’y avait aucun doute que c’était un endroit vraiment génial. Il était assez ancien, ou plutôt, chargé d’histoires. J’avais entendu dire que beaucoup de nobles ayant des biens dans la capitale possédaient aussi des terres ailleurs, donc cela pouvait même être juste la villa du vicomte.

Quand nous avions donné le nom de Zanac au portier, il avait dit qu’il ferait en sorte que le vicomte nous rejoigne. Peu de temps après, nous avions été conduits dans le manoir, où un homme que j’avais supposé être un majordome nous avait conduits dans la salle de réception.

Une fois de plus, comparé au salon de la maison du duc, l’endroit était un peu... eh bien... Des pensées impolies coururent dans ma tête pendant que nous attendions, quand sortit un homme héroïque aux cheveux roux. Ce gars... était fort. Je pouvais dire même à travers ses vêtements que sa musculature était assez importante. Même ses yeux étaient pointus, nous surveillant comme un faucon qui repère sa proie.

« Je m’appelle Carlossa Galune Swordrick. Êtes-vous les messagers envoyés par Zanac ? »

« Nous le sommes. Nous sommes ici pour vous livrer cette lettre à sa demande. On nous a aussi demandé de recevoir une réponse de votre part que l’on doit prendre avec nous. » Je lui tendis le tube contenant la lettre de Zanac. Le vicomte l’avait pris et avait enlevé le cachet de cire avec un couteau avant de lire le contenu.

« Attendez ici un moment. Je dois écrire une réponse. » Après avoir parlé, le vicomte quitta la pièce. En sortant, une femme de ménage y entra et nous prépara du thé, mais comparer au thé que nous avions eu chez le duc... Non, c’était assez. Pas besoin de manquer de respect au vicomte. Je n’aurais pas dû le comparer au duc en premier lieu.

« Désolé de vous avoir retenue. » Le vicomte était revenu avec une lettre scellée à la main.

« C’est entendu, donnez ceci à Zanac. Aussi, attendez un moment. Avant que vous partiez... » Alors que le vicomte me tendait la lettre, son regard se porta sur Yae.

« Depuis que j’ai posé les yeux sur toi la première fois, je me demandais... Avons-nous... Non, je ne pense pas que nous nous soyons déjà rencontrés auparavant. Pourtant... Comment t’appelles-tu ? » Le vicomte pencha la tête comme s’il essayait de se souvenir de quelque chose. Yae le regarda droit dans les yeux et lui donna son nom.

« Je m’appelle Kokonoe Yae ; je suis la fille de Kokonoe Jubei. »

« ... Kokonoe... Oh, Kokonoe ! Je vois. Alors tu es la fille de Jubei ! » Le vicomte plia le genou, laissa échapper un large sourire, et donna à Yae une fois de plus un sourire radieux sur son visage.

« Oui. Il n’y a pas de doute. Tu es l’image crachée de Nanae. Je suis content que vous preniez les traits de votre mère et non de ce vieil homme ! »Le vicomte rit comme s’il avait soudain été mis de bonne humeur, et Yae avait simplement souri sans un mot.

« Uhm... alors comment connaissez-vous Yae ... ? » Demandai-je.

« Hmm ? Oh, c’est vrai. Vous voyez, son père, Jubei, était un instructeur épéiste pour la famille Swordrick. À l’époque où je n’étais encore qu’un morveux pleurnichard, il m’a vraiment fait passer à la moulinette. C’était un vrai défi, je vous le dis. Difficile à croire que c’était il y a vingt ans maintenant. »

« Mon père parle toujours de la façon dont, parmi les escrimeurs qu’il a formés, aucun n’était aussi sage ou aussi talentueux que vous, Vicomte-dono. »

« Ohoho? Je suis content d’entendre ça ! Même si c’est de la flatterie, c’est réconfortant de savoir que mon vieux professeur parle si bien de moi. » Le vicomte sourit joyeusement, fidèle à ses paroles. Mais Yae continua à lui parler avec une expression sérieuse sur le visage.

« Il m’a aussi dit que si jamais j’avais l’occasion de vous rencontrer, je devrais demander votre avis en matière d’épée. »

« Oho... » Le vicomte plissa les yeux, apparemment enthousiasmé par les paroles d’Yae.

Huh? Qu’est-ce qui se passe avec ce changement dans l’atmosphère tout à coup... ?

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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