Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Plus on est de fous, plus on rit ! Doublement de joie, moitié moins de chagrin

Partie 4

Nous avions aidé à faire des tombes dans la forêt voisine pour les sept soldats qui étaient morts. Je n’aurais pas pu les laisser là, mais les emmener avec nous n’était pas une option non plus.

Des trois survivants, le plus jeune soldat avait creusé des tombes dans un silence complet. Apparemment, son frère aîné avait été parmi ceux qui étaient décédés. Quand nous avions fini d’ériger les tombes, il s’était incliné profondément devant nous. Le vieil homme se tenait à côté de lui et s’inclina aussi.

« Vraiment, vous avez été de la plus grande utilité pour nous. Comment pouvons-nous même faire pour vous remercier...? »

« S’il vous plaît, ne vous inquiétez pas à ce sujet. Mais le plus important encore, j’ai guéri ta blessure, mais tu as encore perdu pas mal de sang. Tu devrais vraiment te reposer maintenant. »Je trébuchai un peu sur moi-même alors que le vieil homme gardait la tête baissée. C’était comme ça avec Dieu aussi, mais il semblait vraiment que j’étais faible face aux vieillards.

« Merci, Touya ! Tu n’as pas seulement sauvé Papy, tu m’as sauvé la vie aussi ! » La petite fille blonde m’avait adressé des paroles de remerciements comme si elle était la reine du monde. J’avais adressé un sourire en coin et pensé en moi-même qu’elle devait être la jeune fille de quelque noble ou autre.

La calèche était de qualité supérieure à celle de Zanac. De plus, il y avait un grand nombre de gardes du corps, un vieil homme à la recherche de sa famille, et une petite fille hautaine, donc j’avais senti que je n’étais probablement pas loin de la vérité.

« Toutes mes excuses pour ces présentations tardives. Mon nom est Leim, et je suis un serviteur de la noble famille Ortlinde. La jeune fille est la fille du duc, Sushie Urnea Ortlinde. »

« Je suis Sushie Urnea Ortlinde ! C’est un plaisir de faire votre connaissance ! » La fille d’un duc ? Je suppose que j’avais mis en plein dans le mille. Elle avait l’air d’être de la noblesse, après tout.

Alors que je confirmais intérieurement ma théorie, les jumelles et la samouraï à mes côtés restaient toutes figées comme si elles avaient été transformées en pierre.

«  ... Quoi de neuf ? »

« Comment peux-tu être aussi familier ? C’est la fille du duc, tu sais ! »

« ... Le rang de duc est... le plus haut rang social qui puisse être attribué... Contrairement aux autres titres, celui de duc n’est généralement donné qu’aux membres de la famille royale... »

La famille royale... Hein ?

« Oui en effet ! Mon père est le duc Alfred Urnes Ortlinde, frère cadet de Sa Majesté le Roi ! »

« Alors, je suppose que ça fait de vous la nièce du roi. C’est plutôt incroyable. »

« ... Tu ne sembles pas surpris. Tu dois être toi-même une personne accomplie, Touya. » Hein ? Je me retournai pour trouver les jumelles et la samouraï à genoux, inclinant la tête vers le sol.

Quoi, nous prosterner maintenant ? Est-ce ainsi que je suis censé agir ici ?

« Euh... Mlle Sushie ? Devrais-je être... sur le sol avec eux ? »

« Vous pouvez m’appeler Sue. Nous ne sommes dans aucun cadre formel, donc vous n’avez pas besoin vous incliner. Vous n’avez pas besoin de parler formellement non plus. Comme je l’ai déjà dit, je te dois ma vie. Au contraire, je devrais être celle qui devrait incliner la tête. Je vous en prie, relevez-vous. » Les filles se relevèrent et levèrent la tête comme Sue l’avait indiqué. Il semblait qu’une partie de la tension dans l’air avait été dissipée, mais ils avaient toujours des expressions rigides sur leurs visages.

« Alors, que fait la fille du duc dans un endroit comme celui-ci ? »

« Nous revenions de chez ma grand-mère... du côté maternel. Il y avait une question que nous examinions, vous voyez. Nous sommes restés un mois et nous retournions dans la capitale. »

« Et puis vous avez été attaqué dans les parages... Ça ne ressemble pas vraiment à une attaque d’un vieux groupe de voleurs. »

Je ne pouvais pas vraiment imaginer des voleurs attaquant avec de la magie d’invocation. De plus, alors qu’il y avait beaucoup d’hommes-lézards, il n’y avait qu’un seul homme en robe noire qui les commandait. Il était plus logique de supposer que l’assaillant savait que la fille du duc était dans cette calèche. Dans ce cas, son motif était probablement un assassinat ou un enlèvement...

« Eh bien, l’assaillant est mort maintenant. Nous n’avons aucun moyen de savoir qu’il y était ou sur les ordres de qui il agissait. »

« Je m’excuse de l’avoir fait... » Yae baissa la tête d’un air découragé. Oh, c’est vrai, Yae avait été celle qui envoyait sa tête voler. Cela aurait eu certainement plus de sens d’essayer de le retenir pour l’interroger. Après tout, il y avait toujours la possibilité que nous puissions savoir qui l’avait envoyé ou démêler une grande conspiration qui se passait ou quelque chose comme ça.

« Ne vous dispersez pas en réflexions inutiles. Je vous l’ai dit, je vous suis reconnaissante. Vous avez mes louanges pour avoir vaincu cette menace. »

« Ces mots gentils... vous les gaspillez. » Yae s’inclina de nouveau.

« Eh bien, Sushi, Sue. Que comptez-vous faire ensuite ? »

« En ce qui concerne cette question... » Leim, qui avait reculer de quelque part dans les environs, s’exprima d’un ton contrit.

« Plus de la moitié des gardes ont été abattus, et si nous sommes à nouveau attaqués, je crains que nous ne soyons pas capables de garder la jeune demoiselle en sécurité. Envisageriez-vous de nous prêter vos services en tant que gardes du corps ? Je veillerai à ce que vous soyez correctement payé dès que nous atteindrons la capitale en toute sécurité. Voulez-vous nous aider ? »

« Travail de garde du corps, hein... » Eh bien, nous allions tous au même endroit de toute façon, et je ne pouvais pas me résoudre à les laisser là. Cela ne me dérangeait pas vraiment, mais j’avais besoin de savoir ce que les autres pensaient.

« Ça a l’air bien, non ? Je veux dire, nous y allions de toute façon », déclara clairement Elze.

« Ça ne me dérange pas du tout. »

« Je ne suis déjà qu’une passagère, je vais donc vous laisser la décision, Touya-dono. » On aurait dit que nous étions tous d’accord.

« D’accord, nous allons prendre le travail ! À la capitale, alors ? »

« Effectivement ! Nous nous placerons entre tes mains compétentes ! »Le visage de Sue laissa paraître un large sourire.

Donc, nos deux véhicules avaient continué. Le vieux chariot avançait derrière la calèche de Sue, et, devant nous, il y avait deux soldats à cheval, qui ouvraient la route.

Le soldat restant avait pris son cheval et était parti en avant pour livrer une lettre que Sue avait écrite expliquant la situation à la famille du duc.

J’étais monté dans la voiture comme garde du corps personnel de Sue. Comme je maîtrisais à la fois la magie et l’épée, il avait été décidé que c’était la meilleure position possible pour moi.

Je me suis assis dans un siège de grande classe qui m’était totalement inconnu, Sue s’était assise directement en face de moi, Leim étant à ses côtés pendant tout ce temps.

« ... Et avec cela, le vaillant Momotaro a tué le méchant Oni et a ramené divers trésors au village. »

« Ooh! Incroyable ! » Sue battit des mains en écoutant mon récit. Je me demandais si cela était bon. On m’avait demandé de raconter une histoire. Tout en expliquant que c’était un conte héroïque transmis dans ma ville natale, je récitais l’histoire de Momotaro. Je ne savais pas comment elle réagirait, mais Sue semblait assez contente.

Sue avait parlé assez étrangement pour quelqu’un de son âge. Apparemment, son discours était comme ça parce qu’elle essayait toujours d’imiter sa grand-mère, alors sa grand-mère devait aussi être quelqu’un de très haut placé.

« Voulez-vous me permettre d’entendre une autre histoire, Touya ? »

« Bien, d’accord. Voyons voir... Il y a longtemps, dans la ville-château d’un royaume lointain, vivait une fille nommée Cendrillon... » Je n’aurais jamais cru que je raconterais des histoires de sorcières ou de magiciens dans un monde où la magie existait vraiment... Pourtant, Sue semblait assez heureuse, alors ça ne me dérangeait pas vraiment.

Après cela, je m’étais épuisé en récitant tous les contes de fées imaginables, et avant que je le sache, je m’étais retrouvé à raconter les histoires de mangas célèbres et de films d’animation populaires.

Je n’en étais pas revenu quand Sue avait crié vouloir partir à la recherche du Château dans le Ciel, mais Leim avait réussi à la calmer.

Il semblait que la jeune femme aimait particulièrement les histoires d’aventure. Quelle fille étrange.

Et donc, nous avions passé le temps paisiblement dans la calèche alors que nous nous dirigions vers la capitale.

***

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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