Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 3

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Chapitre 2 : Plus on est de fous, plus on rit ! Doublement de joie, moitié moins de chagrin

Partie 3

Dès lors, nous avions traversé plusieurs petites villes, et trois jours s’étaient écoulés depuis notre départ.

J’avais confirmé sur ma carte que nous étions juste à mi-chemin de notre destination. J’avais l’impression que plus de gens et de voitures passaient aussi récemment.

Quant à moi, je poursuivais mon combat acharné contre l’annuaire des sorts. Grâce à mes efforts, j’avais réussi à en maîtriser deux nouveaux intéressants. Un qui avait considérablement réduit les effets de la friction sur le sol pendant une courte période de temps, et qui avait élargi les sens de l’utilisateur pour couvrir une zone de détection plus grande.

L’avantage au sujet de ce dernier sort était que si je me concentrais vraiment, je pourrais depuis ma position percevoir des événements spécifiques se produisant sur une portée d’un kilomètre.

Maintenant, avant de parler des dangers de ce sort, j’avais seulement décidé de l’apprendre parce que je sentais que la capacité de voir, d’entendre et d’enquêter sur des choses sans avoir à y aller directement était évidemment utile. Les filles, cependant, avaient exigé avec véhémence que je jure de ne jamais l’utiliser pour lorgner les femmes. Pour quel genre de personne me prenaient-elles... ? Je testais les effets de ce sort [Sensibilité élargie], et j’avertissais quand quelque chose d’étrange se produisait dans un rayon d’un kilomètre.

C’est... C’était... l’odeur du sang ? Mon sens aigu de l’odorat l’avait détecté très clairement. Quand je m’étais mis à regarder vers l’endroit à l’origine de l’odeur, j’avais vu une calèche de standing, entourée d’hommes en armure... Ils ressemblent à des soldats, pensai-je. Ils étaient attaqués par une meute de ce que je ne pouvais décrire que comme des hommes-lézards portant une armure de cuir. Bien qu’il y avait aussi un homme en robe noire parmi eux.

La moitié des soldats étaient déjà abattus et couchés par terre. Les autres se battaient pour protéger la voiture contre les hommes-lézards qui marchaient vers elle, clairement armés de lances et d’épées incurvées.

« Yae ! Il y a des gens qui sont attaqués par des monstres ! Pleine vitesse ! »

« Ah... ! Compris, Ok ! » Yae avait fouetté les chevaux et nous avions accéléré. J’avais gardé ma vision sur cette zone lorsque nous nous étions rapprochés, afin que je puisse garder un œil sur la situation. Les hommes-lézards avaient transpercé les soldats un par un. Il semblait y avoir un vieil homme blessé et un enfant dans la voiture. Serions-nous capables de le faire à temps... ?! Ils sont là... !

« Venez, Feu ! Spirale tourbillonnante : [Tempête de feu] ! » Linze avait lancé un sort de feu depuis l’intérieur du chariot. Quelques dizaines de mètres plus loin, une tornade de feu avait éclaté au centre de la meute des hommes-lézards.

En utilisant ceci comme signal, nous avions sauté du chariot au moment où il avait traversé la meute. La première à en sortir fut Elze, suivi de moi, enfin Yae ferma la marche. Nous avions laissé les rênes dans les mains de Linze.

« Kshaaaaa !!! » Un seul Homme-Lézard s’était tourné vers nous, se jetant directement sur moi. J’avais concentré mon énergie afin de lancer l’un des nouveaux sorts que je venais d’apprendre.

«  [Glissade] ! »

Toutes les zones de contact entre les pieds de l’Homme-Lézard et le sol avaient disparu en un instant, et cela s’était terminé par une pirouette tellement ridicule qu’elle aurait même été exclue d’un spectacle de comédie.

« Gurghagh !!! » J’avais porté le coup mortel au premier Homme-Lézard, puis en avais abattu un second au moment où il bondissait pour m’attaquer.

À côté, Elze avait attrapé l’épée incurvée d’un troisième Homme-Lézard avec ses gantelets, tandis qu’Yae profitait de l’ouverture ainsi créée pour trancher le flanc du monstre. Beau travail d’équipe.

Alors que j’étais totalement absorbé par cette scène, une lance de glace fila à toute allure devant moi et empala un quatrième Homme-Lézard, qui s’était faufilé sur moi alors que j’avais le dos tourné. Cela devait signifier que Linze avait réussi à arrêter les chevaux et s’était jointe à la bataille.

Alors que l’issue du combat penchait en notre faveur, nous avions coupé les Hommes-Lézards les uns après les autres. Pourtant, il y avait quelque chose d’étrange dans toute cette situation... Il y avait beaucoup trop d’ennemis dans cet endroit, non ? Nous avions déjà fortement réduit leur nombre. Les hommes-lézards eux-mêmes n’étaient pas des monstres particulièrement forts, mais c’était assez compliqué de combattre autant d’ennemis à la fois...

« Sortez, Ombre ! Je cherche le vrai héros : [Homme-Lézard] ! » L’homme à la robe noire était derrière l’armée d’Hommes-Lézards, et il incantait. Quand il eut fini, plusieurs autres Hommes-Lézards sortirent de l’ombre autour de ses pieds. Qu’est-ce que c’était que ça ?!

« Touya, c’est de la magie d’invocation ! Cet homme en robe noire est celui qui invoque tous les hommes-lézards ! » Cria Linze dans ma direction.

Les invoquant... Il a donc utilisé la magie de type Ombre. Pas étonnant que nous n’ayons pas été capables de réduire leur nombre. Il aurait pu continuer à invoquer des monstres aussi longtemps que sa magie reste en place, quelle plaie... Très bien, alors. Je sais ce qu’il me reste à faire.

« [Glissade] ! »

« Gah ?! » Les pieds de l’homme vêtu s’envolèrent sous lui et il fut projeté à terre avec un bruit sourd. Il se dépêcha de se relever, mais s’effondra de nouveau sur le sol une fois de plus.

« Grr...! »

« Prépare-toi. » Yae lui sauta dessus à une vitesse incroyable et coupa proprement la tête de l’homme. Whoa, c’est devenu un petit peu lugubre là-bas... La tête de l’homme était tombée par terre et avait roulé un peu avant qu’elle ne s’arrête. Repose en paix.

Puisque le cas de l’invocateur avait été réglé, les hommes-lézards restants s’étaient simplement évaporés. Je supposais qu’ils étaient retournés là où il les avait pris.

« On dirait que c’est fini... Tout le monde va bien ? »

« Je vais bien, » répondit Elze.

« Je-je vais bien aussi, » marmonna doucement Linze.

« Tout comme moi aussi. » Nous nous en étions sortis, mais les personnes qui avaient été attaquées avaient subi de lourdes pertes. L’un des soldats restants se dirigea vers moi, traînant la jambe derrière lui.

« Merci, vous nous avez sauvés... »

« Ne le mentionne pas... Quel est le nombre de victimes ? »

« De dix gardes du corps... ils en ont tué sept d’entre nous... Bon sang ! Si seulement nous les avions remarqués plus tôt... ! »  L’homme avait tremblé de frustration et avait serré le poing. Je ressentais la même chose, d’une certaine manière. Si seulement nous étions arrivés un peu plus tôt... mais il ne servait à rien d’insister sur de telles choses plus longtemps.

« Que quelqu’un ! Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Papy... Papy est... ! » Nous nous étions tous tournés vers la calèche quand nous avions soudainement entendu la voix d’une fille. En pleurant et en criant, une petite fille aux longs cheveux blonds en descendit. Elle avait l’air d’avoir seulement dix ans.

Nous courûmes vers la calèche, et à côté de la petite fille vêtue de blanc, il y avait un vieillard aux cheveux gris, vêtu d’un costume noir. Le sang coulait de sa poitrine alors qu’il souffrait de douleur.

« S’il vous plaît, sauvez Papy ! Il a été frappé par une flèche... ! » La jeune fille, le visage trempé de larmes, nous avait suppliés de l’aider. Ce vieil homme devait être très important pour elle.

Les soldats avaient fait descendre le vieil homme de la voiture et l’avaient étendu sur l’herbe.

« Linze ! Tu ne peux pas utiliser ta magie curative sur lui ?! »

« ... Je-je ne peux pas. La flèche doit avoir cassé, et une partie de celle-ci est encore logée dans la plaie. Si je le guéris dans cette condition, la pointe de la flèche sera coincée dans son corps... Même ça, à part... ma magie ne serait pas efficace sur une blessure aussi grave... ! » Les paroles de Linze étaient entrecoupées d’excuses et de regrets.

Dès que la petite fille avait entendu ce que Linze avait à dire, son visage s’était empli de désespoir. Elle agrippa fermement la main du vieil homme alors qu’elle pleurait, et il semblait qu’elle n’arrêterait jamais de pleurer.

« Mademoiselle... »

« Papy... ? Papy ! »

« J’ai peur... que nous devions nous séparer ici... Mais sachez que... les jours que j’ai passés avec vous... étaient parmi les plus heureux de ma vie ! Ack ...! »

« Papy, ça suffit ! » Bon sang... le vieil homme toussait et crachotait. N’y avait-il vraiment rien que nous puissions faire ? Je n’avais jamais essayé de magie majeure auparavant, mais j’avais étudié le sujet grâce aux livres que Linze m’avait laissé emprunter. Je connaissais l’incantation aussi. Ce n’était pas impossible pour moi de le lancer... probablement.

Devrais-je prendre un pari ici ? Mais même si je le guéris avec la flèche cassée toujours logée dans sa blessure, on ne sait pas ce qui pourrait arriver. La blessure qui guérit pourrait même faire enfoncer la flèche plus profondément, ce qui lui ferait percer le cœur... Attends... si je pouvais juste tirer la flèche... hors de la plaie... C’est tout !

« S’il vous plaît, éloignez-vous ! » J’avais repoussé les soldats et je m’étais agenouillé devant le vieil homme. Après cela, j’avais rapidement sorti l’une des autres flèches d’un des côtés de la calèche et j’avais gardé la forme de la pointe de la flèche en mémoire. Ensuite, je m’étais concentré sur cette image dans mon esprit.

« [Apportez] ! »

En un instant, j’avais fermement saisi une pointe de flèche sanglante et brisée dans ma main.

« Incroyable ! Tu as utilisé le sort pour récupérer la flèche ! » Elze regarda ma main et faillit crier de joie. Mais je n’avais pas encore fini, il y avait un pas de plus.

« Venez, Lumière ! Confort apaisant : [Magie curative] ! »

Alors que je jetais le sortilège, la blessure dans la poitrine du vieil homme commença doucement à se régénérer. C’était presque comme regarder une vidéo se rembobiner. Cela continua comme ça jusqu’à ce que l’ouverture déchiquetée soit complètement fermée.

« ... Qu’est-ce que c’est ? La douleur... disparaît ? Qu’est-ce qui se passe, ça ne me fait plus mal ? Ça ne fait plus mal... Je suis guéri ? »

« Papy ! » Le vieil homme était assis là, complètement déconcerté, mais indemne, alors que la petite fille l’entourait de ses bras. Elle pleura d’innombrables larmes de joie, refusant de lâcher le vieil homme pendant tout ce temps. Regarder ce spectacle nous avait tous fait sortir des soupirs de soulagement. Nous nous étions effondrés sur le sol.

« Ouf... » Eh bien, j’étais content que tout se soit bien passé.

***

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3 commentaires

  1. Le sort de ''l'homme en noir'' a était expédié de manière bien plus radicale que dans le manga et l'animé. La censure à encore frappé !

    • Bonsoir

      Je vais faire un point avec toi sur certaines choses. Il est courant que le manga ou l'anime amplifie certaines scènes, tandis qu'il coupe d'autres passages de façon atroce, la raison est qu'un passage d'action est plus "tv-friendly" que le recrutement de personnel où les descriptions de sorts.

      Tu ne peux pas dire que le LN est censuré par rapport à l'anime et au manga sachant que c'est le LN qui a été fait en premier.

      Bref on se renseigne avant d'écrire n'importe quoi. Merci.

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