Dans un autre monde avec un Smartphone – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : Un nouveau monde

Partie 2

Quand j’étais arrivé au bout de l’étroite ruelle, j’avais trouvé quatre personnes. Il semblerait que deux hommes se disputaient avec deux filles. Les deux hommes semblaient méchants, très grossiers, mais les filles étaient exceptionnellement belles.

Les filles semblaient avoir mon âge, peut-être plus jeune. Les deux étaient si semblables que je pensais presque que j’avais vu double. Je me demandais si peut-être elles étaient jumelles. Mais en y regardant de plus près, elles avaient des différences. Elles en avaient au niveau des yeux, de plus l’une avait de longs cheveux tandis que l’autre les avait courts. Mais même là, elles avaient les mêmes cheveux argentés.

Toutes deux portaient la même veste noire et la même blouse blanche, mais la fille aux cheveux longs portait un short culotte avec des chaussettes noires, tandis que la fille aux cheveux courts portait une jupe évasée avec des collants noirs. Il était facile de dire que la fille aux cheveux longs était pleine d’énergie, tandis que la fille aux cheveux courts était plus soignée et calme.

« Ce n’est pas ce dont nous avons convenu ! Vous avez dit que vous l’achèteriez pour une pièce d’or ! » La jeune fille aux cheveux longs avait hurlé sur les hommes, qui tous les deux étaient restés debout en souriant avec arrogance comme s’ils voulaient se moquer d’elles. Un des hommes tenait quelque chose comme un bois de cerf en verre.

« Hmm ? Qu’est ce que cela signifie ? J’ai dit que nous achèterions le bois de votre cerf de cristal pour une pièce en or s’il était en parfait état. Mais regarde ici, c’est rayé ! Un bois endommagé ne vaut qu’une pièce en argent, c’est ce que nous vous payons. Vas-y, prends-la ! » Une seule pièce d’argent roula sur le sol aux pieds des filles.

« Cela ne compte même pas comme une égratignure ! Vous n’aviez jamais prévu de nous donner un accord équitable, n’est-ce pas... ! » La jeune fille aux cheveux longs lança un regard menaçant aux hommes, tandis que la jeune fille aux cheveux courts se mordit la lèvre de frustration.

«  ... Bien. Je ne veux pas de ton argent. Redonne-nous juste le bois ». La fille aux cheveux longs avait dit cela et avait fait un pas en avant. Des gantelets disproportionnés apparurent sur ses bras alors qu’elle s’avançait vers eux.

« Oh, j’ai bien peur qu’on ne veuille pas ça. C’était un accord équitable, tu sais ? Je n’ai jamais accepté de le rendre... »

« Ah, excusez-moi. Avez-vous un moment ? » J’avais pris la parole, et les yeux de tout le monde s’étaient tombés sur moi. Les filles semblaient confuses, mais les hommes semblaient presque prêts à me sauter dessus.

« Hein ? Qu’est ce que tu veux, gamin ? » déclara l’un des hommes avec un grognement.

« Ah, non pas toi. Je parlais à la fille là-bas », lui répondis-je calmement.

« Quoi ? Moi ? » Fut la seule réponse que je reçus d’elle tandis que j’ignorais l’homme grimaçant et appelais la fille derrière lui.

« Je me demandais juste si vous pourriez me vendre ce bois pour une pièce d’or. » Pendant un moment, elle resta bouche bée. Puis mes mots avaient finalement semblé porter ses fruits, et elle m’avait répondu avec un sourire.

« Marché conclu ! »

« Par tous les diables ! Ne va pas vendre des choses qui appartiennent à d’autres personnes »... Soudain, le bois de cristal se brisa en mille morceaux dans les mains de l’homme. La pierre que j’avais jetée avait atteint sa cible.

« Quo... ?! Que diable penses-tu faire ?! »

« Que veux-tu dire ? Je suis libre de traiter mes affaires comme je le voudrais. Oh, bien que je suppose que je n’ai pas encore payé. Je vais le faire maintenant. »

« Je vais te tuer ! » L’un des hommes hurla alors qu’il tirait un couteau et chargea sur moi. J’avais réussi à l’esquiver facilement en faisant attention à ses mouvements. Pour une raison quelconque, je savais juste que je serais capable d’esquiver son attaque. Je pouvais tout voir, des mouvements de l’homme à la trajectoire du couteau.

Cela devait être le résultat d’un de ces dons que Dieu m’avait donné pour renforcer mon corps et mes sens. Je m’étais penché et lui avais balayé les jambes de l’homme à son insu. Il s’était effondré sur le sol le visage vers le haut, puis je lui avais enfoncé mon poing dans son corps en un mouvement rapide.

« Gah ...! » Il s’était évanoui à l’endroit où je l’avais assommé avec ce dernier grognement. Il semblait que le geste que j’avais appris de mon grand-père m’était utile.

Quand je m’étais retourné, j’avais remarqué que l’autre combattait la fille aux cheveux longs. Il luttait à l’aide d’une hachette, mais il n’arrivait pas à placer un bon coup et ceux-ci continuaient à rebondir sur ses gantelets. Quand elle vit une ouverture, la fille s’avança, rapide comme l’éclair, et balança un énorme crochet du droit directement dans le visage de l’homme.

Il s’effondra sur le sol avec ses yeux qui se sont retournés dans leurs orbites. Incroyable.

Eh bien... si j’avais su que ce serait aussi facile, je n’aurais peut-être pas brisé ce bois en cristal... Je regrettais vraiment de l’avoir fait. Mais il ne sert à rien de regretter les décisions passées. J’avais pensé à calmer la situation pacifiquement en supprimant la source de la dispute, mais il semblerait que c’était un mauvais plan. J’avais pris une pièce d’or de mon portefeuille et je l’avais remise à la fille aux cheveux longs.

« Voici, une pièce d’or. »

« ... En êtes-vous sûr ? Je veux dire, ça nous aiderait vraiment, mais... »

« C’est bon. Je suis celui qui a brisé le bois en morceaux. Ce ne serait pas juste de revenir sur ma parole maintenant. »

« Dans ce cas... merci. » Avec cela, elle accepta la pièce avec sa main gantelée.

« Oh, et merci de nous avoir aidés ici. Je suis Elze Silhoueska, et voici ma sœur jumelle cadette, Linze Silhoueska. »

« ... Merci beaucoup ! » La fille aux cheveux courts lâcha ces mots, s’inclina et me fit un petit sourire.

Elles semblaient être des jumelles, comme je le pensais. La fille aux cheveux longs se nommait Elze, et celle aux cheveux courts Linze. C’était assez facile à retenir, bien que je ne pouvais toujours pas les distinguer, sauf par la coiffure et les vêtements.

« Je m’appelle Mochizuki Touya. Oh, euh, Touya est mon prénom. »

« Hmm... Ton prénom et ton nom de famille sont à l’envers ? Es-tu d’Eashen ? »

« Ah... euh, ouais. Quelque part dans les environs. » Alors que je rencontrais la même réaction que Micah de l’auberge, je l’avais simplement laissée ainsi. Cependant, toutes ces réactions avaient placé les pensées à propos d’Eashen au premier plan de mon esprit. Je voulais savoir quel genre de pays c’était.

« Oh je vois. Donc tu es aussi juste arrivé en ville, hein, Touya. » J’avais discuté avec Elze au sujet du jus de fruits. Dans mon cas, cependant, c’était moins le fait d’être arrivé dans cette ville, mais plutôt d’être arrivé dans ce monde.

Après les événements dans la ruelle, nous étions retournés à l’auberge de la lune d’argent. Les filles m’avaient dit qu’elles cherchaient une auberge, alors je les ai ramenées avec moi. Micah était ravie quand elle m’avait vu revenir avec plus de clients. Tellement que ça se voyait clairement sur son visage.

Puisque nous étions tous ensemble de toute façon, nous avons décidé de partager un repas. Nous avions beaucoup parlé en mangeant le dîner que Micah avait préparé, et après le dîner, nous avions tous du thé à boire.

« Tu vois, nous sommes venues ici pour livrer un bois de Cerf après que ces gars en aient fait la demande, mais ça ne s’est pas bien passé comme tu as pu le voir. Je veux dire, leur demande était très suspecte, alors j’ai compris que quelque chose se tramait, mais quand même... »

« ... C’est pourquoi j’ai dit que nous ne devrions pas accepter leur demande... Mais frangine, tu ne m’écoutais pas... » Linze prit la parole pour réprimander sa sœur aînée. Elle semblait être celle qui avait la tête sur les épaules. Pendant ce temps, Elze semblait avoir une personnalité plus imprévisible. Elze la sœur aînée intrépide et Linze la petite sœur timide. Au moins, c’était comme ça qu’ils me semblaient.

« Alors pourquoi accepteriez-vous leur demande si vous saviez que cela semblait suspect ? » J’avais exprimé mes doutes pour que les filles l'entendent. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander pourquoi elles prendraient la peine d’essayer de conclure n’importe quel accord avec des personnages douteux comme ces gars-là.

« Histoire drôle, en fait... Voyez-vous, nous venions juste de battre un Cerf de Cristal et d’attraper un de ses bois quand nous avons entendu dire qu’il y avait quelqu’un qui cherchait à en acheter un. Cela semblait presque trop beau pour être vrai. Eh bien, je suppose que c’était le cas, étant donné que nous avons été dupés et tout... Supposons que nous accepterions seulement des demandes comme celle-là par le biais de la guilde à partir de maintenant. Avec un peu de chance, nous aurions beaucoup moins de problèmes. » Elze baissa les yeux et laissa échapper un gros soupir.

« Veux-tu saisir cette opportunité pour t’inscrire à la guilde, Linze ? »

« ... Ça a l’air d’être une bonne idée. Mieux vaut prévenir que guérir, après tout. Allons-y dès demain. »

La guilde... De ce que je me rappelais dans les jeux, c’était quelque chose comme une sorte de pôle emploi qui servirait de médiateur pour les aventuriers potentiels. Ils auraient beaucoup de quêtes affichées et les compléter vous rapporterait de l’argent. Hmm...

« Si cela vous va, pourrions-nous y aller ensemble ? Je dois aussi m’inscrire auprès de la guilde. »

« Bien sûr ! Je ne vois pas de problème. »

« Ouais... On peut tous y aller ensemble..., » toutes les deux acceptèrent gentiment.

Bien. Je serais enregistré avec cette guilde et je verrais si je pouvais gagner de l’argent en travaillant avec eux. Cela aurait pu être mon billet pour gagner un revenu stable qui me permettrait de vivre confortablement.

Maintenant que tout était décidé, nous nous étions séparés tous les trois, alors j'étais retourné dans ma chambre. Ma longue première journée dans ce monde avait enfin pris fin. Ça avait été aussi une journée bien remplie...

J’avais été transporté dans un nouveau monde, j’avais été obligé de vendre mes vêtements, j’avais cherché une auberge, j’avais aidé deux filles et je m'étais bagarré. Que va-t-il se passer avec tout ça ?

Pour le moment, j’avais décidé de noter tout ce qui s’était passé ce jour-là dans mon smartphone et non dans un journal intime. Après cela, j’avais ouvert quelques sites d’informations et vérifié comment les choses se passaient dans mon ancien monde.

Oh, les Giants sont en train de gagner. Oh, ce groupe va se briser... Quelle honte.

J’avais éteint mon téléphone une fois que j’avais trouvé le bon moment pour arrêter de lire, puis j’avais rampé jusqu’au lit. Je m’inscrirais à la guilde le lendemain, alors je me demandais à quoi ça ressemblerait... Des pensées comme ça me traversèrent l’esprit jusqu’à ce que le sommeil finisse par me rattraper.

« Zzz... »

◇ ◇ ◇

La sonnerie du réveil de mon smartphone m’avait fait sortir lentement de mon futon. Je m'étais ensuite lavé le visage, je m’étais habillé et j’étais descendu dans la salle à manger. Elze et Linze étaient déjà réveillées et prenaient leur petit-déjeuner. Je m'étais assis tandis que Micah m’apportait de la nourriture. Le menu du matin était du pain avec du jambon et des œufs, une soupe de légumes et une salade. Quelle manière agréable de commencer la journée !

Nous nous étions dirigés tous les trois vers la guilde dès que nous avions fini de manger. C’était assez bondé, car c’était assez proche du centre-ville.

Le premier étage du bâtiment de la guilde était aménagé comme un restaurant. C’était beaucoup plus gai que je ne le pensais. J’avais en tête l’image d’un bar fréquenté par des bandits, mais j’avais l’impression que mes craintes étaient sans fondement. La réceptionniste nous avait accueillies avec un sourire charmant au fur et à mesure que nous nous approchions du comptoir.

« Uhm, nous aimerions nous inscrire auprès de la guilde, s’il vous plaît. »

« Très bien alors. Ce n’est pas un problème du tout. Serait-ce alors trois personnes pour l’enregistrement  ? »

« Oui, pour tous les trois », répondit Linze.

« Est-ce que ce sera votre première inscription à la guilde ? Si oui, je peux fournir une explication de base de ce que cela représente de s’inscrire chez nous. »

« Faites-le s’il vous plaît ». L’idée générale était que la guilde acceptait les demandes des individus ou des groupes, les publiait, puis prenait une petite somme à la fin de l’opération.

Les demandes avaient été divisées en rangs en fonction de la difficulté qu’elles étaient censées avoir, de sorte qu’une personne ayant un faible rang personnel ne pouvait pas accepter les demandes visant ceux d’un rang supérieur. Toutefois, tant que la moitié de son groupe était d’un rang suffisamment élevé, ils seraient en mesure d’accepter de telles demandes même si les autres membres du groupe ne respectaient pas les exigences de grade.

À la fin d’une quête, un paiement serait reçu. Si une personne échouait dans une quête, elle serait accusée de rupture de contrat. Hum... Je dois choisir mon travail prudemment.

De plus, si un aventurier continuait d’échouer à plusieurs reprises, il serait considéré comme un aventurier de qualité médiocre, et son enregistrement au sein de la guilde serait révoqué à titre de sanction. Si cela arrivait, on ne pourrait plus jamais se réinscrire auprès d’une branche de la guilde d’une ville quelconque.

D’autres stipulations incluaient :

  • Si l’on n’acceptait aucune requête pendant cinq ans, alors l’enregistrement de la guilde expirait

  • On ne pouvait pas accepter plusieurs demandes en même temps

  • En ce qui concerne les demandes d’assujettissement, il faut chasser les monstres dans la zone désignée, sinon le travail serait considéré comme invalide

  • En règle générale, la guilde ne s’impliquerait pas directement dans les oppositions entre aventuriers, à moins que cette distension ne soit jugée nuisible à la guilde elle-même... De toute façon, nous avons reçu une explication assez détaillée du règlement.

« Avec cela s’achève l’explication de base. Si vous avez d’autres questions, veuillez vous diriger vers les personnes compétentes. »

« D’accord, j’ai compris, » répondis-je.

« Très bien. Veuillez remplir et renvoyer ces formulaires avec tous les détails requis ». La réceptionniste nous avait remis trois formulaires vierges, mais je ne pouvais pas en lire un seul mot. Quand j’avais informé Linze que je ne savais ni lire ni écrire, elle avait accepté de m’aider à remplir mon formulaire. Hmm... Je savais qu’être analphabète allait me causer des problèmes tôt ou tard.

La réceptionniste avait alors pris les formulaires d’inscription et avait tenu une carte de couleur noir ébène sur chacun d’eux à tour de rôle, semblant jeter une sorte de sortilège. Ensuite, elle avait sorti une petite épingle et avait dit à chacun de nous de répandre un peu de notre sang sur les cartes.

J’avais fait ce qu’on m’avait demandé, j’avais pris la petite épingle à la main et je m’étais piqué le doigt, puis j’avais frotté une petite quantité de sang sur la surface de la carte. Quelques lettres blanches flottaient dessus... mais je ne comprenais pas grand-chose à ce qu’elle disait.

« Chacune de vos cartes de guilde personnelles a un petit sort qui la rendra grise si elle est manipulée par une autre personne que son vrai propriétaire pendant plus de quelques secondes. C’est un simple mécanisme antifraude. De plus, si vous perdez votre carte, veuillez en informer la guilde le plus rapidement possible. Pour une somme dérisoire, nous serons en mesure de vous en délivrer une autre. »

La réceptionniste avait saisi ma carte et s’était tenue là pendant quelques secondes. Juste comme elle l’avait dit, elle était finalement passée d’un noir profond à un gris terne. Au moment même où elle avait remis la carte dans mes mains, elle était redevenue noire. C’était un truc vraiment cool. Je me demandais comment cela fonctionnait.

« Avec cela, votre inscription de guilde est terminée. Toutes les demandes de travail disponibles sont affichées sur le tableau là-bas. Si vous en voyez une que vous aimeriez prendre, veuillez confirmer tous les détails et postuler par l’intermédiaire de notre greffier. »

On se tenait tous les trois devant le tableau où les quêtes étaient affichées. Nos cartes de guilde étaient toutes noires, ce qui signifie que nous étions au niveau débutant. Nos cartes changeraient apparemment de couleur au fur et à mesure que nos rangs augmenteraient, mais pour l’instant nous ne pouvions accepter que des quêtes destinées aux débutants.

Elze et Linze avaient parcouru chaque avis de quête un par un, mais moi, d’un autre côté...

« ... Ce n’est pas bon. J’ai sérieusement besoin d’apprendre à lire et à écrire, et vite... » Si je ne pouvais pas comprendre les détails d’une quête, je n’irais jamais nulle part. J’avais pris note mentalement de mettre de côté les soirées pour apprendre à lire et à écrire.

« Hé, hé, Linze, regarde un peu celle-là. La récompense est assez décente, et cela semble être un bon point de départ. Et à propos de ça ? »

« ... Ouais. Celle-là ne semble pas si mauvaise. Qu’en penses-tu, Touya ? »

« ... Pardon. Je n’y comprends rien ». Elze pointait avec joie la requête en question, mais son doigt tomba légèrement quand je dis cela. Ngh...

« ... Hum, voyons. C’est une demande pour sortir et vaincre des bêtes-monstres dans la forêt à l’est. Ils veulent que nous chassions cinq Loups à cornes solitaires. Ils ne sont pas très forts, donc je pense que nous pouvons gérer. Ah oui, la récompense est de dix-huit pièces de cuivre. » Linze était assez polie pour me lire les détails de la quête.

Dix-huit pièces de cuivres, hein... répartis équitablement entre nous, ça ferait six pièces chacun. Cela pourrait nous payer trois nuits à l’auberge. Pas mal du tout.

« Très bien, faisons comme ça, » décidai-je.

« Oki Doki! Je vais apporter ça au greffier. » Elze déchira l’avis de demande et se dirigea vers celui-ci.

Loups à cornes solitaires... Apparemment, c’étaient des loups avec une seule corne sur la tête, c’était plutôt évident étant donné leur nom. Mais j’étais un peu inquiet quant à savoir si je pouvais les vaincre ou pas...

... Hein ? « Oh, c’est vrai... j’ai complètement oublié... »

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » Linze demanda curieusement pourquoi j’étais ainsi, visiblement abasourdi.

« Je, euh... je n’ai pas encore d’arme. » Cela m’avait totalement échappé.

Essayer d’accomplir une quête d’assujettissement sans arme aurait été le comble de la bêtise. Par conséquent, nous avions décidé d’aller tout droit chez l’armurier une fois que nous aurions quitté la guilde.

Nous avions pris une rue du nord et finalement un logo plus qu’évident sur un panneau était apparu dans notre champ de vision. Comme on pouvait s’y attendre, ce panneau était décoré d’une épée et d’un bouclier. De plus, comme on pouvait s’y attendre également, je ne pouvais pas déchiffrer le nom du magasin imprimé en dessous du logo.

L’ouverture de la porte de la boutique fit tinter une petite cloche, annonçant notre arrivée. Le bruit provoqua l’apparition d’un vieil homme barbu et massif depuis les entrailles du magasin. Il était énorme. En fait, je l’avais presque confondu avec un ours.

« Bienv’nue. Tu cherches quelque chose ? »

L’homme-ours semblait être le propriétaire du magasin. Bon sang, il est énorme. Il devait mesurer au moins deux mètres de haut. Était-il une sorte de lutteur professionnel ou quelque chose du genre ?

« Nous cherchons une arme pour ce gars. Ça te dérange si nous regardons autour de nous ? » Demanda Elze dans une tentative évidente de m’assister.

« Allez-y. Sentez-vous libre de prendre quoi que ce soit qui attire votre attention. » M. Ours lui avait répondu avec un doux sourire.

Quel gentil ours... je veux dire personne. Quelle belle personne ! Je me demandais s’il apprécierait le miel...

La boutique était bondée du sol au plafond avec des armes. Il y avait aussi toutes sortes d’objets exposés. Tout, des épées aux lances, des arcs, des haches, même des fouets. Tant d’armes...

« Y a-t-il des armes avec lesquelles tu es bon, Touya ? »

« Hum... Rien de particulier ne vient à l’esprit, mais... eh bien, j’ai été entraîné avec des épées. Mais un tout petit peu. » Des pensées négatives se formèrent dans mon esprit lorsque je répondis à la question d’Elze. J’avais dit des épées, mais je n’en avais jamais tenu qu’une dans des cours de kendo. Je n’avais jamais reçu de formation adéquate. Je connaissais probablement certaines des bases de l’épée, au mieux. J’avais sûrement le niveau d’un amateur.

« ... Dans ce cas, je pense qu’une épée serait la meilleure solution. Touya semble être plus un combattant agile que celui qui utilise la force brute, donc, je pense, peut-être une épée à une main... » Linze avait indiqué une allée du magasin où les épées à une main étaient exposées.

Je pris l’une des épées, toujours dans son fourreau, et la tenais par la poignée d’une main. C’était trop léger. J’avais senti que peut-être une épée un peu plus lourde me conviendrait mieux.

Juste à ce moment, une épée en particulier avait attiré mon attention. En fait, ce n’était pas une simple épée... C’était un katana. Une lame mince et incurvée avec un garde-main circulaire magistralement conçu. Une gaine noire avec un cordon en forme de ceinture. En y regardant de plus près, il y avait des parties qui différaient des katanas japonais que je connaissais, mais elles étaient remarquablement similaires.

« ... Qu’est-ce qui se passe ? »

« Oh, tu regardes cette épée d’Eashen ? Je suppose que c’est logique que tu sois attirée par une arme de ton pays ». Remarquant mon intérêt sur ce katana, Linze et Elze m’appelèrent.

Ah, donc cette épée provient d’Eashen, apparemment. Pas sûr que ce soit en fait mon pays... Mais, eh bien, il semblait qu’Eashen et le Japon aient beaucoup de points communs. Plus j’en ai entendu parler, plus je me suis intéressé à ce pays.

J’avais pris le katana et l’avais délicatement retiré de son fourreau. Le motif sur la lame brillait magnifiquement dans la lumière, me captivant un instant. La lame était un peu plus épaisse que ce que j’avais supposé, donc le katana lui-même était assez lourd. Néanmoins, pas au point où je ne serais pas capable de le balancer correctement.

« Combien coûte celui-ci ? » La tête de M. Ours apparut soudainement depuis le fond du magasin dès que ces mots sortirent de ma bouche.

« Euh, celle-là, hein ? Ce sera exactement deux pièces d’or. Cependant, ce n’est pas exactement l’arme la plus facile à utiliser. Ce n’est certainement pas quelque chose que je suggérerais pour un novice. »

« D-Deux, pièces d’or ?! N’est-ce pas un peu cher ? » Elze avait plaidé en mon nom.

« Eh bien, ce n’est pas comme si je les avais souvent en stock, et même quand je le fais, il n’y a presque personne qui puisse utiliser ce truc. Il est évident que ce n’est pas donné ! » Elze bouda les mots de M. Ours, mais il resta ferme.

En y réfléchissant, c’était sûrement un prix raisonnable. Même moi, je pouvais dire qu’une arme comme celle-là avait une valeur intrinsèque.

« Je vais la prendre. Vous avez dit que ça coûtait deux pièces d’or ? »Je remis le katana dans son fourreau et tirai deux pièces d’or de mon portefeuille, les plaçant sur le comptoir du magasin.

« Un plaisir de faire des affaires avec vous. Pendant que vous y êtes, êtes-vous intéressé par tout équipement de protection ? »

« Non, ça devrait suffire pour le moment. Je reviendrai quand j’aurai un peu plus d’argent sur moi. »

« Entendu. Eh bien, ici, j’espère que l’épée vous aidera à en gagner une tonne. » L’ours se mit à rire en parlant.

Maintenant, j’avais trouvé ce que je recherchais, mais Elze et Linze avaient fini par choisir des choses pendant que nous étions là. Elze était allée chercher une armure de jambe appelée « Jambières », une protection qui couvrait la jambe d’un pied à l’autre, et Linze avait acheté une baguette d’argent. Il semblerait qu’Elze combattait en avant-poste, tandis que Linze soutenait de l’arrière avec de la magie.

Une fois correctement armés, nous avions décidé que le magasin d’articles général serait notre prochain point d’arrêt. En cours de route, j’avais été désireux de connaître une chose, j’avais lancé mon application cartographique pour vérifier le nom du magasin que nous venions de quitter.

« Armurerie aux huit ours »... Est-ce que tout le monde dans la ville a partagé cette étrange convention de nommage ?

Au magasin d’articles, j’avais acheté une petite pochette, une cantinière, un panier-repas, un hameçon et une canne à pêche, une paire de ciseaux, un couteau, une boîte à outils avec beaucoup de petites choses pratique comme des allumettes, des herbes médicinales, des antidotes et d’autres petites choses dans ce sens. Elze et Linze en avaient déjà sur elles, alors j’étais le seul à y avoir acheté quelque chose.

Et ainsi, nos préparatifs étaient enfin terminés. Méfiez-vous, Loups à cornes solitaires, nous venons dans la forêt pour vous éliminer !

***

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2 commentaires

  1. MeMer pour le chapitre

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